Daniel Vallat DAD Éditions Dons Amis LUMOVIVO Questions Contact
Daniel Éditions Utopia Merci! Amitié  FAQ's  Contact
LUMOVIVO.org


Accueil Blog Archives...
Les livres de Daniel Vallat sont fameux pour inspirer la foi... Partagez-le ! Partager sur Facebook Tweetez à propos de cette page sur Twitter Partager sur LinkedIn Partager sur Whatsapp Partager cette page à vos amis

BLOG Achives

Forces du Mal

*CATASTROPHE*


Force Message transmis le 13 février 2008 :

Notre tendance naturelle est de formuler nos connaissances par des modèles. Lorsque des faits nouveaux ne se conforment pas exactement à ces modèles, une légère modification de ces derniers suffit généralement à les préserver. Mais parfois, les faits récalcitrants s’accumulent au point que tout s’écroule et qu’une révolution intellectuelle s’avère nécessaire, après laquelle les anciens faits restent valides mais sont compris différemment, la perception de la vérité ayant changé. Non seulement la science suit en gros la progression que nous décrivons, mais en outre que le choix des hypothèses fondamentales à une époque donnée répond à des motivations sociales.

Il est difficile d’apprécier si les fissures apparues dans un édifice intellectuel sont réparables, ou sont au contraire le signe d’un effondrement; c’est si difficile que des réputations scientifiques s’y sont faites ou perdues. Après coup, il est aisé de gloser sur l’aveuglement des savants, mais sur le moment, les choses sont rarement claires et l’on peut dire que pour une révolution scientifique réussie, bien d’autres ont échoué. Ainsi, des modèles erronés de la réalité peuvent se maintenir longtemps avant de céder sous le poids des contre-preuves, et dans ce que nous tenons pour vrai aujourd’hui, des erreurs apparaîtront sans doute demain. De nombreux précédents historiques – le géocentrisme ou le créationnisme biblique, par exemple – montrent que l’humanité peut s’accrocher à des modèles faux pendant des milliers d’années et que le meilleur antidote est de les confronter sans relâche à de nouvelles expériences et observations, qui permettent de détruire les vieux préjugés mais obligent parfois à repenser les faits établis.

Une révolution est en route dans les sciences de la terre. Le catastrophisme terrestre, cette idée selon laquelle l’évolution de la vie et même les processus géologiques fondamentaux seraient contrôlés par des arrivées soudaines de matériaux spatiaux, est devenu au cours des dernières années un concept aussi important que controversé. Les preuves se trouvent non seulement dans les roches mais dans des observations astronomiques nouvelles. Le point de vue classique, défendu pendant un siècle ou plus par les géologues et biologistes, selon lequel la terre évoluerait dans un superbe isolement par rapport à son environnement, se révèle faux. Les données astronomiques qui nous enseignent une autre histoire de la terre, nous disent aussi que des cataractes de feu se sont produites au cours des derniers millénaires.

Les cataractes de feu, pour le spécialiste, sont une absurdité, et la question qu’il est intéressant d’examiner est de savoir si les données peuvent encore entrer dans les modèles admis. Car, alors que les Babyloniens ont rapporté sans équivoque la peur que leur inspiraient les choses du ciel, et ont décrit ce qu’ils voyaient en des termes laissant peu de doute sur l’aspect du danger, les interprètes modernes choisissent de rejeter cette connaissance en disant que ces observations furent imaginées.

Cet exemple n’est pas isolé et de vastes pans de données écrites sont écartés d’un revers de main parce qu’ils ne cadrent pas avec nos schémas de pensée – lesquels, rappelons-le, sont très antérieurs aux découvertes géologiques et astronomiques récentes. Cette analyse comporte une autre dimension. L’approche des savants, qui consiste à se cramponner à leurs points de vue jusqu’à ce que l’évidence leur fasse lâcher prise, est-elle moralement défendable ? Comment peut-on justifier d’entretenir des convictions inébranlables qui mettent la civilisation en péril ?

Ce qui est sûr selon l'histoire antique, c’est qu’il y eut des changements, en mieux pour les uns, en pire pour d’autres. Fait remarquable, la même époque fournit des traces claires d’un essor de la civilisation : des savoir-faire nouveaux émergent, l’écriture apparaît, une classe professionnelle se développe, toutes choses marquant le début de la période historique.

En outre, de grands travaux comme la construction des pyramides ou la mise en place de vastes réseaux d’irrigation suggèrent qu’un dynamisme sans précédent s’empare alors de la population. Les efforts engagés sont sans commune mesure avec ceux consentis auparavant, et la question incontournable est de savoir si le changement climatique y fut pour quelque chose. Mais on peut aussi se demander si cette dynamique ne fut pas la conséquence obligée d’évènements violents et imprévus, liés au changement climatique, qui auraient créé un sentiment d’urgence et d’appréhension intense.

Aucune de ces lignes de recherche ne semble avoir été sérieusement poursuivie par les archéologues et historiens modernes.

