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Les “ livres de Daniel Vallat ” sont fameux pour inspirer la foi... Partagez-le !

Bulletin Météo 2012 (I)

*LETTRE D'INFORMATIONS*


Météo 2012, la victoire



31 mars 2012

Des corps plus légers, un mental plus grand

Un court temps après votre arrivée sur les Mondes des Maisons, en sécurité et profondément endormi, votre âme blottie au creux d’un Séraphin à quatre ailes, on vous donnera un nouveau corps.

Ce sera votre corps morontiel, fabriqué ou plus précisément re-créé tel que vous étiez à l’âge de la maturité, ou même mieux, si au cours de votre vie mortelle vous avez souffert de difficultés héréditaires, ou de dégâts causés par des accidents ou la maladie.

Un tel corps nouveau est fait à partir de matériaux plus légers que dans les conditions terrestres – il serait difficile de l’apercevoir au moyen de la vue humaine. Bien sûr, ce corps constitué de matériaux plus subtils, des matériaux organiques qui durent plus longtemps, et des matériaux qui vous sont présentement inconnus, est conçu pour servir de support à une série de nouvelles dotations mentales s’ajoutant à celles que vous possédez à présent. Ces dotations additionnelles vous permettront de voir très clairement votre ange gardien, ainsi que de nombreuses autres personnalités célestes, bien que certainement pas toutes les personnalités.

Votre corps sera capable de durer de nombreuses années, en réalité de nombreuses vies, sans laisser voir de changements majeurs. Les nouveaux arrivants sur Maisonia Un (la première planète sur sept des Mondes des Maisons) ne vont peut-être y séjourner qu’une période de temps relativement courte, cependant ce corps, pratiquement neuf, ne sera plus d’aucune utilité lorsque l’individu progressera, et qu’il est transporté sur Maisonia Deux. Une fois de plus, il recevra un corps nouveau et des dotations mentales améliorées. De la même façon, vous trouverez que de plus en plus, lorsque vous montez de plus en plus haut sur les Mondes des Maisons, votre corps nouveau sera plus léger pour compenser le fait que les Mondes des Maisons deviennent de plus en plus grands alors que vous passez de Maisonia Un vers Maisonia Sept.

Vous trouverez, à mesure que vous progressez, que sur chaque monde il y a des éléments qui existent et qui vous sont inconnus sur votre monde actuel, et parmi bon nombre des structures qui sont construites là-bas il y aura celles qui sont entièrement faites à base de cristaux.

30 mars 2012

Les grands moments « Ah Ha »

Les grands moments « Ah Ha » sont ces moments de votre vie lorsque soudain vous comprenez quelques grandes significations que vous avez entendues, bien que ces précédentes rencontres avec la vérité n’aient fait qu’effleurer la surface de votre mental, ou encore fait un atterrissage raté, car c’était une connaissance qui n’était pas nécessaire à ce moment particulier de votre vie.

Le moment « Ah Ha » est une expérience et non simplement une information présentée à votre mental. Une fois expérimenté, le moment « Ah Ha » devient une « pré-sagesse » si on peut dire, parce que vous avez eu une expérience de compréhension, et à partir de ce moment il est à votre disposition pour être utilisé dans n’importe quelle situation de la vie lorsque le besoin se fait sentir.

Apprendre certaines vérités, et acquérir des informations qui débloquent l’Esprit Intérieur et qui permettent à la vie et à la créativité de s’écouler, seraient contrebalancés et éternellement conservés par l’Esprit qui habite en vous. Ces moments « Ah Ha », et ces autres leçons de vie de valeur sont conservés et deviennent une partie de l’âme croissante, qui ne peuvent plus être oubliés, et seront utilisés pour cultiver d’autres expériences ayant une valeur de survie dans cette vie ainsi que dans la suivante. Chaque moment et chaque expérience ayant une valeur de survie, s’ajoutent aux précédents, et la croissance de l’âme devient exponentielle – l’accumulation de ce que certains appelleraient « les choses de la vie qui importent le plus ».

Souvent, lorsqu’un humain fait le choix d’embrasser sa nature spirituelle, un processus de maîtrise de soi et de découverte de soi-même se met en place. Vous commencez à reconnaître le caractère imparfait en vous, et vous développez le désir de vous améliorer et de contrôler des traits de votre personnalité pas très attrayants. Au cours de cette motivation pour améliorer votre moi, des occasions et des informations sont mises sur votre chemin pour vous aider et vous apprendre comment surmonter cette imperfection. C’est là qu’intervient ce moment « Ah Ha » – une illumination de la vérité et une réalisation de soi qui ouvre une barrière vers la paix, l’harmonie et le flux. Une fois que le seuil de cette découverte est traversé, il se trouve là pour vous nourrir lors de vos combats contre les comportements nés de la peur, de l’égoïsme, du jugement et de l’orgueil de l’ego.

C’est la directive suprême de l’Esprit habitant en vous qui illumine le mental, lorsque vous êtes prêts à recevoir la connaissance qui stimulera la croissance de l’âme, et engendrera le progrès. Vous pouvez la comparer à une transaction entre le mental et l’âme, et l’Esprit qui vous habite qui fait office de commis vous proposant la marchandise qui vous conviendra le mieux. Parfois le coût en est élevé, mais le retour sur l’investissement est exponentiel et continuera à tirer des intérêts loin dans le futur. Soyez attentifs à ces moments « Ah Ha » et reconnaissez les actions de l’Esprit qui vous a conduit à comprendre l’information qui croît en perfection, et ces outils qui deviennent une partie de votre arsenal que vous pouvez utiliser pour enseigner et diriger les autres.

29 mars 2012

La présence de l’Éternel

Jouis de la présence de l'Éternel, qui peut être trouvé dans le for intérieur, dans le silence du coeur humain.

Se trouver en présence d’un Être Pur donne à l'âme lassée une paix et un repos au-delà de la compréhension humaine. Il faut en faire l’expérience de première main, ce qui est à tout jamais inoubliable.

Bois de cette Paix et laisse la saturer ton système physique, mental et émotionnel, de sorte qu’un baume guérisseur s’y écoule. Prends ton temps.

Maintenant, ton système entier profite énormément du repos que tu t’autorises à prendre, et ton esprit se sent immensément nourri.

Cela devient un voyage de plus en plus merveilleux, tout comme la vie est censée l’être, sans beaucoup de luttes et d’aggravation, qui sont les bourreaux de l'esprit et du mental humain.

La vie est bonne quand elle est vécue avec Dieu, car Dieu est bon tout le temps. C’est l’être humain qui oublie de s’accorder avec le Centre de la Paix en son sein. La vie est précieuse. La croissance est précieuse. Le progrès dans l'esprit est précieux. Ne sois jamais trop occupé pour croître.

Prends le temps de réfléchir et de te tourner en ton for intérieur, pour y chercher ce précieux noyau de paix et de stabilité. Je t'aime, répands mon amour autour de toi, il est infini. Merci d’avoir pris le temps de te tourner en ton for intérieur. Sois dans ma paix.

28 mars 2012

La progression psychique

Comme de vos jours, j’ai moi aussi vécu à une époque où ceux en charge des coffres d'argent prenaient beaucoup de libertés.

Ceux qui gouvernaient ma ville étaient de connivence avec eux pour s'enrichir. En effet, la cupidité ne connait pas d’époques, de frontières, de races ou de nationalités. Il est clair que vous vivez également à une telle époque, tout comme il est clair que l'économie va se resserrer et qu'il y aura des moments difficiles pour beaucoup.

