Apprendre Sur le chemin qui conduit à ton trésor il n'y a pas que des pièges. Il y a aussi une quantité de ressources, d'aides et d'opportunités que je vais maintenant t'aider à découvrir.

Tout fonctionne comme si la vie était banale et ennuyeuse jusqu'au jour où tu as trouvé ta raison d'être et où tu t'es choisi un ou plusieurs défis. Tu étais installé tranquillement sur la berge, en train de végéter, et tu t'es embarqué dans un canot pour naviguer sur un fleuve impétueux.

A partir de ce moment, tu as dû ramer pour guider ton embarcation. Tu as rencontré des rapides, des tourbillons, des écueils et des contre-courants, des plages de sable et des sables mouvants.

Mais peut-être as-tu perçu qu'une grâce particulière t'accompagnait et que tu trouvais les ressources et les forces nécessaires pour venir à bout de chaque épreuve.

Les jours et les mois ont passé dans cette navigation et, si tu as eu le courage de continuer, tes muscles se sont développés. Ce qui te paraissait difficile ne l'est plus.

Tu as appris en faisant. Tu as reçu en donnant. Un jour est venu où, sans oublier le but de ton voyage, guider ton canot entre les récifs s'est transformé en un pur plaisir. Les embruns, l'air pur, les animaux sauvages jouant sur les berges, le ciel changeant : tout cela est maintenant pour toi un enchantement que tu n'échangerais pas pour une sieste sur la berge.

Et tu t'es souvenu : le bonheur est un chemin à emprunter, pas un but à atteindre.

Il y a une condition première pour que tu puisses bénéficier de toutes les aides que l'Univers t'envoie : c'est de t'engager pour de bon dans ta quête.

S'engager pour de bon signifie créer une situation irréversible. Si ce n'est pas irréversible, tu as toujours la possibilité de revenir à ton état antérieur. Une partie de ton énergie te tire vers l'avant, vers ta vision, pendant qu'une autre te tire vers l'arrière.

Lorsque tu auras fait le pas, définitivement, dans ton engagement, en ayant abandonné toute possibilité de retour, la Providence t'accompagnera.

Dans mes préceptes, j'ai évité jusqu'à présent de parler de “comment” ta vision pourra bien se réaliser, alors qu'il se peut que tu sois très loin d'avoir les moyens requis pour y parvenir.

Plusieurs fois il t'a été dit que la Providence viendrait à ton secours. Mais qu'est-ce que la Providence, et comment l'aider ?

La première vérité à ce sujet c'est que, en créant une vision très distante de ta situation actuelle, tu t'es inventé un méchant problème. Maintenant que tu désires cette vision plus que tout, ta situation présente t'est devenue insupportable.

La bonne nouvelle c'est que cette distance entre ta réalité et ton rêve provoque une tension en toi qui va stimuler ton énergie et ta créativité au-delà de tout ce que tu aurais pu imaginer. Du fait de cet inconfort, de cet étirement, tu vas trouver en toi et au dehors des ressources que tu ne soupçonnais même pas.

Cette Providence, c'est toi qui va la créer tant que tu sauras te maintenir en état de “manque” envers ce qui constitue le but de ton existence.

Une autre manifestation de la Providence est plus mystérieuse. C'est, par exemple, la personne qui n'a pas le premier centime pour financer le voyage dont elle rêve et qui trouve un pot rempli de pièces d'argent enterré dans son jardin.

Il t'a déjà été dit qu'il est indispensable d'écrire tes buts, de les illustrer avec des images, de les nourrir avec toute la force de ton imagination.

Un effet de cette image mentale est de mettre en route des énergies qui travaillent pour toi et dont tu ne peux savoir quand elles t'apporteront le coup de pouce décisif.

Sur terre, aucune création humaine ne peut exister qui n'ait été créée deux fois : la première dans l'imagination de quelqu'un, la deuxième dans le monde physique.

Tu ne peux pas savoir à l'avance combien de temps et combien de travail va demander la réalisation de ta vision. Tu ne le sauras que quand tu seras arrivé.

Ce qui est sûr, c'est que tu dois être prêt à maintenir ton effort quoi qu'il arrive et que la Providence permet quelquefois qu'un projet soit réalisé avec un minimum de temps et d'effort, comme “par miracle”.

Si ton projet aboutit rapidement, tu es en droit de demander : à quoi bon puisque le bonheur est dans le chemin ?

