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Zones Tributaires

*CHAMBRES*


Zones





Lorsque l’individu applique la Relation avec l’Univers par la gratitude, l'Observation de la Source en toutes choses, et le Soutien à la Vie, ses expériences de vie révèlent alors un sens beaucoup plus profond, chaque évènement n’apparaît plus maintenant comme étant aléatoire – d’un point de vue personnel ou universel.

« Si une entité est fragmentée en pièces détachées, sa compréhension du libre arbitre est limitée à ce qui a été défini par la Hiérarchie. Si cette entité est une conscience collective réalisant son Intégrité souveraine, le principe du libre arbitre devient alors une forme de structure aussi inutile qu'un échafaudage contre une construction terminée. Quand les entités ne connaissent pas leur Intégrité, cette structure intervient comme une forme de sécurité auto-imposée. À travers le développement continuel de cet univers structuré et ordonné, les entités ont exprimé leur insécurité en définissant des frontières, des limites qui sont ainsi graduellement devenues des parties de leur Intégrité. Tels les éclats d'un magnifique vase brisé, ces fractions ne peuvent cependant révéler la beauté de l'ensemble. »

« Toutes les croyances reposent sur des systèmes d'énergie. À l'intérieur de ces systèmes d'énergie, il y a des courants qui dirigent votre expérience de vie. Vous avez connaissance de ces courants soit consciemment soit inconsciemment, et vous leur permettez de vous porter dans le royaume d'expérience qui correspond le mieux à la réalité que vous souhaitez expérimenter. Quand vous croyez : "je suis un fragment de la Source Première imprégné de SES capacités", vous vous connectez à l'énergie inhérente à cette imprégnation. Vous attirez dans votre réalité le sens de la connexion à votre Source et à tous les attributs qui y sont associés. La croyance est inséparable de vous parce que son système d'énergie est assimilé à votre propre système d'énergie et est tissé dans votre esprit comme un fil de Lumière. »

« Toute vie humaine est équipée d'un Navigateur de la Totalité qui la connecte à la Sagesse centrale. Il entraîne l'instrument humain à percevoir l'existence fragmentaire comme un chemin vers la Totalité et l'Unité. Le Navigateur de la Totalité recherche la Totalité avant tout le reste, même s'il est souvent mis sur la touche par les énergies de la structure, de la polarité, du temps linéaire, et des cultures séparatistes qui dominent cette Terre-Planète. Le Navigateur de la Totalité est le cour de la conscience de l'entité, et il sait que la racine secrète existe, même si elle peut être intangible pour les sens humains. C'est cette condition qui consiste à accepter l'interconnectivité de la Vie qui positionne la croissance spirituelle comme priorité dans notre propre vie. »

« Vous n'êtes pas l'objet du travail divin ni d'une formation méticuleuse seulement pour faire en sorte que vous puissiez profiter de la béatitude infinie et d'un bien-être éternel. Il y a un but de service transcendant à cela. Si Je vous avais conçus pour vous emmener en excursion à destination du nirvana, Je n'aurais certainement pas construit votre univers entier comme une immense et complexe école de formation, Je n'aurais pas réquisitionné une branche substantielle de Ma création en tant qu'enseignants et instructeurs pour leur faire ensuite traverser des âges et des âges à vous piloter un par un et à vous entraîner par l'expérience. L'avancement du système de progression humaine est cultivé selon Ma volonté dans le but explicite de fusionner l'espèce humaine avec d'autres espèces en provenance d'univers différents. »

Écoute !

Je tends l’oreille à un son au-delà du son
qui avance majestueusement dans les noirceurs de mes rêves,
chambres pénétrantes de lumière fossile
si anciennes qu’elle sont inondées par la vérité.

Je tends l’oreille à un son au-delà de nous
qui traverse l’échelle invisible
de l’épine de la bibliothèque orphique.
Où les livres rebelles se réjouissent de la lumière ininterrompue.
Imprimés en gris, de petits mots ayant la profondeur des sables mouvants
enjolivés avec tant de soin qu’ils
rendent l’esprit fantôme, et Dieu,
un télescope retourné sur lui-même
rêvant de nous éveillés.

