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Actualité Actualités 2012 de LUMOVIVO
                   Merci Père de permettre qu'une révélation de cette nature soit publiée.

La religion est exclusivement une expérience spirituelle personnelle — connaître Dieu comme un Père — mais le corollaire de cette expérience — connaître l'homme comme son frère — entraine l'ajustement du "moi" à d'autres "moi", ce qui implique l'aspect social ou collectif de la vie religieuse. La religion est d'abord un ajustement intérieur ou personnel; elle devient ensuite une affaire de service social ou d'ajustement à un groupe. La formation de groupes religieux découle forcément du caractère grégaire des hommes, et le sort de ces groupes religieux dépend beaucoup de l'intelligence de leurs chefs. Leadership serviteur
“ 16 mars 2012 — DIRECTIVES SPIRITUELLES. Peu de gens comprennent vraiment que notre monde a échoué à produire suffisamment d’êtres matériels connaissant Dieu. La majorité de la population sur Terre a peu de compréhension de sa finalité, et cette incompréhension gâche des occasions pour se développer, et va jusqu’à hypothéquer la nature. L’échec humain de poursuivre une quelconque mise en phase avec la nature spirituelle, peut être interprété comme signifiant que, pour trop de personnes, Dieu n’a aucune place dans leur vie. Une enveloppe vide peut être une forme agréable à regarder, mais beaucoup trop de gens n’apportent aucune contribution durable à la communauté spirituelle, qui est l’origine de toutes les valeurs. Lorsque la suggestion qu’il pourrait probablement y avoir un défaut après le jugement de la rébellion de Lucifer, les plus hautes instances de l’autorité spirituelle dans les royaumes du temps, se sont tournées vers Dieu, Celui qui connaît toute chose, afin d’identifier les attitudes des Déités du Paradis, de façon à ce que les administrateurs des royaumes du temps puissent acquérir la compréhension nécessaire pour éviter un désastre universel sur Terre. Le Père, le Fils et l’Esprit ont répondu. Le premier, le Père a rempli son rôle en tant que ressource première de la dernière chance. ” Pour recevoir par email les messages de ce blog, présente-toi au moyen du formulaire que tu trouveras sur la page d'accueil du réseau LUMOVIVO.

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    Les groupes associatifs ont la faculté d'anticiper, voire de transcender les aptitudes individuelles.

    Le leadership

    Le leader-serviteur est d'abord un serviteur. Le leadership du serviteur commence avec un sentiment naturel de vouloir servir, de servir d'abord. Puis un choix conscient vous amène à désirer diriger. Robert K. Greenleaf

    Ma définition d'un dirigeant... c'est un homme qui est capable de persuader les gens de faire ce qu'ils ne veulent pas faire ou ce qu'ils sont trop paresseux de faire et d'aimer ça. Harry S. Truman

    Le dirigeant supérieur fait faire les choses en peu de mouvements. Il donne ses instructions, non pas par de nombreuses paroles, mais par quelques actions. Il est informé de tout mais n'intervient guère. C'est un catalyseur et bien que les choses ne seraient pas bien faites s'il n'était pas là, lorsqu'elles aboutissent il n'en retire pas de crédit. Et parce qu'il n'en retire pas de crédit, il ne perd jamais son crédit. Lao-Tseu

    Le véritable chef travaille fidèlement au plus grand bien de tous, car il est un fils qui fait les choses qu'il voit dans le Père — il "coo-père". Daniel Daniel

    Les définitions sont assez similaires pour en conclure que le leadership est un effort d'influence et le pouvoir de provoquer l'acquiescement. Notre travail, notre environnement de travail, les motivations au travail, les dirigeant, le leadership, les styles du leadership et des milliers d'autres variables en liaison avec le travail ont été étudiés depuis près de deux siècles.

    L'intérêt organisationnel du dirigeant a évolué pendant cette même période. Les premières organisations avec des dirigeants autoritaires qui croyaient que les employés étaient intrinsèquement paresseux, ont évolué vers des façons de rendre l'environnement du travail de plus en plus propice à des taux de productivité accrus. De nos jours, les organisations se transforment en des lieux où les gens sont responsabilisés, encouragés, et soutenus dans leur croissance personnelle et professionnelle pendant toute leur carrière. Comme l'intérêt des dirigeants a changé avec le temps, il a influencé et modelé le développement et la progression de la théorie du leadership.

    Dans le domaine des études sur le leadership, le leadership transformationnel a été la théorie favorite depuis plusieurs décennies. Le dirigeant transformationnel demande à ceux qui le suivent de transcender leur propre intérêt pour le bien du groupe, de l'organisation ou de la société. Ainsi, ceux qui suivent sont convertis en dirigeants. Il est généralement admis que le leadership transformationnel est plus proche du nec plus ultra que les gens ont en tête quand ils décrivent ce qu'est pour eux le dirigeant idéal et qu'il est plus susceptible de fournir un rôle de modèle avec lequel les subordonnés désirent s'identifier.

    Le leadership du serviteur est une extension logique du leadership transformationnel, bien que ses origines soient plus anciennes. En Orient, Chanakya (aussi connu sous les noms de Vishnugupta et Kautiya), penseur stratège de l'Inde ancienne, écrivait dans son livre du quatrième siècle Arthashastra : « Le roi (le dirigeant) considérera comme bon, non ce qui lui plait, mais ce qui plait à ses sujets (ceux qui le suivent). » En Occident, on peut faire remonter le leadership du serviteur jusqu'à Jésus de Nazareth qui enseigna à ses disciples : « Vous savez que ceux qu'on regarde comme les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les dominent. Il n'en est pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit l'esclave de tous. Car le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir... »

    L'expression leader-serviteur (servant-leader) a été créée et popularisée au début des années 1970, et depuis il a été produit un corpus appréciable de littérature, incluant le leadership du serviteur comme moyen de renouvellement des institutions et de création d'une société plus attentionnée et plus compassionnelle. Alors que tant le cadre théorique du leadership transformationnel que celui du leadership du serviteur mettent l'accent sur un grand intérêt à l'égard des gens et de la production, le leadership du serviteur implique un intérêt plus élevé parce que la focalisation primaire du dirigeant se porte sur ceux ou celles qui le suivent, ce qui implique que les employés sont une fin en eux-mêmes plutôt qu'un moyen au service d'un but organisationnel ou d'un résultat. Les leaders serviteurs favorisent le développement des gens, les aident à faire leur possible et à prospérer. Ils fournissent une vision, gagnent en crédibilité et en confiance chez ceux qui les suivent et ils influencent les autres.

    Beaucoup de gens ont des problèmes avec la signification de "leader-serviteur". Certains pensent que l'on ne peut pas être un serviteur et un dirigeant parce que ce sont deux choses différentes et opposées que l'on ne peut logiquement pas concilier. Si vous pensez qu'un serviteur est soumis et docile et que vous pensiez qu'un dirigeant est puissant et qu'il est aux commandes, alors les mots sembleront vraiment être opposé et ne pas pouvoir être associés. Il est vrai que le service n'est pas le leadership et que le service peut ne pas impliquer du tout le leadership. Cependant, se focaliser sur le mot "serviteur" est une caractéristique fondamentale, essentielle et continue d'un leader serviteur.

    Le "Voyage en Orient" de Herman Hesse raconte l'histoire d'un groupe de voyageurs qui était servi par Léon, qui s'occupait des tâches ménagères subalternes. Tout alla bien jusque au jour où Léon disparut. Les voyageurs furent dans un grand désarroi et ne purent aller plus loin. Le voyage était terminé. Des années plus tard, l'un des voyageurs revit Léon, qui était le chef révéré de l'Ordre qui avait parrainé le voyage. Léon, qui avait été leur serviteur, était le chef titulaire de l'Ordre, un grand et noble dirigeant.

    Cette histoire dit clairement que le grand dirigeant est d'abord vu comme un serviteur, et que ce simple fait est la clé de sa grandeur. Léon était effectivement dirigeant tout le temps, mais il était d'abord serviteur parce que c'était ce qu'il était au fond de lui-même. Le leadership fut conféré à un homme qui, par nature, était un serviteur. C'était quelque chose de donné ou d'assumé, qui pouvait être repris. Sa nature de serviteur était l'homme véritable, ni conférée ni assumée, et ne pouvait être reprise. Il était d'abord un serviteur.

    Un véritable leader-serviteur est toujours un serviteur et parfois un leader-serviteur. Et c'est là que se trouvent le défi et l'occasion. Être serviteur, avoir un coeur de serviteur, dénote la nature et le vrai caractère d'une personne. Lorsque le serviteur découvre l'occasion d'établir une différence en dirigeant, et qu'il se met dans le rôle du dirigeant, alors il devient leader-serviteur en apportant sur le lieu de travail la capacité d'aimer les autres qu'il a cultivée.

    Avec le marché du travail actuel tendu, le leadership du serviteur est le modèle naturel pour un nombre croissant de compagnies qui sont en compétition au niveau du capital humain. Les dirigeants des compagnies se rendent rapidement compte que s'ils veulent accroitre la productivité et la loyauté du personnel, les employés doivent se sentir appréciés, encouragés et inspirés. On trouve que les leaders serviteurs sont efficaces parce qu'on s'occupe tellement des besoins des personnes qui suivent qu'elles atteignent leur plein potentiel et donc effectuent leur tâche au mieux. Un avantage qu'il y a à considérer le leadership de cette manière est qu'il nous détourne du leadership à intérêt propre et dominant et qu'il fait plus penser ceux qui sont en charge à la façon de respecter, de valoriser et de motiver les gens qui s'en rapportent à eux.

    Mais des attitudes d'amour et de respect viennent-elles facilement aux humains ? Pouvons-nous évaluer les autres simplement pour ce qu'ils sont ? Pouvons-nous nous passionner sans autre motif ultérieur par l'aide que nous pouvons offrir aux autres pour déclencher tout leur potentiel ? L'altruisme n'est pas une caractéristique innée du comportement humain; en dehors de la famille proche, les gens ne sont pas naturellement aimés ou socialement servis. Une compréhension intellectuelle et une conscience morale croissantes, parallèlement aux expériences de la vie, peuvent donner naissance à la conscience du devoir envers les autres et pour les autres. Mais est-ce suffisant pour faire grimper le sens jusqu'au niveau affectueux de la moralité familiale intime (l'amour agape) et pour inspirer les individus non seulement à servir les autres mais aussi à les servir de manière constante avec une attitude de sagesse et d'amour ?

    Nous avons de grands modèles pour transformer les lieux de travail, notre société et le monde, et pourtant nous avons atteint un niveau vraiment très bas dans le leadership, plus bas que celui de n'importe quel autre temps de l'histoire récente. Il est devenu de plus en plus courant que des dirigeants d'entreprise, de la finance, de la politique, des institutions religieuses, et même du foyer (les parents sont des dirigeants), soient associés au conflit, à la corruption, au scandale et même à la violence. Qu'est-ce donc qui manque à notre compréhension et à notre expérience, et qui empêche notre société de vraiment renvoyer jusqu'à nous cette transformation que nous croyons avoir effectuée ?

    Intellectuellement, socialement et spirituellement, lorsque deux créatures morales emploient la technique de l'association, elles font plus que doubler leur potentiel personnel d'aboutissement universel; c'est plutôt au quadruple qu'elles portent leur réussite et leurs possibilités d'accomplissement.

    Les conflits, la loi, la liberté et la souveraineté

    “ La race humaine est une oeuvre en devenir. Nous sommes chargés de sauver les hommes, non de les juger. A la fin de notre vie terrestre, nous espèrerons tous être traités avec miséricorde. Témoignons donc de la miséricorde à tous nos frères. Un oeil pour un oeil rend finalement tout le monde aveugle. ” — Daniel Daniel

    La guerre ne prendra jamais fin tant que les nations s'attacheront à la notion illusoire de souveraineté nationale illimitée. Il n'existe que deux niveaux de souveraineté relative sur un monde habité : le libre arbitre spirituel de chaque individu mortel et la souveraineté collective de l'ensemble de l'humanité. Entre le niveau de l'être humain individu et celui de l'humanité en bloc, tous les groupements et associations sont relatifs, transitoires et n'ont de valeur que dans la mesure où ils accroissent le bonheur, le bien-être et le progrès des individus et du grand ensemble planétaire — de l'homme et de l'humanité. Les éducateurs religieux ne doivent jamais oublier que la souveraineté spirituelle de Dieu l'emporte sur tous les loyalismes spirituels intermédiaires et interposés. Les chefs civils apprendront, un jour, que les Très Hauts règnent dans les royaumes des hommes. Le couronnement final de la croissance politique, c'est un gouvernement de toute l'humanité par toute l'humanité et pour toute l'humanité.

    Les citoyens ne naissent pas dans l'intérêt des gouvernements; ce sont les gouvernements qui sont créés et établis dans l'intérêt des hommes. L'évolution de la souveraineté politique ne saurait avoir d'autre fin que l'apparition du gouvernement de la souveraineté de tous les hommes. Toutes les autres souverainetés ont des valeurs relatives, des significations intermédiaires et un statut subordonné. Avec le progrès scientifique, les guerres vont devenir de plus en plus dévastatrices jusqu'à équivaloir presque à un suicide racial. Combien faudra-t-il faire de guerres mondiales, et combien faudra-t-il voir échouer de ligues des nations avant que les hommes soient disposés à établir le gouvernement de l'humanité, à commencer à jouir des bénédictions d'une paix permanente et à prospérer grâce à la tranquillité due à la bonne volonté — la bonne volonté mondiale — parmi les hommes ?

    Si un homme désire ardemment son indépendance — la liberté — il doit se rappeler que tous les autres hommes souhaitent vivement la même indépendance. Des groupes de mortels aimant ainsi la liberté ne peuvent vivre ensemble en paix qu'en se soumettant aux lois, règles et règlements qui assureront à chacun le même degré d'indépendance, tout en sauvegardant ce même degré d'indépendance pour tous leurs semblables mortels. Si un homme devait être absolument libre, alors il faudrait qu'un autre devienne absolument esclave. La nature relative de la liberté est vraie dans les domaines sociaux, économiques et politiques. La liberté est le don de la civilisation rendu possible par l'application de la loi. La religion rend spirituellement possible de réaliser la fraternité des hommes, mais il faudra un gouvernement de l'humanité pour régler les problèmes sociaux, économiques et politiques associés à ce but d'efficacité et de bonheur humains. Il y aura des guerres et des rumeurs de guerres — une nation s'élèvera contre une nation — tant que la souveraineté politique du monde sera divisée et injustement détenue par un groupe d'États nationaux.

    Il a été enseigné aux nations soi-disant souveraines à former une sorte de fédération, ce qui crée un mécanisme permettant d'éviter les petites guerres, les guerres entre nations secondaires; mais les guerres générales se poursuivront jusqu'à la création du gouvernement de l'humanité. La souveraineté globale empêchera les guerres globales — rien d'autre ne peut le faire. Ce n'est pas une question d'armement ou de désarmement. La question de conscription ou de service militaire volontaire n'entre pas non plus en ligne de compte dans ces problèmes pour maintenir la paix mondiale. Si l'on enlevait aux grandes nations toutes les formes d'armement mécanique moderne et tous les types d'explosifs, elles se battraient à coups de poing, avec des pierres et avec des bâtons tant qu'elles resteraient accrochées à leurs illusions sur le droit divin à la souveraineté nationale. La guerre n'est pas la grande et terrible maladie de l'homme; elle est un symptôme, un résultat. La vraie maladie est le virus de la souveraineté nationale.

    Les nations n'ont pas possédé de souveraineté réelle; elles n'ont jamais disposé d'une souveraineté capable de les protéger des ravages et dévastations des guerres mondiales. En formant le gouvernement global de l'humanité, il ne s'agit pas, pour les nations, d'abandonner leur souveraineté, mais plutôt de créer effectivement une souveraineté mondiale, réelle, durable et de bonne foi, qui sera désormais pleinement capable de les protéger de toutes les guerres. Les affaires locales seront traitées par les gouvernements locaux, et les affaires nationales par les gouvernements nationaux; les affaires internationales seront administrées par le gouvernement planétaire. La paix mondiale ne saurait être maintenue par des traités, par la diplomatie, par des politiques étrangères, par des alliances ou des équilibres de puissances ni par tout autre type d'expédient jonglant avec la souveraineté du nationalisme. Il faut faire éclore la loi mondiale et la faire appliquer par un gouvernement mondial — par la souveraineté de toute l'humanité.

    Sous un gouvernement mondial, les individus jouiront d'une liberté beaucoup plus étendue. Aujourd'hui, les citoyens des grandes puissances sont taxés, réglementés et contrôlés d'une manière presque oppressive. Une grande partie des immixtions actuelles dans les libertés individuelles disparaîtra quand les gouvernements nationaux seront disposés, en matière d'affaires internationales, à confier leur souveraineté à un gouvernement général de la planète. Sous un gouvernement planétaire, les collectivités nationales auront réellement l'occasion de réaliser les libertés personnelles d'une démocratie authentique et d'en jouir. Ce sera la fin du leurre de l'autodétermination. Avec une règlementation globale des monnaies et du commerce, viendra l'ère nouvelle d'une paix à l'échelle mondiale. Un langage commun en sortirait peut-être bientôt, et au moins on aura l'espoir d'avoir, un jour, une religion mondiale, ou des religions ayant un point de vue planétaire.

    La sécurité collective n'assurera jamais la paix avant que la collectivité n'englobe toute l'humanité. La souveraineté politique du gouvernement représentatif de l'humanité amènera une paix durable sur Terre, et la fraternité spirituelle de l'homme assurera définitivement la bonne volonté parmi tous les hommes. Il n'existe aucun autre moyen d'obtenir la paix sur Terre et la bonne volonté parmi les hommes.

    Les incroyants soutiennent que les enseignements du Maitre sont impraticables, que tout se disloquerait si tout le monde faisait un effort honnête pour vivre conformément aux idées de Jésus. Bien des générations ont dit la même chose. Même à notre époque plus éclairée, beaucoup d'hommes intelligents et bien intentionnés soutiennent que la civilisation moderne n'aurait pas pu être bâtie sur les enseignements de Jésus — et ils ont partiellement raison. Mais, en exprimant ces doutes, ils oublient que l'on aurait pu bâtir une civilisation bien meilleure sur ces mêmes enseignements, et qu'un jour elle sera bâtie. Ce monde n'a jamais essayé de mettre sérieusement en pratique, sur une grande échelle, les leçons de Jésus, bien que des tentatives timides aient souvent été faites pour suivre les doctrines de ce qu'on appelle le christianisme.

    A tous les prétendus disciples du Christ

    Disciples de Jésus “ Jésus s'est offert comme prix du sectarisme humain et comme conséquence des préjugés religieux et de l'aveuglement spirituel. C'est pourquoi j'élève la voix pour crier de plus en plus fort : Jésus, Jésus, aie pitié des hommes afin que leur vue soit rétablie ! ” — Daniel Daniel

    Une certitude intérieure véritable et authentique ne craint nullement une analyse extérieure, pas plus que la vérité n'est froissée par une critique honnête. N'oubliez jamais que l'intolérance est le masque couvrant des doutes entretenus dans le secret sur la véracité de ce que l'on croit. Nul n'est jamais dérangé par l'attitude de ses voisins s'il a parfaitement confiance dans la vérité de ce qu'il croit de tout coeur. Le courage est la confiance des gens d'une honnêteté à toute épreuve au sujet des choses qu'ils professent de croire. Les hommes sincères ne craignent pas l'examen critique de leurs convictions profondes et de leurs nobles idéaux.

    Il faut cesser de rechercher la parole de Dieu uniquement dans les pages des vieux récits de théologie faisant autorité. Quiconque est né de l'esprit de Dieu discernera désormais la parole de Dieu, indépendamment de son origine apparente. Il ne faut pas minimiser la vérité divine parce qu'elle vous est parvenue par un canal apparemment humain. Beaucoup de vos frères acceptent mentalement la théorie de Dieu tout en ne parvenant pas spirituellement à réaliser sa présence. C'est précisément pourquoi il vous a été si souvent enseigné que la meilleure manière de réaliser la fraternité des fils de Dieu consiste à acquérir l'attitude spirituelle d'un enfant sincère. Ce n'est pas le manque de maturité mentale d'un enfant qui vous est recommandé, mais bien la simplicité spirituelle d'un petit qui croit facilement et qui a pleine confiance. Il est moins important pour vous de connaître le fait de l'existence de Dieu que d'acquérir une aptitude croissante à sentir la présence de Dieu.

    Nous nous trouvons en grand danger quand la plupart des hommes parlent favorablement des croyants à la fraternité spirituelle, et quand nombre de personnes occupant des situations importantes acceptent nominalement l'évangile du royaume céleste. Apprenez à être fidèles au royaume même aux époques de paix et de prospérité. Ne provoquez pas chez les anges qui vous supervisent la tentation de vous discipliner avec amour en vous menant dans des tribulations destinées à sauver votre âme indolente, et afin que vous puissiez émerger de l'esclavage du cérémoniel et de l'égoïsme, et accéder à la joie spirituelle de la fraternité et de la communauté des fils du Dieu vivant libérés par la foi. La personne spirituellement aveugle qui suit logiquement les prescriptions scientifiques, les usages sociaux et les dogmes religieux se trouve en grand danger de sacrifier son indépendance morale et de perdre sa liberté spirituelle. Une telle âme est destinée à devenir un perroquet intellectuel, un automate social et l'esclave de l'autorité religieuse.

    Le christianisme est menacé de mort lente par le formalisme, l'excès d'organisation, l'intellectualisme et d'autres tendances non spirituelles. L'Église chrétienne moderne n'est pas une fraternité de croyants dynamiques comme celle que Jésus avait chargée d'effectuer la transformation spirituelle continue des générations successives de l'humanité. Ce qu'on appelle christianisme est devenu un mouvement social et culturel autant qu'une croyance et une pratique religieuse. Le courant du christianisme moderne draine un bon nombre d'anciens marécages païens et bien des marais du barbarisme. Beaucoup d'anciens bassins spirituels s'écoulent dans le courant culturel d'aujourd'hui en même temps que les cours d'eau venant des hauts plateaux de Galilée, qui sont censés être sa source exclusive.

    La beauté et la sublimité de la vie de Jésus sur Terre, son humanité et sa divinité, sa simplicité et son caractère unique présentent une image si frappante et si attirante du sauvetage des hommes et de la révélation de Dieu, que les théologiens et les philosophes de toutes les époques devraient être efficacement empêchés de formuler des credo et créer des systèmes théologiques de servitude spirituelle en partant de cette effusion transcendantale de Dieu sous la forme de l'homme. En Jésus, l'univers a produit un homme mortel en qui l'esprit d'amour a vaincu les handicaps matériels du temps et triomphé du fait de son origine physique. Souvenez-vous toujours que Dieu et l'homme ont besoin l'un de l'autre. Ils sont mutuellement nécessaires pour l'aboutissement final et complet de l'expérience de la personnalité éternelle dans la destinée divine de la finalité de l'univers.

