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Les livres de Daniel Vallat sont fameux pour inspirer la foi... Partagez-le ! Partager sur Facebook Tweetez à propos de cette page sur Twitter Partager sur LinkedIn Partager sur Whatsapp Partager cette page à vos amis

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Décalogue

*ATTITUDE*


Céleste

La vie sur la Terre t’a été prêtée afin que tu sois heureux et que tu rendes heureux. Tous, chacun et ensemble, vous êtes appelés à abandonner des comportements qui, consciemment ou inconsciemment, provoquent des souffrances ou des injustices et à adopter des comportements qui effectivement suscitent de la joie.
  • Tu serviras un projet de vie et non de mort...

  • Parce que la vie t’a été confiée afin de la faire rayonner, tu n’attendras pas que ton prochain devienne plus convivial pour le devenir toi-même. Tu te souviendras, là où tu es, que tu as ta part de responsabilité dans l’amélioration – comme dans la dégradation de la qualité de vie de tes proches, de ton quartier, de ta région, de ton pays, de ta planète. Tu résisteras et tu t’opposeras à ce qui, dans tout projet de famille, de communauté ou de société, favorise et justifie l’exclusion des plus pauvres en biens ou en compétences, en savoir ou en pouvoir, en force de travail ou en santé, en droit de parole ou en participation à la vie civique. Ta vie comme ta propre survie en dépendent.
  • Tu ne te prosterneras devant aucune idole...

  • Tu ne prendras pas pour modèle personnel, culturel, religieux, politique ou économique un être, une tradition ou une théorie qui déshumanise ton prochain ou détruise la planète. C’est pourquoi tu ne te prosterneras pas devant les idoles que sont, par exemple : une compétition sans collaboration, une croissance quantitative sans amélioration qualitative, une quête de bénéfices financiers sans recherche de partage et de solidarité, un dogmatisme idéologique sans respect de la pluralité, un libéralisme irresponsable qu’il soit économique, scientifique, technologique, sexuel, culturel ou spirituel sans protection des plus fragilisés ou de l’environnement. Tu éviteras de communiquer ou de te laisser influencer par des informations ou des images qui favorisent la volonté de puissance ou un sentiment d’impuissance, le mépris ou l’indifférence à l’égard de ton prochain ou de l’état de la planète.
  • Tu n’accapareras pas la vie...

  • Tu n’accapareras ni n’abuseras de la vie sous aucune de ses formes. Tu créeras et tu jouiras avec discernement des innovations technologiques en favorisant celles qui améliorent la qualité de la vie sans la détruire. Tu prêteras une attention constante aux conséquences de ces innovations. Cela dit, tu accueilleras avec reconnaissance toute découverte technologique qui, par un surcroît de sécurité ou de simplicité, d’économie d’énergie ou de respect de l’environnement, améliore les conditions de travail et de vie. Quand, par une rationalisation de ton entreprise ou par une baisse des prix de ce que tu achètes, tu augmenteras tes profits ou tes liquidités, tu sauras, dans la joie, les partager autour de toi. Au lieu d’accumuler, tu réinvestiras une bonne partie de ces bénéfices en créant des activités, des postes de travail ou des lieux de service dignes ou, tout simplement, en étant généreux.
  • Tu te reposeras...

  • Tu aménageras dans ton temps de travail et de famille, de vie associative et de vie personnelle, des plages de gratuité et de convivialité, de non-production et de non-consommation, de silence et de fête. Tu te souviendras que tu ne vis pas pour travailler, mais que tu travailles pour vivre. Offre parfois, et aussi souvent que tu le peux, gratuitement du temps, des biens et des services, à ceux qui travaillent pour toi comme à ceux qui sollicitent ton travail, à tes proches comme à tes voisins, et particulièrement à ceux qui traversent une période de précarité. Tu te souviendras que ton identité n’est pas dans la production de biens ou de services rémunérés, mais dans une joie de vivre partagée.
  • Tu honoreras les transmetteurs de vie...

  • Honore ceux et celles qui, pour toi, se donnent la peine de produire des services et des biens de consommation dans des conditions de travail dignes, qui rémunèrent équitablement leurs employés et qui respectent l’environnement. N’honore pas, par ton argent ou par tes actions, les entreprises pour qui la recherche d’un profit maximal est plus importante que la vie de leurs employés. Honore par ta gratitude tous ceux et celles parents et enseignants, patrons et journalistes, politiciens et artistes qui utilisent leurs compétences et leurs ressources pour transmettre une réelle qualité de vie respectueuse de chacun et de tous.
  • Tu ne tueras pas...

