Volonté de Dieu

*ÊTRE PARFAIT*


Liberté Ce fut l'homme, et non Dieu, qui projeta et mit à exécution la mort de Jésus sur la croix. Il est vrai que le Père refusa de s'immiscer dans la marche des évènements humains sur Terre, mais le Père du Paradis ne décréta, ne demanda, ni n'exigea la mort de son Fils telle qu'elle eut lieu sur terre. Il est de fait que tôt ou tard, et d'une certaine manière, Jésus aurait été obligé de se séparer de son corps mortel, de mettre fin à son incarnation, mais il aurait pu le faire par d'innombrables moyens sans mourir sur une croix entre deux larrons. Ces actes furent tous l'oeuvre de l'homme, et non de Dieu.

Nous sommes tous des Jonas avec une vie à vivre en accord avec la volonté de Dieu. Chaque fois que nous cherchons à esquiver le devoir présent de la vie pour courir vers des appâts lointains, nous nous mettons par là même sous la domination immédiate d'influences non dirigées par les pouvoirs de vérité et les forces de droiture. Fuir son devoir, c'est sacrifier la vérité. S'évader du service de la lumière et de la vie ne peut qu'aboutir à ces conflits angoissants avec les redoutables baleines, les monstres de l'égoïsme, qui conduisent finalement aux ténèbres et à la mort, à moins que ces Jonas ayant abandonné Dieu ne veuillent, même au fond de leur désespoir, tourner leur coeur vers la recherche de Dieu et de sa bonté. Quand ces âmes désespérées cherchent sincèrement Dieu — ayant faim de vérité et soif de droiture — rien ne peut les emprisonner plus longtemps. Si profonds que soient les abimes où nous avons pu choir, quand nous cherchons la lumière de tout notre coeur, l'esprit du Seigneur Dieu des cieux nous délivre de la captivité; les tribulations de la vie nous rejettent sur la terre ferme des occasions nouvelles pour un service renouvelé et une vie plus sage.

Dieu est amour, il doit donc être bon, et sa bonté est si grande et si réelle qu'elle ne peut contenir les choses mesquines et irréelles du mal. Dieu est si positivement bon qu'il n'y a absolument pas place en lui pour le mal négatif. Le mal est le choix immature et le faux-pas irréfléchi de ceux qui résistent à la bonté, qui rejettent la beauté et qui trahissent la vérité. Le mal est seulement la mauvaise adaptation de l'immaturité ou l'influence désintégrante et déformante de l'ignorance. Le mal est l'inévitable obscurité qui suit de près le rejet malavisé de la lumière. Le mal est ce qui est ténébreux et faux; quand il est sciemment adopté et volontairement approuvé, il devient le péché.

En nous dotant du pouvoir de choisir entre la vérité et l'erreur, notre Père céleste a créé le potentiel négatif opposé à la voie positive de lumière et de vie; mais ces erreurs du mal n'ont pas d'existence réelle tant qu'aucune créature intelligente ne les appelle volontairement à l'existence par un mauvais choix de son mode de vie. De tels maux sont élevés ensuite au rang de péchés par le choix conscient et délibéré d'une telle créature volontaire et rebelle. C'est pourquoi notre Père qui est aux cieux permet au bien et au mal de suivre ensemble leur chemin jusqu'à la fin de la vie, de même que la nature permet au blé et à l'ivraie de pousser côte à côte jusqu'à la moisson.

Lorsque nous sommes confrontés à des personnes malveillantes, nous nous posons la question pourquoi, si Dieu s'intéresse à nous, il n'enlève pas le cruel et injuste contremaitre de ce chantier ? Et nous sommes stupéfaits que Dieu puisse nous répondre que, puisque nous connaissons les voies de la bonté et que nous apprécions la justice, peut-être a-t-il rapproché de nous cet homme égaré pour que nous puissions le guider dans cette voie meilleure. Peut-être sommes-nous le sel qui doit rendre ce frère plus agréable à tous les autres hommes, du moins si nous n’avons pas perdu notre saveur. En ce moment, cet homme est notre maitre du fait que ses mauvais procédés nous influencent défavorablement. Pourquoi ne pas affirmer notre maitrise sur le mal par la puissance de la bonté et devenir ainsi le maitre de toutes les relations entre nous deux ? Dieu prédit que le bien qui est en nous pourrait vaincre le mal qui est en lui, si nous lui donnions une honnête chance de se réaliser.

Au cours de notre existence terrestre, nulle aventure n'est plus passionnante que la joie exaltante de devenir, dans la vie matérielle, le partenaire vivant de l'énergie spirituelle et de la vérité divine dans l'une de leurs luttes triomphales contre l'erreur et le mal. C'est une expérience merveilleuse et transformatrice que de devenir le chenal vivant de lumière spirituelle pour les mortels perdus dans les ténèbres spirituelles. Si nous sommes plus favorisés qu’un autre homme par la vérité, le besoin où il se trouve devrait nous mettre au défi. Nous ne sommes sûrement pas des lâches capables d'attendre au bord de la mer en regardant périr un compagnon qui ne sait pas nager. Combien l'âme de cet homme se débattant dans l'obscurité a plus de valeur que son corps se noyant dans la mer !

Nul homme n'est un étranger pour qui connaît Dieu. Dans l'expérience de trouver le Père qui est aux cieux, on découvre que tous les hommes sont frères, et n'est-il pas naturel que l'on éprouve de la joie à rencontrer un frère récemment découvert ? Lier connaissance avec ses frères et soeurs, connaître leurs problèmes et apprendre à les aimer, c'est l'expérience suprême de la vie.

La volonté de Dieu est la voie de Dieu, et cette voie est une association avec le choix de Dieu devant chaque alternative potentielle. Par conséquent, faire la volonté de Dieu est l'expérience progressive qui consiste à devenir de plus en plus semblable à Dieu, Dieu étant la source et la destinée de tout ce qui est bon, beau et vrai. La volonté de l'homme est la voie de l'homme, la somme et la substance de ce que le mortel choisit d'être et de faire. La volonté est le choix délibéré d'un être conscient qui mène à la conduite décidée et basée sur la réflexion intelligente.

Le fait de discerner des significations supérieures et morales ou de choisir des valeurs spirituelles et éternelles est un pouvoir de discrimination spirituelle et de choix de la vérité qui fait de l'homme mortel un être moral, une créature dotée des attributs de la responsabilité spirituelle et du potentiel de survie éternelle. C'est l'absence de ces pouvoirs mentaux chez les animaux qui rend impossible pour toujours au monde animal de développer un langage avec le temps, ou d'expérimenter quoi que ce soit d'équivalent à la survie de la personnalité dans l'éternité. Il n’existe donc pas de transmigration des âmes humaines dans les corps d'animaux.

Les volontés humaines qui s'occupent uniquement de prendre des décisions temporelles se rapportant seulement aux problèmes matériels de l'existence animale sont condamnées à périr en leur temps. Ceux qui prennent des décisions morales sincères et font des choix spirituels inconditionnels s'identifient ainsi progressivement avec l'esprit intérieur et divin, et se transforment de plus en plus en valeurs de survie éternelle — une progression sans fin de services divins.

La volonté est la manifestation du mental humain qui permet à la conscience subjective de s'exprimer objectivement et de faire l'expérience du phénomène d'aspirer à être semblable à Dieu. C'est dans ce même sens que tout être humain réfléchi et orienté vers l'esprit peut devenir créatif.

L'encouragement magnifique de notre Père Infini est d'être parfait comme lui-même est parfait.

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