Ne t'est-il donc pas venu à l'esprit que ton but n'était qu'une étape sur la route, vers un but plus grand, et que ta vision pouvait être incluse dans une vision plus grande ?

Nous sommes limités par notre difficulté à prendre conscience de notre grandeur. Il y a en toi et en tout être humain, un réservoir de ressources et de possibilités qui ne sera jamais épuisé dans la durée d'une vie humaine.

Tu n'arriveras pas à réaliser tous les possibles de ce que tu es, et les frontières reculeront au fur et à mesure que tu avanceras.

Qu'est-ce qui t'attend au-delà des étoiles ?

Peut-être te demandes-tu quel rôle il est souhaitable de donner à l'argent dans ta quête. Dois-tu le rechercher ou le mépriser ? Te sera-t-il donné facilement ou devras-tu peiner pour l'obtenir ? L'argent peut te paraître une condition indispensable pour réaliser certains de tes rêves.

L'erreur consisterait à te focaliser sur l'obtention de cet argent au lieu de rester concentré sur ta vision.

L'argent n'est qu'un moyen et il se peut qu'il te soit donné des moyens, autres que l'argent, auxquels tu n'avais pas pensé.

Ce qui est sûr, c'est que tu n'attireras pas l'argent dont tu as besoin si tu le méprises et si tu ne t'en préoccupes pas.

Tu ne l'attireras pas non plus si tu as du mépris pour toi-même. Change l'image de ce que tu crois mériter, donne plus de valeur à ce que tu entreprends et tu verras comment l'argent vient à toi dans la même proportion.

La valeur que tu te donnes aura un effet permanent sur ta réussite et pas seulement sur ta réussite financière.

Mais comment peux-tu être sûr que tu mérites les bonnes choses qui croisent ton chemin ? La pire des folies serait de ne pas te donner la peine de ramasser la perle fine qui se trouve dans l'huître que tu viens d'ouvrir.

Crois-tu que le destin aurait mis cette perle dans tes mains si tu ne la méritais pas ?

Accepte la manne qui tombe parfois dans le désert et cesse, je t'en prie, de te demander si tu la mérites ou si elle est bonne pour toi. Tu peux te croire sans valeur et être quand même digne des cadeaux de la vie. D'autant plus que ces cadeaux sont là pour te permettre d'apporter ta contribution unique à la Création.

Sur le chemin il va te falloir une bonne dose de hardiesse et de confiance en toi. Or, on ne naît pas avec une confiance en soi définitive. Elle est comme tes muscles: si tu ne lui donnes pas d'exercice, elle s'étiole.

La meilleure façon de développer la confiance en soi est de prendre des risques.

C'est là un exercice qui est généralement peu plaisant car il suppose de faire quelque chose pour laquelle tu n'es pas très bon ou qui ne t'est pas familière.

Les gens qui n'ont pas de quête évitent de prendre des risques. Ils créent autour d'eux des remparts qui les protègent de l'imprévu, mais qui, en même temps, les enferment et les maintiennent prisonniers.

Prendre un risque est un acte de confiance en soi. Quand tu auras fait face avec succès à un petit risque, tu pourras en prendre de plus grands.

Sur un plan pratique, cela signifie que tu dois chercher à faire ce que tu crains le plus, c'est-à-dire tout le contraire de ce dont tu as envie. L'idée est d'arriver à ce que tu crois être tes limites et d'aller au delà.

Chaque fois que tu auras ce courage, tu amélioreras ta confiance en toi parce que tu découvriras que tu es capable d'infiniment plus de choses que ce que tu croyais.

Si tu n'avais pas essayé, comment aurais-tu pu le savoir ?

Au moment de fixer ton but, il se peut que tu n'aies pas la moindre idée de la route à suivre.

Tu es alors dans la situation de Mehmet, cet éleveur de chèvres du désert d'Arabie, qui décida un jour d'aller voir la mer. Dans sa tribu, personne n'était sûr de l'endroit où elle se trouvait. Mehmet ne savait donc même pas dans quelle direction partir.

Un mendiant aveugle de passage lui raconta que le sel qu'ils achetaient venaient de la mer et que sur ses bords vivaient de grands oiseaux blancs au cri disgracieux.

