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*jour 7*


Météo Ère Universelle

Réaliser cette pensée dans l'équilibre et l'harmonie – 11 octobre - 28 octobre



Quand vous serez entièrement consacrés à faire la volonté du Père qui est aux cieux, toutes vos demandes seront exaucées, parce que vos prières seront pleinement conformes à la volonté du Père, et la volonté du Père est constamment manifeste dans tout son immense univers. Ce que le vrai fils désire et que le Père Infini veut, EST. Une telle prière ne peut rester sans réponse, et nulle autre sorte de requête ne peut être pleinement exaucée. Le cri du juste est l'acte de foi de l'enfant de Dieu qui ouvre la porte de la maison du Père où sont tenues en réserve la bonté, la vérité et la miséricorde; tous ces beaux présents attendent depuis longtemps que les fils s'approchent et se les approprient. La prière ne change pas l'attitude divine envers l'être humain, mais elle change l'attitude de l'être humain envers le Père invariant. C'est le mobile d'une prière qui lui donne le droit d'accès à l'oreille divine, et non le statut social, économique ou religieux extérieur de celui qui prie.

202 – Lorsqu'une unité d'expériences approche le moment de son assemblage complet, ce qui lui manque au niveau des exigences “expérientielles” devient alors apparent. Certaines réalisations manquantes lui sont donc assignées pour assurer sa complémentation. Il y a un réservoir de talents disponibles, avec des capacités exceptionnelles. Ces êtres ont des points spécifiques à éprouver en sagesse et leur présence actuelle sur Terre n'est pas un accident.
Extrait du livre : "La Fraternité des Hommes, une nouvelle civilisation"


28 octobre 2011

Chassons toute crainte !

Telle est l'histoire qui fut murmurée dans la nuit aux oreilles du jeune berger. Il ne put la retenir mot pour mot, mais, pour autant qu'il put s'en souvenir, il la reproduisit en termes voisins de ceux de nos annales d'aujourd'hui.

Les Dieux sont mes gardiens; je ne m'égarerai pas.
Côte à côte ils me conduisent dans les beaux sentiers et le glorieux repos de la vie éternelle.
En cette Divine Présence, je n'aurai ni faim de nourriture ni soif d'eau.
Quand même je descendrais dans la vallée de l'incertitude ou m'élèverais dans les mondes du doute,
Quand même je marcherais dans la solitude ou avec les compagnons de mon espèce,
Quand même je triompherais dans les choeurs de lumière ou chancellerais dans les lieux solitaires des sphères,
Ton esprit de bonté me secourra et ton ange glorieux me consolera.
Quand même je descendrais dans les profondeurs des ténèbres et de la mort elle-même,
je ne douterai pas de toi et ne te craindrai pas,
Car je sais que, dans la plénitude des temps et la gloire de ton nom,
Tu m'élèveras pour m'asseoir avec toi sur les remparts d'en haut.

  • Lire la suite : Notre Père

    27 octobre 2011

    La citoyenneté cosmique

    La citoyenneté cosmique ne commence pas sur les Mondes des Maisons. Elle commence ici et maintenant.

    Nous sommes des participants de "première année" dans une immense entreprise. Mes amis, c'est comme cela que l'univers fonctionne. Il est temps que vous le sachiez. Ce sont les faits des réalités de l'univers. Vous devez commencer à vous y habituer.

    Nous vivons, nous nous mouvons, et faisons partie de l'Être Suprême – la Mère Divine en évolution, le Dieu Fini, le Dieu du Temps et de l'Espace, le Dieu d'Expérience. Nous ne pouvons approcher le Suprême qu'au moyen de l'expérience. Nous devons faire quelque chose. Nous ne pouvons pas évoluer sans le Suprême. Et probablement le Suprême ne peut pas évoluer sans nous. Ainsi, nous avons un devoir envers le Suprême. Notre devoir est d'aider à construire des niveaux dynamiques de spiritualité basés sur l'expérience dans l'immanence du Suprême. C'est un gros travail. Cela implique le grand univers entier. Nous devons travailler ensemble pour accomplir notre toute petite, petite, petite part irremplaçable.

    Où commençons-nous ? Comment commençons-nous ? Je vais suggérer sept types d'actions, sept modes de vie, qui se répercutent dans le Suprême, qui non seulement nous aident à évoluer, mais qui aident aussi le Suprême dans son évolution. Il y a beaucoup, beaucoup plus de choses que nous pouvons faire en plus de ces sept idées, mais ces sept approches illustrent la façon dont nous pouvons procéder en tant qu'individus. Je n'essaierais même pas de suggérer comment procéder en tant que groupes, mais en tant qu'individus, c'est le genre de chose qui commence à construire une solide fondation pour la citoyenneté cosmique.

  • La 1ère action est de rester concentré.
    Chacun de nous doit prendre une décision au sujet de la survie et de la croissance continue, pour devenir de plus en plus semblable à Dieu. Nous devons vouloir aller de l'avant. Je donne à mes amis l'assurance absolue qu'aucun d'eux ne serait obligé d'être traîné contre son gré vers les plus hautes sphères de l'évolution. Quand la vie vous laisse tomber, restez concentré sur le plan divin des choses. Rester concentré signifie se concentrer sur la volonté du Père comme principe singulier et durable de toute existence, le plus sûr chemin du progrès maintenant et à jamais.

    Mais il y a un mot important qui doit nous accompagner. Nous devons rester intelligemment concentré. Cela ne veut donc pas dire « Patron, dites-moi ce que je dois faire et je le ferai. Vous ne pouvez vous rapprocher du Paradis avec cette attitude. Vous devez fournir une véritable attitude volitive. Il est donc important de créer un partenariat intelligent, sachant qu'Il est toujours le partenaire senior. Une concentration intelligente signifie que nous donnons expression encore et toujours – pour l'éternité – dans notre mental, à la pleine puissance volitive des prérogatives de la personnalité que Dieu nous a donnée : « C'est ma volonté de faire ta volonté. Je choisis ta volonté. Je comprends sa valeur céleste. »

    Beaucoup de gens clament que la volonté du Père ne s'applique qu'à de grandes décisions, à des actions majeures. Ils pensent que Dieu est trop occupé pour s'impliquer dans les "petits détails secondaires" de la vie quotidienne. Ceux qui adoptent ce point de vue ne comprennent pas que Dieu est vraiment infini. La volonté de Dieu s'étend même dans les plus petits détails de la vie, et nous avons à chaque moment conscient l'opportunité de choisir Sa volonté. Il est bon de différer toujours son plus petit désir à la volonté du Père qui est aux cieux.

    Pour le mental désinvolte, l'implication à ce niveau – le niveau 100% – pourrait être très restrictif, comme une camisole de force. Cela nous transformerait en zombies spirituels. Le fait est que cela nous conduirait tout juste à l'opposé. La volonté du Père est la plus grande force libératrice dans l'univers. Jésus prouva cela encore et encore au cours de sa vie. Et plus nous progressons en tant que citoyens cosmiques plus nous nous rapprocherons réellement de l'expérience de la vérité de cette déclaration.

  • La 2ème action est de rester détendu.
    Je ne veux pas dire de se traîner dans son peignoir. Je veux dire détendu intérieurement, spirituellement détendu. Ne passez pas votre temps à prendre votre pouls spirituel. Le noyau actif de cette idée vient en passant d'un état de tension à quelque chose approchant la sérénité spirituelle. Nous aurons à le faire longtemps dans le futur. Vous ne pouvez pas croître lorsque vous êtes tendu.

    L'histoire la plus spirituellement détendue que j'ai jamais entendue venait d'une réunion qui s'est passée il y a longtemps entre Georges Fox, fondateur des Quakers et de William Penn avant qu'il ne s'installe à Philadelphie. Lorsque l'histoire fut racontée, William Penn était alors un jeune anglais, et un garçon plutôt dur, un matamore porteur d'épée. Il s'intéressait peu à peu aux Quakers et pensait se joindre à leur société religieuse. Mais il était hésitant. Il rencontra alors Georges Fox.
    William Penn dit : – « Si je deviens Quaker, combien de temps pourrais-je porter mon épée ? »
    Georges Fox répondit : – « Asseyons-nous et prions ensemble à ce sujet. »
    Ils prièrent ensemble pendant un bon bout de temps. Et finalement, Fox leva les yeux et dit : « Aussi longtemps que vous le pouvez.

    Je pense que cette histoire nous révèle l'attitude de Dieu envers nous. Avancez avec votre moi total. Ne continuez pas à vous retourner pour regarder les bagages que vous avez laissés derrière vous. Portez votre épée aussi longtemps que vous le pouvez. Mais quand vous vous en séparez, lorsque elle ne vous représente plus, laissez-la à tout jamais.

  • La 3ème action est de rester équilibré.
    Ce n'est pas parce que nous étudions la spiritualité que nous sommes à mi-chemin du Paradis. Cela signifie simplement que notre potentiel a évolué. Nous ne sommes pas le "peuple élu". Nous ne sommes pas spéciaux. Ce que nous possédons est le soutien d'une vaste perspective cosmique. Notre challenge est de transformer le potentiel en actuel – en vivant les enseignements que nous avons commencé à comprendre. Mais la route du potentiel à l'actuel est longue et difficile.

    Insistons toujours sur l'utilisation du sens commun. Gardons les choses dans leur juste valeur, même notre apprentissage spirituel. Assimilons la totalité des enseignements, sans nous laisser dépasser par une seule partie de notre apprentissage. Année après année, comme dans une famille, nous observons des individus tournant en rond, mais qui ont clairement perdu leur équilibre et qui sont devenus bizarres. Quelques-uns semblent le faire par eux-mêmes. D'autres semblent être les victimes des confusions du monde qui les agitent.

    Nous avons sans cesse enseigné qu'il y a une dignité inhérente et valable dans toute personne, et avec le temps nous serons tous frères et soeurs de la destinée. Nous avons souvent dit que nous ne pourrons jamais savoir où, ou quand, ou comment la lumière de Dieu illuminera un autre mental. La seule chose que nous savons assurément est que Dieu travaille toujours dans des voies saisissantes et originales. Ainsi nous devrions écouter avec soin tout ce que les autres ont à dire, et en restant spirituellement éveillés.

    Au fil des ans, nous avons pesé ces enseignements face aux observations, afin de déterminer quand nous étions en présence de la vérité, ou quand nous étions en présence d'un ego religieux exagéré. Avec Jésus comme modèle, ces estimations sont beaucoup plus faciles à faire. La symétrie de la personnalité de Jésus est équilibrée dans sa forme la plus exquise. On nous a clairement enseigné que le secret de sa vie religieuse inégalée était sa conscience de la présence de Dieu; et il l'accomplissait par la prière intelligente et l'adoration sincère – une communion permanente avec Dieu – et non par des directives, des voix, des visions ou des pratiques religieuses extraordinaires. Cela résume toute la démarche de trouver Dieu, de l'aimer et de vivre avec Lui.

  • La 4ème action est de rester loyal.
    Il est sage de rester loyal aux plus hautes valeurs que vous pouvez comprendre. On nous a appris que les loyalismes humains, une fois mobilisés, sont difficiles à modifier. Nos loyalismes les plus profonds sont à la base de toutes les actions que nous entreprenons. C'est pourquoi nous voulons que vous trouviez le chemin qui vous conduise vers les lieux les plus pénétrants de la mobilisation de l'âme. Jésus accordait beaucoup de valeur à la loyauté. La race humaines lui en accorde aussi beaucoup. Les enfants ne sont impressionnés d'une manière permanente que par le loyalisme de leurs compagnons adultes. On ne peut les tromper à ce sujet.

    Lorsque nous aurons établi dans nos coeurs la souveraineté de la vérité, de la beauté et de la bonté, nous élèverons la loyauté et la supporterons partout où nous la rencontrerons. Nous serons loyaux à tout ce que représente ces valeurs.

    Les gens saisissent la signification de la vérité. Ils comprennent la bonté. Mais trop souvent – beaucoup trop souvent – ils oublient que la beauté est le mot central, de valeur égale aux deux autres. La beauté est un aspect primaire de Dieu, nous l'oublions trop souvent. Non seulement la beauté des choses physiques et matérielles, mais aussi la beauté des relations dans lesquelles l'intégrité de la relation est honorée, jamais violée, ni trahie. La beauté de l'esprit des choses, les niveaux cosmiques de beauté, la beauté qui s'élève dans le grand pouvoir spirituel de la dévotion sans réserve à une cause commune, une loyauté mutuelle à une Déité cosmique.

    La grande leçon que nous pouvons enseigner à nos enfants est l'espoir et la foi dans la bonté ultime, la vérité éternelle et la beauté infinie de la création. La loyauté centrée sur Dieu est fondamentale, la loyauté à la vérité, à la beauté et à la bonté est fondamentale. Nos loyautés primaires seront testées encore et encore dans notre aventure vers Dieu, et ces tests surviendront habituellement au moment où nous nous y attendrons le moins, pour nous surprendre, pour saisir ce qui est la réaction réelle, spontanée et instantanée, de notre coeur.