  • Tu ne tueras pas les producteurs d’ici et d’ailleurs en achetant toujours ce qui est le moins cher sur le marché et en te laissant manipuler par la publicité. Tu ne feras pas avorter les nouvelles entreprises respectueuses de leurs employés et de l’environnement en leur refusant tes investissements sous prétexte qu’elles ne sont pas assez ou immédiatement rentables. Tu n’assassineras pas ton prochain ou un pays en le laissant s’écrouler sous les dettes. Au moment voulu, tu sauras lui faire grâce en renonçant à être son créancier.
  • Tu ne commettras pas d’adultère...

  • Tu ne commettras pas d’adultère avec la première entreprise venue qui voudrait te vendre ses produits sans que tu puisses savoir dans quelles conditions sociales et écologiques ils ont été fabriqués. Autant que tu le peux, reste fidèle aux producteurs, fournisseurs et distributeurs que tu peux stimuler vers plus de justice, d’équité et de protection de l’environnement. Tu ne profiteras pas de la détresse des gens pour exploiter leurs biens précieux que sont le corps, la sexualité et l’affectivité.
  • Tu ne voleras pas...

  • Tu ne voleras pas la nourriture des affamés, le travail des précarisés et les allocations aux démunis en spéculant abusivement en bourse, en recherchant systématiquement le maximum de profit en un minimum de temps et en refusant aux impôts de ton pays ta légitime contribution. Tu veilleras aussi à ne pas voler ton prochain en générant des bénéfices inconsidérés à partir de ses besoins vitaux que sont la nourriture de base et un logement décent, le droit à la santé et à l’éducation. Tu ne voleras pas non plus les générations à venir en gaspillant les ressources non renouvelables qui pourraient leur être utiles. Dès lors tu seras attentif à ton utilisation de l’énergie en privilégiant un mode de déplacement, de production et de consommation respectueux de l’environnement, afin de leur léguer un cadre de vie qui sera au moins aussi sain que celui qui t’a été prêté. Tu seras particulièrement généreux avec les organisations et les oeuvres d’entraide dont la politique financière est transparente et qui contribuent, en collaborant avec les autres, à promouvoir un développement social et écologique durable.
  • Tu ne médiras pas...

  • Tu ne mépriseras ni ne médiras des entreprises concurrentes ou des partis politiques adverses, des syndicats ou des patronats, des régions du monde plus dynamiques ou plus paralysées. Autant que tu le peux, tu chercheras le dialogue, afin que tous les acteurs sociaux soient stimulés à coopérer et à découvrir des solutions nouvelles sans perdants et pour le bien de tous. Tu combattras toute forme de mensonge dans tes réseaux de relations. Tu encourageras et tu éliras aussi des femmes et des hommes qui, sur les plans local, national et international chercheront, non pas à accroître leur propre prestige ou pouvoir aux dépens des autres, mais à servir la collectivité avec humilité et compétence en construisant un système juridique, politique et économique qui tende vers plus de justice sociale et de respect des diversités culturelles et naturelles.
  • Tu ne convoiteras pas...

  • Tu ne convoiteras pas la situation, les biens, les réussites de ton prochain. Avant tout achat, tu te demanderas si ces produits te sont vraiment nécessaires et s’ils te rendront réellement plus heureux et plus libre. Dans ta consommation de nourriture, tu privilégieras la production qui respecte les salariés et l’environnement même si elle coûte plus cher et tu éviteras parmi les produits importés, ceux qui ne profitent qu’à une minorité d’intermédiaires et n’apportent aucun bénéfice réel à ceux qui les ont fabriqués (par exemple, produits sous-payés ou provenant de monocultures appauvrissant leurs terres, politique d’exportation de fourrage pour notre bétail et notre consommation de viande au détriment d’une production de nourriture servant à l’alimentation locale). Tu te souviendras avant tout que ta valeur n’est pas dans ce que tu possèdes, mais dans ce que tu partages, pas dans ton avoir, mais dans ton être intérieur, pas dans tes accumulations, mais dans ta capacité à te réjouir de ce que tu as et à réjouir les autres.