Des pensées jamais écloses m’entourent
comme une régates de navires sans équipage.
Comme un léopard, j’écoute,
renversant les corps en quarantaine
rendus malades par la mousson de coeurs tranquilles.
Il y a une certaine magie
dans les battements du coeur qui peuplent le son que je cherche,
mais il est encore en dessous du battement que je veux atteindre.
Au-dessous du son de toutes choses
blottit contre l’antenne de dépistage
qui tourne leurs têtes vers le son des étoiles.

Je tends l’oreille à un son indemne,
si libre qu’il regarde droit avec la pureté de scruter
dans la noire folie du temps
semant des visions qui oscillent dans nos matrices,
portant des formes radieuses comme le substrat de notre forme.

Lorsque je regarde l’aiguille de la boussole
je vois une lame d’humilité
courbée vers une force attractive comme la pluie sauvage
dirigée vers les égaux fluviaux.
Courrant sous la terre
dans les canaux cimentés qui tremblent,
riant de nous comme si nous étions perdu
dans le monde céleste sans canal pour notre voyage.

Je tends l’oreille à un son
dans ta voix,
au-delà du terrain récuré de ta porte
où mon oreille écoute de l’autre côté.
Au-dessous de ton coeur où les mots sortent maladroitement
et la lumière consume la délicate construction des vies mélangées.
Je peux seulement écouter le son que je sais être là,
scintillant dans cette situation imprononçable et apatride
extraite des membres si innocents
qu’ils réparent la chair des coeurs.

Un jour,
hors de ce cocon de chair
je m’élèverai comme un oiseau doré aux ailes silencieuses
gracieux comme la fumée d’une flamme s’éteignant.
Je ne rêverai plus d’endroits
Caché – en secret dans les fentes du paradis
où les pieds ne laissent plus d’empreintes.

Un jour,
je marcherai dans les jardins tenant les mains
de ma création et du créateur.
Nous nous toucherons
comme les amoureux déchirés par la mort
pour dire au revoir.
Nous serons étendus dans les bras l’un de l’autre
jusqu’à ce que nous nous éveillons unis
invisibles aux autres.

Un jour,
j’isolerai la partie de moi
qui est toujours présente.
Je danserai avec elle
comme le reflet de la lune sur l’eau.
Je la retiendrai pour moi dans une longue étreinte
qui bât la perfection
dans l’hymne du gardien des chants.

Un jour,
lorsque je me recroquevillerai en moi
je rêverai à toi
cet animal fait de peau et d’os.
Je soupirerai afin de connaître encore ta vie.
Je te rechercherai
comme tu me recherche maintenant.
Quelle magie !
Gloire à l’aspiration à l’inconnu !
Celui qui recherche toujours le soi
qui trompe les apparences.
Qui rêve lui-même éveillé et endormi.
Qui sait que les deux faces du canevas
sont peintes, attendant que les autres
se moulent à nouveau.

Chapitre suivant

De cet endroit

Son coeur courrait
dans les régions sauvages des plaines désertes.
La terre gravée par le soleil dépourvu de nuages
et d’eau chantante.
Si elle écoute de près
sa main appellerais
et signalerais ses pensées sur son front.
Mais à cet endroit
elle ne pourrais seulement qu’offrir son bras au ciel
comme un arbre avec ses branches
et une fleur avec ses feuilles.

Dans le bassin poussiéreux,
le silence s’assemble comme la fumée
éclaircissant l’esprit du scélérat.
L’infidèle de pensées.
Taches de feuilles jaunes et écorces blanches
pourraient êtres vus se cachant dans les piscines de vie
entourées par les flèches de pierre rouge.
Les monuments de sables rassemblés retenus ensemble
par une quelconque autre forme de vie.
Elle n’était pas certaine.
Peut-être qu’une vie est la même qu’une autre
seulement nommée de biais.
Rattrapé par-dessous
par une quelconque main invisible qui anime
même la plus froide pierre de cet endroit.