Gardez en tête tout au cours de cela qu'il est primordial que vous progressiez psychiquement, et je tiens à expliquer un certain nombre de choses importantes. Elles portent sur votre capacité à recevoir des instructions – à vivre une vie intuitive – quelles que soient les circonstances. Elles portent sur la croissance de votre capacité à recevoir des instructions et sur les résultats de vos efforts persistants à vivre une vie plus spirituelle. Les outils et les aptitudes dont vous disposez, les munitions que vous apportez à ce champ de bataille de la vie humaine pour faire progresser l'esprit, pour progresser dans le domaine spirituel, sont aléatoire c’est le moins que l’on puisse dire.

Il se peut que vous ayez beaucoup de talent mais ayez du mal à faire fonctionner votre intuition. Quel que soit votre point de départ, il est possible d’augmenter votre aptitude intuitive, d'accroître votre capacité à recevoir des informations en provenance de sphères proches ou lointaines. C'est en persistant dans vos efforts, et par l’amélioration qui en découle, que vous pourrez être récompensés par ce que vous avez nommé il y a longtemps l'arrivée du Premier Aspect d'Esprit Morontiel – un exercice d’illumination qui vous rapprochera de vos Enseignants. Pour chacun de vous, il y a un enseignant prêt à travailler avec vous – son étudiant bien-aimé. L’illumination est un bon objectif, que vous soyez naturellement psychiquement doué ou que la majorité de votre aptitude provienne de méditation régulière, d'apprentissage, et de persévérance avec ces objectifs.

J'avoue que je fus très chanceux d’être sensible à une grande partie de ce qui se passait. Je reconnais que j'ai également reçu beaucoup d'aide d’êtres semblables à ceux qui ont soutenu les prophètes. Cependant, j’ai également consacré beaucoup de temps à la méditation pour parvenir à une collaboration avec un certain nombre de célestes, pour produire mes oeuvres et afin de rappeler à mes contemporains de vivre une vie plus spirituelle. Je vous implore, vous tous qui prenez connaissance de mon discours, de réserver un peu de temps chaque jour pour méditer, contempler, et ouvrir votre esprit à l’apport de vos amis invisibles.

27 mars 2012

La tolérance du Père

Voici pour éclairer davantage sur la façon dont sont traitées les âmes sur notre monde faible et désaxé.

J'hésite à utiliser le mot ‘jugées’, car il n'y a aucun jugement, seulement un réveil agréable, et beaucoup de temps passé en apprentissage et ‘acclimatation’ à la routine.

Les anciens mondes rebelles, surtout notre planète Terre, ont beaucoup plus besoin d’enseignements que les mondes normaux – ces mondes qui ont une religion unique et uniforme menant à la spiritualité, comme cela doit l’être en toute justice.

En fait, le résultat, l’effet, la conséquence de la religion est toujours censé être la spiritualité. On pourrait dire que ces mondes normaux sont jugés un peu plus précisément quant aux réalisations de leurs habitants individuels. Â ce stade, en comparaison, notre monde – toujours sans représentation du Paradis – est jugé équitablement et généreusement. Beaucoup de tolérance nous est accordée, et on pourrait laisser entendre que c’est le Père Créateur qui, en fait, contrôle tout, effectuant son travail parmi nous grâce aux Fragments divins intérieurs, de la façon dont un potier traite son matériau argileux, ne permettant aucun gaspillage.

Aucun fragment de l'argile dont il se sert n’est jamais gaspillé. Tout ce qui est rasé du pot en train de tourner sur la roue est réintroduit au mélange et se retrouve dans un autre pot, ayant donc une seconde chance de devenir entier, utile, oui, fonctionnel. C’est ainsi que le Père Éternel traite ses âmes. Seuls ceux qui intentionnellement travaillent contre lui ont du mal à trouver leur chemin vers le Paradis. Tous les autres, quelque soit leur ignorance, ont l'occasion de compenser tout ce qui leur manquait à mesure qu’ils passent par les Mondes des Maisons et progressent.

L'univers des univers, et surtout notre l'univers local, est une organisation des plus efficaces, à nulle autre pareille. Il y a des pertes en effet et elles sont malheureusement considérées comme telles, mais peu importe les actions d’un individu, il y a des façons de faire amende pour qu’il se retrouve sur la voie de l’éternité, de la vie éternelle, d’une vie d’apprentissage et de service – apprenant de ceux au dessus de lui, et enseignant à ceux au-dessous.

Bon nombre de nos religions artificielles sur ce monde professent certains des traitements les plus sévères pour les âmes humaines. Soyez toujours conscients que cela a été instigué et enseigné afin de contrôler, d’apeurer et de forcer les individus dans un modèle de comportement qui est adapté à la religion spécifique. N'oubliez pas que le but d’une religion, de toute religion, est en fin de compte de produire une spiritualité qui équipe l'individu pour davantage de progression sur les Mondes des Maisons et au-delà.

26 mars 2012

L’écoute et la compréhension

Il est un sujet important qui est celui de la véritable écoute, cet art qui n’est que très rarement engagé sur cette planète...

Les mortels sont souvent trop rapides à formuler des réponses dans leur esprit, si bien que des parties importantes de la conversation leur échappent.

La véritable écoute est un art qui peut être appris lorsque le coeur et l'esprit sont engagés ensemble au même niveau profond de compréhension, et la compréhension fait partie intégrale de l'écoute.

Engagez-vous dans cet art quand vous converser avec autrui pour acquérir une compréhension des niveaux plus profonds d'expression – ce qui peut fournir de nouveaux aperçus – et rendre plus significatif cet exercice d'écoute.

N'oubliez pas qu'en écoutant, l’égo doit céder la place, et que c'est le niveau d'engagement avec les autres qui doit être considéré comme primordial. Il y a tant de choses à apprendre et à comprendre, c’est pourquoi une écoute attentive est un exercice digne de participation pour devenir éventuellement une habitude très souhaitable et précieuse.

Tu sais par expérience ce que tu ressens quand quelqu'un te donne son attention indivise lorsque tu parles, et comment tu te sens apprécié et digne de leur attention en tant que personne.

En ces temps modernes très affairés, il y a grand besoin d’apprécier les gens en leur donnant l’attention qu’ils demandent et méritent. Le contraire se produit si souvent et tant d’humains se sentent ignorés, voire même indignes d'être entendus et compris.

25 mars 2012

Le temps viendra

Le temps d'unité est le temps où toutes les personnes, races, religions et nations se réuniront et "ressentiront" qu'elles font toutes partie de la famille humaine – frères et soeurs de cette planète.

On ne considérera plus les différences de culture ou de religion comme des choses étrangères ou à assimiler ou à éradiquer; on les considérera comme des choses à chérir et vénérer, tel un riche arc-en-ciel de diversité ajoutant de la valeur à l'ensemble de l'humanité.

Le temps viendra où tous les peuples révéreront la planète en tant que la pépinière et la mère de leur demeure terrestre et s’assureront qu'elle soit prise en charge, respectée, et embellie pour les générations à venir, car elle engendre les âmes pour le Créateur.

Le temps viendra où les femmes de chaque nation seront reconnues comme égales aux êtres humains et seront considérées comme les temples du Créateur en leur sein, comme le sont tous – êtres humains, femmes et enfants – car ce sont les énergies féminines qui transformeront et équilibreront la planète.

Le temps viendra où la tâche d’élever les enfants sera de la plus grande importance et on ne les rejettera plus jamais comme des inconvénients ou des distractions, mais on les vénéra en tant que futurs locataires d'un monde en constante évolution atteignant la grandeur – où les valeurs de vérité, de beauté et de bonté seront inculquées dans leurs âmes.

Le temps viendra où les sociétés deviendront responsables et utiliseront la philanthropie comme la pierre angulaire de leur succès pour procurer des emplois et aider à résoudre les problèmes mondiaux, tout en respectant la Terre et construisant un avenir durable.

Le temps viendra où les gouvernements seront réellement au service des multitudes et prendront soin de la population en passant des lois et des politiques en faveur d’un avenir durable et réaliste où tous auront accès aux mêmes chances – vraie vie, liberté et bonheur.