  • La 5ème action est de persister dans sa détermination.
    Persévérez, croissez au maximum de votre être. Ne vous arrêtez jamais, sauf pour un repos occasionnel. Utilisez les talents qui vous ont été donnés, car vous les utilisez ou les perdez – c'est la loi de l'univers. La vie vous donnera des coups, encore et encore, mais relevez-vous plus fort à chaque fois. Rassemblez vos forces et avancez, et apprenez grâce à vos erreurs. Devenez meilleur grâce à l'expérience. Lorsque la vie vous met au tapis, pensez que si vous ne vous relevez pas, vous perdrez la victoire.

    Quand les temps deviennent vraiment durs, quand vous avez travaillé jusqu'à l'épuisement et qu'il y a encore du travail à faire, quand il y a des délais impossibles à tenir et que toute votre énergie semble vous avoir quitté, quand toutes les chances semblent être contre vous, dites-vous : « Si je ne me relève pas de ce tapis, je vais perdre la victoire. » Alors relevez-vous et gagnez votre vie.

    Restez motivés pour exceller dans tout ce que vous entreprenez. Vous ne pouvez pas atteindre le Paradis avec un effort tiède, car l'univers est un lieu pour les coeurs sincères. Vous pouvez aussi bien l'apprendre maintenant en faisant toujours pour le mieux. Tout ce qui vaut la peine d'être fait vaut la peine d'être bien fait. Mettez-y tout votre coeur.

    Car c'est bien la réalité : la nature divine répugne à subir une détérioration quelconque, ou à jamais permettre qu'un acte purement personnel soit exécuté de façon négligée. Le travail dans ce monde, si important qu'il soit, n'est pas de loin aussi important que la manière dont vous l'effectuez. En tant que citoyens cosmiques, la quête de la perfection – la perfection détendue – doit devenir l'impulsion sous-jacente pour tout ce que nous faisons.

  • La 6ème action est de persister à ne pas juger.
    Ceci est une action parce que vous devez produire un effort pour l'accomplir. Cela ne vous vient pas soudainement et naturellement en tête lors de vos premières réactions, à moins que vous ne soyez devenu parfaitement maitre de vous. Persister à ne pas juger signifie que nous devons être prudents à propos des jugements sur d'autres personnes, spécialement à propos de leurs motifs. Je suis sûr que chacun d'entre nous a été au moins une fois accusé de motifs qui étaient à l'exact opposé de ceux auxquels nous pensions. Alors nous comprenons tous le danger social que cela représente de juger autrui.

    Juger est condamner rapidement, attribuer des motifs hâtivement, sans assumer soi-même une moralité supérieure et libératrice. Juger, c'est être prompt à dire des racontars, prompt à se méfier. Je pense que nous pouvons tous imaginer que la vie dans le cosmos ne peut se poursuivre sur ces bases. Alors, il vaut mieux commencer à apprendre la leçon maintenant, qui est de donner une valeur importante à l'authenticité, en accordant aux autres le bénéfice du doute, en appréhendant les situations de la vie avec une attitude de non-jugement.

    Quelques fois, ce que vous pensiez voir n'est pas du tout ce que vous auriez dû observer. Ce que l'on nous demande de percevoir est le contenu de vérité de ce qu'il se passe réellement. Ne racontez pas des histoires à propos de quelqu'un dont vous n'avez pas fait l'expérience personnelle de l'aimer. Ceci est une leçon pour tous les temps.

  • La 7ème action est de rester coopératif.
    Si nous ne sommes pas déjà coopératifs par nature, nous ferions mieux d'apprendre rapidement à le devenir. Une des plus importantes leçons que nous apprenons sur cette planète est le travail d'équipe, comment travailler effectivement avec d'autres gens, particulièrement avec des gens qui ne sont pas du tout comme nous. Une fois apprise la valeur transcendante du travail d'équipe, nous commencerons à avoir un aperçu de ce qui arrive réellement dans l'univers.

    Il y a tant à faire, tant de choses à se souvenir. Et cette vie n'est même pas une formation de base – ce n'est que l'introduction à notre formation de base en tant que citoyens d'un univers foisonnant de vie et de projets. Heureusement, les révélations viennet à notre secours, et nous sommes fournis d'un modèle de base pour la progression dans l'univers – une technique de progression et une attitude de progression – pour résoudre le problème cosmique, ce phénomène nous conduisant d'ici à notre but paradisiaque.

    La technique de progression est très simple, et vous l'avez toujours en vous où que vous soyez. La technique est d'échanger votre mental pour le mental de Jésus – le Jésus que nous avons appris à connaître comme ayant un caractère superbement équilibré, une merveilleuse symétrie de force et de compassion, une consécration déterminée à chercher et à faire la volonté du Père. Lorsque vous faites face à des décisions, des actions et des situations, pensez en vous-mêmes : « Qu'aurait fait Jésus ? » Vos réponses honnêtes à cette question commenceront à guider vos actions avec un grand pouvoir spirituel. Lorsque vous avez fait cela avec un réel succès pour la première fois, lorsque vous avez réellement fait l'expérience du mental de Jésus, même brièvement, vous ne voudrez jamais revenir à vos anciennes méthodes.

    L'attitude de progression est également simple : les clés du royaume des cieux sont la sincérité, plus de sincérité, et encore plus de sincérité. Nous avons tous ces clés en nous, et nous les utilisons par des décisions, par plus de décisions, et encore par plus de décisions. Avec le temps, nous construisons un ensemble de forces vives qui nous conduisent toujours vers Dieu. Votre étude et apprentissage spirituel n'est pas la fin de la recherche, mais seulement le commencement. Chaque chose dans la vie devient plus fascinante grâce à la lumière cosmique des enseignements spirituels.

    Nous vivons dans un monde dangereux, mais un monde plein de promesses. Partout dans le monde, même maintenant, nous pouvons sentir les prémices d'amour et de beauté, la faim de vérité et de droiture s'élevant dans le coeur humain. Laissons chaque jour chacun de nous nourrir ces faims splendides. Nous sommes appelés volontairement à un standard plus élevé de conduite et d'action. Nous sommes maintenant appelés à agir à partir des significations de ce que nous avons découvert. Mais comment ? Que ferait Jésus ?

    Dieu vous bénisse mes amis, mes frères et soeurs de la destinée, et restez à jamais dans Son amour.

  • Lire la suite : Mourir pour Vivre

    26 octobre 2011

    Le sage ne se montre pas

    Le ciel et la terre sont éternels. Ils n'ont pas de vie propre. Voilà pourquoi ils sont éternels.

    Ainsi, la première place revient au sage qui a su s'effacer. En oubliant sa personne, il s'impose au monde sans désirs pour lui-même, ce qu'il entreprend est parfait. Il s'était assis à la dernière place. C'est pour cela qu'il se retrouve à la première.

    Le sage ne se montre pas, il brille. Il ne s'impose pas, on le remarque. Il ne se vante pas, on lui trouve des mérites. Il ne se pousse pas, il progresse.

    Le sage est méthodique mais pas tranchant, intègre mais pas blessant, droit mais pas absolu, lumineux mais pas éblouissant.

    Le sage s'instruit sans étudier, en observant les fautes des autres. Le sage, sans jamais faire de grandes actions, accomplit de grandes choses. Connaître les autres, c'est la sagesse. Se connaître soi-même, c'est la sagesse supérieure.

    Toute la réalité est toujours en équilibre entre les potentiels et les actuels du cosmos, et ceux-ci sont éternellement harmonisés par l'esprit de divinité. La Déité Absolue ne fait pas d'efforts, mais elle est toujours victorieuse; elle ne contraint pas les êtres humains, mais se tient toujours prête à répondre à leurs désirs sincères; la volonté de Dieu est éternellement patiente, et son expression est inévitable dans l'éternité.

    La bonté engendre la bonté, mais, pour quiconque est vraiment bon, le mal engendre aussi la bonté. L'être humain bon ne cherche pas à garder la vérité pour lui-même, mais plutôt à en effuser les richesses sur ses semblables, car telle est la réalisation de la vérité. La volonté du Dieu Absolu est toujours bénéfique et jamais destructrice; le dessein du véritable croyant est toujours d'agir, mais jamais de contraindre.

  • Lire la suite : Maitre de Sagesse

    25 octobre 2011

    Les assurances de la foi

    La vérité reste invariante de génération en génération, mais les enseignements associés concernant le monde physique varient de jour en jour et d'année en année.

    La vérité éternelle ne devrait pas être dédaignée parce qu'on la rencontre par hasard en compagnie d'idées périmées sur le monde matériel. Plus vous êtes docte en science, moins vous êtes sûr de vous; plus vous avez de religion, plus vous êtes pénétré de certitude. Les certitudes de la science proviennent entièrement de l'intellect; les certitudes de la religion jaillissent des fondements mêmes de la personnalité tout entière. La science fait appel à la compréhension du mental; la religion fait appel à la fidélité et au dévouement du corps, du mental et de l'esprit, en fait à toute la personnalité.

    Dieu est si complètement réel et absolu que l'on ne peut offrir, en témoignage de sa réalité, aucun signe matériel de preuve, aucune démonstration de prétendus miracles. C'est toujours notre confiance en lui qui nous le fera connaître, et notre croyance en lui est entièrement basée sur notre participation personnelle aux manifestations divines de sa réalité infinie.

    L'esprit intérieur éveille infailliblement, dans l'âme humaine, une véritable soif avide de perfection ainsi qu'une vaste curiosité, lesquelles ne peuvent être convenablement apaisées que par communion avec Dieu, source divine de cet esprit intérieur. L'âme assoiffée de l'être humain refuse d'être satisfaite tant qu'elle n'est pas parvenue à la réalisation personnelle du Dieu vivant. Quoi que Dieu puisse être de plus qu'une personnalité morale supérieure et parfaite, dans notre concept avide mais fini, il ne peut rien être de moins.

    Il est difficile d'identifier et d'analyser les facteurs d'une expérience religieuse, mais il est facile d'observer que les pratiquants religieux vivent et persévèrent comme s'ils étaient déjà en présence de l'Éternel. Les croyants réagissent à la vie temporelle comme si l'immortalité était déjà à portée de leur main. Dans la vie de ces mortels, on trouve une originalité valable et une spontanéité d'expression qui les classent définitivement à part de leurs compagnons n'ayant absorbé que la sagesse du monde. Les personnes religieuses paraissent vivre effectivement émancipées du harcèlement de la hâte et de la tension douloureuse des vicissitudes inhérentes aux courants séculiers du temps. Elles font montre d'une stabilité de personnalité et d'une sérénité de caractère que les lois de la physiologie, de la psychologie et de la sociologie n'expliquent pas.

    L'être humain évolutionnaire n'a pas de gout naturel pour les travaux pénibles. Dans la vie expérientielle, pour marcher de pair avec les exigences harcelantes et les besoins pressants d'une expérience religieuse grandissante, il faut une incessante activité dans la croissance spirituelle, l'expansion intellectuelle, le développement factuel et le service social. Il n'y a pas de véritable religion sans une personnalité très active : c'est pourquoi les êtres humains les plus indolents cherchent souvent à échapper aux rigueurs des activités vraiment religieuses en se dupant ingénieusement eux-mêmes, en se retirant dans le faux abri de doctrines et de dogmes religieux stéréotypés. Mais la vraie religion est vivante. La cristallisation intellectuelle de concepts religieux équivaut à la mort spirituelle. Vous ne pouvez concevoir une religion sans idées, mais, une fois que la religion se trouve réduite simplement à une idée, elle cesse d'être une religion, elle est devenue simplement une espèce de philosophie humaine.

    Par ailleurs, d'autres types d'âmes instables et peu disciplinées cherchent à employer les idées sentimentales de la religion pour échapper aux exigences irritantes de la vie. Quand certains mortels vacillants et timides cherchent à échapper à la pression incessante de la vie évolutionnaire, la religion telle qu'ils la conçoivent semble leur offrir le refuge le plus proche, la meilleure échappatoire. Mais la mission de la religion consiste à préparer l'être humain à faire face courageusement, et même héroïquement, aux vicissitudes de la vie. La religion est le don suprême de l'être humain évolutionnaire, la seule chose qui lui permette de persévérer et " de souffrir avec patience comme s'il voyait Celui qui est invisible ". Cependant, le mysticisme est souvent empreint d'une tendance à se retirer de la vie; il est embrassé par les humains qui n'apprécient pas les activités plus rudes d'une vie religieuse vécue dans les arènes ouvertes de la société et du commerce avec les êtres humains. La vraie religion se doit d'agir. La conduite résulte de la religion quand l'être humain en a effectivement une, ou plutôt quand l'être humain permet à la religion de le posséder vraiment. La religion ne se satisfera jamais de pensées velléitaires, ni de sentiments passifs.

    Nous sommes bien conscients du fait que la religion agit souvent d'une manière peu sage et même irreligieuse, mais elle agit. Des convictions religieuses aberrantes ont conduit à de sanglantes persécutions, mais la religion fait toujours quelque chose : elle est dynamique !

    Religion et réalité

    Les sentiments matériels, les émotions humaines, conduisent directement à des actions matérielles, à des actes égoïstes. Les points de vue religieux, les motivations spirituelles, conduisent directement à des actions religieuses, à des actes désintéressés de service social et de bienveillance altruiste.