Un sourire émerge et se perche sur son visage
buvant les chemins clairs du soleil.
Elle pourrait transpercer
un million de milles d’air en un clin d’oeil
et envoyer la fenêtre de sa chair
dans le ciel sans nuage.
Sur cet océan, un faucon navigue toujours plus près.
Elle surveille la petite tache argent
spiralée au-dessus rêvant à travers ses yeux.
Sentant les vents dorer ses ailes
dans le plus doux déploiement du temps.
Un arbre de pin à envoyé ses racines supérieures
profondément dans l’air pour pleurer sa douceur.
Elle est entrée,
planant parmi les branches
jusqu’à chaque aiguille dans leur producteur d’air.

Si étrange de sentir en vol l’attraction de la terre,
mais elle connaissait bien l’antagonisme
dans la splendeur de cet endroit.
Elle savait qu’il était établi profondément,
hébergé comme la permanence de l’encre
dans son coeur à elle.
Sous la peau, le muscle, l’os
il a combattu le simple chemin.
Quelle folie l’appelle au loin ?
Quel rêve est plus puissant que cela ?
Quel coeur bât avec plus de pureté ?

De cet endroit,
il est tellement difficile de savoir lequel est l’hôte
et lequel est l’invité.
Lequel est le bienvenu, lequel est à proscrire.
Lequel s’est retrouvé et lequel est perdu.
Lequel est profit, lequel est coût.

Elle a donné ses prières
aux gens du ciel et a attendu un nuage–
son signal pour quitter.
Elle devrait retourner à la maison
avant que le crépuscule ne s’installe et que l’oeil
doré chercher à percer le code noir.
En un simple souffle, elle retenait les anciennes voies
qui n’étaient jamais parties.
Elle les retourna vers l’extérieur
et ensuite vers l’intérieur.
Encore et encore.
Attendant son signe du ciel.
Si ce n’est pas un nuage…
alors peut-être une étoile filante.

(De toute façon, il faisait trop sombre pour les nuages)
Lorsque la première étoile jaillit, elle retint son souffle
apeurée de manquer son envol spectral.
Elle se demanda avec qui elle partagerait
sa lumière finale.
Quels autres yeux étaient divinement dirigés
vers ce moment secret ?
Était-ce ainsi leur signal de retour ?
Et qu’ont-ils trouvé
ensevelit si profondément dans un murmure de lumière
que personne ne peut en parler ?

Elle attendit avec des yeux solennels
que d’autres étoiles tombent,
pour gentiment la balayer
des aimants de cet endroit.
Si elle écoute sa main
elle laisserait un signe dans le sable fin afin qu’un autre
prenne sa place.
Il toucherait la terre
en l’honneur de sa grâce et de sa sagesse,
et deviendrait un arbre, une pierre, un faucon ou une fleur.

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Comme le chant des baleines

Ta voix s’étire lorsqu’elle parle
comme la chaleur rayonnante au-dessus du sol désertique.
Elle attire mon coeur et je me retrouve
penché sur sa source,
comme si je savais qu’elle m’amènera
toujours où tu es.
Elle m’attire vers ton souffle – le stigmate qui
contient les mots de la maison.
Elle m’attire vers la couverture
dont tu enveloppes ton âme, que tu partages si volontairement.

Si tu plongeais sous les eaux
où les baleines chantent leurs chansons
où les courants profonds emportent notre courage,
canaux libres des niveaux terrestres,
tu me trouverais là.
Écoutant la voix que j’entends en toi.
Nourrissant mon coeur dans les eaux d’aveuglement profond
où les courants existent
sans être conscients de ta présence ni de tes manières spirituelles.

Quelquefois, j’écoute si parfaitement
que j’entends ton souffle doux, former les mots
avant que tu ne les trouves.
Avant que tu ne les apportes de l’aveuglement profond de ton coeur.

J’aimerais pouvoir prendre ta main
et la laisser tenir mon coeur
pour que tu vois ce que je sais de toi.
Ainsi tu saurais
où nous vivons où nous sommes toujours.
Et tu pourrais tirer ta couverture de mots
sur nous et j’écouterais simplement
ta voix
qui honore les mots
comme le chant des baleines.