Le temps viendra où les guerres ne seront plus et les forces militaires serviront le bien – secourant les gens lors de catastrophes naturelles imprévues ou protégeant les vertus de l'égalité des chances, où une vie digne est à la disposition de tous – êtres humains, femmes et enfants.

Tel n’est pas le cas actuellement pour la majorité de la planète, mais si vous pouvez le rêvez mes amis, vous pouvez le réaliser en concentrant vos pensées et dirigeant vos actions vers cet objectif atteignable. Il existe actuellement des gens sur ce monde qui font une différence et travaillent à ce rêve. Recherchez-les, associez-vous avec eux, et contribuez au développement de ces idées durables. Ce n’est qu’en unissant nos idéaux que nous pouvons réaliser cette vie très atteignable dont nous rêvons tous. Que pouvez-vous faire aujourd'hui pour commencer à vous déplacer dans cette direction ? Méditez là-dessus et concrétisez vos pensées.

24 mars 2012

Matière à réflexion

Imaginez un grand miroir dans lequel vous voyez les minuscules réflexions de milliers de petites lumières. Voilà comment la population de la terre se réfléchit vers le ciel.

En y regardant de plus près et plus attentivement, certaines lumières paraissent un peu plus grandes que d'autres. Certaines s'estompent un peu comme la lumière d’une bougie sur le point de s’éteindre. D'autres semblent augmenter en luminosité. Réfléchissez maintenant, mes amis, comment cela se produit.

Ces lumières reflètent l'état de chaque coeur individuel, comme ils ont tous en eux une Étincelle de Dieu. Cette étincelle est une réflexion de Dieu, et son objectif est de vous apprendre à devenir votre expression individuelle de Dieu.

Cette étincelle est la partie la plus merveilleuse de l'enfant humain, qui peut apprendre à écouter le Guide en son sein, qui parle d'une voix très douce. Par conséquent, il incombe toujours à l'individu de commencer à écouter attentivement, car cette petite voix va inciter chaque enfant mortel à devenir cette réflexion de Dieu, incorporée dans cette Graine personnelle dont le Créateur vous a tous doté.

La question demeure, surtout en ces temps ‘modernes’, harcelés par tant de tentations : Qui prendra vraiment le temps d’apprendre à écouter ? Idéalement, les parents devraient apprendre à leurs enfants à méditer lorsqu'ils sont encore jeunes, afin que cela devienne une habitude de vie.

Comme ce serait bénéfique qu’ils sachent déjà à un âge tendre qu'ils ont un partenaire « à bord » qui a choisi d'habiter cet enfant particulier, pour que l'enfant devienne une réflexion et expression individuelles du Créateur, afin d'apprendre à co-créer avec Lui !

C’est ainsi que le Créateur se manifeste dans chaque individu né sur tous les mondes de l’espace, quand les humains choisissent de coopérer et d’oeuvrer vers une réflexion perfectionnée. Bien entendu, le choix incombe toujours à l’individu de choisir la vie éternelle. Personne n'est jamais forcé par ceux du Royaume de Dieu.

Pour beaucoup, la question demeure : Pourquoi quiconque opterait de ne pas vivre une vie éternelle si merveilleuse ? Toutefois, si et quand vous choisissez, certaines responsabilités sont inhérentes à ce choix, comme la vie éternelle est un parcours de développement spirituel intérieur et de croissance vers la perfection.

Pour l'instant, il y a suffisamment matière à réflexion.

23 mars 2012

Servitude et liberté

Les êtres humains sont asservis d’une façon ou d’une autre. Ce sont principalement leurs pensées habituelles qui les asservissent, à un point tel qu'ils sont incapables d’avoir des pensées originales. Ces pensées habituelles sont devenues comme des doudous, desquels ils n'osent pas s'aventurer, pour réfléchir hors des sentiers battus.

Je veux dire par là qu'ils sont semblables à des moutons se suivant les uns les autres, sans réfléchir indépendamment pour voir si cela est bénéfique à leur croissance spirituelle personnelle. Il est temps que les masses humaines se réveillent et réalisent à quel point elles sont asservies, certaines même par les doyens de leurs divers lieux de culte.

Le Créateur avait comme objectif que tous les individus, nés sur les planètes de l'espace, pensent par eux-mêmes et progressent vers la matrice divine qu'Il a conférée à chacun de ses enfants mortels, vivant et pensant. Si le Créateur avait voulu une race de clones mortels, Il les aurait ainsi créés. Au lieu de cela, il conféra à chaque enfant humain la capacité de penser par lui-même et de prendre des décisions, sauf dans les cas d’accidents génétiques qui ont atteints leurs facultés de penser et de prendre des décisions.

L'étendue de cette servitude est telle que le monde entier est contrôlé d’une certaine façon et donc asservi, bien que la plupart d'entre vous ne réalisent toujours pas combien cette servitude est insidieuse. Vos pensées vous restreignent et vous livrent donc à la merci des circonstances, vu que leur pourquoi et comment vous échappent à jamais, en raison de schémas de pensées, de choix, et de prises de décisions habituels.

Pensez à ce que vous pouvez faire pour acquérir la liberté et la clarté de vos pensées, afin quelles ne soient pas prises de folie furieuse telle une manade de chevaux effrayés – créant ce manège en votre esprit. La réponse est en fait très simple : descendez du manège et libérez vos pensées pour les consacrer à des questions plus utiles et plus élevées. Il est en votre pouvoir d’atteindre cet objectif. Coupez les cordons qui vous lient à un train de pensées fastidieuses; arrêtez, et changez de voie pour jouir d’un paysage plus positif et optimiste. Il y a tant de choses à apprécier dans la vie, car le Créateur vous a donné le libre-arbitre afin que vous deveniez réceptifs aux nombreuses bénédictions qui peuvent jusqu'à présent vous être passées inaperçues.

C'est déjà une bénédiction et un privilège que de vous éveiller à une nouvelle journée de croissance spirituelle et d'être capables de vous demander comment vous allez la passer en tant que nouvelle personne, ouverte à tout ce qui est nouveau… à moins qu’à nouveau vous ne la gaspilliez, selon votre habitude et votre routine, si bien que tous les jours se ressemblent, ternes et gris dans vos souvenirs.

Il faut jouir de la vie, non pas l’endurer; débarrassez-vous donc des vieilles habitudes qui vous empêchent d'avoir des pensées originales.

22 mars 2012

Transmutation de la Volonté Divine

Le processus de la transmutation consiste à faire passer quelque chose d'un état à un autre.

Dans ce cas, le processus consiste à transformer la Volonté Divine en action humaine afin de faire ou de réaliser quelque chose qui changera l'état vibrationnel d'une personne – ou les circonstances de quelque chose – et qui transformera la vie par une infusion d'amour, élevant ainsi ses vibrations. Dans ce processus de changement, le libre-arbitre permet l'expression individuelle de ce changement, offrant une expérience unique et une prise de conscience plus élevée des leçons apprises et de la sagesse tirée de cette expérience.

Le concept est très simple, mes amis. Lorsque nous nous permettons de devenir des conduits pour l’amour Divin, l’amour transforme toutes choses et le résultat transforme toujours tout ce sur quoi il est appliqué et le laisse dans un meilleur état, ou dans un état plus élevé de sensibilisation pour la compréhension et la résolution des problèmes découlant du mauvais usage de la loi naturelle ou des malentendus issus d’une existence vécue dans les différentes phases de l'imperfection.