    Le désir religieux est une quête avide de la réalité divine. L'expérience religieuse est la réalisation de la conscience d'avoir trouvé Dieu. Et, quand un être humain trouve Dieu, le triomphe de sa découverte fait éprouver à son âme une effervescence tellement indescriptible qu'il est poussé à rechercher un affectueux contact de service avec ses compagnons moins éclairés, non pour révéler qu'il a trouvé Dieu, mais plutôt pour permettre au débordement de la bonté éternelle qui surgit dans son âme de réconforter et ennoblir ses compagnons. La religion réelle mène à un service social accru.

    La science, la connaissance, conduit à la conscience des faits; la religion, l'expérience, conduit à la conscience des valeurs; la philosophie, la sagesse, conduit à coordonner la conscience. La révélation conduit à la conscience de la vraie réalité; tandis que la coordination de la conscience des faits, des valeurs et de la vraie réalité constitue la perception consciente de la réalité de la personnalité, le maximum d'être, en même temps que de la croyance à la possibilité de survie de cette même personnalité.

    La connaissance amène à donner un rang aux êtres humains, à faire naître des couches sociales et des castes. La religion conduit à servir les êtres humains et à créer ainsi l'éthique et l'altruisme. La sagesse conduit à une meilleure et plus haute communauté dans nos idées et avec nos semblables. La révélation affranchit les êtres humains et les lance dans l'aventure éternelle.

    La science sélectionne les êtres humains; la religion aime les êtres humains, jusqu'à les aimer comme nous-même; la sagesse fait justice à la différence entre les êtres humains; mais la révélation glorifie l'être humain et révèle sa capacité d'association avec Dieu.

    La science s'efforce vainement de créer la fraternité de la culture. La religion amène à l'existence la fraternité de l'esprit. La philosophie recherche la fraternité de sagesse; la révélation dépeint la fraternité éternelle, le Corps Paradisiaque de la Finalité.

    La connaissance fait naître de l'orgueil dans le fait de la personnalité; la sagesse est la conscience de la signification de la personnalité; la religion est l'expérience de la connaissance de la valeur de la personnalité; la révélation est l'assurance de la survie de la personnalité.

    La science cherche à identifier, à analyser et à classifier les parties fractionnées du cosmos illimité. La religion saisit l'idée-du-tout, l'ensemble du cosmos. La philosophie essaye d'identifier les segments matériels de la science avec le concept de clairvoyance spirituelle du tout. Sur les points où la philosophie échoue dans cette tentative, la révélation réussit en affirmant que le cercle cosmique est universel, éternel, absolu et infini. Ce cosmos de l'Infini JE SUIS est donc sans fin, sans bornes et incluant tout – il est sans temps, sans espace et non qualifié. Et nous rendons témoignage que l'Infini JE SUIS est aussi le Père de Christ Michael et le Dieu du salut humain.

    La science montre la Déité comme un fait; la philosophie présente l'idée d'un Absolu; la religion envisage Dieu comme une personnalité spirituelle aimante. La révélation affirme qu'il y a unité entre le fait de la Déité, l'idée de l'Absolu et la personnalité spirituelle de Dieu; de plus, elle présente ce concept comme étant notre Père – le fait universel de l'existence, l'idée éternelle du mental et l'esprit infini de la vie.

    La poursuite de la connaissance constitue la science; la recherche de la sagesse est la philosophie; l'amour pour Dieu est la religion; la soif de vérité est une révélation; mais c'est l'esprit intérieur qui attache le sentiment de réalité à la clairvoyance spirituelle de l'être humain par rapport au cosmos.

    En science, l'idée précède l'expression de sa réalisation; en religion, l'expérience de la réalisation précède l'expression de l'idée. Il y a une immense différence entre d'une part la volonté-de-croire évolutionnaire, et d'autre part le produit de la raison éclairée, de la clairvoyance religieuse et de la révélation – la volonté qui croit.

    Dans l'évolution, la religion amène souvent l'être humain à créer ses concepts de Dieu. La révélation montre le phénomène de Dieu faisant évoluer l'être humain lui-même, tandis que, dans la vie terrestre de Christ Micaël, nous voyons le phénomène de Dieu se révélant lui-même à l'être humain. L'évolution tend à faire ressembler Dieu à l'être humain; la révélation tend à faire ressembler l'être humain à Dieu.

    La science n'est satisfaite que par les causes premières, la religion, par la personnalité suprême et la philosophie, par l'unité. La révélation affirme que les trois sont un et que toutes sont bonnes. L'éternel réel est le bien de l'univers, et non les illusions temporelles du mal spatial. Dans l'expérience spirituelle de toutes les personnalités, il est toujours vrai que le réel est le bien et que le bien est le réel.

  • Lire la suite : Scène de Jeu

    24 octobre 2011

    Les fondements de la foi religieuse

    Pour le matérialiste incroyant, l'être humain est simplement un accident évolutionnaire. Ses espoirs de survivance sont liés à une fiction de son imagination de mortel; ses frayeurs, ses amours, ses désirs et ses croyances ne sont que les réactions de la juxtaposition accidentelle de certains atomes de matière dépourvus de vie.

    Nul déploiement d'énergie, nulle expression de confiance ne peuvent le transporter au delà du tombeau. Les oeuvres de dévotion et le génie inspirant les meilleurs êtres humains sont condamnés à l'annihilation par la mort, à la longue nuit solitaire de l'éternel oubli et de l'anéantissement de l'âme. Un désespoir sans nom est la seule récompense de l'être humain pour avoir vécu et travaillé sous le soleil temporel de l'existence mortelle. Chaque jour de la vie resserre lentement et sûrement l'emprise d'un destin impitoyable qu'un univers de matière, hostile et implacable, a décrété comme insulte suprême à tout ce qui est beau, noble, élevé et bon dans les désirs humains.

    Telle n'est pas la fin et la destinée éternelle de l'être humain. Cette vision n'est que le cri de désespoir poussé par une âme errante qui s'est perdue dans les ténèbres spirituelles, qui lutte bravement en face des sophismes mécanistes d'une philosophie matérialiste, et qui est aveuglée par le désordre et la déformation d'une érudition complexe. Toute cette condamnation aux ténèbres et toute cette destinée de désespoir sont dissipées pour toujours par un seul courageux déploiement de foi du plus humble et du plus ignorant enfant de Dieu sur Terre.

    Cette foi qui sauve prend naissance dans le coeur humain quand la conscience morale de l'être humain se rend compte qu'au cours de l'expérience mortelle, les valeurs humaines peuvent être transposées du matériel au spirituel, de l'humain au divin, du temps à l'éternité.

    Il faut que le coeur de l'être humain soit avide de perfection pour lui assurer la capacité de comprendre les sentiers de la foi menant à l'aboutissement suprême. Quiconque choisit de faire la volonté divine connaîtra le chemin de la vérité. Il est littéralement vrai " qu'il faut connaître les choses humaines pour les aimer, mais qu'il faut aimer les choses divines pour les connaître. " Mais les doutes honnêtes et les interrogations sincères ne sont pas des péchés; ces attitudes sont simplement une cause de retard dans le cheminement progressif d'accession à la perfection. Une confiance d'enfant assure l'entrée de l'être humain dans le royaume de l'ascension du ciel, mais le progrès dépend entièrement de l'exercice vigoureux de la foi robuste et confiante de l'être humain accompli.

    La raison de la science est fondée sur les faits observables du temps. La foi religieuse tire argument du programme spirituel de l'éternité. Ce que le savoir et la raison ne peuvent faire pour nous, la vraie sagesse nous exhorte à permettre à la foi de l'accomplir par clairvoyance religieuse et transformation spirituelle.

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    23 octobre 2011

    Philosophie personnelle de la religion

    Une philosophie de la religion naît d'une croissance fondamentale des idées, accrue de la vie expérimentale, toutes deux modifiées par la tendance à imiter des compagnons.

    La solidité des conclusions philosophiques dépend de la pénétration, de l'honnêteté et de la discrimination dans la manière de penser en relation avec la sensibilité aux significations et la justesse d'évaluation. Les êtres moralement lâches n'atteignent jamais des niveaux élevés de pensée philosophique. Il faut du courage pour pénétrer de nouveaux plans d'expérience et pour tenter l'exploration des domaines inconnus de la vie intellectuelle.

    De nouveaux systèmes de valeurs voient à présent le jour; de nouvelles formulations de principes et de critères s'établissent; les habitudes et les idéaux sont rénovés; une certaine idée d'un Dieu personnel est atteinte, suivie de concepts élargis des relations avec lui. La grande différence entre une philosophie religieuse et une philosophie non religieuse de la vie réside dans la nature et le niveau des valeurs reconnues, et dans l'objet des allégeances. L'évolution de la philosophie religieuse comporte quatre phases :

  • Cette expérience peut devenir simplement conformiste, résignée à la soumission, à la tradition et à l'autorité.

  • Ou bien, elle peut se satisfaire d'accomplissements mineurs, juste assez pour stabiliser sa vie quotidienne et se trouver alors arrêtée de bonne heure sur ce niveau occasionnel. Les mortels de ce genre croient que le mieux est l'ennemi du bien.

  • Un troisième groupe progresse jusqu'au niveau de l'intellectualité logique, mais y stagne par suite d'esclavage culturel. Il est vraiment lamentable de voir des intelligences géantes maintenues si solidement sous l'emprise cruelle de la servitude culturelle. Il est tout aussi pathétique d'observer ceux qui troquent leur servitude culturelle contre les chaines matérialistes d'une discipline faussement qualifiée de science.

  • Le quatrième niveau de philosophie parvient à s'affranchir de tous les handicaps classiques et traditionnels; sur ce niveau, on ose penser, agir et vivre honnêtement, loyalement, sans peur et sincèrement.

    La pierre de touche pour toute philosophie religieuse consiste à savoir si elle fait ou ne fait pas la distinction entre la réalité du monde matériel et celle du monde spirituel, tout en reconnaissant en même temps leur unification dans l'effort intellectuel et le service social. Une saine philosophie religieuse ne confond pas les choses de Dieu avec celles de César. Elle n'admet pas non plus le culte esthétique du pur merveilleux comme substitut de la religion.

    La philosophie transforme la religion primitive, qui était largement un conte de fées de la conscience, en une expérience vivante des valeurs ascendantes de la réalité cosmique.

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    22 octobre 2011

    L'expérience religieuse progressive

    Les enseignements de Jésus constituèrent la première religion de la Terre embrassant si pleinement une coordination harmonieuse de connaissance, de sagesse, de foi, de vérité et d'amour pour fournir complètement et simultanément la tranquillité temporelle, la certitude intellectuelle, l'illumination morale, la stabilité philosophique, la sensibilité éthique, la conscience de Dieu et l'assurance formelle de la survie personnelle.

    La foi de Jésus indiqua le chemin vers la finalité du salut humain, vers l'ultimité de l'aboutissement universel des mortels, puisqu'elle assurait :

  • 1. La délivrance des entraves matérielles dans la réalisation personnelle de la filiation avec Dieu, qui est esprit.

  • 2. La délivrance de l'esclavage intellectuel : l'être humain connaîtra la vérité, et la vérité l'affranchira.

  • 3. La délivrance de l'aveuglement spirituel, la réalisation humaine de la fraternité des êtres mortels et la conscience morontielle de la fraternité de toutes les créatures de l'univers; la découverte de la réalité spirituelle par le service et la révélation de la bonté des valeurs spirituelles par le ministère.

  • 4. La délivrance de l'incomplétude du moi, par le fait d'atteindre les niveaux spirituels de l'univers et finalement par la réalisation de l'harmonie de Havona et la perfection du Paradis.

  • 5. La délivrance du moi, échappant aux limitations de la conscience de soi par l'aboutissement aux niveaux cosmiques du mental Suprême et par la coordination avec les accomplissements de tous les autres êtres conscients de soi.

  • 6. La délivrance du temps, par l'accomplissement d'une vie éternelle de progrès sans fin dans la reconnaissance de Dieu et le service de Dieu.

  • 7. La délivrance du fini, par une unité devenue parfaite avec la Déité dans et par le Suprême, au moyen de laquelle la créature essaye de découvrir transcendantalement l'Ultime sur les niveaux postfinalitaires absonites.

    Cette septuple délivrance équivaut à atteindre la réalisation parfaite et complète de l'expérience ultime du Père Universel. Et tout ceci est potentiellement contenu dans la réalité de la foi de l'expérience religieuse humaine, et peut y être contenu effectivement, car la foi de Jésus était nourrie par des réalités dépassant même l'ultime, et elle les révélait. La foi de Jésus approchait du statut d'un absolu universel dans la mesure où la manifestation de cet absolu est possible dans le cosmos de l'espace et du temps en évolution.