    La mise en pratique de ce Décalogue n’est possible que si s’épanouit en toi un amour plus grand pour ton prochain comme pour toi-même, pour ta famille comme pour tes amis, pour ta société comme pour ton environnement. À toi de trouver, par le dialogue et la réflexion, la méditation ou la prière, les forces nécessaires pour transformer ton réseau de relations et tes lieux d’engagement en une aire de plus grande solidarité. Quand déjà une seule personne souffre moins, la vie sur la Terre est améliorée...

    Des maximes pour notre temps
    L’ensemble de ces paroles et de ce Décalogue peut être récapitulé par les maximes suivantes : Aime et laisse-toi aimer, alors ta vie deviendra savoureuse pour toi et tes prochains. Cherche ce qui, avec respect, relie sans exclusion, et tu vivras pleinement !

    Et Platon nous disait déjà...

    Le mot " crise " désigne une situation que nous ne pouvons pas résoudre avec nos moyens habituels. C’est pourquoi la notion de crise est intimement liée à celle de changement : il faut changer de comportement pour la dépasser. En clair, il faut savoir saisir l’opportunité d’une crise pour faire naître quelque chose d’autre, sinon la crise peut être difficile à supporter. Dans le cas d’une civilisation, une crise non résolue s’appelle un moyen-âge, c’est-à-dire un moment obscur caractérisé par l’absence de ce qui fonde la culture humaine : le droit, les sciences, l’art, etc. Crises au pluriel Nous vivons un moment de crises au pluriel. Au moins quatre crises importantes nous affectent à une échelle planétaire :
  • La crise sociale et humaine : plus d’un milliard d’êtres humains souffrent de la faim dans le monde, c’est-à-dire un être humain sur six.
  • La crise de l’environnement : le réchauffement climatique entraîne des perspectives de perturbation importantes sur le court et moyen terme : problèmes d’eau, d’agriculture, montée des océans, perte des réserves d’eau douce des pôles, etc.
  • La crise des ressources : nous sommes en train d’épuiser les ressources énergétiques et naturelles de la Terre, alors qu’elles ne sont pas renouvelables : le pétrole par exemple, mais aussi différents minerais.
  • La crise financière et économique : l’une ayant entraîné l’autre et menaçant les systèmes économiques occidentaux d’une quasi-faillite. C’est celle qui nous touche le plus à court terme, mais ce n’est pas nécessairement la plus grave.

  • Toutes nous mettent face à la nécessité de changer nos comportements et ensemble elles constituent un faisceau d’indices qui évoquent une maladie du système.

    Platon, penseur des crises
    Platon (428 – 348 av. J.-C.) était un aristocrate promis à une belle destinée politique. Il naît quand Périclès meurt à la fin du siècle le plus brillant de la Grèce et d’Athènes.

    Après la mort de Périclès, règnent à Athènes une grande instabilité politique jointe à la démagogie, la corruption et l’immoralité qui conduisent à faire condamner à mort Socrate, le maître qui l’a éveillé à la philosophie. Platon a vingt-huit ans.

    Il décide alors de consacrer sa vie et son œuvre à sortir Athènes de la crise dans laquelle elle est plongée. Il n’y parviendra pas car cela suppose des changements que les Athéniens ne sont pas prêts à accepter, surtout les dirigeants. Mais ses conseils seront considérés comme sages et justes par les êtres humains de son temps et la postérité. Ses pensées seront consignées dans de nombreux dialogues, particulièrement « La République, Le Politique et Les Lois », le dernier dialogue qu’il ait écrit.

    Cycles et crises
    Platon développe une vision historique des crises (Lois). Il constate la cyclicité de l’histoire en évoquant les cités tour à tour glorieuses et décadentes. Mais il évoque aussi des crises plus profondes qui conduisent à des bouleversements majeurs : extinction des civilisations, catastrophes naturelles... (Timée, Critias).

    Platon présente donc la crise comme un moment naturel de l’histoire. Il existe des crises plus ou moins grandes mais certaines d’entre elles mettent en jeu l’existence même de la civilisation. C’est pourquoi il est important de les prévenir et de réfléchir aux mécanismes qui les engendrent.

    La dynamique des crises
    Platon, dans « La République », définit une dynamique des crises. Il explique que les sociétés perdent leur équilibre dès lors que les principes qui les fondent s’éloignent de la recherche et de la pratique de la justice pour tous. Platon identifie plusieurs causes de déséquilibre, mais celle qui lui semble fatale est la quête de la richesse.