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Un autre Esprit ouvert

Il y avait un feu où la fumée se rassemble
et danse comme des rivières sans écoulement
jusqu’aux vibrations des tambours.

Quelques fois, j’aurais regardé à l’intérieur de la fumée
mais elle spirale et se recouvre elle-même
d’un manteau si opaque que je ne pourrais que pleurer.
Cela devint le masque de sa consommation.
Le rêve de sa nouvelle vie.
La peau victorieuse change constamment
et dure toujours.

Il y a eu un feu la nuit dernière
proclamant les nouvelles d’un nouveau testament
qui boit les larmes, les mensonges, les mots abominables, et même
la profonde peur qui s’attarde dessous le réversible.

Normalement je pars lors de l’appel.
Pour moi, le froid brûle trop
comme une peau marchant, perdue dans un corps
dévoré par le temps.
Quelques fois, j’aurais rêvé que c’était vivant
et il aurait flambé – vibrant soleil –
plus durable qu’un tombeau.

A l’époque du silence
il aurait communiqué comme le codicille d’un quelconque rêve sans paupière
que les mots n’auraient pu préserver.
« Le temps est venu de lever votre regard fixe
de l’éclat du feu
et de projeter votre propre ombre. »
Les mots se répéteraient dans l’oubli
comme les étoiles perdues dans le frissonnement du soleil levant.

Dans ces flammes je vois ma
consommation bonne et juste.
Dans cette fumée
je suis emmagasiné comme beaucoup de bocaux
dans un placard à balais.
Attendant de fuir.
Attirant mes pieds à s’opposer au plancher.
Luttant à l’intérieur de ces bocaux scellés afin d’atteindre la porte.

Les histoires s’échappent de la main de l’écrivain
et me poursuivent comme si je tenait seul leur vigile.
Leur âme.
Lorsqu’en fait ces histoires ne furent jamais dévoilées.
Ils n’avaient jamais trouvé les mots
pour les retenir bien qu’ils essaient sans cesse.

Les feux éblouissent la nature.
Ils investissent leur vie dans leur mort.
Mais la finalité commence toujours
par une autre finalité.
Et les rêves de l’indicible
poursuivent toujours une autre bouche,
une autre main,
un autre esprit ouvert.

Quelques fois, je compte sur l’expression errante de l’espoir,
et lui demande d’apporter les flammes au plus profond de mon coeur.
Pour brûler le sens clair d’un objectif.
Pour brûler la lézarde de l’idiot
et m’enchâssant dans sa peau de fumée.

Quelques fois, je m’offre à ces flammes
et je sais qu’elles écoutent.
Imaginant mon monde.
La réalité se fond autour de leurs parures
comme une tour de verre s’habille avec une coquille d’acier.

Quelques fois, je sens que les flammes m’envoi
des mots, des notes, des sons.
L’enchantement.
Produits d’un autre genre.
Les frêles creusets de la terre brûlent si brillamment
qu’ils peuvent éblouir les créatures fantaisistes du soleil.

Et parfois, sans même y penser,
je jette un regard furtif sur ces flammes
lorsque la fumée se retire un instant.
En ce lieu, derrière le masque, se trouve mon futur.
Notre futur.
Le futur.
Le présent est un autre monde.
Appelant une autre bouche,
une autre main,
un autre esprit ouvert.

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Pour toujours

La mémoire, comme une racine dans les ténèbres,
lumière transperçant avec sa tige
m’a trouvé.
Organisant mon monde
comme une construction de sentiments
liés à toi,
retenus pour toi, tels des écrans d’espoir.
Durant la dispersion de l’amour,
les pulsations identiques
furent notre appel
reçu dans les plus douces caresses
que deux peuvent partager.
Et tu te demandes si l’extase nous diminuera
comme pleut le soleil ou
souffle le calme.
Lorsque nous nous connaissons
dans la plus profonde voie de nos coeurs
nous pouvons seulement proférer un mot
projeté de l’esprit de la pierre : pour toujours.
Pour toujours.