Mehmet s'en alla donc en sens inverse des caravanes de sel. Comme il avait entendu dire que toutes les rivières se jettent dans la mer, il suivit le cours de la première qu'il rencontra. Mais celle-ci disparaissait dans les sables du désert.

Il ne se laissa pas décourager et trouva des indices: un collier de coquillages au cou d'une jeune fille ; du poisson séché sur l'étal d'un marché ; un jouet en forme de bateau entre les mains d'un enfant.

Un jour, il entendit les cris disgracieux des mouettes, sentit dans la brise une odeur chargée de sel et découvrit enfin, avec émerveillement, l'immensité liquide.

Ces informations sur son chemin sont ce qu'on appelle des “signes”. Tous différents, chacun était cependant en relation avec la mer qu'il cherchait. Mais ils n'avaient de sens pour Mehmet que parce qu'il cherchait la mer. Ils n'auraient rien signifié s'il avait été en quête d'un point d'eau dans le désert.

Le propre des signes, c'est de ne pas être d'une lecture évidente. Un même signe peut avoir une signification pour une personne et une signification totalement différente pour une autre, selon le sens de leur quête.

Tu ne peux donc laisser le soin aux autres d'observer et d'interpréter les signes extérieurs pour toi. C'est quelque chose que tu dois apprendre à faire par toi-même.

Quant aux signes internes, toi seul peux y être attentif et les interpréter. C'est là un savoir-faire élémentaire : une bonne décision s'accompagne d'une sensation de détente. Une décision douteuse ou mauvaise est signalée par une tension. Si ta tête te dit que ton choix est bon et ton estomac qu'il est douteux: écoute ton estomac, c'est-à-dire ton intuition.

Attention de ne pas considérer, a priori, un signe comme sans importance. Un oiseau dans le ciel peut te dire autant qu'un chargement de poisson séché.

Les signes sont parfois trompeurs, comme le fleuve qui disparaît dans les sables. C'est une invitation à la prudence et non à la perte de confiance dans les signes.

Mais là où tu trouveras les informations les plus précieuses, c'est dans les réponses que te donne l'univers. Tu ne fais pas un pas sans provoquer un écho auquel il est bon que tu sois attentif. Il n'y a pas de meilleur moyen de savoir s'il y a de l'eau dans un puits profond, que d'y lancer un caillou et d'écouter s'il y a un “plouf” au bout de sa chute.

Si tu te trouves mêlé à un problème épineux, demande-toi : “Quel message ai-je choisi de ne pas entendre ?” Tu verras qu'il y a toujours eu des signes annonciateurs que tu as ignorés, et que tu aurais pu te préparer à l'épreuve ou même l'éviter.

Il s'agit là d'un enseignement très important car si tu n'utilises pas l'information que l'Univers te donne, tu seras condamné à répéter inlassablement les mêmes erreurs.

Souviens-toi que tu dois trouver les réponses par toi-même, ce qui signifie qu'il n'existe pas quelqu'un, quelque part, qui sait mieux que toi et pourra t'enseigner.

La Vie est ton professeur.

L'accoucheur de rêves peut t'aider à trouver ta vision. Peut être même pourra-t-il t'aider à “apprendre à apprendre” de la vie elle-même.

Mais ne compte pas sur lui pour te renseigner à chaque pas. S'il fait bien son travail, il te conseillera de lancer toi-même la pierre dans le puits pour savoir s'il y a de l'eau.

Il n'y a pas de route qui te conduise à ton but en ligne droite.

Pour atteindre le port, le marin doit tirer des bords avec son voilier, donnant l'impression à celui qui ne connaît rien à la navigation qu'il fait de nombreux détours inutiles. Mais le marin n'atteint sa destination que parce qu'il corrige sa course tout le temps.

De même devras-tu apprendre à naviguer au plus près du vent, en utilisant les courants à ton avantage. Cela suppose de faire des détours si le vent change ou si tu rencontres des rochers. Cette image s'applique aussi à ta quête. Trop souvent tu voudrais arriver droit au but. Tu le vois si proche et il te faut faire tant de détours !

Mais il serait absurde de vouloir faire abstraction des rochers qui sont comme les épreuves de ton existence. Reconnais ce qui arrive, traverse-le, dépasse-le et cela restera derrière toi.

Tu peux aussi prendre plaisir aux détours et songer à tous les impatients qui se sont épuisés ou fracassés, parce qu'ils n'ont pas appris à parler le langage de la mer. Ils ont résisté contre le courant, lutté avec les rochers et n'ont pas su danser avec le vent.