La plupart des problèmes mondiaux et individuels résultent d'un manque d'amour et de compréhension. Vous pouvez considérer chaque problème ou circonstance négative et en retracer la source à un manque d'amour et de compréhension. Si nous établissons un rapport entre toutes ces choses et leur origine, nous pouvons commencer à comprendre leur développement et comment le manque d'amour – son application et sa compréhension erronées – a évolué pour causer le problème actuel. Lorsque nous nous ouvrons pour être des conduits de l’amour Divin, nous comprenons comment infuser ce problème d’amour, au moyen de la sagesse, et en changer le résultat ou le mener vers un état plus favorable et plus perfectionné. L’amour transforme et pardonne, il guérit et unit. La Volonté Divine, lorsque transformée par l'action de l'amour humain, résulte en Son alignement avec la volonté humaine.

Comment savez-vous quand vous faites la Volonté de Dieu ? Prodiguez de l’amour et observez le cours de sa transformation. Si sa transformation le laisse dans un état plus perfectionné, vous savez alors que la transmutation de la Volonté Divine a été accomplie par rapport à la compréhension et l'application de l'amour transmis par l'initié. Comment perfectionnez-vous le processus de transmutation ? Au moyen d’une contemplation méditative et de la prière – où vous recevez un enseignement divin et êtes à l’écoute de réponses aux problèmes de la vie dans un état d’imperfection. Le parcours de l'imperfection à la perfection est l'aventure suprême et le catalyseur du changement – le carburant vers la perfection est la transmutation de l'amour Divin en action humaine, l'alignement de la Volonté Divine avec la volonté humaine.

Plus nous nous permettons d'accepter et de ressentir l’amour Divin, plus nous devenons capables de transmuter cet amour pour changer des vies et des situations et les laisser dans un état plus perfectionné. Testez ce processus aujourd'hui mes amis et voyez le changement se dérouler devant vos yeux.

21 mars 2012

Des portes ouvertes et fermées

D’habitude, on s’attarde peu à pondérer le franchissement de portes ouvertes, ou leur ouverture ou fermeture. C’est tellement routinier que pratiquement aucune pensée n’est accordée à cet exercice, sauf quand la porte est verrouillée ou exceptionnellement difficile à ouvrir.

Cela peut également s’appliquer aux coeurs, qui sont comme des portes. Un coeur doit toujours être ouvert et disposé à laisser couler librement le flux sanguin vital et, normalement, lorsque tout coule sans entrave, il n'y a aucun problème dans le système physique.

Continuons sur cette lancée et comparons le coeur au gardien de la porte des pensées. Cela change complètement l'image, n’est-ce-pas ? Comme on vous l’a déjà dit, le coeur est le véritable cerveau du système et le cerveau matériel n’est que l'ordinateur qui exécute les ordres du coeur.

Tout ce que vous pensez influence l'ensemble du système. Par conséquent, il va de soi que les émotions positives d'une femme enceinte influencent également le développement de son foetus humain. C’est un concept rarement considéré, mais il est logique que lorsque la mère ne vit pas une grossesse heureuse, le foetus puisse souffrir toute sa vie d’une dépression continue, innée, comparable à de sombres nuages difficiles à dissiper.

Cette dépression n'est pas dissipée par des médicaments, comprenez-le bien, car ces produits chimiques ne font que l’enterrer jusqu'à ce qu’elle se renflamme plus sévèrement ultérieurement dans la vie de cette personne.

La véritable méthode prouvée pour surmonter une telle dépression consiste en prière et méditation, afin que le coeur partiellement clos de l’individu, sujet à une telle gestation, puisse gainer en perspicacité et compréhension et puisse commencer à vivre avec plus de bonheur et de joie intérieure selon les intentions du Créateur. Ce n'est qu'une des façons de discuter une porte ouverte et il y en a beaucoup d'autres que nous considérerons à un autre moment.

Toutefois, je souhaite que ces pensées soient considérées par tous ceux auxquels ces mots puissent s'appliquer. Nous espérons qu'ils leur donnent un aperçu et les aident à reconnaître et à mieux comprendre ce processus de la dépression et ses causes profondes.

Nous considérons qu'il nous incombe de sensibiliser les humains sur le fait qu’ils peuvent influencer positivement ou négativement le début d’une vie, ainsi que sur leurs responsabilités. Nous sommes confiants qu’ils deviendront plus réfléchis et responsables envers leur progéniture pour faire tout ce qui est en leur pouvoir afin de leur fournir un environnement heureux, surtout pendant les grossesses.

Nous espérons sincèrement que ces pensées ouvrent des portes dans l'esprit de ceux qui choisissent de lire ces mots.

20 mars 2012

L'avenir est maintenant

Tandis que tu te demandes quelles décisions prendre quant à l'avenir, permets-moi de te dire que tu vis dans l'éternel futur en ce moment même.

C'est toujours le moment présent, et cela ne changera jamais. L’éternel présent est une composante de l'avenir, comme l'est le temps qui est un minuscule segment de l'éternel présent. Voici comment l'avenir fonctionne !

Tu travailles automatiquement à ton propre avenir dans l'éternel présent. Si tu désires un résultat différent dans ton avenir, tu dois commencer à te comporter comme telle.

Par exemple, si tu désires la paix dans l'avenir, agis comme s’il y avait la paix dès maintenant. Tout commence à l'intérieur, car c’est là où les décisions sont prises d’instant en instant.

C'est toujours Dieu qui en fin de compte règne dans le coeur de l'humanité, mais si les mortels ne commencent pas à apprendre à écouter cette petite voix très importante en leur sein et à lui consacrer un peu de leur temps, ils pâtiront des conséquences de cette négligence.

Tu dois commencer à te comporter comme si tout ce qui est relatif à l'avenir est important, c’est alors que les choses pourront changer et changeront pour le mieux. Cependant, tant que personne ne tient compte du très important Guide intérieur... bien, tu sais par observation ce qui se passe dans le monde d’aujourd'hui.

L'adage dit que si tu souhaites un changement, il faut que tu sois le changement que tu désires voir se produire. L'avenir t’appartient, ne permets donc à personne de te le dérober. Cela implique que tu penses de bonnes pensées, que tu sois honnête et sincère avec toi-même. Travaille à l'auto-évaluation et fais ton possible dans ton propre environnement pour être le changement que tu souhaites voir dans le monde. De cette manière il n'y n'aura aucun avenir à craindre, comme il est déjà présent dans ton attitude et ton comportement.

Je te laisse avec ces pensées et je prendrai contact de temps en temps pour constater avec quel sérieux l'humanité désire s’améliorer.

19 mars 2012

La prouesse spirituelle

La prouesse spirituelle est ce besoin d'avoir des compétences supérieures, à la fois en compréhension spirituelle et en sagesse spirituelle.

Il est d’une importance primordiale, lorsque nous essayons d'atteindre une vocation et une réalisation plus élevée, d’être déterminé à rechercher les faiblesses de notre personnalité pour pouvoir les fortifier, et aussi à reconnaître nos talents. Nous pouvons ainsi tirer profit de chaque occasion pour devenir plus habiles à la prise de conscience spirituelle au cours du travail de notre vie. Nous anticipons également notre labeur à venir et espérons le voir se dérouler pour qu’il contribue au plus grand service de l'ensemble – l'alignement de notre volonté avec la Volonté du Créateur.

Alors que nous travaillons, effectuant ces changements subtils jour après jour, nous commençons à constater que nous devenons plus sensibles aux faiblesses de nos frères et soeurs, dans leurs tentatives pour trouver de la compréhension et répondre aux attentes des autres, qui eux-mêmes ne comprennent que peu les significations et les valeurs d'acquisition spirituelle qu’ils dépeignent avec tant de diligence comme la bonne ou la mauvaise façon d’agir ou de savoir. Lorsque nous constatons que nous sommes confrontés à des obstacles à la communication, nous fermons parfois le conduit de la sagesse et cherchons à l'extérieur des connaissances pour nous aider à surmonter cette lacune dans la compréhension; cependant, fréquemment, nous ne cherchons pas en partenariat avec l’Esprit qui nous habite et nous ne sommes pas réceptifs aux conseils de nos enseignants et gardiens invisibles. Quand cela se produit, nous n’accomplissons pas toujours le plus grand bien ou nous ne transmettons pas la plus haute signification dans ce que nous cherchons à accomplir ou à communiquer.