    La domination ecclésiastique est immédiatement et éternellement incompatible avec cette foi vivante, cet esprit croissant et cette expérience de première main des camarades de Jésus dans la foi en la fraternité des hommes dans l'association spirituelle du royaume des cieux. Le désir louable de préserver la tradition des accomplissements passés conduit souvent à défendre des systèmes d'adoration périmés. Le désir bien intentionné d'entretenir d'anciens systèmes de pensée empêche efficacement de parrainer des méthodes et moyens nouveaux et appropriés destinés à satisfaire les ardents désirs spirituels du mental en développement et en progrès de l'homme moderne. De même, les Églises chrétiennes se dressent comme des obstacles immenses, mais d'une manière totalement inconsciente, devant le progrès immédiat du véritable évangile — les enseignements de Jésus de Nazareth.

    Bien des personnes sérieuses, qui seraient heureuses d'offrir leur fidélité au Christ de l'évangile, trouvent très difficile de soutenir avec enthousiasme une Église qui tient si peu compte de l'esprit de sa vie et de ses enseignements, et dont il leur a été dit à tort qu'elle avait été fondée par lui. Jésus n'est pas le fondateur de l'Église chrétienne, mais, de toutes les manières compatibles avec sa nature, il l'a entretenue comme le meilleur porte-parole existant de l'oeuvre de sa vie sur terre. Si l'Église chrétienne osait seulement adopter le programme du Maitre, des milliers de jeunes, apparemment indifférents, se précipiteraient pour s'enrôler dans une telle entreprise spirituelle et n'hésiteraient pas à aller jusqu'au bout dans cette grande aventure.

    Le christianisme est sérieusement confronté à la condamnation incorporée dans un de ses propres slogans : — Une maison divisée contre elle-même ne peut subsister. Le monde non chrétien n'acceptera pas de capituler devant une chrétienté divisée en sectes. Jésus vivant représente le seul espoir possible d'unifier le christianisme. La véritable Église — la fraternité de Jésus — est invisible, spirituelle et caractérisée par l'unité, mais non nécessairement par l'uniformité. L'uniformité est la marque distinctive du monde physique de nature mécaniste. L'unité spirituelle est le fruit de l'union par la foi avec Jésus vivant. L'Église visible devrait refuser de continuer à handicaper le progrès de la fraternité invisible et spirituelle du royaume de Dieu. Cette fraternité est destinée à devenir un organisme vivant, contrastant avec une organisation sociale passée au rang d'institution. Les organisations sociales peuvent bien être utilisées par la fraternité, mais il ne faut pas qu'elles la supplantent.

    Toutefois, le christianisme, même celui de ce XXIè siècle, ne doit pas être méprisé. Il est le produit du génie moral conjugué des hommes connaissant Dieu, venant de multiples races et de nombreux âges; il a vraiment été l'une des plus grandes puissances bénéfiques sur terre. C'est pourquoi, nul ne devrait le considérer à la légère, malgré ses défauts inhérents et acquis. Le christianisme trouve encore le moyen d'agir par de puissantes émotions morales sur le mental des hommes réfléchis. Mais, quand l'Église se lance dans le commerce et la politique, elle n'a pas d'excuse; ces alliances impies sont une flagrante trahison du Maitre. Et les amis sincères de la vérité mettront longtemps à oublier que cette puissante Église institutionnelle a souvent eu l'audace d'étouffer une foi nouvellement née et de persécuter des porteurs de vérité à qui il arrivait de se présenter sous des vêtements non orthodoxes.

    Il est malheureusement trop vrai que cette Église n'aurait pas survécu s'il n'y avait eu, dans le monde, des hommes pour préférer cette sorte d'adoration. Beaucoup d'âmes spirituellement indolentes désirent ardemment une religion ancienne de rites et de traditions sacrées qui fasse autorité. L'évolution humaine et le progrès spirituel ne sont guère suffisants pour permettre à tous les hommes de se dispenser d'une autorité religieuse. Et la fraternité invisible du royaume peut très bien inclure ces groupes familiaux de classes sociales et de caractères variés, pourvu que leurs membres soient disposés à devenir des fils de Dieu, vraiment conduits par l'esprit. Mais, dans cette fraternité de Jésus, il n'y a place ni pour des rivalités sectaires, ni pour l'acrimonie de groupe, ni pour des affirmations de supériorité morale et d'infaillibilité spirituelle.

    Le grand espoir de la Terre réside dans la possibilité d'une nouvelle révélation de Jésus, avec une présentation neuve et élargie de son message sauveur, qui unirait spirituellement, dans un service expression d'amour, les nombreuses familles de ceux qui se prétendent aujourd'hui ses fidèles. Même l'éducation laïque pourrait aider à cette grande renaissance spirituelle si elle voulait prêter plus d'attention à la tâche d'apprendre aux jeunes comment s'engager dans des projets de vie, et de développement du caractère. Le but de toute éducation devrait consister à entretenir et à poursuivre le dessein suprême de la vie, le développement d'une personnalité pleine de majesté et bien équilibrée. Il y a grand besoin d'enseigner la discipline morale à la place de tant de satisfactions égoïstes. Sur une telle base, la religion peut apporter la contribution de son stimulant spirituel pour élargir et enrichir la vie des mortels, même jusqu'à la sécurité et à l'élévation de la vie éternelle.

    Si seulement le christianisme pouvait saisir une plus grande partie des enseignements de Jésus, il pourrait faire tellement plus pour aider l'homme moderne à résoudre ses problèmes nouveaux et de plus en plus complexes. Le christianisme souffre d'un grand handicap parce que, dans le mental de tous les hommes du monde, il a été identifié à une partie du système social, de la vie industrielle et des critères moraux de la civilisation occidentale; et c'est ainsi que le christianisme a involontairement paru parrainer une société qui chancelle sous la culpabilité de tolérer la science sans idéalisme, la politique sans principes, la fortune sans travail, le plaisir sans restriction, la connaissance sans caractère, le pouvoir sans conscience et l'industrie sans moralité. L'espoir du christianisme moderne consiste à cesser de parrainer les systèmes sociaux et la politique industrielle de la civilisation occidentale, tout en s'inclinant humblement devant la croix qu'il exalte si vaillamment, et à y apprendre à nouveau de Jésus de Nazareth les plus grandes vérités que l'homme mortel puisse jamais entendre — l'évangile vivant de la paternité de Dieu et de la fraternité des hommes.

    La religion

    “ Le christianisme peut être un remède efficace contre le mal, sans doute le remède le plus efficace dont on peut disposer actuellement. Mais un remède n'est pas un aliment, et il n'est un bien que face à une maladie. ” — Daniel Daniel

    Le Maitre n'a jamais fondé de religion. Pas un seul enseignement de Jésus n'a trait à la mise sur pied d'une religion sociale ou collective. L'évangile du Maitre s'en tient à la paternité de Dieu et la fraternité des hommes qui en découle. La religion de Jésus s'appuie sur cette bonne nouvelle et relève et fait référence à une expérience personnelle. Jésus fonda la religion de l'expérience personnelle en faisant la volonté de Dieu et en servant la fraternité humaine. La religion ne peut être ni conférée, ni reçue, ni prêtée, ni apprise, ni perdue. Elle est une expérience personnelle qui grandit proportionnellement à la recherche croissante des valeurs finales. Il n'est pas dangereux que la religion devienne de plus en plus une affaire privée — une expérience personnelle — pourvu qu'elle ne perde pas de vue sa motivation de service social désintéressé et aimant. Les apôtres sont devenus progressivement bien plus conscients du fait qu'après tout, la religion est purement et totalement une affaire d'expérience personnelle. Une des manifestations de la vraie et réelle religion est cet élan irrésistible à agir, à servir. Même si la nouvelle religion est personnelle, elle ne consiste en aucune façon en un retrait en soi. Il ne s'agit en rien d'une contemplation solitaire ou d'une complaisance dans une introspection maladive. Le sentiment, l'émotion et le mysticisme ne constituent pas les assises de cette nouvelle religion — même si le sentiment et l'émotion sont inévitablement concomitants de l'expérience religieuse. La nouvelle religion est sans hésitation tournée vers le monde extérieur; elle est dynamiquement extravertie.

    Il n'y a pas de véritable religion sans une personnalité très active. La vraie religion se doit d'agir. Jésus avait déjà enseigné à ceux qui le suivaient que sa religion n'était jamais passive; ses disciples devaient toujours être actifs et positifs dans leur ministère de miséricorde et dans leurs manifestations d'amour. La religion de Jésus est l'influence la plus dynamique qui ait jamais stimulé la race humaine. Jésus a mis en pièces les traditions, détruit les dogmes et appelé l'humanité à réaliser ses plus hauts idéaux dans le temps et dans l'éternité — être parfaite comme le Père qui est aux cieux est parfait. Jésus introduisit l'esprit d'action positive dans les doctrines passives de la religion juive. Au lieu d'une soumission négative à des exigences cérémonielles, Jésus prescrivit l'accomplissement positif de ce que sa nouvelle religion exigeait de ceux qui l'acceptaient. La religion de Jésus ne consistait pas simplement à croire, mais à faire réellement ce que l'évangile demandait. Il n'enseignait pas que le service social constituait l'essence de sa religion, mais bien plutôt que le service social était un des effets certains de la possession de l'esprit de vraie religion. Toute croyance religieuse qui réussit à spiritualiser le croyant est certaine d'avoir une répercussion puissante dans la vie sociale de ce croyant. L'expérience religieuse produit infailliblement les « fruits de l'esprit » dans la vie quotidienne du mortel guidé par l'esprit.

    La religion est exclusivement une expérience spirituelle personnelle — connaître Dieu comme un Père — mais le corollaire de cette expérience — connaître l'homme comme son frère — entraîne l'ajustement du « moi » à d'autres « moi », ce qui implique l'aspect social ou collectif de la vie religieuse. La religion est d'abord un ajustement intérieur ou personnel; elle devient ensuite une affaire de service social ou d'ajustement à un groupe. Mais la mission de la religion consiste à préparer l'homme à faire face courageusement, et même héroïquement, aux vicissitudes de la vie. La religion est le don suprême de l'homme évolutionnaire, la seule chose qui lui permette de persévérer et « de souffrir avec patience comme s'il voyait Celui qui est invisible ». La religion de l'esprit signifie effort, lutte, conflit, foi, détermination, amour, loyauté et progrès. La religion du mental — la théologie d'autorité — n'exige de ses croyants officiels que peu ou aucun de ces efforts. La paix religieuse — la fraternité — ne peut jamais exister sans que toutes les religions soient disposées à se dépouiller de toute autorité ecclésiastique. La religion d'autorité peut communiquer, dans l'immédiat, le sentiment d'une sécurité assurée, mais le prix que vous payez, pour cette satisfaction temporaire, est la perte de votre liberté spirituelle et religieuse.

    Une religion organisée est, par définition, une religion du mental regroupant des personnes d'esprit analogue, qui se soumettent à son autorité et partagent les credos et doctrines que des prêtres et théologiens ont définis pour eux. Elle n'englobe pas holistiquement la vie d'une personne, mais constitue plutôt un secteur d'activités et d'existence séparé de la vie quotidienne du sujet. Elle est parfois pratiquée sporadiquement ou lors d'occasions spéciales organisées et dirigées par quelqu'un d'autre. Elle n'est pas une communion constante avec la Déité, une religion de l'esprit, une manière de vivre, telle que tous les étudiants de la Révélation devraient la comprendre. C'est une religion de seconde main, d'ersatz, de conformismes; l'expérience d'une communion directe avec l'esprit, propre à une religion de première main, devient occasionnelle ou accidentelle. Le monde a besoin d'une religion de première main. Même le christianisme — la meilleure religion de notre époque — n'est pas seulement une religion à propos de Jésus, mais il est largement une religion que les hommes expérimentent de seconde main. Ils prennent leur religion intégralement telle qu'elle leur est transmise par leurs chefs religieux reconnus. De quel réveil le monde ferait l'expérience si seulement il pouvait voir Jésus tel qu'il a réellement vécu sur Terre et connaître de première main ses enseignements donnant la vie !

    La religion institutionnelle est impuissante à procurer l'inspiration et à fournir des directives pour la reconstruction sociale et la réorganisation économique imminentes à l'échelle mondiale, parce qu'elle est malheureusement devenue plus ou moins une partie organique de l'ordre social et du système économique qui sont destinés à être reconstruits. Seule la vraie religion d'expérience spirituelle personnelle peut fonctionner utilement et créativement dans la présente crise de la civilisation. La religion officielle freine les hommes dans leurs activités spirituelles personnelles au lieu de les libérer pour un service plus élevé de bâtisseurs de fraternité entre les hommes aimant le Père qui est au ciel.

    Tout aussi certainement que les hommes partagent leurs croyances religieuses, ils créent une sorte de groupe religieux, lequel crée finalement des buts communs. Un jour, les personnes religieuses se réuniront et se mettront à coopérer réellement sur la base de l'unité des idéaux et des buts, plutôt que de tenter d'y parvenir en se basant sur des opinions psychologiques et des croyances théologiques. Ce sont les buts plutôt que les credos qui devraient unir les personnes religieuses. Puisque la vraie religion est une affaire d'expérience spirituelle personnelle, il est inévitable que, individuellement, chaque personne religieuse ait sa propre interprétation personnelle de la manière de réaliser cette expérience spirituelle. Le mot « foi » devrait représenter la relation de l'individu avec Dieu, plutôt qu'une formule de credo sur laquelle un groupe de mortels est parvenu à s'accorder en tant qu'attitude religieuse commune.

    S'il devait apparaître un jour un nouveau symbolisme satisfaisant la religion de Jésus, voici la longue liste des critères qui le définirait :
    1) il devra émerger de la vie spirituelle, de l'expérience spirituelle ;
    2) il devra s'appuyer sur le concept de paternité de Dieu et être en harmonie avec l'idéal de fraternité humaine ;
    3) il devra représenter une concrétisation de l'amour ;
    4) il devra renforcer les sentiments, satisfaire la vie émotionnelle et promouvoir la loyauté ;
    5) il devra favoriser la croissance spirituelle ;
    6) il devra faire ressortir les significations cosmiques ;
    7) il devra accroître les valeurs morales ;
    8) il devra promouvoir le développement social ;
    9) il devra favoriser un haut niveau de vie religieuse personnelle ;
    10) il devra correspondre à de hauts objectifs de vie, qui seront à la fois temporels et éternels — sociaux et spirituels ;
    11) il devra s'appuyer sur les significations biologiques, sociales et religieuses du foyer ;
    12) il devra représenter ce qui est permanent en présence du perpétuel changement ;
    13) il devra glorifier ce qui accorde une unité harmonique au courant des métamorphoses sociales constantes ;
    14) il devra reconnaître les vraies significations ;
    15) il devra valoriser les relations positives entre les êtres ;
    16) il devra exalter les valeurs de la noblesse réelle ;
    17) il devra comprendre des mystères majeurs et receler des visions inspirantes de l'inatteignable ;
    18) il devra signifier non seulement pour le groupe, mais aussi pour l'individu ;
    19) ses formes liturgiques devront pouvoir être accomplies par initiative individuelle, mais aussi pouvoir être menées et appréciées en groupe ;
    20) il ne devra pas être trop complexe ;
    21) il devra exiger la dévotion, une affirmation de loyauté ;
    22) il ne devra pas se cristalliser autour de cérémonies restreignantes, se confiner à une liturgie limitative, déformante et stéréotypée qui ne pourrait que retarder le progrès social, moral et spirituel.

    La nouvelle religion de Jésus en est une de liberté. Personne ne viendra vous dire ce qui est vrai ou ce que vous devez croire. La religion de Jésus en est une de liberté. Jésus a ouvert la porte de la geôle des croyances et des dogmes, des liturgies stagnantes, fossilisées et figées, des prières mémorisées et ânonnées, des règles de conduite et de credos. Il n'est pas surprenant que les croyants à la nouvelle religion se soient écriés : « Là où se trouve l'esprit du Seigneur, là est la liberté. » La religion de l'esprit vous laisse perpétuellement libres de suivre la vérité, où que vous emmènent les directives de l'esprit. La liberté y est si étendue qu'elle ne reconnaît aucune règle de conduite; on n'y retrouve aucune loi morale. Dieu est la loi : la maîtrise de soi, l'autodiscipline de la part des croyants constitue l'assurance d'une haute tenue morale dans le royaume des cieux, dont cette religion est la religion.

    La foi de Jésus

    “ L'enseignement de Jésus est le premier et le plus important facteur de développement humain. ” — Daniel Daniel

    Jésus ne s'accrocha pas à la foi en Dieu comme une âme se débattant dans une guerre contre l'univers et menant une lutte à mort contre un monde hostile et pécheur. Il n'eut pas recours à la foi uniquement pour se consoler au milieu des difficultés ou pour s'encourager devant la menace du désespoir. La foi n'était pas pour lui une simple compensation illusoire aux réalités déplaisantes et aux tristesses de la vie. En face de toutes les difficultés naturelles et des contradictions temporelles de l'existence d'un mortel, il éprouvait la tranquillité d'une confiance suprême et indiscutée en Dieu, et la fascination de vivre, par la foi, dans la présence même du Père céleste. Cette foi triomphante était une expérience vivante d'aboutissement d'esprit effectif. La grande contribution de Jésus aux valeurs de l'expérience humaine ne fut pas de révéler tant d'idées nouvelles au sujet du Père qui est aux cieux, mais plutôt de démontrer si magnifiquement et humainement un type nouveau et supérieur de foi vivante en Dieu.

    Jamais sur aucun monde de notre univers, ni dans la vie d'aucun mortel particulier, Dieu ne devint une telle réalité vivante que dans l'expérience humaine de Jésus de Nazareth.

    La théologie peut fixer, formuler, définir et dogmatiser la foi, mais, dans la vie humaine de Jésus, la foi était personnelle, vivante, originale, spontanée et purement spirituelle. Cette foi n'était ni un respect pour la tradition, ni une simple croyance intellectuelle tenue pour un credo sacré, mais plutôt une expérience sublime et une profonde conviction qui le tenaient en sécurité. Sa foi était si réelle et si totalement inclusive qu'elle balaya absolument tous les doutes spirituels et détruisit efficacement tout désir conflictuel. Rien n'était capable d'arracher Jésus de l'ancrage spirituel dans cette foi fervente, sublime et intrépide. Même en face d'une défaite apparente, ou dans l'angoisse des déceptions et d'un désespoir menaçant, il se tenait calmement dans la présence divine, libéré de toute peur et pleinement conscient d'être spirituellement invincible. Jésus bénéficiait de l'assurance tonifiante de posséder une foi stoïque; dans chaque situation éprouvante de la vie, il fit infailliblement preuve d'une fidélité totale à la volonté du Père. Et cette foi superbe ne fut pas ébranlée, même par la menace cruelle et écrasante d'une mort ignominieuse.

    Toute la vie du Maitre fut constamment conditionnée par cette foi vivante, cette sublime expérience religieuse. Cette attitude spirituelle dominait complètement sa manière de penser et de sentir, de croire et de prier, d'enseigner et de prêcher. Cette foi personnelle d'un fils en la certitude de la gouverne et la sécurité de la protection du Père céleste imprégna sa vie exceptionnelle d'un profond contenu de réalité spirituelle. Cependant, malgré cette intime conscience de ses relations étroites avec la divinité, ce Galiléen, le Galiléen de Dieu, lorsqu'on s'adressa à lui en l'appelant Bon Maitre, répliqua immédiatement : — Pourquoi m'appelles-tu bon ? Quand nous nous trouvons en face d'un aussi splendide oubli de soi, nous commençons à comprendre comment le Père Universel trouva possible de se manifester si pleinement à Jésus et de se révéler à travers lui aux mortels des royaumes.

    En tant qu'homme du royaume, Jésus apporta à Dieu la plus grande de toutes les offrandes : il consacra et dédia sa propre volonté au majestueux service de faire la volonté divine. Jésus interprétait toujours immanquablement la religion entièrement sous l'aspect de la volonté du Père. Quand vous étudiez la carrière du Maitre au point de vue de la prière ou de tout autre trait de la vie religieuse, recherchez moins ses enseignements que ses actes. Jamais Jésus ne fit une prière à titre de devoir religieux. Pour lui, la prière était une expression sincère d'attitude spirituelle, une déclaration de loyauté d'âme, un exposé de dévotion personnelle, une expression d'actions de grâces, une manière d'échapper à la tension émotive, une prévention de conflit, une exaltation de l'intellect, un anoblissement des désirs, une justification de décisions morales, un enrichissement de la pensée, un renforcement des tendances supérieures, une consécration d'impulsion, une clarification de point de vue, une déclaration de foi, une reddition transcendantale de la volonté, une sublime affirmation de confiance, une révélation de courage, la proclamation d'une découverte, une confession de dévotion suprême, la confirmation d'une consécration, une technique pour aplanir les difficultés et la puissante mobilisation des pouvoirs conjugués de l'âme pour résister à toutes les tendances humaines à l'égoïsme, au mal et au péché. Il vécut précisément cette vie de pieuse consécration à faire la volonté de son Père et la termina triomphalement par une prière de cet ordre. Le secret de son incomparable vie religieuse était cette conscience de la présence de Dieu; il l'atteignit par des prières intelligentes et une adoration sincère — une communion ininterrompue avec Dieu — et non par des directives, des voix, des visions ou des pratiques religieuses extraordinaires.

    Dans la vie terrestre de Jésus, la religion fut une expérience vivante, un mouvement direct et personnel de vénération spirituelle à la droiture pratique. La foi de Jésus porta les fruits transcendants de l'esprit divin. Sa foi n'était ni dépourvue de maturité ni crédule comme celle d'un enfant, mais, sous beaucoup de rapports, elle ressemblait à la confiance candide du mental de l'enfant. La confiance de Jésus en Dieu ressemblait beaucoup à celle d'un enfant en ses parents. Il avait une profonde confiance dans l'univers, précisément ce genre de confiance que l'enfant porte à son environnement parental. La foi sincère de Jésus dans la bonté fondamentale de l'univers ressemblait beaucoup à celle d'un enfant dans la sécurité de son entourage terrestre. Jésus dépendait du Père céleste comme un enfant s'appuie sur son père terrestre, et jamais sa foi ardente ne mit un instant en doute la certitude que le Père céleste veillait sur lui. Jésus ne fut pas sérieusement troublé par la peur, le doute ou le scepticisme. L'incroyance n'inhibait pas l'expression libre et originale de sa vie. Il conjuguait le courage solide et intelligent d'un adulte avec l'optimisme sincère et confiant d'un enfant croyant. Sa foi avait grandi jusqu'à un tel degré de confiance qu'elle était dépourvue de crainte.