Tu peux être capable de réussir beaucoup, à condition de croire suffisamment en toi et en ta vision.

Tout au long de l'histoire de l'humanité, des êtres humains ont réalisé des choses qui semblaient a priori impossibles à leurs contemporains. N'écoute donc pas ceux qui te diront que ce que tu poursuis est impossible. Ils ne font que projeter sur toi leur vision étroite d'eux-mêmes et de la création.

Tu peux lorsque tu crois pouvoir.

Crois-tu que le premier être humain à s'aventurer au delà des colonnes d'Hercule savait ce qui l'attendait ? Pourtant, il a agi comme s'il connaissait déjà le pays de l'ivoire et de l'ébène. Il est parti comme s'il savait comment faire et comme s'il était sûr d'y arriver. Sinon aucun être humain d'équipage n'aurait accepté de le suivre.

Engage-toi sur la route avec hardiesse et agis avec certitude jusqu'au bout. C'est comme cela que l'être humain a réalisé tous ses exploits depuis les origines.

Peut-être te demandes-tu si faire des plans d'action augmenterait tes chances de réussite dans ta quête.

Darius, Roi des Perses, avait fait le rêve de reconstruire les merveilleux jardins suspendus de Sémiramis à Babylone. Ses architectes lui avaient présenté des plans et il avait commencé à faire réunir les matériaux pour réaliser cet oeuvre dont la vision enchantait son esprit.

Il n'avait pas prévu qu'un grec nommé Alexandre le chasserait de son trône.

Faire des plans est une bonne façon de prendre tes objectifs au sérieux et de réunir les ressources nécessaires pour les réaliser. Mais, à la vérité, les plans ne fonctionnent jamais comme on les avait prévus.

Si, malgré tout, tu fais des plans, tes chances d'arriver à tes fins augmenteront considérablement.

Je t'ai donné le conseil de ne pas utiliser ta vision comme sujet de conversation banale. Cela ne signifie pas qu'il te faut garder tes buts secrets pour toujours et pour tout le monde.

En fait, il y a une étape où ta vision est vulnérable car tu n'es pas encore sûr de toi et tu pourrais être victime des étouffe-rêves.

Mais quand ta vision a grandi en toi et qu'elle est devenue suffisamment forte, tu peux en parler pour trouver les soutiens dont tu as besoin.

Une autre raison pour en parler est de t'assurer, avant de te lancer, que ta décision ne causera pas de tort à ceux qu'elle affecte directement.

Peut-être y a-t-il parmi tes proches un esprit semblable au tien qui saura t'encourager dans ta quête. Souviens-toi qu'un véritable ami n'est pas quelqu'un qui prétend savoir mieux que toi ce que tu dois faire. C'est quelqu'un que tu crois quand il t'affirme qu'il te sait capable de réussir ce que tu veux.

Tes chances seront multipliées si une seule personne, en qui tu as confiance, croit en toi.

Quand tu regardes autour de toi et que tu vois la réussite des autres, tu te demandes peut-être quel est le secret qui te permettrait d'y arriver aussi bien qu'eux.

Ce traité t'a livré une grande partie de ces secrets, afin que tu puisses te joindre au choeur des créateurs talentueux et responsables.

Mais il y en a un sur lequel je n'ai pas assez insisté: c'est la vertu de la persévérance.

Au long des millénaires, les exemples illustrant ce principe sont innombrables et tu as déjà entendu l'histoire du chercheur d'émeraudes de Golconde qui abandonna son effort à deux doigts de la pierre fabuleuse qui fit la fortune de son remplaçant.

La réussite t'appartiendra si tu n'abandonnes jamais. Tu dois être convaincu que lorsqu'une porte se ferme, une autre s'ouvre.

Si on te refuse l'aide que tu demandes, ne le prends pas personnellement : continue à demander jusqu'à obtenir ce que tu désires. Chaque fois que tu rencontreras un “NON” et que tu continueras, tu deviendras plus fort.

N'écoute jamais en toi la petite voix qui te dit : “Tu n'y arriveras pas”. Ce n'est pas ta voix, mais celle de l'étouffe rêves, trop heureux de se faire entendre.

Le moment où tu es le plus découragé est peut-être celui où tu es le plus près de ton but.