Si nous pouvons reconnaître ces lacunes dans la compréhension, alors nous pouvons trouver la foi de faire confiance à ce qui nous est dit par la voix encore faible en notre sein. C'est cette confiance dans le guidage de l'Esprit qui engendrera la plus grande compréhension des significations et des valeurs que nous essayons de transmettre. Nous en bénéficierons donc, en réalisant les progrès les plus importants sur notre chemin spirituel, lorsque nous comptons sur l'Esprit afin de fournir les possibilités pour réaliser nos objectifs, pour contrôler nos émotions et maîtriser les situations incertaines. Servez-vous de ce que vous savez être vrai et tournez-vous en votre for intérieur pour y chercher les réponses à ce que vous ne connaissez pas. De cette façon, vous permettez à l'Esprit de collaborer avec vous, pour trouver la bonne voie, pour être participant à un plus grand service à autrui, et pour produire une transmutation plus perfectionnée de l'intention du Créateur.

Saisissez toutes les occasions pour améliorer votre compréhension de vos camarades, tandis que vous cherchez à maîtriser les situations de la vie en suivant le guidage de l’Esprit. Développez votre sens de la compassion et soyez prêts à servir comme un conduit de l'amour qui se déverse du Créateur. Soyez disponibles pour remplir les besoins spirituels de ceux qui sont confus ou dépourvus de compréhension, de ceux qui sont mis à l’épreuve, tout en reconnaissant les leçons qui vous sont enseignées. La prouesse spirituelle ne s’acquiert que lorsque nous sommes prêts à nous changer nous-mêmes et à être guidés par l’Esprit lorsque nous ne trouvons aucune solution par le biais de notre propre sagesse.

18 mars 2012

Les enfants du Monde Nouveau

Concernant l’éducation des enfants, il y a la nécessité de leur enseigner les vérités les plus élevées de la vie – d’être plus que simplement un enfant de la Terre, et d’être également un enfant de l’univers.

Il faut leur apprendre qu’ils ne sont pas seulement vos enfants, mais les enfants du Créateur, le Dieu de toute chose et de tous les êtres. Il faut leur apprendre qu’ils sont habités par l’Esprit de ce Dieu Créateur, et que tous les autres enfants, ainsi que tous les adultes, sont également habités par ce même Esprit qui vit dans leur mental, qui les aide à devenir sages et qui leur apprend comment aimer, car l’amour est la voie de l’âme ascendante. Cessez de leur apprendre la séparation ou les doctrines de la condition de l’être humain pécheur et déchu, mais plutôt vous leur enseignerez qu’ils progressent de l’imperfection vers la perfection. Plus important que l’ABC ou que savoir compter, vous devez leur apprendre comment se comporter avec les autres, et à être des personnes gentilles et aimantes, car ceci est le début de toute connaissance, de la vérité et de la bonté.

Il est temps pour vous, mes amis, de laisser de côté vos habitudes anciennes, et de progresser vers ces nouvelles façons de penser et d’élever les enfants, car de nouvelles façons d’apprendre et d’enseigner doivent être adoptées afin de faire avancer votre monde vers ce nouvel âge de Lumière et de Vie. Ils sont ces enfants d’aujourd’hui qui sont très précieux, et qui montreront le chemin vers un monde nouveau où la Loi de l’Un règne de façon suprême dans le mental, au-dessus de toutes croyances et doctrines. Vous, étudiants engagés sur le chemin, utilisez ce que vous avez appris et enseignez-le à vos enfants, car ils comprendront bien plus que vous ne le pensez, ils porteront ce savoir vers un niveau plus élevé et utiliseront ses significations et ses valeurs à un âge plus jeune, et transformeront leurs jeunes vies pour réaliser une conscience et des fruits spirituels encore plus grands que la génération de leurs parents.

Alors que vous êtes les témoins de changements qui balayent le monde dans la conscience de l’humanité, réalisez que ces changements ont également lieu chez les enfants. Ils ont faim des choses de l’esprit, et cherchent à être guidés. Ils ne sont pas trop jeunes pour connaître l’amour de Dieu, et la connexion existant entre toutes choses et tous les êtres. Ensemencez leur jeune esprit avec les vérités universelles, et observez combien leur vie devient magnifique lorsqu’ils reçoivent cette semence et qu’ils deviennent les transmetteurs de la force vitale créative de Dieu. Car toutes les choses changeront et viendront à la lumière, et de la même façon les enfants de la Terre changeront, s’illumineront, et occuperont leur place en tant que citoyens ascendants du grand univers de Dieu.

Il n’est pas trop tard pour commencer à communiquer avec eux, quel que soit leur âge, même avec vos adolescents, car plus vous pouvez les atteindre tôt, mieux ce sera. Il y a un grand besoin d’une nouvelle littérature pour les enfants qui pourra les aider à comprendre la vérité universelle, et si vous êtes doués pour l’écriture et pour l’illustration de livres et de médias pour enfants, je vous conseille d’entreprendre ce travail. Il n’y a pas de plus grande mission dans la vie de parents, ayant le statut éveillé, que d’enseigner et d’apprendre à vos enfants à connaître les valeurs de la Vérité, de la Beauté et de la Bonté.

17 mars 2012

Mon fils, ma fille

Tu fais bien de t’adresser à moi. J’ai entendu toutes tes requêtes et j’ai apprécié toutes tes tentatives d’adoration.

Je voudrais que tu saches que tes efforts font écho à tous mes efforts de me faire connaître. Nos mains se touchent et nous parcourons ensemble le dessein divin.

J’ai bien remarqué combien tu es las et découragé. Mais je te reprends en ceci : combien de fois faudra-t-il te dire que tout est bien, que tu es entre de bonnes mains, que tu n’es pas oublié, que les réponses à tes demandes viennent à toi aussi rapidement qu’il est possible ?

Que peux-tu faire en ce moment, voilà ce que tu demandes souvent. Fais donc ce qui te vient à coeur à ce moment là, sans te préoccuper du futur. Tu voudrais beaucoup de choses qui viennent à toi, mais justement elles viennent d’autant plus facilement à toi que tu restes occupés à ce que tu choisis de faire aujourd’hui. Donc, ne te fais pas de soucis, je réponds personnellement à tes demandes, car je suis ton Père.

Que ferais-tu à ton enfant si tu le voyais triste ou anxieux, à ne rien faire de bon alors qu’il pourrait être occupé à tant de choses merveilleuses ? Ne vas-tu pas réfléchir à comment tu peux le stimuler, à comment tu peux lui procurer ce qu’il ne sait pas encore qu’il désire ? Tu te réjouis déjà de le voir te sourire parce ce que tu lui montres ton intérêt, n’est–ce pas ?

Alors, c’est la même chose pour moi : je me réjouis déjà de pouvoir t’apporter ce qu’il y a de mieux pour toi, te voyant déjà me regarder avec cette joie qui caractérise ceux qui adorent leur Père. Je travaille pour toi, en ce moment, afin que s’offre à toi les occasions merveilleuses de ton épanouissement.

Repose-toi, laisse-toi faire, fais-moi confiance.

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    16 mars 2012

    Le purgatoire

    Pour des mondes tels que le nôtre, où il n'y a aucun être visible du Paradis et aucun gouvernement mondial spirituel, on en attend moins de nous.

    Et il est normal que le plus grand pourcentage des âmes de ce monde – presque sans exception – soient envoyées au premier Monde des Maisons, sur les sept que compte notre système local. On en exige bien moins de nous, si ce n’est peut-être que nous ressentions vaguement qu'il y a une autre vie à venir après la vie sur cette Terre.