    En assimilant la foi de Jésus, l'être humain mortel peut avoir, dans le temps, un avant-gout des réalités de l'éternité. Au cours de son expérience humaine, Jésus découvrit le Père Final, et ses frères en incarnation dans la vie mortelle peuvent le suivre dans la même expérience de découverte du Père. Tels qu'ils sont, ils peuvent même atteindre, dans cette expérience avec le Père, une satisfaction semblable à celle de Jésus tel qu'il était. De nouveaux potentiels furent actualisés dans l'univers à la suite de l'effusion terminale de Christ Michael, et l'un d'eux fut une nouvelle illumination du sentier de l'éternité qui conduit au Père de tous et qui peut être parcouru même par les mortels de chair et de sang au cours de leur vie initiale sur les planètes de l'espace. Jésus était et reste le nouveau chemin vivant par lequel l'être humain peut entrer dans le divin héritage dont le Père a décrété qu'il lui appartiendrait, pourvu qu'il le demande. En Jésus sont abondamment démontrés à la fois les commencements et les aboutissements de l'expérience de la foi de l'humanité et même de l'humanité divine.

  • Lire la suite : Providence Divine

    21 octobre 2011

    Les limites de la révélation

    Parce que notre monde ignore généralement l'origine des choses, même physiques, il a paru sage de lui fournir, de temps en temps, des notions de cosmologie, mais cela a toujours provoqué des troubles pour l'avenir.

    Les lois gouvernant la révélation gênent grandement, parce qu'elles interdisent de transmettre des connaissances imméritées ou prématurées. Toute cosmologie présentée comme partie d'une religion révélée est destinée à être dépassée au bout de très peu de temps. En conséquence, ceux qui étudient, après coup, cette révélation sont tentés de rejeter tout élément de vérité religieuse authentique qu'elle peut contenir, parce qu'ils découvrent des erreurs manifestes dans les cosmologies associées qui y sont présentées.

    L'humanité devrait comprendre que ceux qui participent à la révélation de la vérité, sont très rigoureusement limités par les instructions de leurs supérieurs. Ils ne sont pas libres d'anticiper sur les découvertes scientifiques d'un millénaire. Les révélateurs doivent agir selon les instructions qui forment une partie du commandement de révéler. Il n'y a aucun moyen de surmonter cette difficulté, ni dans le présent ni dans un avenir quelconque. Les faits historiques et les vérités religieuses de cette série d'exposés révélateurs subsisteront dans les annales des âges à venir, mais, en même temps, nous savons parfaitement que, d'ici peu d'années, beaucoup de nos affirmations concernant les sciences physiques auront besoin d'être revues, à la suite de développements scientifiques additionnels et de découvertes nouvelles. Nous prévoyons, dès maintenant, ces nouveaux développements, mais il nous est interdit d'inclure, dans nos exposés révélateurs, ces notions que les êtres humains n'ont pas encore découvertes. Qu'il soit bien clair que les révélations ne sont pas nécessairement inspirées. La cosmologie révélée ici n'est pas inspirée. Elle est limitée par l'autorisation que nous avons de coordonner et de trier les connaissances d'aujourd'hui. La clairvoyance divine ou spirituelle est un don, mais la sagesse humaine doit évoluer.

    La religion évolutionnaire ne fournit que l'assurance de la foi et la confirmation de la conscience. La religion révélée fournit l'assurance de la foi plus la vérité d'une expérience vivante des réalités de la révélation. La troisième étape de la religion, ou troisième phase de l'expérience de la religion, concerne l'état morontiel, l'emprise plus ferme de la mota. Au cours de la progression morontielle, les vérités de la religion révélée subissent une expansion croissante. Vous connaîtrez de mieux en mieux la vérité des valeurs suprêmes, des bienfaits divins, des relations universelles, des réalités éternelles et des destinées ultimes.

    Pendant toute la progression morontielle, l'assurance de la vérité remplace de plus en plus l'assurance de la foi. Quand vous serez finalement enrôlés dans le monde spirituel réel, les assurances de la pure clairvoyance spirituelle opéreront alors à la place de la foi et de la vérité, ou plutôt en conjonction avec elles et en se surimposant sur ces anciennes techniques d'assurance de la personnalité.

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    20 octobre 2011

    Les caractéristiques de la religion

    Par la foi religieuse, l'âme de l'être humain se révèle et démontre la divinité potentielle de sa nature émergente par la manière caractéristique dont elle incite la personnalité mortelle à réagir à certaines situations intellectuellement et socialement éprouvantes.

    La foi spirituelle authentique (la vraie conscience morale) se révèle en ceci :

  • 1. Elle fait progresser l'éthique et la morale malgré les tendances animales inhérentes et adverses.

  • 2. Elle produit une sublime confiance dans la bonté de Dieu, même en face de déceptions amères et de défaites écrasantes.

  • 3. Elle engendre une confiance et un courage profonds malgré l'adversité naturelle et les calamités physiques.

  • 4. Elle fait preuve d'une stabilité inexplicable et d'une tranquillité fortifiante, en dépit de maladies déconcertantes et même de souffrances physiques aiguës.

  • 5. Elle conserve à la personnalité un sang-froid et un équilibre mystérieux en face des mauvais traitements et des plus flagrantes injustices.

  • 6. Elle maintient une confiance divine dans la victoire finale, malgré les cruautés d'un destin apparemment aveugle et l'indifférence apparemment complète des forces naturelles envers le bien-être humain.

  • 7. Elle persiste à croire inébranlablement en Dieu malgré toutes les démonstrations contraires de la logique, et résiste avec succès à tous les autres sophismes intellectuels.

  • 8. Elle continue à montrer une foi indomptable en la survie de l'âme, sans se soucier des enseignements trompeurs de la fausse science ni des illusions persuasives d'une philosophie spécieuse.

  • 9. Elle vit et triomphe indépendamment du fardeau écrasant des civilisations complexes et partielles des temps modernes.

  • 10. Elle contribue à la survivance continue de l'altruisme en dépit de l'égoïsme humain, des antagonismes sociaux, des convoitises industrielles et des dérèglements politiques.

  • 11. Elle adhère fermement à une croyance sublime à l'unité de l'univers et à la gouverne divine, sans se préoccuper de la présence troublante du mal et du péché.

  • 12. Elle continue imperturbablement à adorer Dieu en dépit de tout, et quoi qu'il arrive. Elle ose déclarer : " Même s'il m'immole, je le servirai. "

    Nous savons donc, par trois phénomènes, que l'être humain a un esprit ou des esprits divins qui l'habitent; premièrement par expérience personnelle – la foi religieuse; deuxièmement par révélation – personnelle et collective; et troisièmement par l'étonnante manifestation des réactions extraordinaires et non naturelles dont nous venons de donner des exemples en décrivant douze accomplissements de caractère spirituel en face de situations effectives et éprouvantes de l'existence humaine réelle, et il y en a encore d'autres.

    Ce sont précisément de telles performances vitales et vigoureuses de la foi, dans le domaine de la religion, qui donnent le droit aux mortels d'affirmer la possession personnelle et la réalité spirituelle de ce don suprême de la nature humaine, l'expérience religieuse.

    19 octobre 2011

    La vraie religion

    La vraie religion n'est pas un système de croyances philosophiques qui puisse être déduit par raisonnement et démontré par des preuves naturelles.

    L'Esprit divin établit le contact avec l'être humain mortel, non par des sentiments ou des émotions, mais dans le domaine de la pensée la plus élevée et la plus spiritualisée. Ce sont vos pensées, et non vos sentiments, qui vous conduisent vers Dieu. Seuls les yeux du mental peuvent percevoir la nature divine. Mais le mental qui discerne réellement Dieu, qui entend l'esprit intérieur, est le mental pur. " Sans sainteté, nul ne peut voir le Seigneur. " Toute communion intérieure et spirituelle de cet ordre s'appelle clairvoyance spirituelle. Ces expériences religieuses résultent de l'impression faite sur le mental humain par les opérations conjuguées de l'esprit intérieur et de l'Esprit de Vérité pendant qu'ils agissent parmi et sur les idées, les idéaux, les aperçus et les efforts spirituels des fils et des filles de Dieu en évolution.

    La religion vit et prospère donc, non par la vue et les sentiments, mais plutôt par la foi et la clairvoyance. Elle ne consiste ni dans la découverte de faits nouveaux, ni dans la rencontre d'une expérience exceptionnelle; elle consiste plutôt à trouver de nouvelles significations spirituelles dans des faits déjà bien connus de l'humanité. La plus haute expérience religieuse ne dépend pas d'actes préalables guidés par la croyance, la tradition et l'autorité; elle n'est pas non plus issue de sentiments sublimes ou d'émotions purement mystiques. Elle est plutôt une expérience profondément grave et effective de communion d'esprit avec les influences spirituelles qui résident dans le mental humain. Dans la mesure où l'on peut définir cette expérience en termes de psychologie, elle consiste simplement à savoir expérimentalement que la réalité de la croyance en Dieu est la réalité d'une telle expérience purement personnelle.

    Bien que la religion ne soit pas le produit des spéculations rationalistes d'une cosmologie matérielle, elle est néanmoins le produit d'une clairvoyance entièrement rationnelle issue de l'expérience mentale de l'être humain. La religion ne naît ni de méditations mystiques ni de contemplations solitaires, bien qu'elle soit toujours plus ou moins mystérieuse et toujours indéfinissable et inexplicable en termes de raison purement intellectuelle et de logique philosophique. Les germes de la vraie religion ont leur origine dans le domaine de la conscience morale de l'être humain et se révèlent par la croissance de la clairvoyance spirituelle; cette faculté de la personnalité humaine résulte de la présence de l'esprit intérieur révélateur de Dieu dans le mental humain assoiffé de Dieu.

    La foi unit le discernement moral à la discrimination consciencieuse des valeurs, et le sens évolutionnaire préexistant du devoir complète le lignage de la vraie religion. L'expérience de la religion aboutit finalement à la certitude consciente que Dieu existe et à l'assurance indubitable de la survie de la personnalité croyante.

    On voit, ainsi, que les aspirations religieuses et les impulsions spirituelles ne sont pas de nature à simplement conduire les êtres humains à vouloir croire en Dieu; leur nature et leur puissance ont plutôt pour effet d'inculquer profondément aux êtres humains la conviction qu'ils devraient croire en Dieu. Le sens du devoir évolutionnaire et les obligations découlant de l'illumination de la révélation font une impression si profonde sur la nature morale de l'être humain qu'il atteint finalement cette position mentale et cette attitude de l'âme où il conclut qu'il n'a pas le droit de ne pas croire en Dieu. La sagesse supérieure et supraphilosophique de ces individus éclairés et disciplinés leur apporte, en fin de compte, l'enseignement que, s'ils doutent de Dieu ou n'ont pas confiance en sa bonté, ils se révèlent être infidèles à l'élément le plus réel et le plus profond qui soit dans le mental et l'âme des êtres humains – l'esprit divin intérieur.

  • Lire la suite : Vraie adoration

    18 octobre 2011

    L'apogée de la vie religieuse

    Bien qu'un mortel ordinaire de la Terre ne puisse espérer atteindre la haute perfection de caractère acquise par Jésus durant son temps d'incarnation, il est entièrement possible à tout croyant mortel de développer une forte personnalité unifiée selon les lignes devenues parfaites de la personnalité de Jésus de Nazareth.

    Le trait exceptionnel de la personnalité du Maitre n'était pas tant sa perfection que son harmonie, son exquise unification équilibrée. La présentation la plus efficace de Jésus consiste à suivre l'exemple de celui qui a dit, en faisant un geste vers le Maitre debout devant ses accusations : « Voici l'être humain. »

    La constante bienveillance de Jésus touchait le coeur des êtres humains, mais la fermeté de sa force de caractère stupéfiait ceux qui le suivaient. Il était vraiment sincère; il n'y avait rien d'hypocrite en lui. Il était dégagé de toute affectation; il était toujours si agréablement franc. Il ne s'abaissait jamais à prétendre et n'avait jamais recours à la simulation. Il vivait la vérité exactement comme il l'enseignait. Il était la vérité. Il était forcé de proclamer la vérité salvatrice à sa génération, même si sa sincérité causait parfois de la peine. Sa loyauté envers toute vérité était sans réserve.

    Le Maitre était pourtant si raisonnable, si accessible et si pratique dans tout son ministère; tous ses plans étaient empreints d'un grand bon sens sanctifié. Il était dégagé de toute tendance fantaisiste, erratique ou excentrique. Il n'était jamais capricieux, fantasque ni hystérique. Tous ses enseignements et tout ce qu'il faisait étaient empreint d'une charmante discrimination associée à un sens extraordinaire de l'à-propos. Le Fils de l'Homme fut toujours une personnalité bien équilibrée. Ses ennemis eux-mêmes lui témoignaient un respect salutaire; ils craignaient même sa présence. Jésus était sans peur. Il débordait d'enthousiasme divin, mais ne devenait jamais fanatique. Il était émotivement actif, mais jamais instable. Il avait de l'imagination, mais était toujours pratique. Il faisait franchement face aux réalités de la vie, mais n'était jamais ennuyeux ni prosaïque. Il était courageux, mais jamais téméraire, prudent, mais jamais lâche. Il était compatissant, mais non sentimental, exceptionnel, mais non excentrique. Il était pieux, mais non bigot. Il était si bien équilibré parce qu'il était si parfaitement unifié.