Lorsque l’hiver appelle mon nom
dans le plus haut désert de lumière,
je ne perdrai pas espoir parce que je te connais
dans la plus profonde voie de mon coeur
là où je comprends les mots, pour toujours.
Instantanément guérit par tes lèvres caressantes
qui révèlent tous ce qui me torturait.
L’essoufflement des bouches
fatiguées mais animées dans les flammes de la passion
peut seulement cesser lorsque je t’aurai fait entrer
pour toujours.
Je te transporte dans cette flamme,
couleur émeraude provenant de mes rêves de toi
au-dessous des arbres à l’intérieur
où ta beauté dévore le soleil
et prend mon âme totalement au piège.
Je ne peux vraiment te connaître
séparé d’un trône.

Les esprits sont faits pour briller au-delà du tapage
des rustres poètes
qui frappent le silex sous l’eau et pleurent sans passion.
Je t’ai connu pour toujours
dans les rues seules
et la plaine tonitruante.
Dans les villages fanés et les fraîches terrasses montagneuses.
Je vous ai tous regardé
déchiré, ouvert à moi, parlant comme une rivière
qui coule sans fin.
Et j’ai attendu
comme la bouche cupide d’un océan
vous attirant plus proche de mes lèvres
pouvant ainsi vous connaître pour toujours
comme tu te vides en moi dépourvu de toute peur.

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Choses lumineuses

De choses lumineuses, j’ai si peu d’expérience
que je me pense souvent petit.
Cependant, quand je pense à toi et à tes façons lumineuses,
mon être s’enfle d’espoir et de prières
que tu permettras aux flammes de croître.

En grâce, nous sommes déchirés dans des mondes séparés
pour se trouver encore et encore,
un millier de fois, en attente de l’autre moitié.
De ne rêver de rien d’autre que de l’Union entre nous.

De choses lumineuses, je n’en ai gaspillé aucune
ni ne les ai retenues dans mon coeur, ni ne leur ai
demandé de se dissoudre en moi.
Mais quand je pense à toi, je ne désire que cela.
Et si tu dévêtais ton Soi et que tu l’observais t’observer,
tu me verrais aussi clairement que je te vois.
Non pas petit et sans valeur.
Sans peur de la peur.
Non pas incertain comme l’espace vide.
Mais lumineux comme la lumière blanche devant le prisme.

Dans mes pensées, je tiens ton coeur
sculptant le superflu
pour l’essence.
Et lorsque je la trouverai
je la tiendrai sur mon coeur et lui demanderai
de se dissoudre en moi.
Je connaîtrai les choses lumineuses
qui s’entrechoquent à travers le temps
nous apportant le désir non répertorié, insaisissable
dont nous n’avons jamais parlé.
Les mots ne sont pas assez curieux pour dire leurs noms.
L’amour seulement peut balayer leur identité
et je suis si parfaitement sans défense devant leur musique.

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Un Cercle

J’ai trouvé le miroir ancien
qui me guide.
J’ai vu ses yeux impitoyables
qui regardent sans cesse,
creusant leur chemin vers la couronne que je porte.
J’ai ressenti le feu sacré
tel un cocon embrasé
qui n’offre aucun jugement
parmi son pouvoir répandu.
J’ai ressenti l’innocente lumière.
Claire, planant sur la terre natale
où nous sommes nés, séparés
à partir d’un ordre unique.

J’ai touché les yeux doux
qui me survivent.
L’immense patience sur mon front.
J’ai offert toute ma sagesse terrestre
pour les symptômes de sa langue;
pour jeter sa semence dans les champs que je laboure.
J’ai vu le sentier du destin
rassembler son troupeau
pour le voyage vers des espaces infinis.
J’ai observé des avenirs tomber, les yeux clos
et les larmes dévorantes d’endroits déchirés.
J’ai vu la Tribu de la Lumière
replacer la montre dans la poche noire
où se produisent toutes les divisions.
Où les herbes mettent à l’abri l’humble terre
de feux éteints, mais purs.

J’ai entendu les maîtres des maîtres parler
à chaque cellule de mon corps;
traçant de nouveaux réseaux dans la chair
tel le bourreau tuant la peur.
J’ai observé les galaxies tourner
comme des roues étoilées qui spiralent vers la pensée
d’une vision sacrée.
J’ai senti mon esprit suivre
le son unique, qui est libre.
Je suis déjà disparu auparavant.