    Par rapport à ceux d'autres mondes, autorisés à se mélanger librement avec les nombreuses races humaines qui se trouvent sur les Mondes des Maisons, vous serez plus ou moins isolés. Ce n’est que petit à petit que l’on vous présentera à ceux qui ne vous ressemblent pas autant que nos propres races terrestres. Sur le premier Monde des Maisons, vous aurez beaucoup à apprendre; il vous faudra vous habituer à beaucoup de choses et vous devrez purger beaucoup d’habitudes étranges, ce qui prendra beaucoup de temps. En effet, votre purgatoire ne vous verra pas flotter sur une mer de flammes comme l’enseignent certains individus malavisés.

    15 mars 2012

    La perfection

    Par quelle vertu magique la mort, dissolution naturelle du corps matériel, pourrait-elle avoir pour que, par un aussi simple pas, elle puisse transformer instantanément le mental mortel et matériel en un esprit immortel et rendu parfait ?

    Ces croyances ne sont que des superstitions ignorantes et des fables plaisantes. La transition morontielle s'interpose toujours entre l'état mortel et le statut spirituel ultérieur des êtres humains qui survivent.

    La perfection est un but; c'est vers comment vous devriez aspirer et c’est ce que vous pouvez atteindre progressivement, petit à petit, alors que vous progressez d'âge en âge et d'un monde à l'autre dans votre carrière d'ascension.

    C'est la réponse humaine à l'appel du Créateur : « Soyez parfaits, comme JE SUIS parfait. » Tous ceux qui choisissent le chemin du Paradis et cherchent à entrer dans le Corps de la Finalité, l’atteindront par la transformation du soi (personnalité unique – identité), d’un état d’imperfection à un état de perfection semblable à celui de Dieu.

    Certes, en tant que créatures évolutives d'origine animale, vous ne pouvez pas atteindre la perfection dans son état final au cours d’une seule vie sur un monde en évolution. Vous pouvez seulement atteindre une ‘perfection comparative’, puisque les limites de la capacité mentale sont, pour toutes les créatures évolutionnaires dotées de volonté sur les mondes de l'espace et du temps, un obstacle obligatoire à franchir. Les adjuvants mentaux sont conçus pour mener la créature à un état de perfection relative, qui la prépare à la phase suivante d'ascension, la vie morontielle – l'étape intermédiaire entre la forme de vie physique et la forme de pur esprit dans les univers.

    L'objectif immédiat de tous les êtres humains et morontiels est de fusionner avec le fragment de Dieu en leur sein, les Dons du Père des Esprits. J’inclue les humains dans cette remarque parce qu'il est possible de réaliser la fusion sur un monde en évolution, comme c'est le cas dans les civilisations plus avancées ayant atteint la Lumière et la Vie et où la mort physique n'est plus le mode de transit de la chair à la vie morontielle. Votre Esprit intérieur et vos séraphins notent vos progrès par ce qu'on appelle ‘les Sept Cercles Psychiques’ de potentialité humaine, à partir du septième et en progressant vers le premier.

    Dans des cas très rares, certains humains réalisent la fusion avec leur Esprit divin intérieur et évitent la mort en transitant directement via un incroyable flash de chaleur et de lumière. Cependant, la plupart des gens fusionnent avec leur Esprit intérieur à un moment donné au cours de leur séjour sur les mondes d’apprentissage – le système du Monde des Maisons de notre univers local.

    Une perfection relative peut être atteinte par une vie d'amour et de service – surmontant la nature animale par le développement de l'esprit et le développement de l'âme. L'esprit-âme peut être développé jusqu'au point où l’Esprit intérieur peut plus aisément faire interface directement avec vous et en accélérer la ‘spiritualisation’, ce qui peut énormément contribuer à vous faire traverser les étapes progressives de vos cercles psychiques. La maîtrise de soi (contrôle du soi émotionnel) et la méditation (communication avec la Source), sont des outils pour atteindre les cercles suivants lorsqu'elles sont combinées avec un service aimant envers autrui.

    Lorsque l’étudiant sent une véritable unité avec ses compagnons – un sentiment ‘d’unicité’ – qu’ils font tous partie de l’ensemble –, cela peut être considéré comme un marqueur de cercle, qu’ils sont près de, à, ou ont dépassé le troisième cercle et ont reçu un gardien personnel de la destinée qui leur octroie un statut avancé, leur permettant de se rendre directement aux Mondes des Maisons à la dissolution de leur corps physique, pour y poursuivre leur éducation vers la perfection sur les mondes d’apprentissage de l’ascension humaine. Mes amis, c’est la première de nombreuses étapes qui mènent à une perfection semblable à celle de Dieu, et chaque étape est plus étonnante que la précédente.

    14 mars 2012

    Inspiration intérieure

    C'est un plaisir de venir à toi ce matin et de te trouver ouvert et réceptif à mes quelques mots. Peu importe mon nom, car je viens pour t’inspirer et te préparer à un autre développement intérieur.

    Permets-moi de t’assurer que tous sont capables de connaitre la paix intérieure, si seulement ils prenaient le temps de se mettre à l’écoute intérieure, là où leur bien-aimé Esprit divin travaille en silence et en arrière-plan, afin de guider leurs pensées vers un niveau plus élevé et plus pacifique.

    Je tiens juste à te le rappeler, car tous ont en leur sein cette précieuse Étincelle de Dieu. Il est littéralement vrai que le Royaume de Dieu est réalisé en tous ceux qui prennent le temps de commencer à chercher cette connexion des plus précieuses avec Dieu.

    Plus nous réussissons à éveiller de monde à cette prise de conscience si appréciable et précieuse, plus ils comprendront que la paix intérieure représente « cette perle de grande valeur. » Eux aussi seront inspirés d’un moment à un autre, s’ils le souhaitent. Il leur suffira de consacrer volontairement et sciemment une partie de leur mental à leur Dieu intérieur, pour pouvoir commencer à pratiquer avec une plus grande prise de conscience leur connexion avec Tout Ce Qui Est.

    C'est tout ce qui est requis. C'est tellement simple une fois que cette connexion précieuse a été fortifiée grâce à une pratique quotidienne et persistante en quête de l'Étincelle de Dieu qui demeure à l’intérieur. Chacun sera inspiré à chaque étape, selon leur bonne volonté et leur dévouement, et c’est ainsi qu’ils sont menés à la porte de départ de leur développement spirituel pour courir leur propre course.

    Quel magnifique cadeau, car quand ils trouvent Dieu, ils ont tout trouvé !

    13 mars 2012

    Choisissons de joindre nos mains

    Il est vrai que tous, vous tous, jouissez de cette capacité – la capacité de communiquer avec les êtres célestes – mais, parfois, cette communication est compliquée par des craintes infondées qui empêchent les gens d’écouter en leur for intérieur.

    N'oubliez pas qu'il est en votre pouvoir de décider de votre monde personnel, qui à son tour, contribuera à créer votre réalité. Il est important de garder à l'esprit ce cadeau béni.

    Quand notre Michael bien-aimé – votre Jésus – était sur votre planète, ce ne fut pas la volonté du Père de voir sa vie se terminer d’une telle façon déshonorante. La volonté du Père a toujours été, et est encore, une miséricorde infinie pour toute la création, et que tous connaissent le respect et la sécurité conviviale qui imprègnent l'univers. C'est une consécration fidèle que d’être le Chemin, la Vérité et la Vie. Tout cela est fait, et il vous suffit de suivre le chemin et de vous inspirer de la vie de Michael, notre Père Créateur.

    Votre Moniteur intérieur, ce Don de Dieu, l’Esprit du Père en nous, vous a assuré qu'il sera avec vous au cours de toutes les éventualités humaines. Cela devrait suffire à vous inspirer la confiance requise pour vous abandonner à ses conseils et de travailler sur vous chaque jour, comme si c'était le dernier.