    À un moment donné, indique-t-il, les êtres humains, par fragilité morale, peuvent choisir l’argent comme valeur centrale de la collectivité. Ce sont alors les riches qui dirigent la société et l’argent qui donne le pouvoir. L’argent devient le principe hiérarchique et le moteur de la société. Ce ne sont plus les meilleurs, les plus justes ou désintéressés qui dirigent mais les plus fortunés et le but de la société est la richesse collective et individuelle (ce que Platon appelle oligarchie). Traduit en termes modernes, nous parlerions de croissance et d’augmentation du pouvoir d’achat. Cette quête sera exacerbée par des «frelons» qui font croire que tout le monde peut s’enrichir (accroître son niveau de vie) de façon illimitée.

    L’argent, moteur individuel et social
    Platon affirme que le désir d’acquérir se répand dans tout le corps social, s’y dissémine pour exister hors de toute limitation. La dynamique du champ social devient le désir illimité d’acquérir. Pour le philosophe, ce nouveau critère va inexorablement conduire à une inégalité croissante dans la répartition des richesses qui engendrera des conflits au sein même de la société. Ceci mènera les êtres humains à aspirer à un nouveau mode de société autour d’un principe central, l’égalité. Le moteur de cette nouvelle société est toujours la richesse mais pour tous. De ce principe égalitaire dérive la liberté pour chacun de faire ce qu’il désire faire ou ce qui lui plaît. (Ce que Platon appelle la démocratie)

    Chacun fait ce qui lui plaît
    Bref, c’est une cité de cigales menée par le désir de ne faire que ce qui plaît. Rien n’a d’importance finalement, que le désir individuel ou l’aspiration collective : tout le monde a droit à tout. Platon explique que cela mène à une société d’égocentriques, insensibles à la présence d’autrui et inconscients de la réalité. Il qualifie cette société de société de «mangeurs de lotus» ces fleurs de l’oubli perpétuel de ce qu’on a fait l’instant précédent. Il souligne la toute-puissance de l’actuel, c’est-à-dire de l’immédiat et de instant présent.

    Tout se vaut
    Dans cette nouvelle société égalitaire, dit Platon dans « La République », tout se vaut : le fils vaut le père, la loi en vaut une autre, le désir en vaut un autre, obéir vaut commander, faire la guerre est équivalent à vivre en paix. Les repères se perdent et on confond l’essentiel avec l’accessoire. Toute différence et hiérarchie sont neutralisées : rien n’est plus important, l’argent vaut la vie humaine, vaut les valeurs morales, tout se vend, etc.

    La perte de la mesure
    Dans cette société, chacun est libre par nature, liberté par définition sans limite. Se restreindre est considéré comme attentatoire à la liberté. Au contraire, les êtres humains sont animés par le désir illimité d’accroître et de perpétuer leur liberté individuelle et leur richesse. Platon explique que cette société va perdre le sens de toute mesure. Il va fustiger les écarts excessifs entre les riches et les pauvres, les fortunes inestimables, etc. Il proposera d’ailleurs (Lois), de limiter les écarts de richesses à cinq : le plus fortuné ne serait pas autorisé à gagner plus de cinq fois ce que gagnerait le moins fortuné ! Sinon il serait invité à restituer à la collectivité le surplus, ou à la quitter...

    Mais, par-dessus tout, se pose la question du partage du bien commun. Cette question devient insoluble quand au besoin nécessaire se substitue le désir illimité d’acquérir. Si au lieu de se limiter à ce dont nous avons besoin, nous commençons à accumuler des richesses non nécessaires, la société perd son équilibre. Cela peut arriver pour les ressources naturelles qui deviennent ainsi insuffisantes pour la collectivité.

    Individualisme et massification
    Dans cette nouvelle société, l’unité du peuple est remplacée par l’atomisation. D’une part, chacun ne vise que la satisfaction de ses propres désirs, ce qui conduit à l’individualisme. D’autre part, dans la société égalitaire, l’activité économique tend à rendre les êtres humains concurrentiels, donc à les séparer les uns des autres, à défaire tout lien social. Ces sociétés avides sont facteur d’émiettement, de dissolution de tout lien et engendrent la perte de la notion de bien commun, des lois, du principe de cohésion et solidarité. Cette absence de solidarité vaut entre les êtres humains mais aussi avec l’univers et la nature. Platon évoque «l’amitié cosmique » brisée.