Dans cette optique, le moteur ultime de l’histoire est la course de l’être humain vers la civilisation. Mais en l’adoptant, l’archéologue et l’historien ont relégué les facteurs environnementaux au second plan. En attachant une importance si exclusive aux comportements humains, au détriment des circonstances physiques et des changements de l’environnement, le risque existe d’amputer l’histoire de ses causes profondes. En outre, les données sociologiques étant généralement limitées, et les problèmes par conséquent souvent insolubles, on peut chercher indéfiniment sans jamais se rendre compte qu’on s’est enferré dans une voie sans issue. Dans ce contexte, les chances sont donc minces de répondre à la question fondamentale suivante : existe-t-il des forces historiques plus profondes dont les symptômes de la civilisation, les réalisations techniques et sociologiques de l’être humain, la montée et le déclin des nations, seraient les effets ?

Pour clarifier la question, nous n’avons d’autre ressource que d’étudier ce qu’ont dit les anciens eux-mêmes. Et un point frappe dès l’abord : c’est l’importance que ceux-ci accordaient aux dieux. C’était vrai en Mésopotamie, c’était vrai également en Egypte au début du 3e millénaire av. JC, où l’on attribuait la fortune aussi bien que le malheur à des êtres divins d’arrivée relativement récente. Il n’est donc peut-être pas inutile d’en apprendre davantage sur ces dieux.

De fait, où que l’on pose les yeux dans le monde antique d’alors, on rencontre des mythes créationnistes selon lesquels des géants célestes se seraient jadis livré bataille et auraient dominé la terre, bataille d’ailleurs récurrente et se terminant généralement par la victoire des forces du bien.

Dans tous ces mythes anciens, les forces du mal possèdent une connotation céleste marquée; la peur intense des Mésopotamiens envers le ciel n’a donc rien d’un cas isolé. On a en fait le sentiment que le ciel antique était peuplé d’entités spéciales, l’une considérée comme menaçante, l’autre comme protectrice. La question est donc la suivante : ce dualisme céleste repose-t-il sur une base matérielle réelle, qui comporterait un aspect inoffensif et un aspect dangereux ?

Il est difficile de distinguer où finit le symbole et commence la réalité mais tout cela n’est pas sans évoquer un objet qui apparaîtrait régulièrement dans le ciel, serait enveloppé d’un long manteau blanc et pourrait, perdant sa gloire, se fragmenter en formant dans l’espace une île temporaire et une ceinture temporaire, de l’extérieur de laquelle pourraient venir d’autres menaces.

A supposer que ce genre de phénomène soit apparu effectivement dans le ciel, on comprend que, dans le monde entier, les anciens mythes à connotation cosmologique aient pu présenter des points communs.

A supposer, en outre, que ces phénomènes aient été suivis de cataractes de feu entraînant la fin de l’ordre et des lois, on peut raisonnablement s’attendre à trouver une cohérence générale dans les divers visages de l’histoire, et une certaine simultanéité dans la chute des empires, les mouvements de populations, les conflits et l’émergence des idées – sur fond, sans doute, d’une crainte profonde de ce que le ciel tenait encore en réserve. Curieusement, tel est bien le tableau général de l’histoire du monde, et bien des savants ont ruiné leur réputation à tenter d’en comprendre la cause.

Si des cataractes de feu cométaire semèrent la terreur dans le passé, il est naturel de penser que les populations aux abois durent tenter d’apaiser ces forces cosmiques incontrôlables au moyen de rites, et aussi de s’attendre à trouver les caractéristiques orbitales des comètes inscrites dans des pratiques sociales anciennes dont la signification s’est aujourd’hui perdue. La panoplie des jeux et fêtes basés sur le feu, tels que feux d’artifice, processions ardentes, roues de feu, lancers de disques allumés et autres, est répandue dans le monde entier et on remarquera que ces jeux se pratiquent surtout à mi-juin et au début de novembre – cette dernière période ayant d’ailleurs été souvent considérée comme le début de l’année calendaire dans le passé. Si aucune de ces dates n’a d’importance particulière pour l’agriculture, il se trouve en revanche qu’à ces moments-là la terre coupe l’orbite d’une comète particulièrement importante.

Ainsi, les mythes et rites anciens, qu’ils soient égyptiens, mésopotamiens ou d’autres, parlent avec force d’un conflit persistant avec le ciel et dans le ciel. Les historiens et archéologues modernes optent presque tous pour une interprétation figurée car ils pensent que les allusions à des divinités sont symboliques. Nous arrêterons là le débat pour le moment, car les raisons qui ont fait s’effondrer des empires à l’époque moderne sont clairement plus politiques que cosmiques, et il serait donc absurde de tout ramener à une explication unique; le propos, à ce stade, est simplement de démontrer qu’il existe des motifs raisonnables de douter.

Selon un tableau alternatif, les périodes de stabilité dans l’histoire, qui habituellement retiennent davantage l’attention, voient leur signification diminuer quelque peu, et ce sont les moments de chaos et de ruine qui marquent les vrais tournants de la civilisation. Entre les crises, un semblant d’ordre peut s’installer, au bout, peut-être, d’un siècle ou deux; mais une menace venue du ciel, même pour dix ans seulement, même jamais réalisée, peut suffire à détruire définitivement un équilibre social délicat.


À lire aussi :

Les messages du Blog




Participez de toutes les manières possibles à la réussite du plan "Nouvelle Civilisation" de LUMOVIVO. L’utilité d’un individu pour la société ne se mesure pas aux tâches qu’il peut faire dans ou hors du groupe social. Passez le mot en faveur du plan "Nouvelle Civilisation".


Toutes les religions du monde