    L’esprit humain se déplace naturellement vers les extrêmes. Ce que vous laissez entrer dans votre mental est ce qui se reflète dans votre réalité. Si tous anticipent l'arrivée des nouveaux temps avec espoir et joie, les changements ne seront pas si difficiles. Chacun a le pouvoir de choisir la réalité avant l'arrivée dans votre monde du nouvel Enseignant. Chacun peut choisir entre l'amour et la peur.

    Façonnons l’histoire ensemble, joignant les mains, et recherchant la force de Dieu. Le plus grand bien est de donner votre vie pour vos frères et soeurs. La plus grande joie est de servir par l'amour de la Source de tout amour. Vos intentions reflètent votre degré d'harmonie avec la Présence Divine en vous.

    12 mars 2012

    Nouveaux niveaux de vérité

    Nous comprenons que vous pouvez être lents à saisir de nouveaux niveaux de vérité, de beauté et de bonté.

    Nous tenons à vous faire savoir que nous nous concentrons toujours sur le même objectif. Depuis le début de notre mission, nos efforts ont toujours été de fournir des renseignements à tous ceux qui y étaient réceptifs. Certains de ceux qui ont reçu des informations spirituelles ont compris qu'il fallait les disséminer. D'autres sont passés à l'extrême – une tendance très humaine – et ont ‘scellés hermétiquement’ les connaissances que nous avons fournies.

    Rappelons-nous de certains faits historiques : il y eu une ouverture d'esprit chez ceux qui attendaient l’avènement du Maître. A cette époque, Machiventa Melchizédek donna l’ordre d’établir les liens nécessaires pour la tâche à accomplir. Avec qui ? Avec les receveurs qui se sont portés volontaires pour cette tâche.

    Ce modèle de communication se manifeste plus ouvertement maintenant – par l'intermédiaire de notre réseau, grâce auquel nous pouvons travailler sans être vus, et atteindre une plus grande multitude. Vous apprenez donc à activer des sens nouveaux pour discerner la vérité, ainsi qu’à ressentir les personnalités de vos enseignants célestes.

    Les incitations continueront à guider vers vous tous ceux ayant besoin de votre aide et de vos conseils. Faites leur savoir qu'il est temps qu’ils franchissent le seuil et explorent leur spiritualité. Passez à l'étape suivante. Vous êtes les derniers Agondonters (celui qui croit sans voir). Ouvrez votre esprit pour trouver le but de votre vie – pour vous connecter avec la présence divine en votre sein.

    Ce n'est pas seulement à ce point de l'histoire de la Terre que nous sommes disponibles pour répondre à votre appel. Nous serons toujours là pour vous, mais nous ne sommes pas la partie la plus importante de ce puzzle. Vous l’êtes, en raison de l’Être éternel résidant en votre sein. Votre croissance spirituelle est une tâche individuelle, et vous êtes les seuls à pouvoir dire si vous avez fait votre possible pour surmonter vos limites perçues et trouver le Créateur, devenant de plus en plus comme Lui. Toutefois, vous n'êtes pas seuls : votre Créateur sera éternellement prêt à collaborer avec vous dans la tâche magnifique d'atteindre la perfection.

    11 mars 2012

    La maturation de l’âme

    Le message d'aujourd'hui est à propos de la progression naturelle de la croissance spirituelle au cours de la vie humaine et de la façon dont vous pouvez reconnaître ce parcours progressif en vous et en votre entourage.

    Cette maturation de l'âme est un stade anticipé et reconnu du développement humain dans tous les mondes normaux s'approchant de l'âge de la Lumière et de la Vie où il n’y a plus de guerres; leur population a subjugué les maladies, leurs races sont pratiquement mêlées, elles sont unifiées dans la religion d’Un vrai Dieu, le Père Universel. Sur ces mondes, les gens apprennent dès la naissance à connaître le chemin de l'ascension et à voir la vie à partir d’une perspective beaucoup plus vaste, où l'amour et la coopération deviennent les fondements de la société humaine – où l’on fait part à tous les enfants de l'Esprit vivant en leur sein, et où on leur apprend à s'asseoir dans le silence pour recevoir des conseils concernant le voyage de leur vie, conseils en provenance de la plus haute source de Vérité, Beauté et Bonté.

    Dans votre monde, ces institutions de vérité universelle n'existent pas encore, pourtant elles commencent à se former à cette époque dans le coeur et l'esprit humain, et à se manifester dans le monde entier sous forme de livres, d’enseignements et d’organisations. Actuellement, bien qu’il n'y ait aucune unité en conscience, tous se déplacent vers le concept de la Loi d'Un, et ceci est la clé de la formation de la solidarité et du partage d’idées menant à la paix mondiale. Nous voyons maintenant comment tous ces efforts se joignent et seront organisés, développés et solidifiés ultérieurement par la venue d’un Fils Magistral du Paradis, lorsque les fruits seront prêts à la cueillette et que la Terre aura muée sa vieille peau.

    Quand vous constatez en vous-mêmes que vous vous débarrassez des façons de penser désuètes et de la programmation de la société et du matérialisme, vous commencez à tendre la main à ceux qui sont sur ce même chemin de la découverte du vrai soi-même, et vous commencez à vous intégrer en "couches" à différents niveaux de strates spirituelles. Ces couches deviennent une partie de sous-niveaux qui commencent à se chevaucher en objectif et idéologie; sous peu, tous les sous-niveaux formeront un réseau et se connecteront pour susciter des mesures politiques et des réformes qui mèneront éventuellement à la stabilité globale et à la réalisation que tous profitent quand on aime et prend soin de chacun. Lorsque vous désirez faire partie de ce mouvement de solutions et de progrès pour un monde meilleur, vous inspirez ceux de votre entourage qui, à leur tour, en inspireront d’autres. Telles des ondulations sur un étang, toutes ces solutions créatives atteindront une masse critique, et comme une réaction en chaîne elles balayeront la planète, déclenchant des changements et unifiant la conscience collective de l'humanité.

    Mes amis, il est temps que vous murissiez et vous vous remettiez des blessures émotionnelles d'une enfance dysfonctionnelle et d’une existence purement matérielle, afin obtenir une plus grande perspective sur la direction où vous vous rendez et où se rend l’humanité. Je vous encourage de devenir une partie de ce "réseau de progrès" et d’abandonner les sucettes matérielles comme sources de bonheur, car ces choses ne vous rendront pas heureux. La véritable joie provient du partage de l'amour, et cela ne peut se faire que lorsque nous reconnaissons en nous-mêmes la nécessité de murir, de grandir spirituellement, et de trouver collectivement les solutions aux problèmes de la vie.

    10 mars 2012

    Les nouvelles

    Comme il vous est difficile de rester centrés à cette époque ! La presse attire constamment votre attention sur des choses qui ne le méritent pas.

    C'est pourquoi parfois un "régime" sans nouvelles, rumeurs, radio, télévision ou internet est souhaitable. Tout cela est surtout du bruit vous empêchant d'entendre la voix intérieure qui vous murmure doucement quel chemin prendre.

    De nos jours, de nombreux êtres humains ne sont pas vraiment pauvres en esprit. Ils sont juste distraits. Cela est aggravé par le fait que beaucoup se servent de la presse pour éloigner les masses de leurs véritables natures et objectifs. En tant que frères et soeurs sur cette planète, vous devriez prendre soin les uns des autres. Du point de vue de l'éternité, est-il important que le célèbre acteur A sorte avec la célèbre chanteuse B ? Pour votre progrès spirituel personnel, est-il important qu’il y ait eu un tremblement de terre à l'autre bout du monde ?

    La nécessité d'être informé est un autre faux besoin créé par ceux qui vendent des nouvelles. Pour votre développement spirituel, tout ce que vous devez savoir se trouve déjà en votre for intérieur; il vous suffit de consacrer quotidiennement quelques minutes au Silence pour pouvoir découvrir tout ce dont vous avez besoin. Même pour un rendement satisfaisant dans votre vie matérielle, vous n’avez besoin de savoir que très peu de choses.