    La foi de Jésus atteignait la pureté d'une confiance d'enfant. Elle était si absolue et dépourvue de doutes qu'elle réagissait au charme du contact avec des compagnons et aux merveilles de l'univers. Son sentiment de dépendance envers le divin était si complet et confiant qu'il lui procurait la joie et l'assurance d'une sécurité personnelle absolue. Il n'y avait pas de simulation hésitante dans l'expérience religieuse de Jésus. Dans cette intelligence géante d'adulte, la foi de l'enfant régnait suprêmement en toutes les matières se rapportant à la conscience religieuse. Il n'est pas étonnant qu'il ait une fois dit : — A moins de devenir comme un petit enfant, vous n'entrerez pas dans le royaume. Bien que la foi de Jésus fût enfantine, elle n'était en aucun cas infantile.

    Jésus ne demande pas à ses disciples de croire en lui, mais plutôt de croire avec lui, de croire à la réalité de l'amour de Dieu et d'accepter en toute confiance l'assurance de leur filiation avec le Père céleste. Le Maitre désire que tous ses fidèles partagent pleinement sa foi transcendante. De la manière la plus touchante, Jésus mit ses partisans au défi non seulement de croire ce qu'il croyait, mais aussi de croire comme il croyait. Telle est la pleine signification de son unique exigence suprême : — Suis-moi. !

    La vie terrestre de Jésus fut consacrée à un seul grand dessein — faire la volonté du Père, vivre la vie humaine religieusement et par la foi. La foi de Jésus était confiante comme celle d'un enfant, mais sans la moindre présomption. Il prit des décisions fermes et viriles, affronta courageusement de multiples déceptions, surmonta résolument d'extraordinaires difficultés et fit face sans défaillance aux rudes exigences du devoir. Il fallait une forte volonté et une confiance indéfectible pour croire ce que Jésus croyait et comme il le croyait.

    Les temps sont mûrs pour constater la résurrection symbolique du Jésus humain, sortant du tombeau des traditions théologiques et des dogmes religieux de vingt siècles. Jésus de Nazareth ne doit plus être sacrifié, même au concept splendide du Christ glorifié. Quel service transcendant rendrait la présente révélation si, par elle, le Fils de l'Homme pouvait être retiré de la tombe de la théologie traditionnelle et présenté, en tant que Jésus vivant, à l'Église qui porte son nom et à toutes les autres religions ! La communauté chrétienne des croyants n'hésiterait certainement pas à réadapter sa foi et ses habitudes de vie, de manière à pouvoir " suivre " le Maitre dans la démonstration de sa vie réelle de dévotion religieuse à faire la volonté de son Père et de consécration désintéressée au service des hommes. Les prétendus chrétiens craignent-ils de dévoiler la suffisance et la non-consécration d'une communauté faite de respectabilité sociale et d'inadaptation économique égoïste — Le christianisme institutionnel craint-il que l'autorité ecclésiastique traditionnelle ne soit mise en péril, et même peut-être renversée, si le Jésus de Galilée est rétabli dans le mental et l'âme des hommes mortels en tant qu'idéal de vie religieuse personnelle ? En vérité, les rajustements sociaux, les transformations économiques, les régénérescences morales et les révisions religieuses de la civilisation chrétienne seraient radicaux et révolutionnaires si la religion vivante de Jésus supplantait soudainement la religion théologique à propos de Jésus.

    " Suivre Jésus " signifie partager personnellement sa foi religieuse et entrer dans l'esprit de la vie du Maitre consacrée au service désintéressé des hommes. L'une des choses les plus importantes de la vie humaine consiste à découvrir ce que Jésus croyait, à découvrir ses idéaux et à s'efforcer d'accomplir le dessein élevé de sa vie. De toutes les connaissances humaines, celle qui présente la plus grande valeur est de connaître la vie religieuse de Jésus et la manière dont il la vécut. Les gens du peuple étaient heureux d'entendre Jésus, et ils réagiront à nouveau à la présentation de sa vie humaine sincère de motivation religieuse consacrée, si ces vérités sont de nouveau proclamées dans le monde. Les gens l'écoutaient avec plaisir parce qu'il était l'un d'eux, un laïc sans prétention; le plus grand instructeur religieux du monde était en vérité un laïc.

    Les croyants au royaume ne devraient pas avoir pour but d'imiter à la lettre les aspects extérieurs de la vie de Jésus dans la chair, mais plutôt de partager sa foi, d'avoir confiance en Dieu comme il eut confiance en Dieu et de croire aux hommes comme il croyait aux hommes. Jésus ne discuta jamais la paternité de Dieu ni la fraternité des hommes; il était une illustration vivante de la première et une profonde manifestation de la seconde. Si quelqu'un désire être le disciple de Jésus, qu'il ne tienne pas compte de lui-même, et qu'il assume quotidiennement la pleine mesure de ses responsabilités pour le suivre.

    Les Témoins

    Souvenez-vous que vous êtes mandatés pour proclamer cet évangile du royaume : le désir suprême de faire la volonté du Père, doublé de la joie suprême de réaliser, par la foi, la filiation avec Dieu. Rien ne doit détourner votre consécration à cet unique devoir. Que toute l'humanité bénéficie du débordement de votre affectueux ministère spirituel, de votre communion intellectuelle qui apporte la lumière et de votre service social exaltant. Mais il ne faut permettre à aucun de ces travaux humanitaires, ni à leur ensemble, de remplacer la proclamation de l'évangile. Ces puissants ministères sont les sous-produits sociaux des ministères et des transformations encore plus puissants et sublimes accomplis dans le coeur du croyant au royaume par le vivant Esprit de Vérité, et par la réalisation personnelle du fait que la foi d'un homme né d'esprit lui confère l'assurance d'une communion vivante avec le Dieu éternel.

    Il ne faut chercher ni à promulguer la vérité ni à établir la droiture par le pouvoir des gouvernements civils ou par l'application de lois laïques. Vous pouvez toujours vous efforcer de persuader le mental des hommes, mais n'ayez jamais l'audace de le contraindre. N'oubliez pas la grande loi de l'équité humaine que Jésus nous a apprise sous forme positive : tout ce que vous voudriez que les hommes vous fassent, faites-le-leur. Quand un croyant du royaume est appelé à servir le gouvernement civil, qu'il exécute son service en tant que citoyen temporel de ce gouvernement; toutefois, ce croyant devrait déployer, dans son service civil, toutes les qualités ordinaires d'un citoyen, rehaussées par l'éclairement spirituel résultant de l'association ennoblissante de son mental humain avec l'esprit intérieur du Dieu éternel. Si les incroyants peuvent se qualifier comme fonctionnaires supérieurs, vous devriez examiner sérieusement si les racines de la vérité dans votre coeur ne sont pas desséchées, faute de tremper dans les eaux vivantes de la communion spirituelle conjuguée avec le service de la société. La conscience de la filiation avec Dieu devrait animer toute la vie de service de chaque homme, de chaque femme et de chaque enfant devenu possesseur de ce puissant stimulant des pouvoirs inhérents à la personnalité humaine.

    Ne soyez ni des mystiques passifs ni des ascètes insipides. Ne devenez pas des rêveurs et des indolents comptant nonchalamment sur une Providence fictive pour vous procurer jusqu'aux nécessités de la vie. En vérité, il faut que vous soyez doux dans vos relations avec les mortels égarés, patients dans vos rapports avec les ignorants et longanimes en cas de provocation; mais il vous faut également être vaillants dans la défense de la droiture, puissants dans la promulgation de la vérité et dynamiques dans la prédication de cet évangile du royaume, même jusqu'aux confins de la Terre. Cet évangile du royaume est une vérité vivante; il ressemble au germe de l'être vivant, qui reste le même de génération en génération, mais se manifeste infailliblement en de nouvelles expressions; et il croît d'une manière acceptable dans des voies de nouvelles adaptations aux besoins particuliers et aux conditions particulières de chaque génération successive. La révélation que Jésus nous a faite est une révélation vivante, et il désire qu'elle produise des fruits appropriés dans chaque individu et dans chaque génération, conformément aux lois de la croissance spirituelle, de l'accroissement, et du développement adaptatif. De génération en génération, il faut que cet évangile fasse preuve d'une vitalité croissante et montre une plus grande profondeur de pouvoir spirituel. Il ne faut pas le laisser devenir un simple souvenir sacré, une simple tradition à propos de Jésus et de son époque.

    A travers toutes les vicissitudes de la vie, souvenez-vous toujours de vous aimer les uns les autres. Ne luttez pas contre les hommes, même contre les incroyants. Montrez de la miséricorde même à ceux qui abusent outrageusement de vous. Soyez des citoyens loyaux, des artisans probes, des voisins dignes de louanges, des membres dévoués de votre famille, des parents compréhensifs et des croyants sincères à la fraternité du royaume du Père, et l'esprit de Vérité sera sur vous dès à présent. N'oubliez pas que vous êtes déjà entrés dans la vie éternelle de service perpétuel dans le royaume, toujours progressant, des cieux, et même du ciel des cieux. Vous devriez savoir qu'il y a de nombreuses demeures dans l'univers de notre Père et dans celui de Jésus, et qu'une révélation attend les enfants de lumière, la révélation de villes bâties par Dieu et de mondes dont les habitudes de vie sont la droiture et la joie dans la vérité. Le royaume céleste est parvenu ici sur Terre, mais tous ceux d'entre vous qui y entrent par la foi, et y demeurent par le service vivant de la vérité, s'élèveront sûrement dans les mondes supérieurs et siègeront avec Jésus dans le royaume spirituel de notre Père.

    Rien de ce que la nature humaine a touché ne peut être considéré comme infaillible. Certes, la vérité divine peut briller à travers le mental humain, mais toujours avec une pureté relative et une divinité partielle. La créature peut ardemment désirer l'infaillibilité, mais seuls les Créateurs la possèdent. La valeur morale ne peut provenir d'une simple répression, de l'obéissance à l'injonction " Tu ne feras pas. " La peur et la honte sont des mobiles sans valeur pour la vie religieuse. La religion n'est valable que si elle révèle la paternité de Dieu et rehausse la fraternité des hommes. Quiconque veut recevoir miséricorde doit montrer de la miséricorde; ne jugez point afin de n'être pas jugés. C'est avec l'esprit dont vous jugez autrui que vous serez également jugés. La miséricorde n'abroge pas entièrement l'équité universelle. À la fin, il s'avèrera que quiconque ferme son oreille au cri du pauvre criera à l'aide un jour à son tour, et nul ne l'entendra.

    Les Croyances

    Il y a de grands risques de malentendus sur la signification de nombreux évènements et récits associés à la fin de la carrière du Maitre dans la chair. Le traitement cruel envers Jésus par les serviteurs ignorants et les soldats sans coeur, la manière injuste dont il fut jugé et l'insensibilité des prétendus chefs religieux ne doivent pas être confondus avec le fait qu'en supportant patiemment toutes ces souffrances et humiliations, Jésus accomplissait vraiment la volonté du Père du Paradis. En fait et en vérité, la volonté du Père était bien que son Fils boive pleinement la coupe de l'expérience des mortels depuis la naissance jusqu'à la mort; mais jamais le Père qui est aux cieux ne contribua en quoi que ce soit à provoquer la conduite barbare de ces êtres humains soi-disant civilisés qui torturèrent si brutalement le Maitre et accumulèrent successivement des indignités si horribles sur sa personne qui ne résistait pas. Ces épreuves inhumaines et choquantes que Jésus eut à subir dans les dernières heures de sa vie de mortel ne furent en aucun sens une partie de la volonté divine du Père, que la nature humaine de Jésus s'était si triomphalement engagé à exécuter au moment de la reddition finale de l'homme à Dieu, comme l'exprimait la triple prière qu'il formula dans le jardin de Gethsémani, pendant que ses apôtres fatigués dormaient du sommeil de l'épuisement physique. Le Père qui est aux cieux désirait que le Fils d'effusion terminât sa carrière terrestre d'une manière naturelle, exactement comme tous les mortels doivent terminer leur vie sur Terre et dans la chair. Les hommes et les femmes ordinaires ne peuvent s'attendre à ce que leurs dernières heures sur Terre et la survenance de l'épisode de la mort leur soient facilitées par une dispense spéciale. En conséquence, Jésus choisit d'abandonner sa vie charnelle d'une manière conforme au cours naturel des évènements. Il refusa fermement de se dégager des griffes cruelles d'une perfide conspiration d'évènements inhumains qui l'entraînait avec une horrible certitude vers son incroyable humiliation et sa mort ignominieuse. Chaque élément de cette stupéfiante manifestation de haine et de cette démonstration de cruauté sans précédent fut l'oeuvre d'hommes mauvais et de mortels méchants. Elle ne fut ni voulue par Dieu dans les cieux, ni prescrite par les ennemis acharnés et supramatériels de Jésus, bien que ces derniers eussent largement contribué à faire rejeter ainsi le Fils d'effusion par des mortels irréfléchis et mauvais. Même le père du péché détourna sa face de l'atroce scène d'horreur de la crucifixion.

    Il n'y a pas de relation directe entre la mort de Jésus et la Pâque juive. Il est vrai que le Maitre abandonna sa vie charnelle ce jour-là, le jour de la préparation de la Pâque juive et à peu près à l'heure où l'on sacrifiait les agneaux pascals dans le temple. Mais la coïncidence de ces évènements n'indique, en aucune manière, que la mort du Fils de l'Homme sur Terre ait un rapport quelconque avec le système sacrificiel juif. Jésus était un Juif, mais, en tant que Fils de l'Homme, il était un mortel du royaume. Les évènements racontés et aboutissant à l'heure où le Maitre fut crucifié, suffisent à démontrer que sa mort fut une affaire purement naturelle et manigancée par les hommes. Ce fut l'homme, et non Dieu, qui projeta et mit à exécution la mort de Jésus sur la croix. Il est vrai que le Père refusa de s'immiscer dans la marche des évènements humains sur Terre, mais le Père du Paradis ne décréta, ne demanda, ni n'exigea la mort de son Fils telle qu'elle eut lieu sur Terre. Il est de fait que tôt ou tard, et d'une certaine manière, Jésus aurait été obligé de se séparer de son corps mortel, de mettre fin à son incarnation, mais il aurait pu le faire par d'innombrables moyens sans mourir sur une croix entre deux larrons. Ces actes furent tous l'oeuvre de l'homme, et non de Dieu. A l'époque de son baptême, le Maitre avait déjà achevé la partie technique de l'expérience terrestre et charnelle nécessaire pour parachever son effusion universelle. Dès ce moment-là, Jésus avait accompli son devoir sur Terre. Toute la vie qu'il vécut ensuite, et même la manière dont il mourut, ne furent qu'un ministère personnel de sa part pour le bien-être et l'élévation de ses créatures mortelles sur ce monde et sur d'autres mondes. Le Père qui est aux cieux n'a jamais conçu la grossière injustice de condamner une âme de mortel à cause des méfaits de ses ancêtres. La mort du Maitre sur la croix n'a pas non plus été un sacrifice pour rembourser à Dieu une dette que la race humaine aurait contractée envers lui. L'évangile de la bonne nouvelle que l'homme mortel peut, par la foi, devenir conscient en esprit qu'il est fils de Dieu, ne dépend pas de la mort de Jésus. Il reste cependant vrai que toute cette bonne nouvelle de la fraternité des fils de Dieu fut prodigieusement éclairée par la mort du Maitre, mais elle le fut plus encore par sa vie.

    Tout ce que le Fils de l'Homme dit ou fit sur Terre embellit considérablement les doctrines de la filiation avec Dieu et de la fraternité des hommes, mais ces rapports essentiels entre Dieu et les hommes sont inhérents aux faits universels de l'amour de Dieu pour ses créatures et de la miséricorde innée d'un Fils divin. Ces relations touchantes et divinement belles entre l'homme et son Créateur, sur ce monde et sur tous les autres mondes de l'univers des univers, ont existé de toute éternité. Elles ne dépendent en aucun sens de la pratique de l'effusion d'un Fils Créateur de Dieu, qui revêt ainsi la nature et la similitude des intelligences créées par lui, en tant que partie du prix qu'il doit payer pour acquérir définitivement la souveraineté illimitée sur son univers. Le Père qui est aux cieux aimait tout autant l'homme mortel avant la vie et la mort de Jésus sur Terre qu'il l'aime après cette manifestation transcendante de l'association de l'homme avec Dieu. Cette grandiose opération de l'incarnation du Dieu de notre univers en tant qu'homme sur Terre ne pouvait accroitre les attributs du Père éternel, infini et universel, mais elle enrichit et éclaira toutes les autres créatures de l'univers. Le Père qui est aux cieux ne nous aime pas davantage à cause de cette effusion de Jésus, mais toutes les autres intelligences célestes ont accru leur amour pour nous. Cela tient à ce que non seulement Jésus fit une révélation de Dieu aux hommes, mais aussi effectua une nouvelle révélation des hommes à Dieu et aux intelligences célestes de l'univers des univers. Jésus n'est pas mort à titre de sacrifice pour le péché; il n'a pas expié la culpabilité morale innée de la race humaine. L'humanité n'est pas racialement coupable de cette manière devant Dieu. La culpabilité est uniquement une affaire de péché personnel, la rébellion consciente et délibérée contre la volonté du Père et l'administration de son Fils. Dieu aurait sauvé les mortels d'une manière tout aussi efficace et absolument certaine si Jésus n'avait pas été mis à mort par la main cruelle de mortels ignorants. Si le Maitre avait été reçu favorablement par les mortels de la Terre, et s'il était parti en abandonnant volontairement sa vie charnelle, le fait de l'amour de Dieu et de la miséricorde du Fils — le fait de la filiation avec Dieu ? n'en aurait été affecté en rien. Nous autres mortels, nous sommes les fils de Dieu et, pour transformer cette vérité en un fait dans notre expérience personnelle, on ne nous demande qu'une seule chose : notre foi née d'esprit.

    Il n'est guère approprié de parler de Jésus comme d'un sacrificateur, d'un payeur de rançon ou d'un rédempteur, mais il est entièrement correct de l'appeler un sauveur. Il a définitivement rendu plus claire et plus certaine la voie du salut (de la survie) : il a effectivement mieux montré et avec plus de sureté la voie du salut au bénéfice de tous les mortels de tous les mondes de l'univers. L'idée de Dieu en tant que véritable Père aimant est le seul concept que Jésus ait jamais enseigné. Une fois que l'on a saisi cette idée, il faut, immédiatement et en toute logique, abandonner complètement toutes ces notions primitives de Dieu considéré comme un monarque offensé, un souverain sévère et tout-puissant dont le principal plaisir consiste à détecter ses sujets en train de mal agir et de veiller à ce qu'ils soient convenablement punis — à moins qu'un autre être à peu près égal à lui n'accepte volontairement, en tant que substitut, de souffrir pour eux et de mourir à leur place. Toute l'idée de rançon et d'expiation est incompatible avec le concept de Dieu tel qu'il fut enseigné et donné en exemple par Jésus de Nazareth. L'amour infini de Dieu tient la première place dans la nature divine. Tout ce concept d'expiation et de salut sacrificiel est enraciné dans l'égoïsme et fondé sur lui. Jésus enseigna que le service envers son prochain est le concept le plus élevé de la fraternité des croyants en l'esprit. Le salut doit être considéré comme acquis par ceux qui croient à la paternité de Dieu. La principale préoccupation des croyants ne devrait pas être le désir égoïste de salut personnel, mais plutôt le besoin désintéressé d'aimer leurs semblables, donc de les servir, de même que Jésus a aimé et servi les mortels. Les croyants authentiques ne se préoccupent guère non plus de la punition future du péché. Le vrai croyant n'est concerné que par la présente séparation d'avec Dieu. Il est vrai que des pères avisés peuvent châtier leurs fils, mais ils le font par amour et dans un but disciplinaire. Ils ne punissent pas avec colère et ne châtient pas en représailles.

    Un jour, une réforme dans l'Église chrétienne pourrait avoir un impact assez profond pour revenir aux purs enseignements religieux de Jésus, source et aboutissement de notre foi. On peut prêcher une religion à propos de Jésus, mais obligatoirement, on doit vivre la religion de Jésus. Dans l'enthousiasme de la Pentecôte, Pierre inaugura involontairement une nouvelle religion, la religion du Christ ressuscité et glorifié. L'apôtre Paul transforma plus tard ce nouvel évangile en christianisme, religion où il incorpora ses propres vues théologiques et décrivit sa propre expérience personnelle avec le Jésus de la route de Damas. L'évangile du royaume est fondé sur l'expérience religieuse personnelle de Jésus de Galilée; le Christianisme est fondé presque exclusivement sur l'expérience religieuse personnelle de l'apôtre Paul. Presque tout le Nouveau Testament est consacré non à décrire la vie religieuse significative et inspirante de Jésus, mais à analyser l'expérience religieuse de Paul et à décrire ses convictions religieuses personnelles. Les seules exceptions notables à cette affirmation, à part certains chapitres de Matthieu, de Marc et de Luc, sont le Livre des Hébreux et l'Épitre de Jacques. Même Pierre ne revint qu'une fois dans ses écrits sur la vie religieuse personnelle de son Maitre. Le Nouveau Testament est un superbe document chrétien, mais ne reflète que piètrement la religion de Jésus. Marc, Matthieu et Luc gardent quelque chose du portrait du Jésus humain se lançant dans la magnifique lutte pour connaître la volonté divine et pour exécuter cette volonté. Jean présente un portrait du triomphant Jésus marchant sur terre avec la pleine conscience de sa divinité. La grande erreur commise par ceux qui ont étudié la vie du Maitre est que certains ont conçu Jésus comme entièrement humain, tandis que d'autres l'ont imaginé comme uniquement divin. Durant toute son expérience, il fut véritablement à la fois humain et divin, comme il l'est encore maintenant.