    L'originalité de Jésus n'était étouffée d'aucune façon. Il n'était ni lié par la tradition, ni handicapé par soumission à d'étroites pratiques conventionnelles. Il parlait avec une confiance assurée et enseignait avec une autorité absolue. Mais sa magnifique originalité ne lui faisait pas négliger les perles de vérité contenues dans les enseignements de ses prédécesseurs ou de ses contemporains. Et le plus original de ses enseignements était l'accent mis sur l'amour et la miséricorde, au lieu de la peur et du sacrifice. Jésus avait des vues très larges. Il exhortait ceux qui le suivaient à prêcher l'évangile à tous les peuples. Il était exempt de toute étroitesse de pensée. Son coeur compatissant embrassait toute l'humanité et même un univers. Son invitation était toujours : « Si quelqu'un désire venir, qu'il vienne. »

    On a dit à juste titre de Jésus qu' « il avait confiance en Dieu ». En tant qu'être humain parmi les êtres humains, il manifesta la plus sublime confiance envers le Père qui est aux cieux. Il avait confiance en son Père comme un petit enfant a confiance en ses parents terrestres. Sa foi était parfaite, mais jamais présomptueuse. Il importait peu combien la nature pouvait paraître cruelle ou indifférente au bien-être des êtres humains sur terre, Jésus ne trébucha jamais dans sa foi. Il était immunisé contre les déceptions et insensible aux persécutions. Les échecs apparents ne le touchaient pas. Il aimait les êtres humains comme des frères et reconnaissait en même temps combien leurs dons innés et leurs qualités acquises étaient différents. « Il allait son chemin, faisant du bien. »

    Jésus était une personne exceptionnellement gaie sans être d'un optimisme aveugle ou déraisonnable. Il exhortait en disant constamment : « Ayez bon courage. » Il put maintenir cette attitude confiante à cause de sa foi inébranlable en Dieu et de sa confiance à toute épreuve dans les êtres humains. Il manifestait toujours une considération touchante à tous les êtres humains parce qu'il les aimait et croyait en eux, mais il restait toujours fidèle à ses convictions et merveilleusement ferme dans sa dévotion à faire la volonté de son Père. Le Maitre était toujours généreux. Il ne se fatigua jamais de dire qu' « il vaut mieux donner que recevoir. » et « vous avez reçu libéralement, donnez libéralement. » Et cependant, malgré sa générosité illimitée, il ne gaspillait jamais et ne faisait pas d'extravagances. Il enseignait qu'il fallait croire pour recevoir le salut. « Car quiconque cherche recevra. »

    Il était direct, mais toujours affable. Il disait : « S'il n'en était pas ainsi, je vous l'aurais dit. » Il était franc, mais toujours amical. Il exprimait clairement son amour des pécheurs et sa haine du péché, mais, dans toute cette étonnante franchise, il était infailliblement équitable. Jésus était toujours de bonne humeur, bien qu'il ait parfois bu largement à la coupe des douleurs humaines. Il faisait front avec intrépidité aux réalités de l'existence, et, cependant, il était rempli d'enthousiasme pour l'évangile du royaume. Mais il contrôlait son enthousiasme, il n'était jamais dominé par lui. Il était consacré sans réserve " aux affaires du Père ". Cet enthousiasme divin amenait ses frères non spirituels à croire qu'il n'avait plus tout son bon sens, mais l'univers qui l'observait l'appréciait comme le modèle de la santé mentale et le modèle de la suprême dévotion du mortel aux critères élevés de la vie spirituelle. Son enthousiasme contrôlé était contagieux et obligeait ses compagnons à partager son divin optimisme.

    Cet être humain de Galilée n'était pas un être humain de douleurs; il avait une âme joyeuse. Il ne cessait de dire : « Réjouissez-vous et soyez plein d'allégresse. » Mais, lorsque le devoir l'exigea, il accepta de traverser courageusement la " vallée de l'ombre de la mort ". Il était heureux et en même temps humble. Son courage n'était égalé que par sa patience. Quand on le pressait d'agir prématurément, il se bornait à répondre : « Mon heure n'est pas encore venue. » Il n'était jamais pressé; son sang-froid était sublime, mais il s'indignait souvent contre le mal et ne tolérait pas le péché. Il fut souvent poussé à résister énergiquement aux tendances contraires au bien-être de ses enfants terrestres, mais son indignation contre le péché ne le conduisit jamais à se mettre en colère contre les pécheurs. Son courage était magnifique, mais n'allait jamais jusqu'à la témérité. Son mot de passe était : « Ne craignez pas. » Sa bravoure était altière et son courage souvent héroïque, mais son courage était empreint de discernement et contrôlé par la raison. C'était le courage né de la foi, et non la témérité d'une présomption aveugle. Il était vraiment brave, mais ne prenait jamais de risques inutiles.

    Le Maitre était un modèle de déférence. Dès sa jeunesse, sa prière commençait par : « Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié. » Il respectait même le culte erroné de ses compagnons, mais cela ne l'empêchait pas d'attaquer des traditions religieuses ni de livrer assaut aux erreurs des croyances humaines. Il révérait la vraie sainteté, mais pouvait s'adresser avec justesse à ses compagnons en leur disant : « Qui d'entre vous me convaincra de péché ? » Jésus était grand parce qu'il était bon, et, cependant, il fraternisait avec les petits enfants. Il était doux et modeste dans sa vie personnelle, et, cependant, il était l'être humain rendu parfait d'un univers. Ses compagnons l'appelaient Maitre sans en être priés.

    Jésus était la personnalité humaine parfaitement unifiée. Et, aujourd'hui, comme autrefois en Galilée, il continue à unifier l'expérience mortelle et à coordonner les efforts humains. Il unifie la vie, ennoblit le caractère et simplifie l'expérience. Il pénètre le mental humain pour l'élever, le transformer et le transfigurer. Il est littéralement vrai que, « si un être humain a le Christ Jésus en lui, il est une nouvelle créature; les anciennes choses sont en train de passer et voici, toutes choses deviennent nouvelles ».

    De même la divinité opère dans votre personnalité humaine comme don de l'esprit intérieur du Père, comme Esprit de Vérité du Fils et comme Saint-Esprit de l'Esprit de l'Univers. L'Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit que nous sommes les fils et les filles de Dieu.

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    17 octobre 2011

    Conversion et mysticisme

    Le monde est rempli d'âmes perdues; non pas perdues au sens théologique, mais ayant perdu leur direction, errant dans la confusion au milieu des théories en "isme" et des cultes d'une ère philosophiquement frustrée.

    Trop peu de ces âmes ont appris à établir une philosophie de vie remplaçant l'autorité religieuse. (Les symboles de la religion socialisée ne doivent pas être méprisés comme canaux de croissance, bien que le lit de la rivière ne soit pas la rivière.)

    La progression de la croissance religieuse conduit, par conflit, de la stagnation à la coordination, de l'insécurité à la foi inébranlable, de la confusion de la conscience cosmique à l'unification de la personnalité, de l'objectif temporel à l'objectif éternel, de l'esclavage de la peur à la liberté de la filiation divine.

    Précisons que les professions de loyauté envers les idéaux suprêmes – la perception psychique, émotive et spirituelle de celui qui est conscient de Dieu – peuvent provenir d'une croissance naturelle et graduelle, ou parfois être éprouvées dans certaines conjonctures telles qu'une crise. L'apôtre Paul subit précisément une conversion soudaine et spectaculaire de cet ordre en un jour mémorable sur la route de Damas. Gautama Siddharta passa par une expérience similaire la nuit où, solitaire, il s'assit et chercha à pénétrer le mystère de la vérité finale. Beaucoup d'autres êtres humains ont eu des expériences semblables; cependant nombre de vrais croyants ont progressé en esprit sans conversion soudaine.

    La plupart des phénomènes spectaculaires associés aux conversions dites religieuses sont entièrement de nature psychologique, mais, de temps à autre, surviennent des expériences qui ont aussi une origine spirituelle. Quand la mobilisation mentale est absolument totale sur un niveau psychique quelconque de l'expansion vers l'aboutissement spirituel, quand les mobiles humains de fidélité à l'idée divine sont parfaits, il arrive très souvent que l'Esprit intérieur s'abaisse pour saisir le dessein concentré et consacré du mental superconscient du mortel croyant pour se synchroniser avec lui. Ce sont ces expériences d'unification de phénomènes intellectuels et spirituels qui constituent la conversion, laquelle consiste en facteurs qui dépassent les implications purement psychologiques.

    L'émotion seule est une fausse conversion; il faut avoir la foi aussi bien que la sensation. Dans la mesure où la mobilisation psychique est partielle et où les mobiles de la fidélité humaine sont incomplets, l'expérience de la conversion sera dans la même mesure une réalité mixte, intellectuelle, émotionnelle et spirituelle.

    Si l'on est disposé à admettre, comme hypothèse de travail pratique, l'existence d'un mental théorique subconscient dans la vie intellectuelle qui autrement est unifiée, alors, pour être logique, on devrait supposer l'existence d'un domaine semblable et correspondant d'activité intellectuelle ascendante, en tant que niveau superconscient, la zone de contact immédiat avec l'entité spirituelle intérieure, l'esprit intérieur. Le grand danger de toutes ces spéculations psychiques est que l'on peut prendre les visions et d'autres expériences dites mystiques ainsi que des rêves extraordinaires pour des communications divines au mental humain. Dans le passé, des êtres divins se sont révélés à certaines personnes connaissant Dieu, non pas à cause de leurs transes mystiques ou de leurs visions morbides, mais en dépit de tous ces phénomènes.

    En contraste avec la recherche de la conversion, la meilleure manière d'approcher les zones morontielles de contact possible avec l'esprit intérieur serait la foi vivante et l'adoration sincère, la prière fervente et désintéressée. Dans l'ensemble, une bien trop grande partie de la montée soudaine de souvenirs provenant des niveaux inconscients du mental humain a été considérée à tort comme des révélations divines et des directives spirituelles. De grands dangers accompagnent la pratique habituelle du rêve éveillé religieux; le mysticisme peut devenir une technique pour échapper à la réalité, bien qu'il ait parfois été un moyen de communion spirituelle authentique. De courtes périodes où l'on se retire de la scène active de la vie peuvent ne pas présenter de dangers sérieux, mais l'isolement prolongé de la personnalité est fort indésirable. En aucun cas il ne faut cultiver l'état de conscience visionnaire, du genre transe, comme une expérience religieuse.

    L'état mystique est caractérisé par une conscience diffuse, avec des ilots vivaces d'attention focalisée opérant sur un intellect relativement passif. Tout cela fait graviter la conscience vers le subconscient plutôt que vers la zone de contact spirituel vers le superconscient. Beaucoup de mystiques ont poussé leur dissociation mentale jusqu'au niveau des manifestations mentales anormales. L'attitude la plus saine de méditation spirituelle se trouve dans l'adoration réflective et la prière d'actions de grâces. La communion directe avec l'esprit intérieur, telle qu'elle s'est produite dans les dernières années de la vie incarnée de Jésus, ne devrait pas être confondue avec les expériences dites mystiques. Les facteurs qui contribuent au déclenchement de la communion mystique dénotent le danger de ces états psychiques. L'état mystique est favorisé par des facteurs tels que fatigue physique, jeûne, dissociation psychique, expériences esthétiques profondes, impulsions sexuelles vivaces, peur, anxiété, fureur et danses échevelées. Nombre de phénomènes résultant de cette préparation préliminaire ont leur origine dans le mental subconscient.

    Si favorables que les conditions du moment aient pu être pour des phénomènes mystiques, il faut bien comprendre que Jésus de Nazareth n'a jamais eu recours à de telles méthodes pour communier avec son Père du Paradis. Jésus n'avait ni hallucinations subconscientes ni illusions superconscientes.

    16 octobre 2011

    Les problèmes de croissance

    Une vie religieuse est une vie dévouée, et une vie dévouée est une vie créative, originale et spontanée.

    De nouveaux aperçus religieux surgissent des conflits qui déclenchent le choix de nouvelles et meilleures habitudes de réagir, pour remplacer les modèles anciens et inférieurs de réaction. C'est seulement dans des conflits que de nouvelles significations émergent, et un conflit ne persiste que si l'on refuse d'adopter les valeurs supérieures impliquées dans des significations plus élevées.

    La perplexité est inévitable en religion; il ne peut y avoir de croissance sans conflits psychiques et sans agitation spirituelle. L'organisation d'une norme de vie philosophique entraine des commotions considérables dans le domaine philosophique du mental. Ce n'est pas sans lutte que l'on exerce sa fidélité envers ce qui est grand, bon, vrai et noble. La clarification de la vision spirituelle et le rehaussement de la perspicacité cosmique s'accompagnent d'efforts, et l'intellect humain proteste quand il est sevré de la nourriture que lui procuraient les énergies non spirituelles de l'existence temporelle. Le mental animal indolent se rebelle devant l'effort exigé par la lutte pour résoudre les problèmes cosmiques.

    Cependant, le grand problème de la vie religieuse consiste à unifier, par la domination de l'AMOUR, les pouvoirs de l'âme inhérents à la personnalité. La santé, l'efficacité mentale et le bonheur résultent de l'unification de systèmes physiques, de systèmes mentaux et de systèmes spirituels. L'être humain comprend beaucoup de choses concernant la santé physique et la santé mentale, mais il a vraiment des idées très peu claires sur le bonheur. Le plus grand bonheur est indissolublement lié au progrès spirituel. La croissance spirituelle procure une joie durable, une paix qui dépasse toute compréhension.