J’ai amené ce corps dans un espace intérieur
où nul ne peut voir.
Seuls les sentiments peuvent entendre le son de cet endroit.
Seul cet endroit sacré
m’a amené ici, pour retrouver le fil.
Pour voir la danse tisserande qui m’appelle
avec un millier de sons.
Qui replie mon esprit
en un cercle simple, parfaitement rond.

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Et après

J’ai relâché les gardes qui se tenaient à ma porte.
J’ai laissé les cellules se fracasser en suicide, jusqu’à ce qu’elles me prennent.
S’il restait des histoires à conter, je les entendrais.

Derrière les chutes de panique canalisée
épandant leur orgueilleuse progéniture, je peux rester caché dans le bruit.
Être invisible a ses bons côtés.
Cela garde visible la forme de vie durable
murmurant sous la méchanceté.
C’est vraiment la seule créature que je veux connaître,
avec de lumineuses manières de douce générosité, qui souffre
dans l’univers muet de l’oreille sourde.

Lorsque je suis découvert – après que je sois parti – par le coeur
d’un étranger, dont la pointe n’a pas été émoussée par l’impersonnalité,
j’ouvrirai les yeux, enlèverai la peau, éveillerai le coma du coeur.
Je mettrai de côté les personnages costumés et redresserai l’hôte
pour que son image soit vue dans des miroirs que je dresse
avec des mots semés par Dieu.
Quand ces mots sont dits,
une autre oreille écoute de l’autre côté
envoyant un faisceau de compréhension comme les lasers envoient leur lumière neutre.

La fosse commune du courage nous tient tous
dans le portail de la singularité,
le sentier Divin du recommencement.

Quelquefois, si rarement, mots et images
envoient leur signification dans les cieux et conquièrent le temps.
Mais quand ils le font
ils deviennent l’abracadabra du moment sacré.
La pantomime du désir le plus profond de l’audience.

Après, l’improbable paupière s’entrouvre,
la peau s’étiole,
et l’oeil héroïque se réveille et demeure alerte.

Après, les mots mangent la chair et laissent derrière l’amertume indigeste.
Le cadavre émotionnel mue,
une solitude insoluble.
Le moule de la séparation.

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Présence chaleureuse

Je portais jadis une amulette
qui me protégeait des pinces de l’humanité.
Elle tenait à l’écart les phalanges de loups
qui m’encerclaient comme les fantômes de Gethsamanie.
Fantômes qui, même encore
font rejouer leur mantras comme des conques.
Me tirant par la manche pour que je sorte et que je me joigne à la tribu terrestre.
Pour révéler la vaste étendue de mon chagrin
comme des graines de peuplier dans le vent.

Maintenant j’écoute et j’attend un signal.
Pour jeter un coup d’oeil furtif à l’ambivalence
inscrite pour dire ce qui a été retenu sous verrous.
Tout a été disposé dans le fourreau du câble
qui nous connecte à la Culture.
Le simple brin noir qui nous dépeint à Dieu.
L’A.D.N. qui ordonne notre image
et guide notre sélection naturelle de gênes.

Y a-t-il des murmures de chansons, vacillant
dans le sombre et menaçant tonnerre ?
Y a-t-il vraiment un soleil derrière ce mur monotone de nuages
qui font résonner un milliard de marteaux de lumière ?
Il y a de petites dents plates, qui pleurent du venin.
Il y a une clémence inviolée
dans les yeux des bourreaux, quand leurs mains s’échinent à tuer.
Mais il n’y a pas d’explication
pour les saints voyeurs qui ne sont tristes qu’avec leurs yeux.
Il n’y a qu’un chemin à suivre
lorsque vous connectez votre main et votre oeil
et que vous relâchez les fantômes.