    Mais la plus grande erreur consista en ceci : Alors que le Jésus humain était reconnu comme ayant une religion, le Jésus divin (le Christ) devint une religion presque du jour au lendemain. Le christianisme de Paul assura l'adoration du divin Christ, mais perdit à peu près complètement de vue le Jésus humain de Galilée luttant vaillamment et qui, par la vaillance de sa foi religieuse personnelle et l'héroïsme de son Esprit intérieur, s'éleva des humbles niveaux de l'humanité pour devenir un avec la divinité, devenant ainsi le chemin nouveau et vivant par lequel tous les mortels peuvent effectuer la même ascension depuis l'humanité jusqu'à la divinité. Les mortels, à tous les stades de spiritualité et sur tous les mondes, peuvent trouver dans la vie personnelle de Jésus ce qui les fortifiera et les inspirera pendant qu'ils progressent des niveaux spirituels les plus bas aux valeurs divines les plus élevées, depuis le commencement jusqu'à la fin de toute expérience religieuse personnelle. A l'époque où fut écrit le Nouveau Testament, les auteurs croyaient profondément non seulement à la divinité du Christ ressuscité, mais ils croyaient aussi pieusement et sincèrement à son retour immédiat sur terre pour parfaire le royaume des cieux. Cette foi solide dans le retour immédiat du Seigneur contribua beaucoup à faire omettre, dans le récit, les références qui dépeignaient les expériences et les attributs purement humains du Maitre. Tout le mouvement chrétien eut tendance à s'écarter du portrait humain de Jésus de Nazareth pour s'orienter vers l'exaltation du Christ ressuscité, le Seigneur Jésus Christ glorifié qui devait bientôt revenir.

    Jésus fonda la religion de l'expérience personnelle en faisant la volonté de Dieu et en servant la fraternité humaine. Paul fonda une religion où Jésus glorifié devenait l'objet d'adoration, et où la fraternité se composait de compagnons croyant au divin Christ. Ces deux concepts existaient potentiellement dans la vie divine-humaine de Jésus durant son effusion, et il est vraiment dommage que ses disciples n'aient pas réussi à créer une religion unifiée qui aurait dument reconnu à la fois la nature humaine et la nature divine du Maitre, telles qu'elles étaient inséparablement liées dans sa vie terrestre et si glorieusement exposées dans l'évangile originel du royaume. Vous ne seriez ni choqué ni troublé par certaines vigoureuses proclamations de Jésus si vous vouliez seulement vous rappeler qu'il était l'homme religieux le plus sincère et le plus dévoué du monde. Il était un mortel entièrement consacré, voué sans réserve à faire la volonté de son Père. Beaucoup de ses sentences apparemment dures représentaient plutôt une profession personnelle de foi et un engagement de dévotion que des commandements à ses disciples. Et ce furent précisément cette unité de dessein et sa dévotion désintéressée qui lui permirent de faire, en une courte vie, des progrès aussi extraordinaires dans la conquête du mental humain. Beaucoup de ses déclarations devraient être considérées comme des confessions de ce qu'il exigeait de lui-même plutôt que comme des exigences imposées à tous ses disciples. Dans sa dévotion à la cause du royaume, Jésus brula tous les ponts derrière lui; il sacrifia tout ce qui était un obstacle à l'exécution de la volonté de son Père.

    Jésus amenait les hommes à se sentir chez eux dans le monde; il les délivrait de l'esclavage des tabous et leur enseignait que le monde n'est pas fondamentalement mauvais. Il n'aspirait pas à échapper à sa vie terrestre. Durant sa vie dans la chair, il maitrisa une technique pour faire la volonté de son Père d'une manière qui fut agréable à ce Père. Il atteignit une vie religieuse idéaliste au milieu d'un monde réaliste. Jésus ne partageait pas le point de vue pessimiste de Paul sur l'humanité. Le Maitre considérait les hommes comme fils de Dieu et prévoyait un avenir éternel et magnifique pour tous ceux qui choisiraient de survivre. Il n'était pas un sceptique moral; il regardait l'homme positivement et non négativement. Il considérait la plupart des hommes comme faibles plutôt que mauvais, désaxés plutôt que dépravés. Mais quel que fût leur statut, ils étaient tous les enfants de Dieu et ses frères. Il enseigna aux hommes à s'attribuer une haute valeur dans le temps et dans l'éternité. A cause de cette haute estime que Jésus avait pour les hommes, il était prêt à se dépenser au service assidu de l'humanité. Et c'était cette valeur infinie qu'il attribuait au fini qui faisait de la règle d'or un facteur essentiel de sa religion. Quel mortel ne serait pas soulevé par la foi extraordinaire que Jésus a en lui — Jésus n'offrit pas de règles pour le progrès social. Sa mission était religieuse, et la religion est une expérience exclusivement individuelle. Le but ultime de la société dans son accomplissement le plus avancé ne peut jamais espérer transcender la fraternité des hommes fondée sur la reconnaissance de la paternité de Dieu enseignée par Jésus. L'idéal de tout aboutissement social ne peut être réalisé que par la venue de ce royaume divin.

    Si vous souhaitez sincèrement que votre religion s'adapte aux exigences de notre époque, ne commettez pas l'erreur de vouloir faire cadrer l'évangile de Jésus avec vos anciennes formes de croyance religieuse à propos de Jésus. Le christianisme est le fait de Dieu en tant que Père du Seigneur Jésus Christ, associé à l'expérience de communion du croyant avec le Christ ressuscité et glorifié. Tandis que l'évangile du royaume, tel qu'il a été révélé par Jésus, est le fait de la paternité de Dieu associé à la vérité qui en découle de la fraternité des hommes basée sur cette filiation. La fraternité spirituelle et la bonne nouvelle qui s'y rapporte doit être l'essentiel de votre message. Ne vous laissez pas entrainer à prêcher à propos de Jésus ou à propos de ses enseignements. Proclamez la bonne nouvelle de la fraternité de Dieu, la volonté de Dieu, et décrivez la révélation du Père qui est aux cieux, mais ne déviez pas dans des voies détournées en créant des légendes ou en bâtissant un culte consacré à des croyances et à des enseignements à propos des croyances et des enseignements de Jésus. Même si Dieu était le sévère et légal monarque d'un univers dans lequel règne par-dessus tout la justice, il ne serait certainement pas satisfait du plan enfantin consistant à substituer une victime innocente à un offenseur coupable. En ce qui concerne l'enrichissement de l'expérience humaine et l'élargissement de la voie du salut, relativement à la mort de Jésus, la grande chose n'est pas le fait de sa mort, mais plutôt le comportement superbe et l'esprit incomparable avec lesquels il fit face à la mort. Toute cette idée de rançon dans l'expiation place le salut sur un plan d'irréalité; un tel concept est purement philosophique. Le salut humain est réel; il est basé sur deux réalités que les créatures peuvent saisir par la foi et incorporer ainsi dans l'expérience humaine individuelle : le fait de la paternité de Dieu et, la vérité corollaire, la fraternité des hommes. Après tout, il est vrai que l'on vous " remettra vos dettes comme vous remettez les leurs à vos débiteurs ".

    La Croix

    La croix de Jésus dépeint la pleine mesure du dévouement suprême du vrai berger aux membres, même indignes, de son troupeau. Elle place définitivement toutes les relations entre Dieu et l'homme sur la base de la famille. Dieu est le Père, l'homme est son fils. L'amour, l'amour d'un père pour son fils, devient la vérité centrale des relations entre Créateur et créature dans l'univers — et non la justice d'un roi qui cherche sa satisfaction dans les souffrances et la punition de ses sujets malfaisants. La croix montre pour toujours que l'attitude de Jésus envers les pécheurs n'était ni une condamnation ni une indulgence, mais plutôt la recherche éternelle et aimante de leur salut. Jésus est vraiment un sauveur en ce sens que sa vie et sa mort gagnent bel et bien les hommes à la bonté et à une juste survie. Jésus aime tellement les hommes que son amour éveille une réponse d'amour dans le coeur humain. L'amour est vraiment contagieux et éternellement créatif. La mort de Jésus sur la croix donne l'exemple d'un amour suffisamment fort et divin pour pardonner les péchés et engloutir toute malfaisance. Jésus révéla à ce monde une qualité de droiture supérieure à la justice — simple technique du bien et du mal. L'amour divin ne se borne pas à pardonner les torts; il les absorbe et les détruit réellement. Le pardon de l'amour transcende de loin le pardon de la miséricorde. La miséricorde met de côté la culpabilité du méfait, mais l'amour détruit définitivement le péché et toutes les faiblesses qui en résultent. Jésus apporta une nouvelle manière de vivre sur Terre. Il ne nous enseigna pas à résister au mal, mais à trouver à travers lui, Jésus, une bonté qui détruit efficacement le mal. Le pardon de Jésus n'est pas une indulgence; il sauve de la condamnation. Le salut ne minimise pas les torts, il les redresse. Le véritable amour ne comporte ni compromis avec la haine ni indulgence pour elle; il la détruit. L'amour de Jésus ne se satisfait jamais du simple pardon. L'amour du Maitre implique la réhabilitation, la survie éternelle. Il est parfaitement correct de qualifier le salut de rédemption si l'on veut parler de cette réhabilitation éternelle. Par le pouvoir de son amour personnel pour les hommes, Jésus pouvait briser l'emprise du péché et du mal. Il donnait ainsi la liberté de choisir de meilleurs modes de vie. Jésus présenta une délivrance du passé qui, en elle-même, promettait un triomphe pour l'avenir. Le pardon procurait donc le salut. Quand l'amour divin est pleinement admis dans le coeur humain, sa beauté détruit pour toujours l'envoutement du péché et le pouvoir du mal.

    Le triomphe de la mort sur la croix est résumé dans l'esprit du comportement de Jésus envers ses agresseurs. Il fit de la croix un symbole éternel de la victoire de l'amour sur la haine et de la victoire de la vérité sur le mal quand il pria : " Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font. " Cet amour dévoué fut contagieux dans tout un vaste univers; les disciples le prirent de leur Maitre. Le tout premier instructeur de son évangile appelé à abandonner sa vie dans ce service fut lapidé à mort pendant qu'il disait : " Ne fais pas retomber sur eux la responsabilité de ce péché. " La croix fait un suprême appel à ce qu'il y a de meilleur chez l'homme, parce qu'elle dévoile un être disposé à donner sa vie au service de ses semblables. Nul ne peut avoir de plus grand amour que d'être disposé à donner sa vie pour ses amis — et Jésus avait un tel amour qu'il était prêt à donner sa vie pour ses ennemis, un amour plus grand que tout ce que l'on avait connu jusque là sur Terre. La croix est le symbole supérieur du service sacré, la consécration de votre vie au bien-être et au salut de vos semblables. La croix n'est pas le symbole du sacrifice de l'innocent Fils de Dieu se substituant aux pécheurs coupables en vue d'apaiser le courroux d'un Dieu offensé. Elle se dresse pour toujours, sur Terre et dans tout un vaste univers, comme un symbole sacré des bons s'effusant sur les méchants, et les sauvant ainsi par la dévotion même de leur amour. La croix se dresse véritablement comme le signe de la plus haute forme de service désintéressé, du dévouement suprême consistant à effuser pleinement une vie de droiture au service d'un ministère accompli de tout coeur, même dans la mort, la mort sur la croix. La seule vue de ce grand symbole de la vie d'effusion de Jésus inspire véritablement à chacun de nous le désir d'en faire autant. Quand les hommes et les femmes réfléchis considèrent Jésus offrant sa vie sur la croix, ils ne peuvent plus guère se permettre de se plaindre, même des plus rudes épreuves de la vie, et encore bien moins des petites vexations et des nombreux griefs purement fictifs qui en découlent. La vie du Maitre fut si glorieuse et sa mort si triomphale que nous sommes tous attirés et incités à partager les deux. Toute l'effusion de Jésus possède un véritable pouvoir d'attraction, depuis l'époque de sa jeunesse jusqu'au spectacle accablant de sa mort sur la croix.

    Assurez-vous donc qu'en regardant la croix comme une révélation de Dieu, vous ne regardez ni avec les yeux des hommes primitifs, ni du point de vue des barbares qui les suivirent, car tous deux considéraient Dieu comme un Souverain implacable exerçant sévèrement la justice et appliquant rigidement la loi. Assurez-vous plutôt que vous voyez dans la croix la manifestation finale de l'amour et de la dévotion de Jésus à la mission d'effusion de sa vie sur les races de mortels de son vaste univers. Voyez dans la mort du Fils de l'Homme l'apogée de la manifestation de l'amour divin du Père pour ses fils des sphères habitées par des mortels. La croix dépeint ainsi le dévouement d'une affectueuse volonté de bien et l'effusion du salut volontaire sur ceux qui sont disposés à recevoir de tels dons et un tel dévouement. Dans la croix, il n'y avait rien que le Père ait exigé — mais seulement ce que Jésus donna si volontiers et refusa d'éviter. Si l'homme ne peut, d'une autre manière, apprécier Jésus et comprendre le sens de son effusion sur la Terre, il peut au moins comprendre qu'il a partagé avec lui ses souffrances de mortel. Nul ne peut plus jamais craindre que le Créateur ignore la nature ou l'étendue de ses afflictions temporelles. Nous savons que la mort sur la croix n'était pas destinée à réconcilier l'homme avec Dieu, mais à stimuler l'homme dans sa réalisation de l'éternel amour du Père et de la miséricorde sans fin de son Fils, ainsi qu'à diffuser ces vérités universelles dans un univers entier.

    La Vérité

    La vérité est que, en passant près de Pierre, le Maitre vit, à la lumière des torches, l'aspect désespéré du visage de son apôtre auparavant présomptueux et au courage superficiel. Il tourna la tête et regarda Pierre. Tant que Pierre vécut, il n'oublia jamais ce regard. C'était un regard de pitié et d'amour confondus comme aucun mortel n'en avait jamais vu sur le visage du Maitre. Jusqu'à ce que le chant du coq eût ramené l'apôtre Pierre au bon sens, il ne pensait qu'à une chose, en faisant les cent pas sous le porche pour se réchauffer, c'était à l'habileté avec laquelle il avait éludé les accusations des servantes et à la manière dont il avait contrecarré leur dessein de l'identifier comme partisan de Jésus. Pour l'instant, il avait seulement considéré que ces servantes n'avaient ni moralement ni légalement le droit de le questionner ainsi, et il se félicitait réellement de la manière dont il croyait avoir évité d'être identifié, et peut-être arrêté et emprisonné. Ce fut seulement lorsque le coq chanta que Pierre se rendit compte qu'il avait renié son Maitre. Ce fut seulement lorsque Jésus le regarda qu'il réalisa n'être pas demeuré à la hauteur de ses privilèges en tant qu'ambassadeur du royaume. Après avoir fait le premier pas dans le sentier du compromis et de la moindre résistance, Pierre ne voyait pas d'autre solution que de poursuivre la ligne de conduite qu'il avait adoptée. Il faut un grand et noble caractère pour revenir sur ses pas et prendre le bon chemin après s'être engagé dans le mauvais. Bien trop souvent, notre propre mental tend à justifier la poursuite du sentier de l'erreur une fois que nous nous y sommes engagés. Jusqu'au moment où il rencontra son Maitre après la résurrection et vit qu'il était accueilli exactement comme avant les expériences de la tragique nuit des reniements, Pierre ne crut jamais totalement qu'il pût être pardonné.

    Celui qui veut être le plus grand dans le royaume de la fraternité spirituelle du Père du Paradis doit devenir peu de chose à ses propres yeux et devenir ainsi le serviteur de ses frères. La grandeur spirituelle consiste en un amour compréhensif semblable à celui de Dieu, et non à jouir de l'exercice du pouvoir matériel pour l'exaltation du moi. Tout mortel sait bien que l'amour, même s'il a jadis été sincère, peut finalement se transformer en haine réelle sous l'influence des déceptions, de la jalousie et d'un ressentiment longtemps entretenu. Dans les tentatives où vous subissez un échec si total, votre dessein n'était pas pur, votre mobile n'était pas divin, votre idéal n'était pas spirituel, votre ambition n'était pas altruiste, votre manière de faire n'était pas fondée sur l'amour, et le but que vous vouliez atteindre n'était pas la volonté du Père qui est aux cieux.

    Si vous voulez partager la joie du Maitre, vous devez partager son amour, et partager son amour signifie que vous avez partagé son service. Cette expérience d'amour ne vous délivre pas des difficultés de ce monde; elle ne crée pas un nouveau monde, mais il est certain qu'elle rend l'ancien monde nouveau. Souvenez-vous que c'est la fidélité, et non le sacrifice, que Jésus demande. La conscience de faire un sacrifice implique l'absence de cette affection sincère qui aurait transformé ce service expression de l'amour en une joie suprême. L'idée de devoir signifie que vous avez une mentalité de serviteur, et qu'en conséquence, vous n'éprouverez pas la joie suprême d'accomplir ce service en tant qu'ami et pour un ami. L'impulsion de l'amitié transcende toute conviction de devoir, et jamais l'on ne peut qualifier de sacrifice le service rendu à un ami par un ami. Le Maitre a enseigné aux apôtres qu'ils sont les fils de Dieu. Il les a appelés frères et amis.

    Laissez la parole de vérité s'incruster dans votre coeur avec des racines vivantes. Ceux qui ne connaissent la bonne nouvelle de l'évangile de Jésus que dans leur mental et qui ne l'ont pas expérimenté dans leur coeur ne peuvent être fiables lorsque les troubles réels surviennent. Quand l'adversité et les persécutions s'abattront sur vous, d'autres encore que vous croyez aimer la vérité seront dispersés, et d'autres encore renonceront à l'évangile de fraternité spirituelle et vous abandonneront. Veillez donc, et priez pour que demain vous ayez une force accrue pour supporter les prochaines journées.

    Ayez pour seule motivation d'apporter une révélation meilleure et plus véridique de notre Père du Paradis; soyez les pionniers du meilleur chemin vers Dieu pour notre génération, la voie de la foi et de l'amour. Recherchez tous ceux qui ont perdu le véritable but de la vie, trouvez tous ceux qui sont découragés par le poids de leur confusion et réconfortez tous ceux qui s'inquiètent de leur devenir et de celui de notre planète. Ne méprisez pas les moyens et les personnalités qui sont à votre disposition, ne les considérez pas comme inadéquats et ne les estimez pas comme insignifiants quant il s'agit d'accomplir votre mission de vous occuper des affaires de notre Père de la manière la plus simple et la moins théâtrale, en évitant soigneusement tout étalage de pouvoir.

    Une Famille

    Il est litéralement vrai que Jésus est le Maitre Fils Créateur de notre univers local, le chemin, la vie et la vérité qui peut vous conduire en toute sécurité en direction du Père parfait du Paradis, si vous le voulez bien; quiconque a vu le Fils a vu le Père; la fraternité spirituelle que Jésus est venu instaurer sur notre planète est une famille à venir où Dieu prédominera dans le coeur des hommes. Apprenez à approcher les miracles par Jésus, mais ne commettez pas la faute d'approcher Jésus par les miracles.

    La foi est à la religion ce que les voiles sont au bateau; elle est un supplément de puissance et non un fardeau additionnel de la vie. La foi est la seule condition nécessaire pour entrer dans le royaume de fraternité du Père. La foi est la porte ouverte pour entrer dans l'amour de Dieu présent, parfait et éternel. L'unique lutte de ceux qui entrent dans la famille divine est de mener le bon combat de la foi. Le croyant n'a qu'une bataille à livrer, et c'est contre le doute — contre l'incrédulité. Recherchez l'expérience réelle et personnelle dans la satisfaction et l'assurance de la présence intérieure de l'Esprit d'amour de Dieu et de sa grâce salvatrice. Ayez un profond respect et une estime compatissante pour chaque être humain que vous rencontrez. Rien n'est plus important que l'humain individuel qui se trouve en votre présence immédiate. Accordez aux femmes des droits égaux à ceux des hommes. Dieu ne désire pas l'uniformité; le péché crée un niveau stérile d'inertie mauvaise, mais la droiture nourrit l'esprit créatif de l'expérience individuelle dans les réalités vivantes de la vérité éternelle et dans la communion progressive des divins esprits du Père et du Fils. Dans la communion spirituelle d'un fils croyant avec le divin Père, il ne peut jamais y avoir de finalité doctrinale ni de supériorité sectaire provenant d'une conscience de groupe.

    Le Maitre a rendu manifeste le nom du Père au monde. C'est bien ce qu'il fit en révélant Dieu par sa vie incarnée, qui avait atteint la perfection. Le Père qui est aux cieux avait cherché à se révéler à Moïse, mais ne put aller plus loin que de faire dire : " JE SUIS ". Lorsqu'il fut pressé de se manifester davantage, il dévoila seulement : " JE SUIS ce que JE SUIS ". Mais, lorsque Jésus eut achevé sa vie terrestre, le nom du Père avait été révélé de telle sorte que le Maitre, qui était le Père incarné, pouvait dire à juste titre : " Je suis le pain de vie. Je suis l'eau vivante. Je suis la lumière du monde. Je suis le désir de tous les âges. Je suis la porte ouverte au salut éternel. Je suis la réalité de la vie sans fin. Je suis le bon berger. Je suis le sentier de la perfection infinie. Je suis la résurrection et la vie. Je suis le secret de la survie éternelle. Je suis le chemin, la vérité et la vie. Je suis le Père infini de mes enfants finis. Je suis le vrai cep; vous êtes les sarments. Je suis l'espoir de tous ceux qui connaissent la vérité vivante. Je suis le pont vivant qui relie un monde à l'autre. Je suis le lien vivant entre le temps et l'éternité. " C'est ainsi que Jésus élargit pour toutes les générations, la révélation vivante du nom de Dieu. De même que l'amour divin révèle la nature de Dieu, de même la vérité éternelle dévoile son nom dans une mesure toujours croissante.

    Un mental observateur et une âme capable de discernement reconnaissent la religion quand ils la rencontrent dans la vie de leurs compagnons. La religion n'a besoin d'aucune définition; nous connaissons tous ses fruits sociaux, moraux, intellectuels et spirituels. Et tout ceci provient du fait que la religion est la propriété de la race humaine; elle n'est pas engendrée par la culture. Mais il est vrai que la perception de la religion est encore humaine, et par conséquent sujette à la servitude de l'ignorance, à l'esclavage des superstitions, aux duperies des sophismes et aux illusions des fausses philosophies. En prêchant l'évangile du royaume, vous enseignez simplement l'amitié avec Dieu, et cette communion présentera un attrait égal pour les hommes et pour les femmes; tous deux y trouveront ce qui satisfait le plus véritablement leurs désirs et leurs idéaux caractéristiques. Dites aux enfants de Dieu qu'Il est non seulement sensible à leurs sentiments et patient avec leurs faiblesses, mais qu'il est aussi sans pitié pour le péché et qu'il ne tolère pas l'iniquité. En vérité, le Fils Créateur est débonnaire et humble en présence de Son Père, mais Il est également implacable et inexorable quand il y a malfaisance délibérée et rébellion impie contre la volonté de Son Père qui est aux cieux. Vous ne dépeindrez pas votre Maitre-Christ comme un homme de chagrins. Toutes les générations connaîtront aussi le rayonnement de la joie, l'entrain de la bonne volonté et l'inspiration de la bonne humeur. Nous proclamons un message de bonnes nouvelles dont le pouvoir transformateur est contagieux. Notre religion palpite d'une nouvelle vie et de nouvelles significations. Ceux qui acceptent cet enseignement sont remplis de joie, et leur coeur les oblige à se réjouir perpétuellement. Ceux qui ont une certitude au sujet de Dieu font toujours l'expérience d'un bonheur croissant.