    Dans la vie physique, les sens révèlent l'existence des choses et le mental découvre la réalité des significations; mais c'est l'expérience spirituelle qui révèle aux individus les vraies valeurs de la vie. On atteint ces niveaux supérieurs de vie dans l'amour suprême de Dieu et dans l'amour désintéressé des êtres humains. Si vous aimez vos compagnons, c'est que vous avez découvert leur valeur. Jésus aimait tellement les êtres humains parce qu'il leur attribuait une haute valeur. C'est en découvrant les mobiles de vos associés que vous découvrez le mieux leur valeur. Si quelqu'un vous irrite et suscite en vous du ressentiment, vous devriez chercher avec sympathie à discerner son point de vue, les motifs de sa conduite désagréable. Dès lors que vous comprenez votre voisin, vous devenez tolérant, et cette tolérance va se transformer, croitre en amitié et murir en amour.

    Essayez de voir, par la pensée, l'image d'un de vos ancêtres primitifs à l'âge des cavernes – un lourdaud petit, mal bâti, sale, hargneux, se tenant les jambes écartées, la massue levée, respirant la haine et l'animosité tandis qu'il regarde férocement droit devant lui. Une telle image ne décrit guère la divine dignité de l'être humain; mais élargissons le tableau. Devant cet être humain animé, un tigre machérode se prépare à bondir. Derrière lui se tiennent une femme et deux enfants. Vous reconnaissez immédiatement que l'image représente les débuts de beaucoup de beaux et nobles caractères de la race humaine, et pourtant l'être humain est le même dans les deux tableaux. Seulement, dans le second, vous êtes favorisés par un élargissement d'horizon : vous discernez le mobile de ce mortel en évolution. Son attitude devient digne de louange parce que vous le comprenez. Si vous pouviez seulement sonder les motifs de vos compagnons, combien mieux vous les comprendriez ! Si seulement vous pouviez connaître vos semblables, vous en tomberiez finalement amoureux.

    Vous ne pouvez pas aimer vraiment vos compagnons par un simple acte de volonté. L'amour naît seulement d'une compréhension approfondie et consommée des mobiles et des sentiments de votre prochain. Il est moins important d'aimer tous les êtres humains aujourd'hui que d'apprendre chaque jour à en aimer un de plus. Si, chaque jour ou chaque semaine, vous parvenez à comprendre un compagnon de plus, et si c'est la limite de vos capacités, alors vous êtes certainement en voie de rendre votre personnalité sociale et vraiment spirituelle. L'amour est contagieux; et, quand la dévotion humaine est intelligente et sage, l'amour a plus d'emprise que la haine. Mais seul l'amour authentique et désintéressé est contagieux. Si seulement chaque mortel pouvait devenir un foyer d'affection dynamique, le virus bénin de l'amour imprégnerait bientôt le courant émotionnel sentimental de l'humanité au point que toute la civilisation serait enveloppée d'amour, et ce serait la réalisation de la fraternité humaine.

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    15 octobre 2011

    Les concepts de valeur suprême

    La religion n'est pas une technique pour obtenir une paix mentale statique et sereine; c'est une impulsion destinée à organiser l'âme pour un service dynamique.

    C'est l'enrôlement de la totalité de l'individualité dans une allégeance pour aimer Dieu et servir les êtres humains. La religion paie à n'importe quel prix ce qui est essentiel pour atteindre le but suprême, la récompense éternelle. Il y a une plénitude de consécration dans la fidélité religieuse dont la sublimité est magnifique, et cette fidélité est socialement efficace et spirituellement progressive.

    Pour une personne religieuse, le mot Dieu devient un symbole signifiant l'approche de la réalité suprême et la récognition de la valeur divine. Ce ne sont ni les préférences ni les aversions humaines qui déterminent le bien et le mal; les valeurs morales ne résultent pas de ce que les désirs sont exaucés ou les émotions frustrées.

    En méditant sur les valeurs, il faut distinguer entre ce qui est une valeur et ce qui a une valeur. Il faut reconnaître la relation entre des activités agréables, leur intégration significative et leur réalisation rehaussée sur des niveaux d'expérience humaine constamment et progressivement plus élevés.

    La signification est quelque chose que l'expérience ajoute à la valeur; c'est la conscience appréciative des valeurs. Un plaisir isolé et purement personnel peut comporter une dévaluation virtuelle des significations, une jouissance dépourvue de sens et frisant le mal relatif. Les valeurs sont expérientielles quand les réalités sont significatives et mentalement associées, quand de telles relations sont reconnues et appréciées par le mental.

    Les valeurs ne peuvent jamais être statiques; réalité signifie changement, croissance. Le changement sans croissance, sans expansion de signification et sans exaltation de valeur, est sans valeur – c'est un mal potentiel. Plus sa qualité d'adaptation cosmique est grande, plus une expérience possède de signification. Les valeurs ne sont pas des illusions conceptuelles; elles sont réelles, mais dépendent toujours du fait de l'existence des relations. Les valeurs sont toujours à la fois actuelles et potentielles – elles ne représentent pas ce qui était, mais ce qui est et ce qui sera.

    L'association des actuels et des potentiels équivaut à la croissance, à la réalisation expérientielle des valeurs. Mais la croissance n'est pas simplement le progrès. Le progrès est toujours significatif, mais, à défaut de croissance, il est relativement sans valeur. La valeur suprême de la vie humaine consiste dans la croissance des valeurs, dans le progrès relatif aux significations et dans la réalisation de la corrélation cosmique intime entre ces deux expériences. Et une telle expérience équivaut à avoir conscience de Dieu. Un tel mortel, bien que n'étant pas surnaturel, devient vraiment suprahumain; une âme immortelle est en évolution.

    L'être humain ne peut provoquer la croissance, mais il peut lui fournir des conditions favorables. La croissance est toujours inconsciente, qu'elle soit physique, intellectuelle ou spirituelle. C'est ainsi que croit l'amour; on ne peut ni le créer, ni le fabriquer ni l'acheter; il faut qu'il croisse. L'évolution est une technique cosmique de croissance. La croissance sociale ne peut être obtenue par la législation, ni la croissance morale par une meilleure administration. L'être humain peut construire une machine, mais sa valeur réelle doit dériver de la culture humaine et d'une appréciation personnelle. L'unique contribution de l'être humain à la croissance est la mobilisation de la totalité des pouvoirs de sa personnalité – sa foi vivante.

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    14 octobre 2011

    La religion dans l'expérience humaine

    L'expérience d'une vie religieuse dynamique transforme un individu médiocre en une personnalité douée d'un pouvoir idéaliste.

    La religion contribue au progrès de tous en encourageant le progrès de chaque individu, et le progrès de chacun est accru par l'accomplissement de tous. La croissance spirituelle est mutuellement stimulée par l'association intime avec d'autres personnes religieuses. L'amour fournit le terrain du développement religieux – un attrait objectif au lieu d'une satisfaction subjective – et, cependant, il donne la satisfaction subjective suprême. La religion ennoblit les corvées banales de la vie quotidienne.

    Certaines personnes sont trop affairées pour croitre et se trouvent alors en sérieux danger d'immobilisme spirituel. Le terrain essentiel à la croissance religieuse présuppose une vie progressive de réalisation de soi, la coordination des tendances naturelles, l'exercice de la curiosité et le plaisir d'aventures raisonnables, le fait d'éprouver des sentiments de satisfaction, le fonctionnement de la peur pour stimuler l'attention et la conscience, l'attrait du merveilleux et l'humilité, c'est-à-dire une conscience normale de notre petitesse. La croissance est également basée sur la découverte de soi accompagnée d'autocritique – de conscience – car la conscience est réellement la critique de soi par notre propre échelle de valeurs, par nos idéaux personnels.

    La technique infaillible pour stimuler cette dotation constitutive du potentiel de la croissance spirituelle est de maintenir une attitude de sincère dévotion aux valeurs suprêmes. La religion ne peut être ni conférée, ni reçue, ni prêtée, ni apprise, ni perdue. Elle est une expérience personnelle qui grandit proportionnellement à la recherche croissante des valeurs finales. La croissance cosmique accompagne donc l'accumulation des significations et l'élévation toujours plus poussée des valeurs. Mais la noblesse en elle-même est toujours une croissance inconsciente.

    Les habitudes qui favorisent la croissance religieuse englobent la culture de la sensibilité aux valeurs divines, la récognition de la vie religieuse chez les autres, la méditation réfléchie sur les significations cosmiques, un zèle fervent appliqué à la résolution des problèmes, le partage de votre vie spirituelle avec celle de vos compagnons, le fait d'éviter l'égoïsme, le refus d'escompter la miséricorde divine et l'habitude de vivre comme si l'on se trouvait en présence de Dieu. Les facteurs de la croissance religieuse peuvent être intentionnels, mais la croissance elle-même est invariablement inconsciente.

    Le développement spirituel dépend, en premier lieu, du maintien d'un lien spirituel vivant avec de vraies forces spirituelles, et, en second lieu, de la production continue de fruits spirituels par transmission, à vos compagnons, de l'aide que vous avez reçue de vos bienfaiteurs spirituels. Le progrès spirituel est basé sur la récognition intellectuelle de la pauvreté spirituelle, doublée de la conscience personnelle de la soif de perfection, du désir de connaître Dieu et d'être semblable à lui, de l'intention sincère de faire la volonté du Père qui est aux cieux.

    La croissance spirituelle est d'abord un éveil aux besoins, ensuite un discernement des significations et enfin une découverte des valeurs. La preuve du vrai développement spirituel consiste dans la manifestation d'une personnalité humaine motivée par l'amour, animée par un esprit de service désintéressé et dominée par l'adoration sincère des idéaux de perfection de la divinité. L'ensemble de cette expérience constitue la réalité de la religion par contraste avec les simples croyances théologiques.

    La spiritualité indique immédiatement votre proximité de Dieu et la mesure de votre utilité pour vos compagnons. La spiritualité rehausse l'aptitude à découvrir la beauté dans les choses, à reconnaître la vérité dans les significations et à trouver la bonté dans les valeurs. Le développement spirituel est déterminé par cette capacité et il est directement proportionnel à l'élimination des aspects égoïstes de l'amour. Le statut spirituel effectif est la mesure de l'aboutissement à la Déité, l'harmonisation avec l'esprit intérieur. Accomplir la finalité de la spiritualité équivaut à atteindre le summum de la réalité, le maximum de ressemblance avec Dieu. La vie éternelle est la recherche perpétuelle des valeurs infinies.

    Le but de la réalisation de soi, pour l'être humain, devrait être spirituel et non matériel. Les seules réalités qui vaillent l'effort sont divines, spirituelles et éternelles. L'être humain mortel a droit à la joie des plaisirs physiques et à la satisfaction des affections humaines; il tire bénéfice de sa fidélité aux associations humaines et aux institutions temporelles; mais ce ne sont pas là les fondations éternelles sur lesquelles il faut bâtir la personnalité immortelle qui devra transcender l'espace, vaincre le temps et accomplir la destinée éternelle de perfection divine et de service finalitaire.

    Jésus dépeignit la sécurité profonde de l'être humain connaissant Dieu en disant : « Pour celui qui connaît Dieu et croit au royaume, qu'importe si toutes les choses terrestres se brisent. » Les sécurités temporelles sont vulnérables, mais les sécurités spirituelles sont invulnérables. Quand les marées de l'adversité humaine, de l'égoïsme, de la cruauté, de la haine, de la méchanceté et de la jalousie viennent battre l'âme du mortel, on peut se reposer dans l'assurance qu'il existe un bastion intérieur, la citadelle de l'esprit, qui est absolument inexpugnable; du moins est-ce vrai pour tout être humain qui a confié la garde de son âme à l'esprit intérieur du Dieu éternel.

    Après cet accomplissement spirituel assuré, soit par une croissance graduelle, soit par une crise spécifique, ils se produit une réorientation de la personnalité, accompagnée du développement d'une nouvelle échelle de valeurs. De tels individus nés d'esprit ont des motivations de vie si renouvelées qu'ils peuvent assister avec calme à la mort de leurs plus chères ambitions et à la destruction de leurs espoirs les plus ardents. Ils savent pertinemment que ces catastrophes sont simplement des cataclysmes rectificateurs qui ruinent leurs créations temporelles, préalablement à la construction des réalités plus nobles et plus durables d'un niveau à la fois nouveau et plus sublime d'accomplissement universel.

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    13 octobre 2011

    Difficultés de transition

    Durant ces temps psychologiquement troublés, parmi les bouleversements économiques, les contre-courants moraux et les déchirements sociologiques périodiques accompagnant les transitions orageuses d'une ère scientifique, des milliers et des milliers d'hommes et de femmes sont devenus des pantins; ils sont anxieux, agités, craintifs, incertains et instables.

    Plus que jamais dans l'histoire du monde, ils ont besoin de la consolation et de la stabilité d'une religion saine. En face de réalisations scientifiques et de développements mécaniques sans précédent, on trouve une stagnation spirituelle et un chaos philosophique.

