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Super-Tempête

*CLIMAT*


Climat Message transmis le 16 février 2008 :

Le premier signe fut si infime qu'il passa quasiment inaperçu.

La bouée 44011 ancrée sur le banc Georges, à 275 kilomètres à l'est de Hyannis (Massachusetts), envoya une information d'apparence anormale. Ce fut le seul signe, dans le monde entier, qu'émirent les instruments scientifiques pour indiquer que deux milliards d'êtres humains se trouvaient désormais en danger de mort. L'avertissement aurait pu venir des semaines auparavant. Des années auparavant, à vrai dire. Certains climatologues plus conscients que d'autres avaient commencé à étudier la création d'un système d'alerte. Mais les budgets n'avaient pas suivi. Le Congrès américain, enlisé dans les vains débats sur la réalité du réchauffement mondial, n'était pas prêt à financer des études sur la circulation du courant Nord-Atlantique, pourtant l'artère vitale de la planète.

Que s'était-il passé sur le banc Georges ? La température de l'eau relevée par la bouée était brusquement passée de 8,9 °C à 2,4 °C. Une baisse pareille, en l'espace d'une nuit, c'était tout simplement trop énorme. Le Centre Américain des Bouées Océaniques (NDBC), à qui elle appartenait, décréta qu'elle était en panne et adressa à la NOAA, son administration de tutelle, un avis de routine recommandant d'ignorer les relevés de température fournis par cette bouée jusqu'à sa remise en état. Cet avis ne fut pas diffusé auprès de ceux qui auraient pu se soucier de le décrypter.

Quelques jours plus tard, une deuxième bouée parut à son tour donner des signes de dysfonctionnement. Elle appartenait cette fois au Réseau Mondial d'Observation des Océans (GOOS) et se trouvait dans le Pacifique Méridional, à 1500 kilomètres de l'Antarctique, d'où elle transmettait des données au Centre Australien d'Études Océanographiques (AODC). Dans le cadre du Programme International de Suivi de la Température et de la Salinité des Océans (GTSPP), AODC transmit l'information au Service canadien des Données sur le Milieu Marin (SDMM). Là encore, le problème fut consciencieusement enregistré. L'avis d'entretien toutefois ne fut pas communiqué aux personnes qui avaient eu connaissance du premier, celui concernant la bouée du banc Georges. C'était sans intérêt : l'entretien de la bouée antarctique était à la charge des Australiens et non des Américains.

La plus grande civilisation de l'humanité n'avait désormais plus que quelques semaines à vivre.

Les chercheurs impliqués dans l'Étude des Changements Climatiques Atlantiques (ACCE) auraient certainement pris ces incidents très au sérieux s'ils en avaient été informés. Mais leur projet, consistant à lâcher des bouées dérivantes sous-marines pour étudier le courant Nord-Atlantique, n'en finissait pas de se monter, n'en finissait plus d'attendre les financements.

Malgré l'absence de données permettant d'affirmer que le plus vaste courant océanique venait de changer de route, les gens ne tardèrent pas à s'apercevoir, à Sydney, à Tokyo, à Vladivostok, à Düsseldorf, à Londres, à Los Angeles, qu'un terrible chamboulement du temps venait de se produire.

New York était en train de connaître le mois de février le plus chaud jamais enregistré, avec une température record de 32,8 °C.

On en aurait ri autrefois. Mais maintenant personne ne riait plus.

Tout au long de la côte sud des Etats-Unis, de Brownsville au Texas à Cape Fear en Caroline du Nord, un étonnant flux d'air méridional commença à se répandre. Les arbres précoces du sud du Texas se couvrirent de nouvelles feuilles frissonnantes. De vénérables chênes du Mississippi se mirent à danser sur leur base. Sur les côtes de Caroline, le vent sifflait dans les forêts de pins, un vent qui faisait s'entrechoquer les branches et gémir les avant-toits, et qui, dans la nudité du paysage hivernal, avait toute l'apparence d'un vent froid. L'apparence seulement. Car en réalité, la température et l'humidité augmentaient. Aux États-Unis, au plus fort de l'hiver, l'été avait commencé.

En Australie et en Nouvelle-Zélande, ce fut le contraire. L'été austral, relativement normal jusqu'en janvier, donna en février des signes inaccoutumés de changement. En Nouvelle-Zélande, la neige se mit à tomber dans les montagnes du sud et un froid record enveloppa Auckland. Plus au nord, l'Australie restait prisonnière d'une chaleur record mais un changement s'amorçait visiblement.