Ne dévie pas de ton intention initiale. Relève-toi après chaque chute. Sois patient et obstiné. Puise des forces dans ta raison d'être et entretiens ta vision. Tu te retrouveras du côté de ceux que tu admirais.

Tu seras peut-être tenté d'abandonner ta quête parce que certains problèmes te paraîtront insolubles. Tu te diras : “Ce n‘est pas la peine. J'ai visé trop haut. Ce n'est pas faisable.”

J'ai vu comme cela, au fil des siècles, des gens se noyer dans un verre d'eau. Ils passaient leur vie à fondre du plomb en espérant le transformer en or, alors que pour cela il aurait suffi qu'ils vendent ce plomb.

Sache que tout problème comporte une solution, mais que tu ne peux espérer résoudre un problème avec le même mode de pensée qui l'a créé.

Face à des échecs répétés, tu as appris à persévérer. Cela ne veut pas dire continuer inlassablement à te lancer contre la vitre comme une mouche attrapée au piège. Quand répéter la même chose ne te donne pas le résultat attendu, fais autre chose.

Saches aussi que la solution à ton problème doit être plus grande que le problème lui même : on n'utilise pas un petit hameçon pour attraper un gros poisson. Ne propose pas à un adulte de dormir dans le berceau d'un nouveau-né.

Une bonne façon de réussir est de concentrer ton énergie sur ce qui dépend de toi.

Je me souviens d'un être humain généreux qui, au retour d'un voyage, faisait des cauchemars en se souvenant des dégâts causés par la sécheresse dans une province du Sud. Il était préoccupé de ne rien pouvoir faire pour améliorer le sort des enfants qu'il avait vu la peau collée sur les os par la famine.

Pendant ce temps, les gens de son village vinrent lui demander sa contribution pour réparer la digue qui retenait le fleuve, mais il ne voulut rien faire parce qu'il était trop préoccupé par le sort de ces enfants mourant de faim dans le Sud.

Sa maison fut la première emportée par la crue.

Beaucoup de gens sont préoccupés par des problèmes sur lesquels ils ne peuvent avoir aucune influence et ils négligent d'agir sur ce qui est à leur portée.

Le principe qui te guide doit être inverse : commence par t'occuper de ce qui dépend directement de toi. Les résultats que tu obtiendras te permettront d'agrandir énormément ton cercle d'influence.

S'il avait suivi ce principe, notre être humain aurait un jour pu canaliser l'eau de sa rivière jusqu'à cette province du Sud, la mettant ainsi à l'abri de la sécheresse.

L'Univers a mis en l'être humain des ressources dont nul n'a encore exploré toute l'étendue. Dans nos luttes quotidiennes nous n'utilisons qu'une faible partie des trésors qui existent en nous.

Nous naissons tous différents, avec des possibilités aussi diverses que celles qui existent entre une terre à vignes et une terre à blé.

Tu n'auras pas de raison de te réjouir si tu hérites d'une riche terre à blé et n'en fais rien. De même, peut être y a-t-il en toi un bon musicien ou un magnifique jardinier ? Le germe de ce talent est ce que l'Univers t'a donné en héritage. Mais, si tu ne le cultives pas, il eut mieux valu pour toi naître avec les deux bras en moins.

Si tu ne fais rien avec ton potentiel, il ne vaut rien, il est perdu. Il est même moins que rien, car il reste coincé en travers de ta gorge et te fait mal.

C'est à toi de te cultiver et de faire fructifier les dons que l'Univers t'a donné. Combien de fois as-tu accepté que les enseignements que tu as reçus restent sans effet sur ton comportement ?

Si ton investissement ne se traduit pas par des changements dans ta vie, il aura été stérile.

Et si ce traité ne doit te servir à rien, cesses-en immédiatement la lecture.

Tu avances dans la vie, heureux des surprises du parcours et confiant dans ta réussite. Tu vises un résultat tout en étant détaché de ce résultat.

Peut-être n'as tu pas réalisé que ton bonheur d'être est déjà un résultat, et tu serais bien avisé de sentir de la gratitude pour cela.

Le sentiment de gratitude fait partie de la joie d'être en vie. Si tu vénères un Dieu, remercie-le selon les rituels appropriés. Si tu n'en vénères pas, offre ta gratitude à l'Univers. Tu seras alors dans ce que l'on appelle “état de grâce”, et tous les bienfaits seront sur toi.

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