    Le Père demande à son Fils seulement que nous portions beaucoup de fruits. On n'élague le cep que pour augmenter la productivité de ses sarments. Tout sarment stérile issu de notre Fils sera retranché par le Père. Tout sarment portant des fruits sera émondé par le Père afin qu'il donne encore plus de fruits. Vous êtes déjà purifiés par cette parole, mais vous devez continuer à être purs. Il faut que vous demeuriez dans le Fils, et lui en vous; le sarment meurt s'il est séparé du cep. De même que le sarment ne peut porter de fruits à moins qu'il ne demeure dans le cep, de même vous ne pouvez pas non plus produire les fruits du service expression de l'amour si vous ne demeurez pas dans le Fils. Souvenez-vous : Jésus, le Fils, est le vrai cep, notre Père est le cultivateur, et nous sommes les sarments vivants. Si vous vivez en lui et lui en vous, vous porterez beaucoup de fruits de l'esprit et vous éprouverez la joie suprême de produire cette moisson spirituelle. Si vous voulez maintenir ce lien spirituel vivant avec le Fils, vous porterez des fruits en abondance. Si vous demeurez dans le Fils et si ses paroles demeurent en vous, vous pourrez communier librement avec lui; alors, son esprit vivant pourra vous imprégner de telle sorte que vous serez à même de demander tout ce que le Fils veut, et de l'accomplir avec l'assurance que le Père fera droit à votre requête commune. Le Père est glorifié en ceci : que le cep ait beaucoup de sarments vivants, et que chaque sarment porte beaucoup de fruits. Et, quand le monde verra ces sarments fertiles — les amis de Jésus qui s'aiment les uns les autres comme il nous a aimés — tous les hommes sauront que vous êtes vraiment ses disciples.

    La Volonté

    Mais n'interprétez pas mal l'enseignement de Jésus : la prière au nom de Jésus n'est pas une magie suprême qui vous permet de recevoir du Père tout ce que vous demanderez ainsi. Pendant des siècles, des âmes sincères ont continué à faire naufrager leur foi contre cette pierre d'achoppement. Combien de temps faudra-t-il au monde des croyants pour comprendre que la prière n'est pas un procédé pour obtenir ce que l'on désire, mais plutôt un processus pour suivre les voies de Dieu, une expérience pour apprendre à reconnaître et à exécuter la volonté du Père ? Il est néanmoins parfaitement exact que, si votre volonté a été vraiment harmonisée avec la sienne, vous pouvez demander n'importe quelle chose conçue par cette union de volontés, et que cette chose vous sera accordée. C'est par Jésus, notre Souverain Maitre Fils Michael, que s'effectue cette union de volontés, de même que la vie du cep irrigue et traverse les sarments vivants. Quand ce lien vivant existe entre la divinité et l'humanité, il se peut que l'humanité irréfléchie et ignorante prie pour ses commodités égoïstes et pour de vaniteux accomplissements; dans ce cas, il ne peut y avoir qu'une seule réponse divine : que les tiges des sarments vivants portent une plus grande quantité de fruits de l'esprit. Quand le sarment de la vigne est vivant, toutes ses requêtes ne peuvent recevoir qu'une seule réponse : produisez davantage de raisins ! En fait, le sarment n'existe que pour porter des fruits et ne peut rien faire d'autre que produire des raisins. De même, le vrai croyant n'existe que pour porter les fruits de l'esprit, qui consistent à aimer les hommes comme les hommes ont été aimés par Dieu — à s'aimer les uns les autres comme Jésus nous a aimés. Quand le Père étend sur le cep sa main disciplinaire, il le fait avec amour afin que les sarments portent beaucoup de fruits. Un sage cultivateur ne coupe que les branches mortes et stériles. La prière est une fonction des croyants nés d'esprit, dans le royaume dominé par l'esprit.

    Apprenez à tous les croyants à éviter de s'appuyer sur le support incertain de la fausse compassion. On ne peut bâtir un caractère fort en s'apitoyant sur soi-même. Efforcez-vous honnêtement d'éviter l'influence trompeuse de la simple communion dans la misère. Etendez votre sympathie aux braves et aux courageux, sans accorder un excès de pitié aux âmes lâches qui abordent sans enthousiasme les épreuves de la vie. N'offrez pas de consolations à ceux qui se couchent par terre devant les obstacles sans lutter. Ne sympathisez pas avec vos compagnons dans le seul but de recevoir leur sympathie en retour. Quand l'assurance de la présence divine deviendra consciente chez les enfants du Créateur, leur foi élargira leur mental, ennoblira leur âme, fortifiera leur personnalité, accroitra leur bonheur, approfondira leur perception spirituelle et rehaussera leur pouvoir d'aimer et d'être aimés. Enseignez à tous les croyants que le fait d'entrer dans le royaume ne les immunise pas contre les accidents du temps ni contre les catastrophes ordinaires de la nature. La croyance à l'évangile n'empêchera pas d'avoir des ennuis, mais elle assurera que vous n'aurez pas peur quand les difficultés vous assailliront. Si vous osez croire en Jésus le Christ et si vous vous mettez à Le suivre de tout coeur, vous vous engagerez en toute certitude sur le chemin qui mène aux difficultés. Le Créateur de cet univers ne vous promet pas de vous délivrer des eaux de l'adversité, mais ce qu'Il vous promet, c'est de les traverser toutes avec vous.

    Mais ne commettez pas l'erreur d'essayer de prouver à autrui que vous avez trouvé Dieu; vous ne pouvez en apporter consciemment la preuve valable. Toutefois, il existe deux démonstrations puissantes et positives du fait que vous connaissez Dieu :
  • 1. L'apparition des fruits de l'esprit de Dieu dans votre vie quotidienne ordinaire : service expression de l'amour, dévouement désintéressé, fidélité courageuse, équité sincère, honnêteté éclairée, espoir vivace, confiance sans soupçons, ministère miséricordieux, bonté inaltérable, tolérance indulgente et paix durable.
  • 2. Le fait que tout votre plan de vie apporte la preuve positive que vous avez risqué sans réserve tout ce que vous êtes et tout ce que vous possédez dans l'aventure de la survie après la mort, en poursuivant l'espoir de trouver le Dieu de l'éternité après avoir eu un avant-goût de sa présence dans le temps.
  • Le Royaume

    Les cinq points suivants représentant les caractéristiques essentielles de l'évangile du royaume, la bonne nouvelle de la paternité de Dieu et de la fraternité des hommes, en fait la religion de Jésus :
  • 1. La prééminence de l'individu.
  • 2. La volonté comme facteur déterminant dans l'expérience humaine.
  • 3. La communion spirituelle avec Dieu le Père.
  • 4. La satisfaction suprême de service expression de l'amour de l'homme.
  • 5. La transcendance du spirituel sur le matériel dans la personnalité humaine.
    En vérité, la religion de Jésus domine et transforme ses fidèles; elle exige que les hommes consacrent leur vie à rechercher la connaissance de la volonté du Père qui est aux cieux et demande que les énergies de la vie soient affectées au service désintéressé de la fraternité des hommes.

    C'est parce que l'évangile de Jésus présente tant d'aspects différents, qu'en l'espace de quelques siècles, ceux qui étudièrent les récits de ses enseignements se divisèrent en tant de cultes et de sectes. Cette pitoyable subdivision des croyants chrétiens résulte de leur incapacité à discerner, dans les aspects multiples des enseignements du Maitre, la divine unité de sa vie incomparable. Mais il viendra un jour où les vrais croyants en Jésus ne seront pas spirituellement divisés de la sorte dans leur attitude devant les incroyants. Nous pouvons toujours avoir une diversité de compréhension et d'interprétation intellectuelles, et même divers degrés de socialisation, mais le défaut de fraternité spirituelle est à la fois inexcusable et répréhensible. Il ne peut en être autrement : la lumière qui vous sauverait si vous l'acceptiez ne peut que vous condamner si vous la rejetez sciemment.

    Ne vous y trompez pas ! Il y a dans les enseignements de Jésus, une nature éternelle qui ne leur permettra pas de rester indéfiniment stériles dans le coeur des hommes réfléchis. La fraternité spirituelle telle que Jésus la concevait a échoué dans une grande mesure sur Terre; pour l'instant, une Église extérieure a pris sa place; mais vous devriez comprendre que cette Église est seulement l'état larvaire du royaume spirituel contrecarré; elle fera traverser au royaume le présent âge matériel et le conduira jusqu'à une dispensation plus spirituelle où les enseignements du Maitre trouveront l'occasion de se développer plus pleinement. L'Église dite chrétienne devient de cette manière la chrysalide où sommeille maintenant le concept d'un royaume fraternel selon Jésus. Le royaume de la fraternité divine est toujours vivant; il est sûr de sortir finalement de sa longue submersion, tout aussi sûrement que le papillon finit par émerger en tant que magnifique développement de sa chrysalide métamorphique moins attrayante.

    En attendant, voici comment nous comprenons la parabole des talents :
  • 1. L'aptitude est la mesure pratique des occasions offertes par la vie. On ne vous tiendra jamais pour responsable de ne pas accomplir ce qui dépasse vos aptitudes.
  • 2. La fidélité mesure infailliblement le degré auquel un homme est digne de confiance. Il est probable que celui qui est fidèle dans les petites choses fera également preuve de fidélité dans tout ce qui est compatible avec ses facultés.
  • 3. Le Maitre accorde une récompense moindre pour une fidélité moindre quand les chances sont égales.
  • 4. Il accorde une récompense égale pour une fidélité égale quand les chances sont moindres.

    Ce monde n'a jamais sérieusement, sincèrement, ni honnêtement mis à l'épreuve ces idées dynamiques et ces idéaux divins de la doctrine du royaume des cieux exposée par Jésus. Mais il n'y a pas lieu de se laisser décourager par la lenteur apparente du progrès de l'idée du royaume sur Terre. Rappelez-vous que l'ordre de l'évolution progressive est sujet à des changements périodiques soudains et inattendus, à la fois dans le monde matériel et dans le monde spirituel. L'effusion de Jésus en tant que Fils incarné fut précisément l'un de ces évènements étranges et inattendus dans la vie spirituelle du monde. En recherchant la manifestation du royaume dans l'âge contemporain, ne commettez pas non plus l'erreur fatale d'omettre de l'établir dans votre propre âme. La poursuite de l'idéal — la lutte pour devenir semblable à Dieu — est un effort continu avant et après la mort. La vie après la mort n'est pas essentiellement différente de l'existence mortelle. Tout ce que nous faisons de bien dans cette vie contribue directement à rehausser la vie future. La vraie religion ne favorise ni l'indolence morale ni la paresse spirituelle en encourageant le vain espoir que toutes les vertus d'un noble caractère vous seront attribuées simplement pour avoir passé par les portes de la mort naturelle. La vraie religion ne minimise pas les efforts de l'homme pour progresser pendant la durée de sa vie terrestre. Tout gain humain contribue directement à enrichir les premiers stades de l'expérience de survie immortelle.

    Le royaume de Dieu est à portée de la main ! Tous ceux qui y entrent y trouveront une abondante liberté et un joyeux salut. « Mon Père qui règnes dans le ciel, que ton nom soit sanctifié. Que ton règne arrive ! Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. » La foi, le don de Dieu, est le prix à payer pour entrer dans le royaume des cieux. Il vous suffit de croire que notre Père vous aime d'un amour infini, et dès lors vous vous trouvez dans la fraternité spirituelle.

    La chute des nations, l'effondrement des empires, la destruction des Juifs incroyants, la fin d'un âge, ou même la fin du monde, en quoi ces choses concernent-elles celui qui croit à la bonne nouvelle de la fraternité des hommes et qui a enfoui sa vie dans la sécurité du royaume éternel. Vous, qui connaissez Dieu et qui croyez à la bonne nouvelle, vous avez déjà reçu les assurances de la vie éternelle. Puisque votre vie a été vécue dans l'esprit et pour le Père, rien ne peut vous inquiéter sérieusement. Les bâtisseurs du royaume, les citoyens accrédités des mondes célestes, ne doivent pas être dérangés par des bouleversements temporels ou perturbés par des cataclysmes terrestres. A vous, qui croyez à cette bonne nouvelle de la fraternité spirituelle des fils du Dieu des esprits, en quoi vous importe-t-il que des nations soient renversées, que l'âge prenne fin, ou que toutes les choses visibles s'effondrent, puisque vous savez que votre vie est le don du Fils, et qu'elle est éternellement en sécurité chez le Père. Puisque vous avez vécu la vie temporelle par la foi et produit les fruits de l'esprit sous forme de droiture en servant vos semblables avec amour, vous pouvez, avec cette même foi en la survie qui vous a fait traverser sur Terre votre première aventure de filiation avec Dieu, envisager avec plaisir et confiance le prochain pas dans la carrière éternelle.
  • Le Retour

    Nous croyons fermement que Jésus reviendra en personne sur Terre, mais nous n'avons pas la moindre idée de la date ni de la manière qu'il choisira pour venir. Sa seconde venue sur Terre sera-t-elle synchronisée de manière à se produire en liaison avec le jugement final du présent âge ? Viendra-t-il en liaison avec la fin d'un âge ultérieur sur Terre ? Sa venue aura-t-elle lieu sans être annoncée et comme un évènement isolé ? Nous ne le savons pas. Nous n'avons de certitude que sur un point : quand il reviendra, le monde entier en sera vraisemblablement informé, car il faudra qu'il vienne en tant que chef suprême d'un univers, et non comme l'obscur nouveau-né de Bethléem. Mais, si tout oeil doit le voir, et si seuls les yeux spirituels peuvent discerner sa présence, alors il faudra que sa venue soit longtemps différée. Vous feriez donc bien de n'associer le retour personnel du Maitre sur Terre à aucun évènement prévu et à aucune époque déterminée. Nous ne sommes certains que d'une chose : il a promis de revenir. Nous n'avons aucune idée de la date où il accomplira cette promesse ni des évènements qui y seront liés. Autant que nous le sachions, il peut apparaître sur Terre à tout moment, mais il peut aussi venir seulement après que des âges et des âges se seront écoulés et auront été dument jugés par ses associés, les Fils du corps paradisiaque. La seconde venue de Jésus sur Terre est un évènement dont la valeur sentimentale est prodigieuse pour les êtres humains, mais autrement elle n'a pas d'importance immédiate et pas plus d'importance pratique pour les êtres humains que l'évènement ordinaire de la mort naturelle. En effet, la mort précipite brusquement les hommes dans l'emprise immédiate de la succession des évènements universels qui les conduisent directement en présence de ce même Jésus, chef souverain de notre univers. Les enfants de lumière sont tous destinés à le voir. Que nous allions à lui ou qu'il vienne d'abord à nous, cela n'a pas une grande importance. Soyez donc toujours prêts à l'accueillir sur Terre, de même qu'il se tient prêt à vous accueillir au ciel. Nous nous attendons avec confiance à sa glorieuse apparition, et même à des visites répétées, mais nous ignorons complètement quand, comment et en rapport avec quels évènements il doit apparaître.

    Chaque génération de croyants devrait poursuivre son travail en prenant en considération le retour possible du Fils de l'Homme, exactement comme chaque croyant poursuit individuellement le travail de sa vie en prenant en considération l'inévitable mort naturelle toujours imminente. Lorsque, par la foi, vous vous êtes établis comme fils de Dieu, rien d'autre n'a d'importance pour la sécurité de la survie. Mais ne vous y trompez pas ! Cette foi, qui assure la survie est une foi vivante manifestant de plus en plus les fruits de cet esprit divin qui l'a inspirée tout d'abord au coeur humain. Le fait que vous ayez autrefois accepté la filiation dans le royaume céleste ne vous sauvera pas si vous rejetez sciemment et obstinément les vérités concernant la fécondité spirituelle progressive des fils de Dieu incarnés. Vous, qui avez accompagné Jésus dans les affaires terrestres du Père, vous pouvez encore maintenant déserter le royaume si vous constatez que vous n'aimez pas la voie du service du Père pour l'humanité.

    A quiconque possède, il sera donné davantage, et il possèdera abondamment; mais, à qui n'a rien, on enlèvera même ce qu'il détient. On ne peut rester stagnant dans les affaires de la fraternité éternelle. Notre Père demande à tous ses enfants de croitre en grâce et dans la connaissance de la vérité. Vous, qui connaissez ces vérités, devez produire l'accroissement des fruits de l'esprit et manifester un dévouement croissant au service désintéressé de vos compagnons qui servent avec vous. Souvenez-vous que, dans la mesure où vous servez le plus humble de vos frères, c'est à Jésus que vous rendez service. La vérité est vivante. L'Esprit de Vérité conduit toujours les enfants de lumière dans de nouveaux domaines de réalité spirituelle et de service divin. La vérité ne vous est pas donnée pour que vous la cristallisiez dans des formes établies, sûres et honorées. Elle se révèle à vous en passant par votre expérience personnelle. Il faut que ce passage la rehausse de manière à dévoiler une nouvelle beauté et de réels gains spirituels à tous ceux qui observent vos fruits spirituels, et que ces spectateurs soient ainsi amenés à glorifier le Père qui est aux cieux. Seuls les fidèles serviteurs qui croissent dans la connaissance de la vérité, et qui développent ainsi leur capacité d'appréciation divine des réalités spirituelles, peuvent espérer jamais " entrer pleinement dans la joie de leur Seigneur ".

    L'Esprit

    L'Esprit de Vérité, ce don divin, n'est pas la lettre ou loi de la vérité; il n'est pas non plus destiné à opérer en tant que forme ou expression de la vérité. Cet instructeur est la conviction de la vérité, la conscience et l'assurance des vraies significations sur les niveaux réellement spirituels. Il est l'esprit de la vérité vivante et croissante, de la vérité en voie d'expansion, de développement et d'adaptation. La vérité divine est une réalité vivante discernée par l'esprit. La vérité n'existe que sur les niveaux spirituels supérieurs de la réalisation de la divinité et de la conscience de la communion avec Dieu. Vous pouvez connaître la vérité et vous pouvez vivre la vérité; vous pouvez expérimenter la croissance de la vérité dans l'âme, et jouir de la liberté que sa lumière apporte au mental; mais vous ne pouvez pas emprisonner la vérité dans des formules, des codes, des credo, ou dans des modèles intellectuels de conduite humaine. Si vous entreprenez de formuler humainement la vérité divine, elle ne tarde pas à mourir. Même en mettant les choses au mieux, le sauvetage posthume de la vérité emprisonnée ne peut aboutir qu'à réaliser une forme particulière de sagesse intellectuelle glorifiée. La vérité statique est une vérité morte, et seule la vérité morte peut être considérée comme une théorie. La vérité vivante est dynamique et ne peut jouir que d'une existence expérientielle dans le mental humain. La vérité est une valeur de réalité spirituelle dont seuls font l'expérience les êtres doués d'esprit qui fonctionnent sur des niveaux supramatériels de conscience de l'univers, et qui, après avoir réalisé la vérité, permettent à son esprit animateur de vivre et de régner dans leur âme. Le véritable enfant doué de clairvoyance universelle recherche le vivant Esprit de Vérité dans toute parole de sagesse. L'individu qui connaît Dieu élève constamment la sagesse à des niveaux de vérité vivante d'aboutissement divin; l'âme spirituellement routinière abaisse constamment la vérité vivante aux niveaux stagnants de la sagesse et dans le domaine d'une simple exaltation de la connaissance.

    Quand la règle d'or est dépourvue de la clairvoyance suprahumaine de l'Esprit de Vérité, elle n'est rien de plus qu'une règle de conduite hautement éthique. Quand la règle d'or est interprétée à la lettre, elle peut devenir un instrument outrageant pour vos compagnons. Si vous ne discernez pas par l'esprit la règle d'or de la sagesse, vous pouvez tenir le raisonnement suivant : qu'étant donné que vous désirez que tous les hommes vous disent pleinement et franchement le fond de leur pensée, vous devriez, en conséquence, leur dire pleinement et franchement le fond de la vôtre. Une interprétation aussi peu spirituelle de la règle d'or pourrait aboutir à des malheurs indicibles et à des chagrins sans fin. Certaines personnes discernent et interprètent la règle d'or comme une affirmation purement intellectuelle de la fraternité humaine. D'autres éprouvent cette expression des relations humaines comme une satisfaction émotive des tendres sentiments de la personnalité humaine. D'autres mortels prennent la règle d'or comme étalon pour mesurer toutes les relations sociales, le critère de la conduite sociale. D'autres encore la considèrent comme l'injonction positive d'un grand instructeur moral qui a incorporé dans cette formule le plus haut concept d'obligation morale concernant toutes les relations fraternelles. Dans la vie de ces êtres moraux, la règle d'or devient le centre de leur sagesse et la circonférence de toute leur philosophie. Au royaume de la fraternité croyante de ceux qui aiment la vérité et connaissent Dieu, la règle d'or revêt des qualités vivantes de réalisation spirituelle sur ces niveaux supérieurs d'interprétation qui amènent les fils mortels de Dieu à considérer cette injonction du Maitre comme requérant d'eux qu'ils se situent par rapport à leurs semblables de telle manière que ceux-ci recevront le plus grand bien possible de leur contact avec les croyants. Ceci est l'essence de la vraie religion : que vous aimiez votre prochain comme vous-mêmes. Mais la réalisation la plus élevée et l'interprétation la plus vraie de la règle d'or réside dans la conscience de l'esprit de la vérité de la réalité vivante et durable d'une telle déclaration divine. La vraie signification cosmique de cette règle de relations universelles ne se révèle que dans sa réalisation spirituelle, dans l'interprétation de la loi de conduite par l'esprit du Fils envers l'esprit du Père qui habite l'âme du mortel. Quand les mortels ainsi dirigés par l'esprit réalisent la véritable signification de cette règle d'or, ils débordent de l'assurance qu'ils sont citoyens d'un univers amical, et leurs idéaux de réalité d'esprit ne sont satisfaits que s'ils aiment leurs semblables comme Jésus nous a tous aimés. Telle est la réalité de la réalisation de l'amour de Dieu.