En Russie, le centre de traitement d'informations météorologiques d'Obninsk isola une image satellite qui confirmait les rapports des observateurs terrestres, à savoir qu'une tempête exceptionnelle venait de naître dans l'Arctique russe. Elle appartenait à une catégorie dont on n'avait vu que peu d'exemples jusque-là. La première du genre, apparue près de Dublin en Caroline du Nord, dans la nuit du 15 avril 1999, avait été qualifiée de "tornadocane" car elle se présentait comme une énorme super-cellule à tornades, dotée d'une circulation cyclonique caractéristique. Les vents y avaient atteint 265 km/h et un oeil s'était même formé près du mésocyclone, cette région de l'orage où naissent les tornades.

Au premier coup d'oeil, les scientifiques russes comprirent que la nouvelle tempête était réellement exceptionnelle et ils la signalèrent à l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM). Les Chinois, eux aussi, suivaient de près l'évolution de la tempête grâce au FY-1, leur satellite météorologique polaire. Ils adressèrent à l'OMM un message urgent : le CAPE de la tempête semblait augmenter à toute vitesse.

Que faisait une tempête de cette nature à cet endroit et à cette époque de l'année ? Mystère. Quant à savoir pourquoi elle prenait tant de puissance...

Dans toute l'Europe du sud, de Madrid à Istanbul, un vent du sud, âpre et sec, se leva en hurlant. New York voyait depuis deux jours s'amonceler vers le nord des nuages humides et bas. Le vent soufflait désormais à 48 km/h à Atlanta, à 65 km/h à Houston.

Les météorologues du monde entier étaient en observation. Personne, cependant, n'avait encore fait le lien entre ces évènements éparpillés à la surface de la planète. Partout, des laboratoires étudiaient les données transmises par les satellites russes et chinois, mais les approches restaient essentiellement locales.

Puis un typhon apparut sur le Pacifique central. Il se forma en quelques heures, plus vite qu'aucun typhon connu à ce jour. En l'espace d'une semaine, une tempête énorme menaçait une zone allant des Philippines au Japon. Elle était de catégorie 4 sur l'échelle de Saffir-Simpson et fut qualifiée de supertyphon. On la baptisa Max.

Remarquant l'extraordinaire puissance de cette tempête, le Laboratoire Américain des Tempêtes Sévères effectua un recueil massif d'informations. Il constata que la vitesse des vents, près du coeur du système, dépassait 320 km/h. Des bulletins météo d'urgence furent envoyés dans tout le Pacifique.

Pendant ce temps, le Service Météorologique Australien observait un autre phénomène apparu au large de la Tasmanie, dans les secteurs sud et ouest : un système météo qui se déplaçait suivant une trajectoire jamais vue auparavant.

Cette tempête fut également signalée à l'Organisation Météorologique Mondiale.

À ce stade, l'OMM se rendit compte que trois tempêtes particulièrement exceptionnelles étaient en cours de développement dans trois zones différentes de la planète. Elle décida alors de faire appel au Laboratoire Américain des Tempêtes Sévères pour l'aider à interpréter la situation.

Max, dont les vents atteignaient désormais 320 km/h, fut reclassé en catégorie 5. Il était en bonne voie pour devenir la plus violente tempête jamais observée. Le "tornadocane" de l'Arctique russe était en train de s'intégrer au super-ensemble de tempêtes, centré sur le pôle Nord, qui se développait à présent.

À Paris, la température se rapprochait des 32°C. À New York et Toronto, la vitesse du vent dépassait maintenant 65 km/h.

Le pétrolier géant Exxon Invincible, qui croisait au large de Cape Race (Terre-Neuve), signala qu'une voie d'eau menaçait de l'éventrer, faisant craindre la plus grande marée noire de l'histoire. De Terre-Neuve jusqu'en Caroline du Nord, une alerte générale fut lancée.

Dallas était remplie des effluves marins que soufflait vers elle le golfe du Mexique, plus de 450 kilomètres au sud. À Londres, la température, après avoir atteint un niveau record, était maintenant à la baisse. Dans l'Europe entière, des tempêtes s'abattaient en rugissant et la foudre striait le ciel nocturne de dizaines de villes.

Les climatologues et météorologues du monde entier le savaient maintenant : le climat de la planète était en proie à un remue-ménage général.

Au Laboratoire Américain des Tempêtes Sévères, quelqu'un souleva enfin la question cruciale : pourquoi ?


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