    Ce type de société (que Platon appelle ochlocratie) est une forme dégénérée de la démocratie qui se caractérise par la lutte quotidienne entre les individus et le règne de la force. Ce n’est plus le bien commun qui fixe les règles mais l’intérêt individuel ou corporatiste.

    L’ochlocratie désigne également la société de masse où tous les individus se ressemblent dans leurs aspirations, où la foule agrégée tient lieu d’unité.

    Obscurantisme
    Platon indique que ce type de société mène l’opinion de la multitude ignorante à l’emporter sur celle de la minorité éduquée. L’individu est convaincu que son intérêt doit toujours mériter plus d’estime que le Vrai. C’est finalement une cité simulacre, travaillée par une puissance de déréalisation : mirage de la richesse qui fait le bonheur, mirage de la liberté et du progrès sans limite, inversion des valeurs, une sorte de société virtuelle déconnectée de la réalité, entraînée dans la spirale infernale de la poursuite exponentielle de la satisfaction de ses désirs.

    Comment sortir de la crise ?
    À ce stade, Platon pense qu’il est impossible et inutile de réformer (Lois). Il faut changer. Il préconise de revoir les fondements mêmes de la société. Pour cela, il souligne l’importance d’oser briser les conformismes, donc avoir du courage pour innover, le courage des (re)fondateurs. La question qu’il pose est : comment faire adhérer les êtres humains à un principe supérieur et universel, un bien commun ? Il cherche à définir les normes idéales de la vie en société. L’idée centrale est la justice et la paix. La clé sera une révolution morale.

    L’être humain, la solution à la crise
    Pour Platon la crise est avant tout humaine et morale. C’est l’être humain qui fait la société. Si l’être humain change, la société change. Mais la société doit aussi s’organiser selon certains facteurs. Le premier est de restaurer une hiérarchie des valeurs : différencier l’important de l’accessoire, l’essentiel de l’éphémère ; retrouver les principes fondamentaux qui assurent aux collectivités humaines justice et paix, des relations harmonieuses entre elles et leur environnement. Platon explique que la liberté individuelle conduit à des excès si elle n’est pas articulée à un bien qui dépasse l’individu et ses intérêts. Le bien commun doit être plus puissant que les désirs, passions et singularités individuelles ou des groupes sociaux.

    L’éducation à la sobriété
    Les gens esclaves de leurs désirs sont ceux qui sont soumis à la richesse. Il faut leur apprendre à les modérer et à orienter leur quête vers l’être et non l’avoir, à relier le désir individuel à la quête de justice. Le maître mot est la tempérance. «Ce qu’il faut léguer aux enfants ce n’est pas l’or mais une grande modération» et «Le juste milieu vaut mieux que tout» écrit Platon (République, livre V).

    L’unité de la cité
    Mais le plus important pour Platon est l’unité de la cité, c’est-à-dire la solidarité et l’amitié entre les concitoyens et avec la nature (le cosmos). Il veut amener l’individu à ressentir sa responsabilité à l’intérieur du «vaste arrangement» de la grande communauté cosmique. Il explique l’importance d’ordonner et de réguler le lieu où vont habiter les êtres humains afin de préserver la liberté de chacun (pas de coercition, pas de domination d’une partie sur l’autre, pas d’arbitraire), d’où l’importance de la justice. Il cherche à persuader les êtres humains de croire en leur parenté alors que tout les oppose, en leur rappelant qu’ils sont liés par la partie éternelle de leur âme, car la concorde et l’amitié ne règneront pas par décret mais parce que les êtres humains se reconnaissent comme faisant partie du même genre. L’ardeur courageuse : Platon postule que la vie des êtres humains en société est en dépit de tout attirée par le Bien. Il enseigne dans plusieurs dialogues que l’âme humaine comporte une composante qu’il appelle thumos qui confère aux êtres humains une capacité d’indignation devant l’injustice et face à la peur de perdre la vie. Cette ardeur courageuse peut susciter un réflexe de survie et une mobilisation capable de sauver la collectivité. Pour cela, il faut l’orienter dans la bonne direction en développant la partie supérieure de l’être humain par l’étude et la pratique de la philosophie.


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