    Cette même philosophie de flexibilité vivante et d'adaptabilité cosmique de la vérité divine aux besoins et à la capacité de chaque fils de Dieu doit être perçue avant que vous ne puissiez espérer comprendre convenablement l'enseignement et la pratique du Maitre concernant la non-résistance au mal. L'enseignement du Maitre est fondamentalement une proclamation spirituelle. Même les implications matérielles de sa philosophie ne sauraient être utilement prises en considération en dehors de leurs corollaires spirituels. L'esprit de l'injonction du Maitre consiste à ne pas opposer de résistance aux réactions égoïstes envers l'univers, et en même temps à atteindre dynamiquement et progressivement les niveaux de droiture où se situent les vraies valeurs d'esprit : la beauté divine, la bonté infinie et la vérité éternelle — connaître Dieu et lui devenir semblable de plus en plus. L'amour, le désintéressement, doit constamment subir une vivante réadaptation interprétative des relations conforme aux directives de l'Esprit de Vérité. Il faut que l'amour saisisse ainsi les concepts toujours changeants et plus étendus du bien cosmique le plus élevé pour la personne qui est aimée. Ensuite, l'amour continue en observant cette même attitude envers toutes les autres personnes susceptibles d'être influencées par les rapports vivants et croissants de l'amour d'un mortel dirigé par l'esprit pour d'autres citoyens de l'univers. Toute cette adaptation vivante de l'amour doit être effectuée en tenant compte à la fois de la présence du mal ambiant, et du but éternel de perfection de la destinée divine. Il nous faut donc clairement reconnaître que ni la règle d'or ni l'enseignement de la non-résistance ne peuvent être correctement compris en tant que dogmes ou préceptes. Ils ne peuvent être compris qu'en les vivant, en réalisant leur signification dans l'interprétation vivante de l'Esprit de Vérité qui ordonne les contacts affectueux entre humains. Et tout cela implique clairement la différence entre l'ancienne religion et la nouvelle. L'ancienne enseignait le sacrifice de soi; la nouvelle enseigne seulement l'oubli de soi, la réalisation de soi mise en valeur dans un service social associé à la compréhension de l'univers. L'ancienne religion était motivée par la conscience de la peur. La bonne nouvelle de la fraternité des fils du Père du Paradis est dominée par la conviction de la vérité, l'esprit de la vérité éternelle et universelle. Dans l'expérience de vie des croyants au royaume, aucune somme de piété ou de fidélité à un credo ne peut compenser l'absence de la bienveillance spontanée, généreuse et sincère, qui caractérise les fils du Dieu vivant nés d'esprit. Ni la tradition, ni un système cérémoniel de culte officiel ne peuvent compenser le manque de compassion sincère pour vos semblables.

    Combien il est attristant de voir des générations successives de disciples avoués de Jésus dire au sujet de leur gestion de la vérité divine : " Maitre, voici la vérité que tu nous as confiée il y a cent ans ou mille ans. Nous n'en avons rien perdu; nous avons fidèlement préservé tout ce que tu nous as donné. Nous n'avons admis aucun changement dans ce que tu nous as enseigné. Nous te restituons la vérité que tu nous as apportée. " Ce prétexte à indolence spirituelle ne justifiera pas aux yeux du Maitre le gestionnaire stérile de la vérité. Le Maitre de la vérité exigera une reddition de comptes conforme à la vérité confiée à vos soins. Dans le monde suivant, il vous sera demandé de rendre compte de vos dons et de votre gestion dans ce monde-ci. Que vos talents innés soient rares ou nombreux, il faudra faire face à un règlement juste et miséricordieux. Si des serviteurs n'emploient leurs dons que pour des fins égoïstes et n'accordent aucune attention au devoir supérieur d'obtenir une récolte accrue des fruits de l'esprit — tels qu'ils se manifestent dans une expansion constante du service des hommes et de l'adoration de Dieu — ces gestionnaires égoïstes doivent accepter les conséquences de leur choix délibéré. Combien le serviteur infidèle muni d'un seul talent ressemble à tous les mortels égoïstes quand il reproche directement sa propre paresse à son Maitre. Quand un homme est confronté aux échecs qui proviennent de lui-même, combien il a tendance à les imputer aux autres, et bien souvent à ceux qui en sont le moins responsables ! Vous avez reçu libéralement la vérité du ciel; vous devriez donc la donner libéralement et, par ce don, cette vérité se multipliera et annoncera la lumière croissante de la grâce qui sauve, dès le moment où vous la dispenserez.

    L'Esprit de Vérité est destiné à vivre dans l'homme et à reformuler le message de Jésus pour chaque nouvelle génération. Ainsi, chaque nouveau groupe de mortels apparaissant à la surface de la Terre aura une nouvelle version mise à jour de l'évangile; une illumination personnelle et une gouverne collective telle qu'elle se révèlera être pour l'homme une solution efficace de ses difficultés spirituelles toujours nouvelles et variées. Bien entendu, la première mission de cet esprit consiste à entretenir et à personnaliser la vérité, car c'est la compréhension de la vérité qui constitue la forme la plus élevée de la liberté humaine. Ensuite, cet esprit a pour dessein de détruire chez le croyant le sentiment d'être orphelin. Jésus ayant vécu parmi les hommes, tous les croyants éprouveraient un sentiment de solitude si l'Esprit de Vérité n'était pas venu habiter dans les coeurs humains. Et la preuve de votre communion avec l'Esprit de Vérité ne se trouve donc pas dans votre conscience de cet esprit, mais plutôt dans votre expérience d'une communion accrue avec Jésus, le Fils Créateur de notre univers.

    Jésus vécut une vie qui est une révélation de l'homme soumis à la volonté du Père, et non un exemple que chacun doit essayer de suivre à la lettre. Sa vie dans la chair ainsi que sa mort sur la croix et sa résurrection ultérieure devinrent bientôt un nouvel évangile de la rançon ainsi payée pour racheter l'homme de l'emprise du malin — de la condamnation d'un Dieu offensé. Malgré tout, bien que l'évangile ait été ainsi très déformé, le fait subsiste que ce nouveau message à propos de Jésus comportait bien des vérités et des enseignements fondamentaux de son évangile initial du royaume. Tôt ou tard, ces vérités passées sous silence de la paternité de Dieu et de la fraternité des hommes émergeront pour transformer efficacement la civilisation de toute l'humanité.

    La Miséricorde

    Il est dans la nature des Fils de Dieu de donner à tout être créé une chance entière et égale de salut et de survie. Jésus voulait que non seulement les mortels de ce monde, mais aussi les observateurs sur d'innombrables autres mondes, sachent que, s'il existe des doutes sur la sincérité et la franchise de la dévotion d'une créature au royaume, la pratique invariable des Juges des hommes consiste à recevoir pleinement le candidat douteux. La porte de la vie éternelle est grande ouverte à tous; quiconque le veut peut entrer; il n'y a ni restriction ni qualification, sauf la foi de celui qui vient.

    Dans chaque enfant vit une fraction de son père. Le père bénéficie d'une priorité et d'une supériorité de compréhension dans toutes les questions liées aux rapports entre parents et enfants. Le père peut regarder l'immaturité de l'enfant à la lumière de la maturité parentale plus grande, de l'expérience plus mûre du partenaire le plus âgé. Dans le cas de l'enfant terrestre et du Père céleste, le parent divin possède, dans une mesure infinie et divine, la compassion et l'aptitude à comprendre avec l'amour. Le pardon divin est inévitable; il est inaliénable et inhérent à la compréhension infinie de Dieu, à sa parfaite connaissance de tout ce qui concerne le faux jugement et le choix erroné de l'enfant. La justice divine est si éternellement équitable qu'elle englobe infailliblement la miséricorde compréhensive. Quand un homme avisé comprend les impulsions intérieures de ses semblables, il les aime; et, quand vous aimez votre frère, vous lui avez déjà pardonné. Cette aptitude à comprendre la nature de l'homme et à pardonner ses actions apparemment mauvaises est divine. Si vous êtes de sages parents, c'est ainsi que vous aimerez et comprendrez vos enfants, et même que vous leur pardonnerez quand des malentendus temporaires auront paru vous séparer. L'enfant est dépourvu de maturité et ne comprend pas la profondeur des relations entre enfant et père; il éprouve donc souvent un sentiment de séparation coupable quand il ne reçoit pas la pleine approbation de son père; mais un véritable père n'est jamais conscient d'une telle séparation. Le péché est une expérience de la conscience des créatures; il ne fait pas partie de la conscience de Dieu. Votre inaptitude ou votre répugnance à pardonner à vos semblables donne la mesure de votre immaturité, et dénote que vous n'avez pas atteint le niveau adulte de sympathie, de compréhension et d'amour. Vos rancunes et vos idées de vengeance sont directement proportionnelles à votre ignorance de la nature intérieure et des véritables aspirations de vos enfants et de vos semblables. L'amour est la manifestation de l'impulsion vitale intérieure et divine. Il est fondé sur la compréhension, entretenu par le service désintéressé et accompli dans la sagesse.

    Vous devriez comprendre dès maintenant que la miséricorde est une qualité de croissance. Vous devriez réaliser qu'il y a une grande récompense sous forme de satisfaction personnelle à être d'abord juste, puis équitable, puis patient, puis bon. Ensuite, en vous appuyant sur cette base, vous pouvez, si vous le choisissez et si vous l'avez dans votre coeur, faire le pas suivant et montrer réellement de la miséricorde, mais vous ne pouvez pas manifester la miséricorde isolément et par elle-même. Il faut traverser les étapes indiquées, autrement il ne peut y avoir de miséricorde authentique. Il peut y avoir patronage, condescendance ou charité — et même pitié — mais pas miséricorde. La vraie miséricorde ne vient véritablement que pour couronner magnifiquement les accessoires précédents de la compréhension de groupe, l'appréciation mutuelle, la camaraderie fraternelle, la communion spirituelle et l'harmonie divine.

    Si un ennemi vous frappe sur une joue, ne restez pas là muet et passif, mais prenez une attitude positive et tendez-lui l'autre; autrement dit, faites activement de votre mieux pour détourner des mauvais sentiers votre frère égaré et pour le ramener dans la bonne voie d'une vie droite. Réagissez positivement et dynamiquement dans toutes les circonstances de la vie. Le fait de tendre l'autre joue, ou tout autre acte typiquement semblable, exige de l'initiative et nécessite une expression vigoureuse, active et courageuse de la personnalité du croyant. Malgré tous vos murmures, vos doutes et vos mécontentements passagers, restez fidèles à vos voeux de dévotion et d'attachement à notre Maitre, même durant vos heures sombres. Et plus que tout ayez le sentiment humain d'amitié qui vous maintient unis au plus merveilleux des services, celui de proclamer l'amour de notre Père pour tous les hommes. Tout mortel désire ardemment devenir un être complet, parfait comme le Père qui est aux cieux est parfait, et une telle réalisation est possible parce qu'en dernière analyse, l'univers est vraiment paternel.

    Le Père

    La consécration aimante de la volonté humaine à l'exécution de la volonté du Père est le don le plus précieux de l'homme à Dieu. En fait, une telle consécration de la volonté de la créature constitue le seul don réellement valable qu'il soit possible à l'homme de faire au Père du Paradis.

    Chez Dieu le Père, les actes de libre arbitre ne sont ni gouvernés par son pouvoir ni guidés par le seul intellect; dans toutes ses vastes relations familiales avec les créatures du temps, le Dieu des univers est gouverné par le sentiment divin : c'est dans le fait d'aimer et d'être aimé que cette tendre nature trouve sa plus forte expression et sa plus grande satisfaction. L'amour paternel a une intention unique et recherche toujours ce qu'il y a de meilleur dans l'homme, comme un enfant unique du Père Universel, un enfant sans pareil dans l'infinité, une créature volitive irremplaçable dans toute l'éternité.

    Ceux qui connaissent Dieu ont expérimenté le fait de sa présence. Ces mortels connaissant Dieu possèdent dans leur expérience personnelle la seule preuve positive de l'existence du Dieu vivant qu'un être humain puisse offrir à un autre. L'existence de Dieu dépasse complètement toute possibilité de démonstration, si ce n'est par le contact entre la conscience de Dieu dans le mental humain et la présence de l'Esprit intérieur qui habite l'intellect mortel et qui est effusé sur l'homme à titre de don gratuit du Père Universel.

    Tôt ou tard, toutes les personnalités de l'univers commencent à se rendre compte que la recherche finale de l'éternité est l'exploration sans fin de l'infinité, le voyage de découverte qui n'aura jamais de fin dans l'absoluité de la Source-Centre Première. Tôt ou tard, nous nous rendons tous compte que la croissance des créatures est proportionnelle à leur identification avec le Père. Nous en venons à comprendre que le fait de vivre la volonté de Dieu est le passeport éternel pour les possibilités sans fin de l'infinité elle-même. Les mortels comprendront, un jour, que la réussite dans la recherche de l'Infini est directement proportionnelle au degré atteint de ressemblance avec le Père, et, qu'au cours du présent âge de l'univers, les réalités du Père sont révélées dans les qualités de divinité. Et ces qualités de divinité sont acquises personnellement par les créatures universelles qui font l'expérience de vivre divinement, et vivre divinement signifie vivre effectivement la volonté de Dieu.

    Pour les créatures finies, matérielles et évolutionnaires, une vie basée sur le fait de vivre la volonté du Père conduit directement à la suprématie de l'esprit dans le cadre de la personnalité et rapproche un peu plus ces créatures de la compréhension du Père-Infini. La vie ainsi centrée sur le Père est fondée sur la vérité, sensible à la beauté et dominée par la bonté. La personne qui connaît ainsi Dieu est intérieurement éclairée par l'adoration et extérieurement dévouée au service sincère de la fraternité universelle de toutes les personnalités, un ministère de service rempli de miséricorde et motivé par l'amour. En même temps, toutes ces qualités de vie sont unifiées dans la personnalité évoluante sur des niveaux toujours ascendants de sagesse cosmique, de réalisation de soi, de découverte de Dieu et d'adoration du Père.

    Tout mortel qui suit consciemment ou inconsciemment les directives de son Esprit intérieur vit conformément à la volonté de Dieu. La conscience de la présence de l'Esprit est la conscience de la présence de Dieu.

    Le Seigneur notre Dieu est un Seigneur unique, et vous devriez l'aimer de toute votre pensée et de tout votre coeur en faisant de votre mieux pour aimer tous ses enfants comme vous vous aimez vous-mêmes. Ce Dieu unique est notre Père céleste en qui toutes choses subsistent et qui habite, par son esprit, dans toute âme humaine sincère. Nous, qui sommes les enfants de Dieu, nous devrions apprendre à lui confier la garde de notre âme comme à un Créateur fidèle. Avec notre Père céleste, toutes choses sont possibles. Il en est nécessairement ainsi, puisqu'il a créé toutes les choses et tous les êtres. Bien que nous ne puissions voir Dieu, nous pouvons le connaître. En vivant quotidiennement la volonté du Père qui est aux cieux, nous pouvons le révéler à nos semblables. le Père Universel participe directement à la lutte de la personnalité de toutes les âmes imparfaites du vaste univers qui cherchent, avec l'aide divine, à faire l'ascension des mondes d'en haut spirituellement parfaits.

    Le Jésus humain voyait Dieu comme étant saint, juste et grand, aussi bien que vrai, beau et bon. Il focalisa dans son mental tous ces attributs de la divinité en tant que « volonté du Père qui est aux cieux ». Le Dieu de Jésus était simultanément « le Saint d'Israël » et « le Père qui est aux cieux vivant et aimant ». Le concept de Dieu en tant que Père n'était pas originel chez Jésus, mais il exalta et éleva l'idée au niveau d'une expérience sublime en accomplissant une nouvelle révélation de Dieu et en proclamant que toute créature mortelle est un enfant de ce Père de l'amour, un fils de Dieu. Nous ne pouvons rien faire de plus utile que de répéter que Dieu est notre Père et que nous sommes tous ses enfants. planétaires.

    L'Appel

    Désormais, si vous voulez avoir votre place dans la fraternité des fils de Dieu nés d'esprit, assumez les obligations de la filiation, et suivez-nous. N'imaginez pas que le monde vous traitera mieux qu'il n'aura traité notre Maitre. Si vous l'aimez, préparez-vous à prouver cette affection en acceptant de faire le sacrifice suprême — l'aventure d'établir, par la foi, la fraternité de notre Père du Paradis dans le coeur des hommes, de bâtir notre fraternité spirituelle des fils du Dieu vivant avec les âmes de tous ceux qui croient à la bonne nouvelle de notre filiation avec le Père de tous les esprits. Nous ne voulons pas enlever ce que vous tenez de vos ancêtres, mais nous voulons vous montrer la vision complète de ce que vos pères n'ont vu qu'en partie.

    Vous savez tous que nous avons un seul Père au ciel et qu'il n'existe qu'un seul évangile du royaume — la bonne nouvelle du don de la vie éternelle que les hommes reçoivent par la foi. En vous réjouissant dans votre fidélité à l'évangile, priez le Père de la vérité de répandre dans votre coeur un nouvel et plus grand amour pour vos frères. Il vous faut aimer tous les hommes comme Jésus nous a aimés : il vous faut servir tous les hommes comme Jésus nous a servis. Avec une sympathie compréhensive et une compréhension fraternelle, considérez comme vos compagnons tous vos frères consacrés à la proclamation de la bonne nouvelle, qu'ils soient chrétiens ou sans dénomination, philosophes ou laïcs, de l'occident ou de l'orient. L'Esprit de Vérité est répandu dans l'âme de tous les hommes, les frères et soeurs de Jésus qui ont si généreusement consacré leur vie à l'illumination de leurs compagnons plongés dans les ténèbres spirituelles. Vous êtes tous des enfants de lumière; ne trébuchez donc pas dans l'enchevêtrement de la mésentente due à la méfiance et à l'intolérance humaines. Si, par la grâce de la foi, vous êtes ennoblis jusqu'à aimer les incroyants, ne devriez-vous pas aussi aimer également vos compagnons croyants de la grande famille de la foi ? Rappelez-vous que, dans la mesure où vous vous aimerez les uns les autres, tous les hommes sauront que vous êtes les disciples de Jésus. Allez donc dans le monde entier proclamer à toutes les nations et races cet évangile de la paternité de Dieu et de la fraternité des hommes, et soyez toujours sages dans le choix de vos méthodes pour présenter la bonne nouvelle aux différentes races et tribus de l'humanité. Vous avez reçu libéralement cet évangile du royaume; vous apporterez libéralement la bonne nouvelle de la fraternité des hommes à toutes les nations. Ne craignez pas la résistance du mal, car notre Maitre Fils Créateur est avec vous pour toujours, même jusqu'à la fin des âges.

    De même que Jésus a révélé le Père, de même vous révèlerez l'amour divin, non simplement avec des paroles, mais dans votre vie quotidienne. Il vous envoie non pour aimer l'âme des hommes, mais plutôt pour aimer les hommes. Il ne suffit pas que vous proclamiez les joies du ciel; il faut aussi que vous démontriez les réalités d'esprit de la vie divine dans votre expérience quotidienne, puisque vous avez déjà, par votre foi, la vie éternelle comme don de Dieu. Puisque vous avez la foi, avec le pouvoir d'en haut qui est l'Esprit de Vérité, vous ne cacherez pas votre lumière derrière des portes fermées; vous ferez connaître à toute l'humanité l'amour et la miséricorde de Dieu. Si par peur vous fuyez maintenant devant les faits d'une expérience désagréable, faites appel à l'Esprit de Vérité, et vous irez bravement et joyeusement au-devant des nouvelles expériences où vous proclamerez la bonne nouvelle de la vie éternelle dans le fraternité spirituelle de Dieu. Votre mission dans le monde est basée sur le fait que Jésus a vécu parmi nous une vie révélant Dieu, sur la vérité que nous sommes les fils de Dieu. Cette mission se concrétisera dans la vie que vous vivrez parmi les hommes — l'expérience effective et vivante d'aimer les hommes et de les servir, comme Jésus nous ai aimés et servis. Que la foi révèle votre lumière au monde; que la révélation de la vérité ouvre les yeux aveuglés par la tradition; que votre service expression de l'amour détruise efficacement les préjugés engendrés par l'ignorance. En vous rapprochant ainsi de vos contemporains par une sympathie compréhensive et par un dévouement désintéressé, vous les conduirez au salut par la connaissance de l'amour du Père. Les Juifs ont prôné la bonté, les Grecs ont exalté la beauté, les Hindous ont prêché la dévotion, les lointains ascètes ont enseigné le respect, les Romains ont exigé la fidélité, les chrétiens ont glorifié le Maitre; mais Jésus demande que la vie de ses disciples soit même une vie de service expression de l'amour pour vos frères dans la chair. Bénis soient ceux qui croiront même sans avoir vu avec les yeux de la chair ni entendu avec les oreilles de mortels.

    Ce que notre Père vous envoie établir dans le monde n'appartient ni à une race, ni à une nation, ni à un groupe spécial d'éducateurs ou de prédicateurs. Cette bonne nouvelle de la fraternité des hommes appartient aux croyants et aux ignorants, aux riches et aux pauvres, aux hommes libres et aux esclaves, aux hommes et aux femmes, et même aux petits enfants. Il vous faut tous proclamer cet évangile d'amour et de vérité par la vie que vous vivez dans la chair. Vous vous aimerez les uns les autres d'un amour nouveau et remarquable, comme Jésus nous a aimés. Vous servirez l'humanité avec une dévotion nouvelle et étonnante, comme Jésus nous a servis. Quand les hommes verront que vous les aimez ainsi, et combien vous les servez avec ferveur, ils percevront que vous êtes entrés par la foi dans la communauté de la fraternité spirituelle des fils de Dieu; alors, ils suivront l'Esprit de Vérité, qu'ils apercevront dans votre vie, jusqu'à ce qu'ils trouvent le salut éternel. De même que le Père a envoyé son Fils dans ce monde, Jésus vous y envoie aussi maintenant. Vous êtes tous appelés à porter la bonne nouvelle à ceux qui sont plongés dans les ténèbres. Cette bonne nouvelle de la fraternité spirituelle appartient à tous ceux qui y croient; il ne sera pas remis à la garde des seuls prêtres, pasteurs ou tous autres enseignants. L'Esprit de Vérité est sur vous et vous conduira dans toute la vérité. Donc, allez dans le monde entier proclamer la vérité de cette bonne nouvelle de la fraternité des hommes, et voyez, Jésus est avec vous toujours, même jusqu'à la fin des âges.