    Il n'est pas dangereux que la religion devienne de plus en plus une affaire privée – une expérience personnelle – pourvu qu'elle ne perde pas de vue sa motivation de service social désintéressé et aimant. La religion a souffert de beaucoup d'influences secondaires : mélanges soudains de cultures, enchevêtrements de croyances, diminution de l'autorité ecclésiastique, modification de la vie de famille, ainsi que l'urbanisation et la mécanisation.

    Le plus grand péril spirituel pour les êtres humains est le progrès partiel, la situation fâcheuse d'une croissance inachevée : abandonner les religions évolutionnaires de la peur sans saisir immédiatement la religion révélatrice de l'amour. Une transition est toujours accompagnée de confusion. Le monde religieux ne jouira guère de la tranquillité avant la fin de la grande lutte entre les trois philosophies de la religion qui se disputent la prééminence :

  • 1. La croyance spiritiste (en une Déité providentielle) de nombreuses religions.
  • 2. Les croyances humanistes et idéalistes de beaucoup de philosophies.
  • 3. Les conceptions mécanistes et naturalistes de beaucoup de sciences.

    Ces trois approches partielles de la réalité du cosmos doivent finir par s'harmoniser grâce à la présentation révélatrice de la religion, de la philosophie et de la cosmologie qui décrit l'existence trine de l'esprit, du mental et de l'énergie comme provenant de la Trinité du Paradis et atteignant l'unification temporelle-spatiale dans la Déité du Suprême.

    La religion est exclusivement une expérience spirituelle personnelle – connaître Dieu comme un Père – mais le corollaire de cette expérience – connaître l'être humain comme son frère – entraine l'ajustement du "moi" à d'autres "moi", ce qui implique l'aspect social ou collectif de la vie religieuse. La religion est d'abord un ajustement intérieur ou personnel; elle devient ensuite une affaire de service social ou d'ajustement à un groupe. La formation de groupes religieux découle forcément du caractère grégaire des êtres humains, et le sort de ces groupes religieux dépend beaucoup de l'intelligence de leurs chefs. Dans la société primitive, le groupe religieux n'est pas toujours très différent des groupes économiques et politiques. La religion a toujours été conservatrice de morale et stabilisatrice de société. Cela reste vrai, bien que de nombreux socialistes et humanistes modernes enseignent le contraire.

    N'oubliez jamais ceci : la vraie religion consiste à connaître Dieu comme votre Père et l'être humain comme votre frère. La religion ne consiste pas à croire servilement à des menaces de punition ou à des promesses magiques de récompenses mystiques futures. La religion de Jésus est l'influence la plus dynamique qui ait jamais stimulé la race humaine. Jésus a mis en pièces les traditions, détruit les dogmes et appelé l'humanité à réaliser ses plus hauts idéaux dans le temps et dans l'éternité – être parfait comme le Père qui est aux cieux est parfait.

    La religion a peu de chances de jouer son rôle avant que le groupe religieux ne se sépare de tous les autres groupes et ne forme l'association sociale des membres spirituels du royaume des cieux. La doctrine de la dépravation totale de l'être humain a détruit une grande partie du potentiel dont la religion disposait pour produire des répercussions sociales élévatrices par leur nature et inspirantes par leur valeur. Jésus chercha à rétablir la dignité de l'être humain en proclamant que tous les êtres humains sont enfants de Dieu.

    Toute croyance religieuse qui réussit à spiritualiser le croyant est certaine d'avoir une répercussion puissante dans la vie sociale de ce croyant. L'expérience religieuse produit infailliblement les "fruits de l'esprit" dans la vie quotidienne du mortel guidé par l'esprit.

    Tout aussi certainement que les êtres humains partagent leurs croyances religieuses, ils créent une sorte de groupe religieux, lequel crée finalement des buts communs. Un jour, les personnes religieuses se réuniront et se mettront à coopérer réellement sur la base de l'unité des idéaux et des buts, plutôt que de tenter d'y parvenir en se basant sur des opinions psychologiques et des croyances théologiques. Ce sont les buts plutôt que les credo qui devraient unir les personnes religieuses. Puisque la vraie religion est une affaire d'expérience spirituelle personnelle, il est inévitable que, individuellement, chaque personne religieuse ait sa propre interprétation personnelle de la manière de réaliser cette expérience spirituelle. Le mot "foi" devrait représenter la relation de l'individu avec Dieu, plutôt qu'une formule de credo sur laquelle un groupe de mortels est parvenu à s'accorder en tant qu'attitude religieuse commune. Avez-vous la foi ? Alors, ayez-la pour vous-mêmes.

    La foi ne s'occupe que de saisir des valeurs idéales; ceci est mis en évidence dans la définition du Nouveau Testament déclarant que la foi est la substance des choses que l'on espère et la démonstration de celles qu'on ne voit pas.

    L'être humain primitif faisait peu d'efforts pour exprimer en paroles ses convictions religieuses. Il dansait sa religion plus qu'il ne l'exprimait en pensée. Les êtres humains modernes ont imaginé bien des croyances et créé bien des critères de foi religieuse. Il faut que les futures personnes religieuses vivent leur religion, se consacrent sincèrement au service de la fraternité humaine. Il est grand temps que les êtres humains aient une expérience religieuse si personnelle et si sublime qu'elle ne puisse se concevoir et se manifester que par des sentiments trop profonds pour s'exprimer par des mots.

    Jésus ne demandait pas à ses disciples de se réunir périodiquement pour réciter des assemblages de mots indiquant leurs croyances communes. Il ordonna seulement qu'ils se réunissent pour effectivement faire quelque chose – prendre part au souper commun en souvenance de sa vie d'effusion sur Terre. Quelle erreur font les Chrétiens qui, tout en présentant le Christ comme idéal suprême de guide spirituel, exigent que les hommes et les femmes conscients de Dieu rejettent le leadership historique des êtres humains connaissant Dieu qui ont contribué à éclairer leur nation ou leur race particulière durant les âges passés.

    La religion officielle freine les êtres humains dans leurs activités spirituelles personnelles au lieu de les libérer pour un service plus élevé de bâtisseurs du royaume. Les Églises et tous les autres groupes religieux devraient se tenir à l'écart de toute activité laïque, mais, en même temps, la religion ne doit rien faire pour gêner ou retarder la coordination sociale des institutions humaines. La vie doit continuer à croitre en signification; l'être humain doit poursuivre sa réforme de la philosophie et sa clarification de la religion. Il faut que la science politique reconstruise l'économie et l'industrie par les techniques qu'elle apprend des sciences sociales et par la clairvoyance et les motifs fournis par la vie religieuse. Dans toute reconstruction sociale, la religion apporte une fidélité stabilisatrice envers un objet transcendant, un but équilibrant situé au delà et au-dessus de l'objectif temporel immédiat. Au milieu des confusions d'un environnement qui change rapidement, l'être humain mortel a besoin d'être soutenu par une vaste perspective cosmique.

    Jamais un être humain ne peut prendre une décision sage sur des questions temporelles ni transcender l'égoïsme des intérêts personnels, à moins de méditer en présence de la souveraineté de Dieu et de faire entrer en ligne de compte les réalités des significations divines et des valeurs spirituelles.

    L'interdépendance économique et la fraternisation sociale conduiront finalement à la fraternité. L'être humain est naturellement un rêveur, mais la science le dégrise et permet à la religion de l'animer en risquant alors beaucoup moins de précipiter des réactions fanatiques. Les nécessités économiques lient l'être humain à la réalité, et l'expérience religieuse personnelle amène le même être humain face à face avec les réalités éternelles d'une citoyenneté cosmique en expansion et en progrès constants.

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    12 octobre 2011

    L'évolution sociale de la religion

    L'avenir de la Terre sera indubitablement caractérisé par l'apparition d'instructeurs de la vérité religieuse – la Paternité de Dieu et la fraternité de toutes les créatures.

    Mais il faut espérer que les ardents et sincères efforts de ces futurs prophètes seront moins dirigés vers le renforcement des barrières entre religions, et davantage vers l'accroissement d'une fraternité religieuse d'adoration spirituelle parmi les nombreux fidèles des théologies intellectuelles différentes si caractéristiques de la planète.

    La religion est nécessairement mise en demeure de s'ajuster à une reconstruction sociale étendue et continue. Les conditions de vie changent si rapidement qu'il faut grandement accélérer les modifications institutionnelles. Il faut donc que la religion se hâte de s'adapter à l'ordre social nouveau et toujours mouvant.

    Les inventions mécaniques et la dissémination des connaissances sont en train de modifier la civilisation. Certains ajustements économiques et changements sociaux s'imposent si l'on veut éviter un désastre culturel. Ce nouvel ordre social qui approche ne s'installera pas paisiblement pour un millénaire. Il faut que la race humaine s'adapte à une série de modifications, d'ajustements et de rajustements. L'humanité est en marche vers une nouvelle destinée planétaire non révélée.

    Il faut que la religion exerce une forte influence en faveur de la stabilité morale et du progrès spirituel; il faut qu'elle fonctionne dynamiquement au milieu de conditions toujours changeantes et d'ajustements économiques sans fin.

    La société ne peut jamais espérer se stabiliser comme dans les âges passés. Le navire social est sorti des havres abrités de la tradition établie; il a commencé sa croisière sur les hautes mers de la destinée évolutionnaire. Plus que jamais dans l'histoire du monde, l'âme de l'être humain a besoin de scruter soigneusement ses cartes de moralité et d'observer minutieusement la boussole de la gouverne religieuse. La suprême mission de la religion, en tant qu'influence sociale, consiste à stabiliser les idéaux de l'humanité durant ces dangereuses périodes de transition d'une phase de civilisation à une autre, d'un niveau de culture à un autre.

    La religion n'a pas de nouveaux devoirs à accomplir, mais elle est instamment sollicitée d'agir comme guide avisé et conseiller expérimenté dans toutes les nouvelles situations humaines qui changent si rapidement. La société devient plus mécanique, plus compacte, plus complexe et plus dangereusement interdépendante. La religion doit se manifester pour empêcher ces étroites associations nouvelles de se faire mutuellement rétrograder ou même de s'entre-détruire. Il faut que la religion agisse comme le sel cosmique empêchant les ferments du progrès d'annihiler la saveur culturelle de la civilisation. C'est seulement par le ministère de la religion que les nouvelles relations sociales et les bouleversements économiques peuvent aboutir à une fraternité durable.

    Humainement parlant, un humanitarisme sans dieu est un noble geste, mais la vraie religion est la seule puissance susceptible d'accroitre de manière permanente la sensibilité d'un groupe social aux besoins et aux souffrances d'autres groupes. Dans le passé, la religion institutionnelle pouvait rester passive pendant que les classes supérieures de la société faisaient la sourde oreille aux souffrances et à l'opression des classes inférieures sans défense, mais, dans les temps modernes, les ordres sociaux inférieurs ne sont plus plongés dans une ignorance aussi abjecte, ni aussi impuissants politiquement.

    La religion ne doit pas s'imbriquer organiquement dans le travail laïque de la reconstruction sociale et de la réorganisation économique, mais elle doit activement rester à la hauteur des progrès de la civilisation en réaffirmant avec netteté et vigueur ses commandements moraux et ses préceptes spirituels, sa philosophie progressive de la vie humaine et de la survie transcendante. L'esprit de la religion est éternel, mais la forme de son expression doit être remise au point à chaque révision du dictionnaire de la langue humaine.

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    11 octobre 2011

    Le maintien de la civilisation

    La civilisation qui évolue maintenant sur Terre est fondée sur les facteurs suivants dont elle est issue :

