Erreur Message transmis le 22 février 2008 :

La tradition religieuse est l'histoire imparfaitement conservée de l'expérience des hommes qui connaissaient Dieu dans les âges passés. Mais on ne saurait se fier à ces annales pour guider une vie religieuse ou pour disposer d'une source d'informations véridiques sur le Père Universel. Ces anciennes croyances ont été invariablement altérées, parce que les hommes primitifs étaient des bâtisseurs de mythes.

Sur Terre, l'une des plus grandes sources de confusion au sujet de la nature de Dieu provient de ce que nos livres sacrés n'ont pas réussi à faire une distinction nette entre les personnalités de la Trinité du Paradis, ni entre la Déité du Paradis et les créateurs et administrateurs des univers locaux. Au cours des dispensations passées de compréhension partielle, nos prêtres et nos prophètes n'ont pas su établir de différences claires entre les Princes Planétaires, les Souverains des Systèmes, les Pères des Constellations, les Fils Créateurs, les Chefs des Superunivers, l'Être Suprême et le Père Universel. Bien des messages de personnalités subordonnées, telles que les Porteurs de Vie et divers ordres d'anges, ont été présentés dans nos écrits comme venant de Dieu lui-même. La pensée religieuse de la Terre confond encore les personnalités associées à la Déité avec le Père Universel lui-même, de sorte que tous sont inclus sous une seule et même appellation.

Les habitants de la Terre continuent à être influencés par des concepts primitifs de Dieu et à en souffrir. Les dieux qui se conduisent en énergumènes dans la tempête, qui secouent la terre dans leur colère et frappent les hommes dans leur courroux, qui infligent le jugement de leur mécontentement aux époques de famine et d'inondation — voilà les dieux des religions primitives. Ce ne sont pas les Dieux vivants qui gouvernent les univers. De tels concepts sont des reliques des temps où les hommes supposaient que l'univers était guidé et dominé par les caprices de ces dieux imaginaires. Mais l'homme mortel commence à réaliser qu'il vit comparativement sous un régime de loi et d'ordre en ce qui concerne la politique administrative et la conduite des Créateurs Suprêmes et des Contrôleurs Suprêmes.

L'idée barbare d'apaiser un Dieu courroucé, de se rendre favorable un Seigneur offensé, de gagner les faveurs de la Déité par des sacrifices, des pénitences, et même en versant du sang, représente une religion totalement puérile et primitive, une philosophie indigne d'un âge éclairé par la science et la vérité. De telles croyances sont absolument répugnantes pour les êtres célestes et les chefs divins qui servent et règnent dans les univers. C'est un affront à Dieu de croire, de soutenir ou d'enseigner qu'il faut verser du sang innocent pour gagner ses faveurs ou détourner une colère divine fictive.

Les Hébreux croyaient que « sans versement de sang il ne pouvait y avoir de rémission des péchés. » Ils n'avaient pas pu se délivrer de la vieille idée païenne que seule la vue du sang pouvait apaiser les Dieux. Cependant Moïse avait marqué un net progrès lorsqu'il interdit les sacrifices humains et leur substitua des sacrifices cérémoniels d'animaux, appropriés à la mentalité primitive de ses disciples qui étaient des Bédouins enfantins.

L'effusion d'un Fils du Paradis sur notre monde était inhérente à la clôture d'un âge planétaire. Elle était inévitable et ne résultait pas nécessairement du dessein de gagner les faveurs de Dieu. Il advint aussi que cette effusion fut l'acte final personnel d'un Fils Créateur dans la longue aventure pour gagner par expérience la souveraineté sur son univers. Les hommes ont enseigné que le coeur paternel de Dieu, dans toute sa froideur et sa dureté austères, était si peu touché par les malheurs et les chagrins de ses créatures que sa tendre miséricorde ne pouvait se manifester avant qu'il ait vu son Fils irréprochable saigner et mourir sur la croix du Calvaire ! Quelle parodie du caractère infini de Dieu !

Si le mental fini de l'homme est incapable de comprendre comment un Dieu aussi grand et majestueux que le Père Universel peut descendre de sa demeure éternelle de perfection infinie pour fraterniser avec la créature humaine individuelle, il faut donc que l'intellect fini base son assurance de communion divine sur la vérité factuelle qu'un fragment réel du Dieu vivant réside dans l'intellect de tout mortel de la Terre pourvu d'un mental normal et d'une conscience morale. La conscience de soi est une fraction de la Déité éternelle du Père Paradisiaque. Lorsque l'âme humaine contemple cette présence de réalité spirituelle, l'homme n'a pas besoin d'aller au-delà de sa propre expérience intérieure pour trouver Dieu et s'efforcer de communier avec lui.

Le Père n'habite pas une cachette spirituelle, mais tant de ses créatures se sont dissimulées dans les brouillards de leurs propres décisions obstinées. Pour le moment, elles se sont séparées de la communion de son esprit et de l'esprit de son Fils en choisissant leurs propres voies perverses et en se laissant entrainer par l'outrecuidance de leur mental intolérant et de leur nature sans spiritualité.

Mais les habitants de la Terre doivent trouver le moyen de se délivrer de ces anciennes erreurs et de ces superstitions païennes concernant la nature du Père Universel. La révélation de la vérité sur Dieu est en cours. La race humaine est destinée à connaître le Père Universel dans toute sa beauté de caractère et avec les attributs exquis si magnifiquement dépeints par le Fils Créateur qui a séjourné sur Terre comme Fils de l'Homme et Fils de Dieu.