    Renoncez à votre intolérance et apprenez à aimer les hommes comme Jésus nous aime. Consacrez votre vie à prouver que l'amour est la plus grande chose du monde. C'est l'amour de Dieu qui pousse les hommes à chercher le salut. L'amour est l'ancêtre de toute bonté spirituelle, il est l'essence du vrai et du beau. Nourrissez les agneaux du Maitre, ne négligez pas votre service auprès des faibles, des pauvres et des jeunes. Proclamez la bonne nouvelle de la filiation avec Dieu et la fraternité avec les hommes, sans crainte ni préférence; n'oubliez jamais que Dieu ne fait pas acception de personnes. Ne prêchez pas à propos de Jésus mais servez vos semblables comme Jésus nous a servis. Pardonnez à vos compagnons mortels comme il vous a pardonnés. Laissez l'expérience vous enseigner la valeur de la méditation et le pouvoir de la réflexion intelligente. Prenez bien soin des brebis de votre Maitre. Soyez un bon et fidèle berger pour le troupeau. Ne trahissez pas sa confiance en vous. Ne vous laissez pas surprendre par l'ennemi. Restez tout le temps sur vos gardes — veillez et priez. Nourrissez les brebis du Maitre. N'abandonnez pas le troupeau. Servez d'exemple et d'inspiration à tous vos compagnons bergers. Aimez le troupeau comme Jésus nous a aimés, et consacrez-vous à son bien-être comme il a consacré sa vie à notre bien-être. Et suivez votre Maitre jusqu'à la fin. Si vous avez confiance en Jésus, ayez plus de confiance en vos frères — même en celui qui vous a offensé. Il faut que vous fassiez confiance aux autres. Soyez un conseiller sage et prévenant pour vos compagnons. Continuez à avoir confiance, car notre Maitre ne vous fera pas défaut. Soyez patients avec vos frères. Si vous voulez avoir confiance en notre Maitre, cela vous aidera à être bon pour la fraternité des croyants. Apprenez à peser les conséquences de vos paroles et de vos actes. Rappelez-vous que la récolte est conforme à la semence. Priez pour la tranquillité d'esprit et cultivez la patience. Avec la foi vivante, ces grâces vous soutiendront quand viendra l'heure de boire la coupe du sacrifice. N'ayez jamais de crainte; quand vous en aurez fini sur Terre, vous demeurerez aussi près de notre Créateur.

    Si vous voulez servir notre Maitre, servez vos frères dans la chair comme Jésus nous a servis. Ne vous lassez pas de ce bien agir, mais persévérez comme ayant reçu l'ordination de Dieu pour ce service d'amour. Quand vous aurez votre service avec Jésus sur Terre, vous servirez avec lui en gloire. Cessez de douter, et que votre foi croisse, ainsi que votre connaissance de la vérité. Croissez en Dieu comme un enfant, mais cessez d'agir d'une manière infantile. Ayez du courage; soyez forts dans la foi et puissants dans la fraternité de Dieu. Si donc vous servez notre Maitre de tout votre coeur, assurez-vous que vous vous consacrez au bien-être de vos frères terrestres avec une affection infatigable. Mêlez l'amitié à vos conseils et ajoutez l'amour à votre philosophie. Servez vos contemporains comme Jésus nous a servis, soyez fidèles aux hommes, comme Jésus veille sur nous. Soyez moins critique; espérez moins de certains hommes et diminuez ainsi l'étendue de vos déceptions. Quand vous aurez fini l'oeuvre ici-bas, vous servirez au ciel avec notre Créateur. Si vous voulez obéir au Maitre, allez parmi les ignorants et proclamez la bonne nouvelle de la fraternité des fils du Dieu des esprits. Il n'y a qu'une seule loi à observer : c'est le commandement d'aller proclamer la bonne nouvelle de la fraternité des hommes nés de l'esprit du Père. Cessez de craindre les hommes; n'ayez pas peur de proclamer la bonne nouvelle de la vie éternelle à vos semblables qui languissent dans les ténèbres et ont soif de la lumière de vérité.

    Révélez l'amour de notre Père à tous ses enfants terrestres afin que tous les hommes fasse l'expérience de la carrière de la connaissance de Dieu. Dieu nous aime et nous sommes ses fils, c'est un fait; par la foi en ces paroles, ce fait devient une vérité éternellement vivante dans votre coeur; quand, par votre foi vivante, vous devenez divinement conscients de Dieu, alors vous êtes nés d'esprit en tant qu'enfants de lumière et de vie, de cette vie éternelle grâce à laquelle vous ferez l'ascension de l'univers des univers et l'expérience de trouver Dieu, le Père au Paradis. Rappelez-vous toujours que votre mission parmi les hommes consiste à proclamer l'évangile du royaume : la réalité que Dieu est le Père des hommes et la vérité qu'ils sont ses fils. Proclamez la vérité entière de la bonne nouvelle, et non pas seulement une partie de l'évangile sauveur : votre message ne doit pas être modifié par l'expérience de la résurrection de Jésus. La filiation avec Dieu, par la foi, reste la vérité salvatrice de l'évangile de Jésus. Vous irez prêcher l'amour de Dieu et le service des hommes : ce que le monde a le plus besoin de savoir, c'est que les hommes sont les fils de Dieu et que, par la foi, ils peuvent effectivement réaliser cette vérité ennoblissante et en faire l'expérience quotidienne. L'effusion du Fils devrait aider tous les hommes à savoir qu'ils sont les enfants de Dieu, mais cette connaissance sera insuffisante s'ils n'arrivent pas à saisir personnellement par la foi la vérité salvatrice qu'ils sont les vivants fils spirituels du Père éternel. La bonne nouvelle de Jésus concerne l'amour du Père et le service de ses enfants sur Terre.

    Vous vous réjouissez de savoir que Jésus est la résurrection et la vie, mais cela ne vous servira de rien si vous n'êtes pas d'abord nés de l'esprit éternel, ce qui vous amène à posséder, par la foi, le don de la vie éternelle. Si vous êtes les fils de notre Père par la foi, vous ne mourrez jamais; vous ne périrez pas. La bonne nouvelle de paternité de Dieu et de la fraternité des hommes vous a apprise que tous les hommes sont les fils de Dieu. Il faut que cette bonne nouvelle concernant l'amour du Père céleste pour ses enfants terrestres soit apportée au monde entier. L'heure est venue de ne plus adorer Dieu dans un temple, mais en esprit et en vérité, là où vous êtes, tels que vous êtes. C'est votre foi qui sauve votre âme. Le salut est le don de Dieu à tous ceux qui croient être ses fils. Mais ne vous y trompez pas; bien que le salut soit le don gratuit de Dieu et soit offert à tous ceux qui l'acceptent par la foi, il est suivi par l'expérience de porter les fruits de cette vie spirituelle telle qu'elle est vécue dans la chair. L'acceptation de la doctrine de la paternité de Dieu implique que vous acceptiez aussi librement cette vérité corollaire de la fraternité des hommes. Or, si un homme est votre frère, il est plus encore que votre prochain, que le Père vous demande d'aimer comme vous-mêmes. Puisque votre frère appartient à votre propre famille, non seulement vous l'aimerez d'une affection familiale, mais aussi vous le servirez comme vous vous serviriez vous-mêmes. Et vous aimerez et servirez ainsi votre frère parce que, étant les frères et soeurs de Jésus, nous avons été aimés et servis par notre Fils Créateur de cette façon. Donc, allez dans le monde entier proclamer cette bonne nouvelle à toutes les créatures de chaque race, de chaque tribu et de chaque nation. L'Esprit du Fils vous précèdera, et il sera avec vous toujours.

    Vous vous réjouissez de savoir que le Fils de l'Homme est ressuscité d'entre les morts parce que vous savez par là même que nous survivrons aussi au trépas humain. Mais, pour survivre, il faut que vous soyez préalablement nés de l'esprit qui recherche la vérité et trouve Dieu. Le pain de vie et l'eau vivante sont donnés seulement à ceux qui ont faim de vérité et soif de droiture — de Dieu. Le fait que les morts ressuscitent n'est pas l'évangile de Jésus. Ces grandes vérités et ces faits universels sont tous reliés à cet évangile, parce qu'ils font partie du résultat obtenu par ceux qui croient la bonne nouvelle; ils sont englobés dans l'expérience ultérieure de ceux qui, par la foi, deviennent, en fait et en vérité, les fils perpétuels du Dieu éternel. Notre Père a envoyé son Fils dans le monde pour proclamer à tous les hommes ce salut de la filiation; de même, le Fils vous envoie au loin pour prêcher ce salut de la filiation. Le salut est un don gratuit de Dieu, mais ceux qui sont nés de l'esprit commencent immédiatement à montrer les fruits de l'esprit par leur service expression de l'amour auprès de leurs semblables. Et voici les fruits de l'esprit divin produits dans la vie des mortels nés d'esprit et connaissant Dieu : service expression de l'amour, dévouement désintéressé, fidélité courageuse, équité sincère, honnêteté éclairée, espoir vivace, confiance sans soupçons, ministère miséricordieux, bonté inaltérable, tolérance indulgente et paix durable. Si de prétendus croyants ne portent pas ces fruits de l'esprit divin dans leur vie, ils sont morts; l'Esprit de Vérité n'est pas en eux; ils sont des sarments inutiles de la vigne vivante et seront bientôt retranchés. Notre Père demande aux enfants de la foi de porter beaucoup de fruits de l'esprit. Si donc vous êtes stériles, il creusera autour de vos racines et coupera vos sarments improductifs. À mesure que vous progresserez vers le ciel dans le royaume de Dieu, il faudra de plus en plus que vous produisiez des fruits de l'esprit. Vous pouvez entrer dans le royaume de Dieu comme un enfant, mais le Père exige que vous grandissiez, par la grâce, jusqu'à la pleine stature d'un adulte spirituel. Par les fruits spirituels de votre vie, amenez les âmes à croire la vérité que l'homme est un fils de Dieu et que tous les hommes sont frères. Quand vous irez au loin proclamer à toutes les nations la bonne nouvelle de cet évangile, notre Maitre Fils vous devancera, et son Esprit de Vérité demeurera dans votre coeur.

    Aimez-vous les uns les autres comme le Fils Créateur nous a aimé, et ayez confiance les uns dans les autres. Il n'est pas bon que l'homme soit seul car nul ne vit pour lui-même, et quiconque veut avoir des amis doit se montrer amical. Ayez donc confiance et confiez-vous les uns aux autres. Le Maitre vous précèdera et vous accompagnera jusqu'à la fin. Si vous voulez obéir à la volonté de notre Père, allez enseigner à tous les peuples la bonne nouvelle de la fraternité spirituelle, le salut spirituel. Ainsi vous accomplirez la mission divine. Rappelez-vous que les croyants de toutes les religions sont tous vos frères. Ne craignez aucun homme quand vous proclamerez les vérités salvatrices de la bonne nouvelle de la famille de Dieu. Ne laissez jamais un changement dans votre travail extérieur influer sur votre obéissance. Ayez foi en Dieu jusqu'à la fin de vos jours terrestres. N'oubliez jamais que, quand vous êtes des fils de Dieu par la foi, tout travail honnête pour la filiation avec Dieu et la fraternité avec les hommes, est sacré. Rien de ce que fait un fils de Dieu ne peut être ordinaire. Donc, faites désormais votre travail comme s'il était pour Dieu. Quand vous en aurez fini sur ce monde, il y a d'autres mondes meilleurs où vous travaillerez aussi pour notre Créateur. Dans toute cette oeuvre, sur ce monde et sur d'autres, il oeuvrera avec vous et son esprit demeurera en vous.

    L'appel de Jésus Christ Michael, notre Maitre Souverain Fils Créateur, est, et sera toujours : " Je me tiens toujours auprès de vous. Venez à moi vous tous, qui peinez et qui êtes lourdement chargés, venez à moi et je vous donnerai le repos. Acceptez mon joug et écoutez-moi, car je suis vrai et loyal, et vous trouverez auprès de moi le repos spirituel pour vos âmes. Le Père n'oblige jamais personne à entrer dans le royaume, l'invitation a toujours été et restera toujours la même : si quelqu'un veut entrer, qu'il vienne et partage librement l'eau de la vie. Voici, je me tiens à la porte du coeur des hommes et je frappe; si quelqu'un veut m'ouvrir, j'entrerai, je souperai avec lui et je le nourrirai du pain de vie; nous ne ferons qu'un en esprit et n'aurons qu'un dessein; ainsi, nous serons toujours frères dans la longue et féconde tâche de rechercher le Père du Paradis. Je suis la porte, je suis le chemin nouveau et vivant; quiconque le veut peut entrer et se lancer dans la recherche sans fin, par la vérité, de la vie éternelle. " Un nombre incalculable de personnes ont mis à l'épreuve et prouvé la fiabilité de ces promesses, car elles sont vraies. La loi de l'univers est : demandez, et vous recevrez; cherchez, et vous trouverez.

    Nul homme ne nous a enseigné les vérités que nous proclamons. Cet enseignement ne vient pas de nous, mais de Celui qui nous a envoyé. Si un homme désire réellement faire la volonté de notre Père, il saura certainement si notre enseignement vient de Dieu ou si nous parlons de nous-mêmes. Quiconque parle de lui-même cherche sa propre gloire, mais, quand nous proclamons les paroles du Père, nous recherchons la gloire de celui qui nous a envoyé. Les hommes qui deviennent consciemment fils de Dieu sont les pierres humaines constituant le temple vivant de filiation qui s'élève à la gloire et à l'honneur de la sagesse et de l'amour du Père éternel des esprits. La vérité est que le royaume des cieux est la fraternité spirituelle des hommes fondée sur le fait éternel de la paternité universelle de Dieu. L'amour est contagieux; et, quand la dévotion humaine est intelligente et sage, l'amour a plus d'emprise que la haine. Mais seul l'amour authentique et désintéressé est contagieux. Si tu aimes ton prochain comme toi-même, tu sais réellement que tu es un vrai fils de Dieu, occupé à un seul devoir suprême qui s'exprime en deux grands privilèges : l'adoration sincère du Créateur infini et le service aimant rendu à ses semblables.

    Bien que la bonne nouvelle de la fraternité spirituelle ne manque jamais d'apporter une grande paix dans l'âme individuelle des croyants, il n'apportera pas la paix sur Terre avant que les hommes ne soient disposés à croire de tout leur coeur aux enseignements de Jésus et à instaurer la pratique de faire la volonté du Père comme but principal de leur vie de mortels. Mais soyez assurés que la victoire finira par couronner nos efforts conjugués pour éclairer le monde et libérer l'humanité. L'ancien ordre de choses se présente lui-même au jugement. Tous les hommes sont libres par la lumière de l'esprit qui a été répandu sur toute chair après l'ascension de notre Maitre auprès du Père qui est aux cieux. Les religions de désespoir pessimiste cherchent à se libérer des fardeaux de la vie; elles souhaitent ardemment l'anéantissement dans un sommeil et un repos sans fin : ce sont les religions de la peur et de la crainte primitives. La religion de Jésus est un nouvel évangile de foi à proclamer à l'humanité qui se débat; cette religion est fondée sur la foi, l'espérance et l'amour. La vie dans la création éternelle du Père n'est pas un repos sans fin dans l'oisiveté et un confort égoïste, mais plutôt une incessante progression en grâce, en vérité et en gloire. Chacun des nombreux, des très nombreux postes dans la maison de notre Père est une halte, une vie destinée à nous préparer à la suivante. Les enfants de lumière iront ainsi de gloire en gloire, jusqu'à ce qu'ils atteignent l'état divin où ils seront spirituellement rendus parfaits comme le Père est parfait en toutes choses. En vérité, quand notre croissance spirituelle sera accomplie, nous verrons le Père lui-même.

    Réveillez vos compagnons ! Nous avons quelque chose à leur dire : paix sur Terre et bonne volonté à tous les hommes. La volonté de Dieu concernant la fraternité spirituelle, une communauté familiale avec le Père du Paradis, est le désir des hommes de bien de tous les âges, l'espoir de toute la Terre et l'accomplissement des sages promesses de tous les prophètes. L'impulsion vers le progrès spirituel est la force motrice la plus puissante présente dans le monde; les croyants qui apprennent la vérité sont les seules âmes progressives et dynamiques sur Terre. La religion de Jésus est la plus puissante influence unificatrice que le monde ait jamais connue. Cherchez d'abord la volonté de Dieu et sa droiture et, quand vous les aurez trouvés, tous les autres éléments essentiels à la survie éternelle vous seront assurés en même temps. La manière du Père est facile, le fardeau est léger, la promenade ensemble, aisée. Cette fraternité est Dieu en vous.

    Soyez parfaits ! Devenez ce que Je Suis

    “ Enlève la poutre de ton oeil avant de voir la paille chez autrui. ...Car il est très difficile de voir à travers une poutre. ” — Daniel Daniel

    Répands le réconfort partout où tu passes, et sois plein de grâce et de vérité en n'ayant que des paroles aimables qui sortent de ta bouche. On peut cultiver l'amabilité, mais la bienveillance est l'arôme de l'amitié qui émane d'une âme saturée d'amour. La bonté force toujours le respect, mais quand elle est dépourvue de grâce, elle repousse souvent l'affection. C'est seulement quand la bonté est gracieuse qu'elle exerce un attrait universel. La bonté n'est efficace que si elle est attirante. C'est en comprenant réellement les hommes que tu pourras manifester une véritable sympathie et montrer une sincère compassion. Mais ne te laisse pas aller à la pitié. Alors que ta compassion peut être illimitée, ta sympathie devrait être pratique, personnelle et constructive : apporte ton service aux âmes affligées sans accroitre leur apitoiement sur elles-mêmes.

    Tu pourrais être d'un tel secours aux hommes si seulement tu les aimais sincèrement. Aime véritablement chaque homme, chaque femme et chaque enfant, et sois un véritable ami à cause d'une perspicacité à connaître le contenu du coeur et du mental de l'homme. Sois un observateur plein d'intérêt et de finesse; deviens expert à comprendre les besoins des hommes et habile à détecter leur désirs. Ne sois jamais pressé et aie le temps de réconforter tes semblables "en passant". Arrange-toi toujours pour que tes amis se sentent à l'aise. Sois un auditeur charmant en ne tentant jamais de sonder de manière indiscrète l'âme de tes associés. Amène les hommes et les femmes à avoir une confiance illimitée en toi, parce qu'ils verront que tu as tellement foi en eux. Ne fais pas montre de curiosité envers les gens et ne manifeste jamais le désir de les commander, de les diriger, de les régenter ou de garder contact par la suite.

    Inspire une profonde confiance en soi et un solide courage à tous ceux qui jouissent de ta compagnie. Quand tu souris à une personne, celle-ci devrait ressentir une capacité accrue à résoudre ses multiples problèmes. Aime les hommes, et sagement, afin de ne jamais hésiter à être sévère avec eux quand l'occasion exige une discipline. Pour aider une personne, commence par lui demander de l'aide, de cette manière tu suscites de l'intérêt et en faisant appel aux meilleurs éléments de la nature humaine. Discerne la foi qui sauve dans chaque personne. Sois toujours prêt et disposé à interrompre ton travail ou à faire attendre quelqu'un pendant que tu pourvois aux besoins d'une créature isolée, ou même d'un petit enfant.

    De grands évènements se produiront non seulement parce que les gens auront foi en toi, mais aussi parce que tu auras une si grande foi en eux. Que ton service présente peu d'aspects professionnels, bien prévus, ou prémédités, mais dispense la santé et répands le bonheur avec naturel et grâce au cours de ton voyage à travers la vie. Circule en faisant du bien, car dans tous les âges il sied que les disciples du Maitre apprennent à soigner "au passage" : fais du bien avec désintéressement en vaquant à tes devoirs quotidiens.

    Prière

    “ Pendant que tu apprends à penser en adultes, tu devrais aussi apprendre à prier comme un enfant. Mais si tu détournes ton oreille d'écouter la loi divine, même ta prière est une abomination. Tandis que ce que le vrai fils désire et que le Père Infini veut, EST. ” — Daniel Daniel

    La sincérité d'une prière, quelle qu'elle soit, est l'assurance qu'elle sera entendue. La sagesse spirituelle et la compatibilité universelle d'une demande déterminent le moment, le mode et le degré de la réponse. Un père avisé ne répond pas à la lettre aux sottes prières de ses enfants ignorants et inexpérimentés, bien qu'en formulant des demandes absurdes, ces enfants puissent éprouver beaucoup de plaisir et réellement satisfaire leur âme.

    La partie de nos pétitions qui représente une vraie valeur spirituelle sera saisie par le circuit universel de gravité d'esprit et arrivera immédiatement et simultanément à toutes les personnalités divines intéressées. Si notre conscience donne naissance à quelque chose qui comporte une valeur spirituelle suprême, et dès que nous l'exprimons, nul pouvoir dans l'univers ne peut empêcher le message d'être projeté comme un éclair jusqu'à la Personnalité Spirituelle Absolue de toute création. Au contraire, si nos suppliques sont purement matérielles et entièrement centrées sur nous-mêmes, il n'existe aucun plan permettant à ces prières indignes de s'insérer dans le circuit d'esprit du Fils Éternel. Le contenu de toute pétition non " dictée par l'esprit " ne peut trouver aucune place dans le circuit spirituel universel. Ces requêtes purement égoïstes et matérielles tombent mortes. Elles ne s'élèvent pas dans le circuit des vraies valeurs d'esprit. Les paroles en question ressemblent " à des cuivres qui résonnent et à des cymbales qui retentissent. " C'est la pensée motivante, le contenu spirituel, qui valide la supplique humaine. Les paroles sont sans valeurs.

    Heureux les pauvres en esprit, les humbles, car les trésors de la volonté de Dieu sont à eux. Heureux ceux qui ont faim et soif de droiture, car ils seront rassasiés. Heureux les débonnaires, car ils hériteront de la Terre. Heureux les coeurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les affligés, car ils seront consolés. Heureux ceux qui pleurent, car ils recevront l'esprit d'allégresse. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les pacificateurs, car on les appellera fils de Dieu. Heureux les persécutés à cause de leur droiture, car le royaume des cieux leur appartient. Soyez heureux quand les hommes vous insulteront et vous persécuteront et diront faussement toutes sortes de méchancetés contre vous. Réjouissez-vous et soyez dans un bonheur extrême, car votre récompense sera grande dans les cieux.

    Courage !

    “ Dieu est un Père qui veut que tous ses enfants mangent des pommes pour avoir un plus beau sourire. ” — Daniel Daniel

    Si tes espoirs ne cessent d'être brisés et chacune de tes ambitions d'élévation personnelle misent en pièces, abandonneras-tu ? Si tu échoues, te relèveras-tu indomptablement pour essayer de nouveau ? Si tu réussis, conserveras-tu un équilibre bien compensé — une attitude ferme et spiritualisée — au cours de chaque effort dans la longue lutte pour briser les chaines de l'inertie matérielle, pour atteindre la liberté de l'existence spirituelle ? Les malheurs te fortifieront, les déceptions t'éperonneront, les difficultés te poseront des défis et les obstacles te stimuleront. Lève-toi, jeune homme !