  • Les circonstances naturelles. La nature et l'étendue d'une civilisation matérielle sont déterminées, dans une large mesure, par les ressources naturelles disponibles. Le climat, le temps qu'il fait et de nombreuses conditions physiques sont des facteurs dans l'évolution de la culture.
  • Les biens d'équipement. La culture ne se développe jamais sous le règne de la misère; les loisirs sont essentiels au progrès de la civilisation. Les individus peuvent acquérir, sans fortune matérielle, un caractère ayant une valeur morale et spirituelle, mais une civilisation culturelle ne peut dériver que de conditions de prospérité matérielle qui encouragent les loisirs conjugués avec l'ambition.
  • Les connaissances scientifiques. Les aspects matériels de la civilisation doivent toujours attendre l'accumulation des données scientifiques. Après la découverte de l'arc et de la flèche, et l'utilisation des animaux comme force motrice, il se passa longtemps avant que les êtres humains apprennent à mettre en valeur la puissance du vent et des chutes d'eau, suivie de l'emploi de la vapeur et de l'électricité. Cependant, les outils de la civilisation s'améliorèrent lentement. Le tissage, la poterie, la domestication des animaux et le travail des métaux furent suivis par un âge d'écriture et d'imprimerie. Le savoir, c'est le pouvoir. Les inventions précèdent toujours l'accélération du développement culturel à l'échelle mondiale. La science enseigne aux êtres humains à parler le nouveau langage des mathématiques et leur apprend à penser selon des lignes d'une exigeante précision. La science stabilise aussi la philosophie en éliminant les erreurs, et purifie en même temps la religion en détruisant les superstitions.
  • Les ressources humaines. La main-d'oeuvre est indispensable pour répandre la civilisation. A conditions égales par ailleurs, un peuple nombreux dominera la civilisation d'une nation plus réduite. En conséquence, une nation qui ne réussit pas à accroitre le nombre de ses citoyens jusqu'à un certain chiffre se trouve empêchée de réaliser pleinement sa destinée nationale, mais, au delà d'un point donné, tout accroissement supplémentaire de la densité de la population devient un suicide. La multiplication des habitants au delà du rapport normal êtres humains-sol conduit soit à abaisser le niveau de vie, soit à étendre immédiatement les frontières terrestres par pénétration pacifique ou par conquête militaire – à l'occupation par la force. La stabilisation de la population nationale au niveau optimum rehausse la culture et empêche la guerre; et sage est la nation qui connaît le moment de s'arrêter de croitre. Mais le continent le plus riche en dépôts naturels et le plus avancé en équipements mécaniques fera peu de progrès si l'intelligence de son peuple est sur son déclin. On peut obtenir la connaissance par l'instruction, mais la sagesse, qui est indispensable à la vraie culture, s'acquiert seulement grâce à l'expérience et par des hommes et des femmes nés intelligents. Des gens de cet ordre sont capables d'apprendre par expérience et de devenir véritablement sages.
  • L'efficacité des ressources matérielles. Bien des choses dépendent de la sagesse déployée dans l'utilisation des ressources naturelles, des connaissances scientifiques, des biens d'équipement et des potentiels humains. Le facteur principal de la civilisation primitive fut la force exercée par de sages chefs sociaux. Les êtres humains primitifs se virent littéralement imposer la civilisation par leurs contemporains de type supérieur. Ce monde a été largement régi par des minorités supérieures et bien organisées. La force ne crée pas le droit, mais la force crée bien ce qui existe et ce qui a historiquement existé. Notre monde vient seulement d'atteindre le point où la société est disposée à mettre en discussion l'éthique de la force et du droit.
  • L'efficacité du langage. La civilisation doit attendre le langage pour se répandre. Des langues qui vivent et qui s'enrichissent assurent l'expansion de la pensée et des projets civilisés. Aujourd'hui, il y a grand besoin d'un développement linguistique additionnel pour faciliter l'expression de la pensée en évolution. Le langage est le plus grand et le plus utile des instruments de la pensée humaine, mais il n'a jamais fleuri avant que des groupes sociaux eussent acquis certains loisirs. Un langage universel encourage la paix, assure la culture et accroit le bonheur. Toutes les relations internationales devraient être encouragées, qu'il s'agisse de langages, de commerce, d'art, de science, de jeux de compétition ou de religion.
  • L'efficacité des dispositifs mécaniques. Le progrès de la civilisation est directement lié au développement et à la possession d'outils, de machines et de canaux de distribution. Des outils améliorés, des machines ingénieuses et efficaces, déterminent la survie des groupes rivaux dans le cadre de la civilisation qui progresse. Dans les temps primitifs, la seule énergie employée pour la culture du sol était la main-d'oeuvre humaine. Il fallut une longue bataille pour substituer les boeufs aux êtres humains, car cela réduisait des êtres humains au chômage. Plus récemment, les machines ont commencé à remplacer les êtres humains, et toute avance dans ce domaine contribue directement au progrès de la société parce qu'elle libère de la main-d'oeuvre pour des tâches de plus grande valeur. La science, guidée par la sagesse, peut devenir la grande libératrice des êtres humains; un âge de machinisme ne peut tourner au désastre que pour une nation dont le niveau intellectuel est trop faible pour découvrir les méthodes sages et les techniques saines lui permettant de s'adapter avec succès aux difficultés de transition causées par la perte soudaine d'un grand nombre d'emplois dus à l'intervention trop rapide de nouveaux types de machines économisant la main-d'oeuvre.
  • Le caractère des porte-flambeau. L'héritage social permet aux êtres humains de faire la courte échelle en s'appuyant sur tous ceux qui les ont précédés et qui ont contribué, si peu que ce soit, à la somme de culture et de connaissance. Dans cette oeuvre de transmission du flambeau culturel à la génération suivante, le foyer restera toujours l'institution fondamentale. Les jeux et la vie sociale viennent ensuite, avec l'école en dernier lieu, mais également indispensable dans une société complexe et hautement organisée. Les insectes naissent pleinement éduqués et équipés pour la vie – une existence en vérité très étriquée et purement instinctive -, tandis que le bébé humain naît sans éducation; les êtres humains possèdent donc, en contrôlant l'entrainement éducatif des jeunes générations, le pouvoir de modifier considérablement le cours évolutionnaire de la civilisation. Les plus grandes influences qui contribuent à faire avancer la civilisation et progresser la culture sont l'accroissement marqué des voyages dans le monde et les améliorations sans précédents dans les moyens de communication. Mais les progrès de l'éducation n'ont pas marché de pair avec l'expansion de la structure sociale; l'appréciation moderne de l'éthique ne s'est pas non plus développée en proportion de la croissance dans les domaines plus purement intellectuels et scientifiques. En outre, la civilisation moderne se trouve à un point mort dans son développement spirituel et dans la sauvegarde de l'institution du foyer.
  • Les idéaux humains. Les idéaux d'une génération creusent les chemins de la destinée pour sa postérité immédiate. La qualité des porte-flambeau sociaux déterminera l'avancement ou le recul de la civilisation. Les foyers, les églises et les écoles d'une génération prédéterminent la tendance de caractère de la suivante. La force vive morale et spirituelle d'une nation détermine largement la rapidité du développement culturel de sa civilisation. Les idéaux élèvent la source du courant social, et nul courant ne peut remonter plus haut que sa source, quels que soient la technique de pression ou le contrôle de direction employés. La force propulsive des aspects, même les plus matériels, d'une civilisation culturelle réside dans les accomplissements les moins matériels de la société. L'intelligence peut contrôler le mécanisme de la civilisation, la sagesse peut le diriger, mais l'idéalisme spirituel est l'énergie qui élève réellement la culture humaine et la fait progresser d'un niveau d'accomplissement au suivant. Au début, la vie était une lutte pour l'existence; aujourd'hui, c'est une lutte pour le niveau de vie; demain, ce sera une compétition pour la qualité de pensée, prochain but terrestre de l'existence humaine.
  • La coordination des spécialistes. La division du travail effectuée de bonne heure et son corollaire ultérieur de spécialisation ont prodigieusement fait avancer la civilisation ; celle-ci dépend maintenant de la coopération efficace des spécialistes. Au fur et à mesure de l'expansion de la société, il faudra trouver une méthode pour regrouper les divers spécialistes. Les spécialistes des affaires sociales, de l'art, de la technique et de l'industrie continueront à se multiplier et à accroitre leur habileté et leur dextérité. Cette spécialisation d'aptitudes et cette dissemblance d'emplois finiront par affaiblir et par désintégrer la société humaine si des moyens efficaces de coordination et de coopération ne sont pas mis en oeuvre. Des intelligences capables d'une telle fécondité d'invention et d'une telle spécialisation devraient être entièrement compétentes pour imaginer des méthodes appropriées de contrôle et d'adaptation permettant de résoudre tous les problèmes issus du développement rapide des inventions et de l'accélération de l'expansion culturelle.
  • Les procédés pour trouver des emplois. Le prochain âge de développement social sera concrétisé par une meilleure coopération et une coordination plus efficace des spécialisations en accroissement et en expansion continus. À mesure que le travail se diversifie davantage, il faut imaginer une technique pour orienter les individus vers des emplois appropriés. Le machinisme n'est pas la seule cause de chômage chez les peuples civilisés. La complexité économique et l'accroissement régulier des spécialités industrielles et professionnelles compliquent les problèmes de placement de la main-d'oeuvre. Il ne suffit pas d'apprendre aux êtres humains un travail; une société complexe doit aussi fournir des méthodes efficaces pour leur trouver un emploi. Avant d'apprendre aux citoyens des techniques hautement spécialisées pour gagner leur vie, il faudrait leur enseigner une ou plusieurs méthodes de travail non spécialisé de commerce ou d'occupations qu'ils pourraient pratiquer pendant un chômage temporaire dans leur travail spécialisé. Nulle civilisation ne peut survivre au maintien prolongé de grandes classes de chômeurs. Avec le temps, l'acceptation du soutien par le Trésor public déforme la mentalité des citoyens, même des meilleurs, et les démoralise. La charité privée elle-même devient pernicieuse si elle entretient longtemps des citoyens valides. Une société très spécialisée ne s'adonnera pas volontiers aux anciennes pratiques communautaires et féodales des peuples de l'antiquité. Il est vrai que beaucoup de services communs peuvent être utilement et profitablement socialisés, mais la meilleure manière de gouverner des êtres humains hautement entrainés et ultraspécialisés est une technique de coopération intelligente. Une coordination modernisée et une réglementation fraternelle aboutiront à une coopération plus durable que les anciennes et primitives méthodes de communisme ou les institutions réglementaires dictatoriales basées sur la force.
  • L'ouverture à la coopération. L'un des plus grands obstacles au progrès de la société humaine est le conflit entre les intérêts et le bien-être des collectivités humaines les plus nombreuses et les plus socialisées d'une part, et les groupements moins nombreux d'opposants asociaux d'autre part, sans compter les individus isolés à mentalité antisociale. Nulle civilisation nationale ne dure longtemps à moins que ses méthodes éducatives et ses idéaux religieux n'inspirent un patriotisme intelligent et un dévouement national de type élevé. Sans cette espèce de patriotisme intelligent et de solidarité culturelle, toutes les nations tendent à se désagréger par suite des jalousies régionales et des égoïsmes locaux. Pour maintenir une civilisation mondiale, il faut que les êtres humains apprennent à vivre ensemble dans la paix et la fraternité. Sans coordination efficace, la civilisation industrielle est mise en péril par les dangers de l'ultraspécialisation : monotonie, étroitesse et tendance à engendrer la méfiance et la jalousie.
  • Le commandement efficace et sage. La civilisation dépend, dans une grande, une très grande mesure, de l'état d'esprit consistant à s'atteler à la besogne avec enthousiasme et efficacité. Dix êtres humains n'en valent pas beaucoup plus qu'un pour soulever un lourd fardeau, à moins qu'ils ne le soulèvent ensemble – tous en même temps. Ce travail d'équipe – la coopération sociale – dépend de la qualité des chefs. Les civilisations culturelles du passé et du présent ont été basées sur la coopération intelligente des citoyens avec des chefs sages et progressifs. Jusqu'à ce que les êtres humains aient atteint par évolution des niveaux plus élevés, la civilisation continuera à dépendre d'un commandement sage et vigoureux. Les hautes civilisations naissent d'une liaison sagace entre la richesse matérielle, la grandeur intellectuelle, la valeur morale, l'habilité sociale et la clairvoyance cosmique.
  • Les changements sociaux. La société n'est pas une institution divine; elle est un phénomène d'évolution progressive; une civilisation qui progresse est toujours retardée quand ses chefs sont lents à effectuer, dans l'organisation sociale, les changements essentiels pour marcher de pair avec les développements scientifiques de l'âge. Ceci dit, il ne faut pas mépriser certaines choses simplement parce qu'elles sont vieilles, ni embrasser sans réserves une idée simplement parce qu'elle est originale et neuve. Les êtres humains ne devraient pas avoir peur d'expérimenter avec les mécanismes de la société, mais les aventures d'adaptation culturelle devraient toujours être contrôlées par ceux qui sont pleinement au courant de l'histoire de l'évolution sociale; il faudrait toujours que les innovateurs soient conseillés par la sagesse de ceux qui ont l'expérience pratique dans les domaines des tentatives sociales ou économiques envisagées. Nul grand changement social ou économique ne devrait être essayé soudainement; le temps est essentiel à tous les types d'adaptations humaines – physiques, sociaux ou économiques. Seuls les ajustements moraux et spirituels peuvent être effectués sous l'impulsion du moment, et, même pour ceux-là, il faut du temps pour mettre pleinement en oeuvre leurs répercussions matérielles et sociales. Ce sont les idéaux qui servent principalement d'appui et de soutien pendant les périodes critiques où une civilisation se trouve en transition entre deux niveaux consécutifs, comme c'est le cas aujourd'hui.
  • Les mesures préventives contre les brusques déclins en périodes de transition. La société est issue de nombreux âges de tâtonnements; elle représente ce qui a survécu aux ajustements et rajustements sélectifs dans les stades successifs de l'ascension millénaire des êtres humains depuis les niveaux animaux jusqu'aux niveaux humains de statut planétaire. Le grand danger pour toute civilisation – à n'importe quel moment – est la menace de déclin pendant la transition entre les méthodes établies du passé et les procédés nouveaux et meilleurs, mais non éprouvés, de l'avenir. La qualité des chefs est vitale pour le progrès; la sagesse, la perspicacité et la prévoyance sont indispensables aux nations pour durer. La civilisation n'est jamais réellement en péril tant que les chefs capables ne commencent pas à disparaître. Le nombre de ces chefs sages n'a jamais dépassé un pour cent de la population.

  • C'est seulement en adhérant à ces principes essentiels que les êtres humains peuvent espérer maintenir leurs civilisations actuelles, tout en assurant leur développement continu et leur survie certaine. En ce moment, la société humaine fonce en avant avec la puissance de la force vive accumulée de tous les âges au cours desquels la civilisation a lutté.

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