Ce poème est l’ombre de mon coeur
et mon coeur est l’ombre de mon esprit
lequel est l’ombre de mon âme
l’ombre de Dieu.
Dieu, l’ombre d’un amas inconnu, inimaginable d’intelligence
où les galaxies sont les cellules du corps universel.
Les ombres sont-elles connectées ?
Est-ce que cet amas vaste et inconnu peut atteindre ce poème
et assembler les mots qui font une jonction sacrée ?
C’est la raison pour laquelle j’écris.
Même si je ne peux dire que cette jonction ait jamais été trouvée
(du moins, par moi).

Il est plus évident qu’une quelconque main profane
pâle de trop d’obscurité, me rejoint et me jette son chagrin.
Quelques ombres moindres ou quelques fantômes
positionnent ma main en avant-poste isolé
pour proclamer quelques luminosités déplacées.
Les fantômes tendent l’oreille pour entendre les chants lorsqu’ils murmurent.
Ils coordonnent avec des yeux scrutateurs.
Ils enlèvent la peau pour toucher la douceur du fruit.
Ils soudent les ombres en unité.

J’ai rêvé que j’avais trouvé une lettre de demande de rançon écrite de la main de Dieu
C’était écrit si petit que j’avais de la difficulté à lire son message, elle disait :
« Je tiens ton âme et, tu ne la reverras pas vivante, à moins que tu ne livres
- en de petits et anonymes poèmes – la somme de tes chagrins.»

Alors j’écris, pendant que quelque chose d’inconnu s’enroule autour de moi,
résistant à ma main, bien qu’invisible.
Encore plus de fantômes de Gethsémani qui honorent les chagrins
comme des confesseurs professionnels perdus dans leur désespoir.
Je peux toucher des fleurs de tournesol, grosses comme des rayons de lune,
mais je ne peux atteindre la somme de mes chagrins.
Ils m’échappent comme les étoiles filantes qui tombent la nuit,
derrière ma fenêtre.

Mon âme doit être nerveuse.
La rançon est trop élevée
même pour un poète qui explore le filament noir de la Culture.

Il y a quelques années, j’ai découvert
une impression – comme les anges faits dans la neige – laissée
dans l’herbe haute par quelque animal, peut-être un chevreuil ou un ours.
Lorsque je l’ai touché, j’ai ressenti la présence chaleureuse de la vie,
et non pas la froide radiation des cercles de la moisson.
Cette chaude énergie ne demeure que quelques instants
mais lorsqu’on la touche, elle dure pour toujours.
Et c’est là qu’est ma peur : que la somme de mes chagrins durera toujours
si je la touche, et même si mon âme me revient
saine et sauve, je me souviendrai de la froide radiation
et non pas de la présence chaleureuse de la vie.

Maintenant, je pleure quand les enfants chantent
et j’enterre leur présence chaleureuse dans mon coeur.
Maintenant je sens Dieu ajourné par la source d’ombres.
Maintenant, je sens qu’on tire sur ma bride,
me domptant comme un cheval sauvage devenu
soudainement soumis.

Je ne peux combattre les fantômes
ni les contrôler, ni les éloigner.
Ils m’aiguillonnent comme si un courant de lave
continuait dans l’air froid de la nuit
et n’arrêtait jamais son mouvement.
Ne cessait jamais sa recherche de l’endroit parfait pour devenir une sculpture.
Une production anonyme d’un paysage gris.

Si jamais je trouve la somme de mes chagrins
j’espère que ce sera à la tour du pont, où je peux voir
les deux côtés avant de traverser.
Où je peux voir les falsifications comme un mirage craquant
et jeter ma bride.

Je devrai être sauvage quand j’y ferai face.
Je devrai regarder sa lumière innommable et dérouler
toutes les ombres entrelacées comme des poupées de papier
et découpées dans un multivers d’expériences.
Les laisser m’entourer
et en un chorus retentissant, leur conférer leur épiphanie
pour que je paye la rançon et que je réclame mon âme.

Lorsque tous mes chagrins seront rassemblés
dans un anneau intact, je les regarderai.
Derrière eux, il y a un deuxième anneau,
plus grand et beaucoup plus puissant.
C’est l’anneau de la présence chaleureuse de la vie
lorsque les chagrins ont passé sous la source des ombres
et se transforment comme les chrysalides ordinaires
qui portent les anges iridescents.

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