    Une déception ne devrait pas être considérée comme une défaite, ni une remise à plus tard regardée comme une disgrâce et encore moins les échecs apparents du temps confondus avec les délais significatifs de l'éternité. Apprends à te délecter d'incertitudes, à te nourrir de désappointements, à t'enthousiasmer sur des défaites apparentes, à te fortifier en présence de difficultés, à faire preuve d'un courage indomptable en face de l'immensité et à exercer une foi invincible quand tu fais face au défi de l'inexplicable. Que ton cri de guerre soit : " En liaison avec Dieu, rien — absolument rien — n'est impossible. "

    Sois de bonne compagnie et affable; ouvre-toi aux autre et deviens sociable. Cultive l'acceptation d'avoir été contrarié, et ne t'attends pas toujours à gagner; sois bon perdant. Acquière une technique philosophique pour affronter les déceptions. Accepte les désappointements comme un évènement régulier et courant de l'existence humaine, en ne blâmant personne en particulier ou collectivement, pour toutes tes difficultés ou tes déceptions personnelles. Pardonne facilement en nourrissant un amour paternel. Fait franchement face aux faits; sois honnête dans ton attitude envers les situations de la vie. Apprécie de discuter de tes problèmes personnels avec tes associés immédiats, et ne refuse pas de parler de tes difficultés avec tes vrais amis et avec ceux qui t'aiment réellement. Apprends que les récompenses réelles d'une noble vie sont des prix spirituels, qui ne sont pas toujours distribués pendant cette seule courte vie dans la chair. Persiste dans le partage de ta personnalité, multiplie les raisons de bénir, accrois ta joie de vivre, augmente ta confiance et atteins un profond espoir.

    Laisse les pressions produire stabilité et certitude. Sois fidèle et sérieux, et en même temps allègre. Accepte les défis sans te plaindre et fais face sans crainte aux difficultés et aux incertitudes. Tu accrois tes fardeaux et diminues tes chances de succès en te prenant trop au sérieux. Rien n'a priorité sur le travail concernant ta sphère statutaire — le présent monde ou les suivants. Le travail de préparation pour la prochaine sphère plus élevée est fort important, mais rien n'est aussi important que de travailler pour le monde sur lequel tu vis actuellement. Mais, bien que le travail soit important, le moi ne l'est pas. Quand tu te sens important, tu perds tant d'énergie à justifier la fierté de ton égo qu'il reste peu d'énergie pour faire le travail. C'est l'importance attachée au moi et non l'importance attachée au travail qui épuise les créatures immatures. C'est l'élément moi qui épuise, et non l'effort pour aboutir. Tu peux faire une oeuvre importante si tu ne t'attribue pas d'importance. Tu peux faire plusieurs choses aussi facilement qu'une seule si tu laisses ton moi de coté. La variété est reposante, c'est la monotonie qui use et épuise. Jour après jour, la veille ressemble au lendemain — elle n'offre que l'alternative de la vie ou de la mort.

    La plantation d'une graine nécessite sa mort, la mort de tes plus chères espérances, avant que la graine puisse renaître pour porter les fruits d'une vie nouvelle et d'occasions renouvelées. Tu éprouveras moins de tristesse et de déceptions, premièrement en faisant moins de plans personnels concernant d'autres personnalités, et ensuite en acceptant ton sort lorsque tu as fidèlement accompli ton devoir.

    Si tu veux vraiment trouver Dieu, ce désir est en lui-même la preuve que tu l'as déjà trouvé. Dieu habite en toi, il est devenu ce que tu es pour pouvoir faire de toi ce qu'il est ! Abandonne l'anxiété : tes déceptions les plus difficiles à supporter sont celles qui n'arrivent jamais. La vie qu'on embrasse complètement mène à des aventures merveilleuses.

    En attendant, individuellement

    “ Plus nous faisons preuve d'espièglerie et d'humour, plus notre voyage vers le devenir est facile. Ceux qui nous ont précédés sur le sentier du devenir rient bien et fréquemment. L'humour est l'antidote divin contre l'exaltation de l'ego. Essaye, cela te plaira ! ” — Daniel Daniel

    Montrez toujours un respect adéquat pour l'expérience et les dons que possèdent vos seniors et supérieurs, et ayez toujours des égards pour les limitations et l'inexpérience de vos juniors et subordonnés. Car, au mieux, vous êtes une personnalité imparfaite de bonne foi qui bénéficie du libre choix de devenir la cocréatrice d'elle-même telle qu'elle doit être. L'orgueil de l'érudition non spirituelle est un traquenard dans l'expérience humaine; le vrai maitre maintient son intégrité intellectuelle en restant toujours un élève.

    La volonté de Dieu est tout simplement l'empressement manifesté par n'importe lequel de ses enfants à partager les réflexions venant de l'ensemble de leur expérience, au sein du monde qui les entoure. Cela se fait à travers ce prisme du mental qui caractérise la vie intérieure, où les injections de lumière de notre Père produisent leur influence transformatrice, nous permettant en tant que ses enfants, à exercer une plus grande puissance. Non, pas de la puissance à la manière dont les mortels sont enclins à le penser, mais du pouvoir réel, le pouvoir de son amour qui est le pivot sur lequel se déplace la création tout entière, évoluant désormais vers la réalisation de la souveraineté de la Suprématie, si vivement présente dans notre Fils Maitre Jésus Christ Michael.

    Amis, ne vous laissez pas décourager par les évènements imminents. Gardez une ferme emprise sur vos frères et soeurs et veillez à ce qu'ils ne vous trouvent pas abattus. Ne mettez votre confiance ni dans la vigueur de votre bras ni dans les armes d'acier. Établissez-vous sur les fondements spirituels des rochers éternels. Ne faiblissez pas devant les apparences extérieures. Restez fermes dans votre foi, et vous connaîtrez bientôt la réalité de ce que vous croyez. Soyez doux; aimez même vos ennemis. Soyez tolérants, et rappelez-vous qu'il vous a été confié bien des choses. Ne jugez pas sur les apparences; restez fermes dans votre foi quand tout semblera s'effondrer; soyez fidèles dans votre service en faveur de la fraternité spirituelle. Ne vous laissez pas ébranler par les évènements imminents. Restez impassibles, même quand vous ne pouvez voir le chemin. Soyez fidèles à votre serment de consécration. N'oubliez pas la miséricorde qui vous a fait recevoir dans la fraternité des fils de Dieu. Ne laissez personne vous dérober votre récompense éternelle. Puisque vous avez résisté aux tendances de la nature humaine, décidez d'être fermes. Si difficile que ce soit, il faut actuellement que vous marchiez par la foi et non par la vue. Ne doutez pas que soit achevée l'oeuvre qui a été commencée, et que nous nous reverrons finalement tous dans le royaume de l'au-delà. Ne vous laissez pas écraser par les choses que vous ne comprenez pas. Soyez fidèles aux affections de votre coeur, et ne mettez votre confiance ni dans les grands hommes, ni dans l'attitude changeante du peuple. Restez auprès de vos compagnons. Vous serez peut-être écrasés de déception, mais votre esprit s'élèvera au-dessus de tout ce qui pourra vous arriver. Ce que vous n'avez pas réussi à apprendre à ce jour, l'Esprit de Vérité vous l'enseignera. Recherchez les vrais réalités de l'esprit et cessez d'être attirés par des ombres irréelles et matérielles. Ne vous lassez pas de bien faire. Méfiez-vous de ceux qui font glisser les hommes sur les sentiers de la flatterie et qui les empoisonnent par les flèches du ridicule.

    Quand vous serez entièrement consacrés à faire la volonté du Père qui est aux cieux, toutes vos demandes seront exaucées, parce que vos prières seront pleinement conformes à la volonté du Père, et la volonté du Père est constamment manifeste dans tout son immense univers. Ce que le vrai fils désire et que le Père Infini veut, EST. Une telle prière ne peut rester sans réponse, et nulle autre sorte de requête ne peut être pleinement exaucée. Le cri du juste est l'acte de foi de l'enfant de Dieu qui ouvre la porte de la maison du Père où sont tenues en réserve la bonté, la vérité et la miséricorde; tous ces beaux présents attendent depuis longtemps que les fils s'approchent et se les approprient. La prière ne change pas l'attitude divine envers l'homme, mais elle change l'attitude de l'homme envers le Père invariant. C'est le mobile d'une prière qui lui donne le droit d'accès à l'oreille divine, et non le statut social, économique ou religieux extérieur de celui qui prie.

    Tous les hommes sont mes frères. Mon Père céleste ne méprise aucun être créé par ses Fils. La fraternité spirituelle, la volonté de Dieu, est ouverte à tous les hommes et à toutes les femmes. Nul ne peut fermer la porte de la miséricorde au visage d'une âme assoiffée cherchant à y entrer. Nous nous assiérons à table avec tous ceux qui désirent entendre parler de la fraternité de Dieu. Lorsque d'en haut mon Père céleste regarde les hommes, ils sont tous semblables. Ne refusez donc pas de rompre le pain avec un homme ou une femme, quelque soit sa nationalité, un riche ou un pauvre, un homme possédant des diplômes ou un homme sans formation. La porte de la fraternité, la volonté de Dieu, est grande ouverte à tous ceux qui désirent connaître la vérité et trouver Dieu.

    Je vous salue, chers amis, et je me réjouis de pouvoir tous vous rencontrer. Vous êtes mes frères et mes soeurs avec qui je travaille à mettre en lumière et en scène la volonté de Dieu. Sa volonté a toujours été notre plus grand bien, afin de faire l'expérience du fait de notre filiation avec Dieu — nous sommes tous fils et filles de notre Père, et afin de connaître la réalité de notre fraternité universelle — nous sommes tous frères et soeurs. Je suis confiant dans la foi que tout cela sera tel que je l'imagine être, mais je suis toujours prêt à accueillir une vision plus grande et plus large, et de cette manière j'ai la garantie du succès. A bientôt, DAD.

    Dernier souper

    “ La conscience de soi grandit à chaque phase du retour vers la Source qui l'a lancée dans l'expérience, et elle s'élargit de plus en plus, jusqu'à ce qu'elle ait la capacité absolue d'être entièrement son égal à l'intérieur de la Totalité plus vaste de la Source qui se contemple. ” — Daniel Daniel

    Le jeudi soir 6 avril de l'an 30, les apôtres montèrent immédiatement dans la salle du haut, tandis que Jésus s'attardait à causer avec la famille de Élie et Marie Marc qui les accueillait dans leur maison à l'occasion du dernier souper avec Jésus avant la Pâques.

    Il avait été convenu d'avance que Jésus célèbrerait cette fête seul avec ses douze apôtres, et, en conséquence, on n'avait prévu aucun serviteur pour les servir.

    Quand les apôtres eurent été conduits au premier étage par Jean Marc, le fis des Marc, ils virent une salle vaste et commode, complètement apprêtée pour le souper. Ils remarquèrent que le pain, le vin, l'eau et les herbes étaient tout prêts à une extrémité de la table. Sauf à cette extrémité où se trouvaient le pain et le vin, la longue table était entourée de treize divans pour s'étendre, exactement comme elle aurait été préparée pour la célébration de la Pâque dans une famille juive aisée.

    Tandis que les douze entraient dans cette pièce, ils remarquèrent, tout près de la porte, les cruches d'eau, les bassines et les serviettes destinées au lavage de leurs pieds poussiéreux. Aucun serviteur n'ayant été prévu pour leur rendre ce service, les apôtres commencèrent à se regarder les uns les autres dès que Jean Marc les eut quittés, et chacun se mit à penser en lui-même : Qui va nous laver les pieds ? Et chacun pensa également que ce ne serait pas lui qui assumerait ce rôle apparent de serviteur des autres.

    Tandis qu'ils se tenaient là, agitant la question dans leur coeur, ils promenèrent leur regard sur l'arrangement des sièges autour de la table et remarquèrent le divan surélevé de l'hôte d'honneur, avec un divan à sa droite et onze autres disposés autour de la table, le dernier faisant face au second siège d'honneur placé à droite du divan de l'hôte.

    Ils attendaient l'arrivée du Maitre à tout moment, mais ils étaient dans l'embarras, ne sachant s'ils devaient s'assoir ou attendre sa venue en comptant sur lui pour leur désigner leur place. Tandis qu'ils hésitaient, Judas s'avança vers le siège d'honneur à gauche de l'hôte, et signifia qu'il avait l'intention de s'y allonger à titre de convive préféré. Cet acte de Judas provoqua immédiatement une violente dispute parmi les autres apôtres. À peine Judas s'était-il emparé du siège d'honneur que Jean Zébédée prétendit occuper le second siège d'honneur, à droite de l'hôte. Simon Pierre fut tellement furieux de la prétention de Judas et de Jean à des positions de choix que, sous les regards irrités des autres apôtres, il tourna autour de la table et prit sa place sur le divan le plus bas, à la fin de la rangée, exactement à l'opposé de celui choisi par Jean Zébédée. D'autres apôtres ayant pris possession des sièges élevés, Pierre s'était décidé à choisir le plus bas non seulement pour protester contre l'orgueil indécent de ses compagnons, mais avec l'espoir qu'en entrant et en le voyant à la place la moins honorifique, Jésus le ferait monter à une place plus élevée, et déplacerait ainsi un apôtre ayant eu la présomption de s'honorer lui-même.

    Les apôtres de Jésus lors du dernier souper, la Sainte Cène La position la plus élevée et la position la plus basse étant ainsi occupées, les autres apôtres choisirent leurs places, les uns près de Judas, et les autres près de Pierre, jusqu'à ce qu'ils fussent tous installés. Sur ces divans autour de la table en forme d'U, ils étaient assis dans l'ordre suivant : à droite du Maitre, Jean; à gauche du Maitre, Judas, Simon Zélotès, Matthieu, Jacques Zébédée, André, les jumeaux Alphée, Philippe, Nathanael, Thomas et Simon Pierre.

    Ils sont réunis pour célébrer, au moins en esprit, une institution datant même d'avant Moïse et qui se référait à l'époque où leurs ancêtres étaient esclaves en Égypte. Ce souper est leur dernier rendez-vous avec Jésus, et, même dans ce cadre solennel, les apôtres, sous la conduite de Judas, sont amenés une fois de plus à céder à leur ancienne prédilection pour les honneurs, la préférence et l'élévation personnelle.

    Ils étaient encore en train de récriminer avec irritation lorsque le Maitre apparut dans l'embrasure de la porte, où il hésita un instant, tandis qu'une expression de désappointement gagnait lentement son visage. Il prit sa place sans commentaire et ne changea rien aux dispositions que les apôtres avaient prises pour les leurs.

    Ils étaient maintenant prêts pour le souper, sauf que leurs pieds n'étaient pas encore lavés et que leur humeur n'était rien moins que plaisante. A l'arrivée du Maitre, ils étaient encore en train de se faire des observations peu flatteuses les uns sur les autres, sans parler des pensées de certains d'entre eux, qui avaient suffisamment de contrôle émotif pour s'abstenir d'exprimer ouvertement leurs sentiments.

    Pendant quelques instants après que le Maitre eut pris sa place, aucune parole ne fut prononcée. Jésus promena son regard sur eux et détendit l'atmosphère avec un sourire en disant : " J'ai grandement désiré manger cette Pâque avec vous. Je voulais prendre une fois de plus un repas avec vous avant de souffrir. Sachant que mon heure est arrivée, j'ai pris des dispositions pour souper avec vous ce soir, car, en ce qui concerne demain, nous sommes tous entre les mains du Père, dont je suis venu exécuter la volonté. Je ne mangerai plus avec vous avant que vous ne siégiez avec moi dans le royaume que mon Père me donnera quand j'aurais achevé ce pourquoi il m'a envoyé dans ce monde. "

    L'art du leadership de soi spirituel

    “ Il revient à chaque individu de déterminer s'il veut ou non jouer un rôle actif et s'il veut faire partie du groupe pour la création d'une civilisation qui assiste le devenir de l'humanité et la conscience de la Terre. L'avenir de la planète et de ses habitants dépend de ces décisions individuelles. Nulle civilisation ne peut survivre longtemps à la perte de ce qu'il y a de meilleur dans sa religion, c'est pourquoi le service envers autrui est le futur de la planète. ” — Daniel Daniel

    En termes généraux, le leadership de soi est le processus de développement de la maitrise de soi — le travail rigoureux de réflexion sur soi et de croissance intérieure qui est nécessaire au contrôle effectif de son attitude et de son comportement. Vu sous l'angle spirituel, il inclut aussi le développement de la capacité de penser, de raisonner et de prendre des décisions en syntonie avec notre guide intérieur. Le leadership de soi, c'est la gestion du moi qui devrait occuper cinquante pour cent de notre temps et le meilleur de notre capacité. Et quand on le fait, les éléments éthiques, moraux et spirituels de la gestion sont inévitables. Mais en dépit de l'engagement personnel de beaucoup dans le développement de soi et pour incorporer les qualités que l'on sait être essentielles au progrès et au bon leadership, la société est loin d'être une réflexion de la bonté et de la paix que nous voudrions tant voir instaurées dans notre société et notre monde.

    Deux choses sont nécessaires dans nos efforts personnels de développement pour pouvoir générer la puissance spirituelle susceptible de vraiment transformer la société : une vision mondiale précise et une philosophie de la vie bien réglée. Nous avons l'avantage exceptionnel d'avoir accès à une nouvelle connaissance qui peut clarifier nos croyances et améliorer la précision de toutes les visions du monde qui existent. Nous savons que nous avons atteint ce but quand nous réglons notre philosophie de la vie de telle sorte que nous évaluons de manière consciente chaque pensée, chaque mot et chaque action à l'aide d'un critère invariable : « Qu'est-ce que cela fait pour l'âme humaine ? Est-ce que cela rapproche Dieu de l'homme ? Cela amène-t-il l'homme à Dieu ? » Quand notre vie est une expérience vivante qui s'occupe de significations spirituelles, d'idéaux divins et de valeurs suprêmes, et qu'elle s'engage à développer une personnalité bien équilibrée et connaissant Dieu, nous ne pouvons que devenir des serviteurs aimants de tous. Et c'est par cette transformation de nous-mêmes, lente mais progressive, qu'en tant que dirigeants nous devenons le plus efficace. Il faut du temps aux hommes et aux femmes pour effectuer des changements importants et radicaux dans leurs conceptions fondamentales sur la conduite sociale, sur les attitudes philosophiques et sur les convictions religieuses.

    La grande différence entre une philosophie religieuse et une philosophie non religieuse de la vie réside dans la nature et le niveau des valeurs reconnues, et dans l'objet des allégeances. L'évolution de la philosophie religieuse comporte quatre phases. Cette expérience peut devenir simplement conformiste, résignée à la soumission, à la tradition et à l'autorité. Ou bien, elle peut se satisfaire d'accomplissements mineurs, juste assez pour stabiliser sa vie quotidienne et se trouver alors arrêtée de bonne heure sur ce niveau occasionnel. Les mortels de ce genre croient que le mieux est l'ennemi du bien. Un troisième groupe progresse jusqu'au niveau de l'intellectualité logique, mais y stagne par suite d'esclavage culturel. Il est vraiment lamentable de voir des intelligences géantes maintenues si solidement sous l'emprise cruelle de la servitude culturelle. Il est tout aussi pathétique d'observer ceux qui troquent leur servitude culturelle contre les chaines matérialistes d'une discipline faussement qualifiée de science. Le quatrième niveau de philosophie parvient à s'affranchir de tous les handicaps classiques et traditionnels; sur ce niveau, on ose penser, agir et vivre honnêtement, loyalement, sans peur et sincèrement.

    LUMOVIVO - Civilisation Remettons nos compteurs à zéro, retrouvons notre boussole morale, procurons-nous une connaissance de première main, imaginons un nouveau modèle, conquérons notre sphère de conscience, gagnons sincèrement notre domaine d'influence, tenons à jour notre journal créatif, faisons le choix de vivre pour une cause durable, acceptons notre mission sans nous prendre au sérieux, rehaussons notre centre de gravité afin de découvrir la poésie de notre routine, trouvons un moyen de ne pas mettre en danger notre sens de l'empathie et notre capacité d'attention, sachons gérer l'imprévu, lâchons prise lorsqu'il le faut et prenons notre esprit par la main ! Recherchons une appréciation élargie des significations suprêmes, des valeurs ultimes et de la réalité absolue : construisons le temple du Père au centre de la cité, cultivons l'amitié cosmique et soyons "univers compatible" ! L'identification à l'esprit constitue le secret de la survie personnelle et détermine la destinée de l'ascension spirituelle.

    “ J’ai allumé une flamme qui est devenue un feu ardent pour une nouvelle civilisation, car il vient le Prince du Pardon, et lorsque vient le moment de faire face à tes peurs, souviens-toi que tu peux faire confiance à l’Esprit. Les clefs de la fraternité du Dieu du Paradis sont la sincérité, plus de sincérité et encore plus de sincérité. Tous les hommes possèdent ces clefs. Les hommes s'en servent — élèvent leur statut spirituel — par des décisions, plus de décisions et encore plus de décisions. Le choix moral le plus élevé est celui de la plus haute valeur possible, et toujours — dans chaque sphère et dans toutes les sphères — c'est le choix de faire la volonté de Dieu. Si un homme effectue ce choix, il est grand, même s'il n'est que le plus humble citoyen de l'univers ou même le plus insignifiant mortel de la Terre. Pour chacun de nous et pour nous tous, Dieu est approchable, le Père est accessible, la voie est ouverte, et une fois que l’homme a une vision de la réalité étendue, il lui est impossible de faire machine arrière. Le don de soi, l’illumination de la vérité, et l’apaisement des souffrances sont les chemins les plus nobles vers une conscience plus élevée. En vérité, en liaison avec Dieu rien — absolument rien — n’est impossible, et si un homme manque de sagesse, qu’il demande. L’existence sur Terre sert essentiellement à évaluer nos potentiels spirituels de survie éternelle. Notre loyauté est pesée sur des balances vivantes appréciant infailliblement les caractères. Notre progrès spirituel est mesuré et marqué sur le mur de l’éternité. Mais notez que toute l’éminence, toute la présence de l’autorité du Créateur nous est consacrée, et il n’y a rien qui demeure inconnu aux yeux du Père. Dieu comprend pleinement le besoin qu'a toute créature intelligente d'agir et d'expérimenter. ” — Daniel Daniel


     Recherche spirituelle
    L'Évangile de la famille de Dieu selon Daniel Merci !

    Ce livre présente 9999 révélations décrivant comment connaître Dieu et ressembler au Père du Paradis. Cette religion était celle que Jésus a proclamée, mais dont les enseignements ont été modifiés au cours des siècles.
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