    Ce bombardement d'informations prive souvent la plupart des gens d’espoir. Malheureusement, les mauvaises nouvelles se vendent mieux que les bonnes. Plus le crime est horrible, plus il atteint l'arène internationale. Mais sachez que pour chaque horrible crime commis, il y a beaucoup de gens qui passent leur vie entière sans jamais porter préjudice à personne. Pour chaque décès subi dans une guerre, nombreux sont ceux qui ouvrent les yeux chaque jour sur une plus grande réalité spirituelle. Pour chaque message de désespoir, il y en a beaucoup qui envoient des mots d'encouragement. Il se peut que vous ne trouviez pas d’espoir dans les actualités du monde, mais, en Haut, il y a un compte rendu détaillé des progrès du bien et du degré par lequel la volonté de notre Père est accomplie sur cette sphère. Et Oui, sans aucun doute, nous nous rapprochons, lentement mais surement, de l'aube de l'Âge de Lumière et de Vie.

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    9 mars 2012

    Une leçon sur le dévouement

    Laisse cette leçon se dérouler, car il te faut l’assimiler au cours de ta vie.

    Te dévouer totalement à une tâche demande beaucoup d'endurance dans l'exécution de ce que tu as en vue. Tu apprendras bientôt la vérité du dicton : « L'esprit est désireux, mais la chair est faible ». Cela te deviendra plus clair alors que ton corps vieillit tandis que ton esprit reste fort. Il t’incombe donc de prendre soin de ton temple matériel – de plus en plus consciencieusement, au mieux de tes capacités. Si tu en prends soin, il te servira jusqu’à un âge avancé. Tout fonctionne mieux quand tous les systèmes sont harmonieux et équilibrés.

    Je sais que les mots ‘harmonie’ et ‘équilibre’ sont des thèmes récurrents dans ces courtes leçons car ils ne sont pas toujours faciles à atteindre. Ces thèmes sont là pour te rappeler de t'arrêter pour souffler, quand tu ne te sens pas bien. Dans ces moments là, la meilleure chose à faire est de prendre le temps d’aller dans le Calme afin de renforcer ta connexion avec Moi en ton sein. Tu peux aussi faire une longue promenade pour communier avec Moi, préférablement dans la nature. Tu peux te rendre dans un parc et noter les arbres majestueux qui, dans leur silence, te souhaitent la bienvenue. Ce sont des symboles de détermination, s’étant tenus debout depuis longtemps pour s'acquitter du plan divin pour lequel ils ont été créés. Tel doit être ta détermination à croître patiemment chaque jour, car ta force de vie sait exactement ce dont tu es capable si tu lui donnes libre cours, tout comme le gland possède la matrice pour devenir un chêne puissant.

    Cette croissance est énormément facilitée si tu te soumets volontairement aux exhortations divines en ton sein. Ce n’est possible que si, chaque jour, tu consacres du temps au Calme et te ‘retires dans ta chambre intérieure’. C'est une habitude qui peut tout d'abord être cultivée par la prise d’une résolution. Sous peu, tu auras besoin d’en prendre le temps, car si tu négliges cette importante routine quotidienne, tu sentiras que tu es en train de perdre cette précieuse connexion avec l'énergie Vitale et tu te lasseras mentalement, physiquement et spirituellement. Ces moments quotidiens consacrés à ta subsistance et à l’alimentation de ton esprit t’aident à mieux affronter les vicissitudes de la vie. C'est le meilleur des cadeaux que tu puisses te faire, te dédiant véritablement à cette croissance dans l'esprit. C'est fréquemment la partie la plus négligée de la vie humaine alors qu’elle devrait dominer la vie des humains pensants. Sérieusement, un grand progrès florissant pourraient se produire sur la planète si d’avantage d’individus se consacraient à cette discipline. Ils auraient vite fait de remarquer l’augmentation considérable de leurs capacités et de découvrir la libération et la liberté intérieure qui proviennent de cette consécration, car ils seraient propulsés par l'esprit et non pas par le dictat du corps matériel.

    Il y aurait un sens plus profond du but de la vie, car vous vous poseriez plus tôt la question : « Quel est le but de ma vie ? » En conséquence, vous vous consacreriez au développement de votre vie intérieure plutôt que de votre vie extérieure. L'éducation seule ne suffit pas pour y arriver. Cela nécessite de la foi personnelle, de la confiance et un processus de prise de décision sans réserve ainsi que la résolution de découvrir quelle est la volonté divine pour vous; inévitablement, vous trouverez que la volonté de Dieu n’est rien de moins que la voie avec le plus d’amour – non seulement envers vous, mais envers chaque chose et chaque créature vivant sur la planète. C’est alors que vous serez consacrés à la pratique et à l'expression de cet amour. Cela semble si simple, et pourtant cela requiert un dévouement résolu pour y parvenir, jusqu'à ce que cela devienne votre seconde nature.

    8 mars 2012

    Le temps est maintenant

    Le temps est ‘maintenant’, mes amis – il n’y a ni passé ni futur.

    C'est un concept très difficile à comprendre pour beaucoup. Vous avez tous entendu parler de cela auparavant – de ‘vivre au présent’ ou ‘vivre dans le moment.’ Tout ce que vous êtes, tout ce que vous pensez et ressentez, se passe maintenant – pas dans le passé, pas à l'avenir, mais maintenant. Oui, nous avons des souvenirs d’évènements présents du passé et nous avons nos espoirs et conjectures quant au maintenant à venir, mais tout ce qui est, existe au moment présent. Vous pouvez jouir de la vie plus abondamment dès maintenant si vous parvenez à vivre consciemment au moment présent du ‘maintenant.’

    Les débutants sur cette voie de l'éveil spirituel doivent gérer de nombreux évènements traumatiques et émotionnels passés qui ont façonné ce qu’ils sont actuellement. Ces évènements formatifs du caractère – plus souvent en début de développement – limitent l’individu dans l'expression de sa personnalité. Vos moments actuels sont constamment façonnés par ce qui s’est passé antérieurement, et vous êtes constamment en train de vérifier et de comparer vos moments présents actuels avec vos moments présents passés, et vous alignez les expressions de votre personnalité avec ce ‘modèle’ de façon de penser et de ressentir basé sur les attentes du moi-égo. Ce ‘modèle émotionnel’ programme même votre réflexion pour les évènements des futurs moments présents qui ne se sont pas encore produits, en disant au moi-égo ce que l'on attend de lui, ce qu’il doit penser, comment agir et réagir conformément à cette structure. Vous êtes pris inextricablement dans une boucle de moments présents qui ne sont en fait qu’une succession de vérification de traumatismes passés et d’attentes futures qui vous empêchent de vivre librement et consciemment au moment présent actuel.

    Comment vivons-nous au présent ? Pouvons-nous simplement oublier notre passé et tous nos traumatismes ? Oui, nous le pouvons, car la clé de la vie au présent est de pardonner et oublier – une merveilleuse expression que vous avez tous entendu. Vous pouvez pardonner à vous-mêmes et à autrui pour les torts passés, ce qui vous permet de lâcher prise avec ces moments présents du passé qui vous emprisonnent dans ce mode de ‘vérification du modèle’ de la façon de penser. L’acceptation de ces moments comme ‘des moments d’enseignement’ et l’acceptation des limitations de la prise de conscience de ceux qui vous ont fait du tort, vous aideront à vivre au présent actuel en libérant toute cette énergie mentale gaspillée qui est constamment en train de vérifier le modèle.

    Servez-vous de votre récente prise de conscience pour concentrer votre pensée, afin de réaliser et de manifester les désirs que vous avez de vous perfectionner, de rechercher la vérité, de créer la beauté et de transpirer la bonté en illuminant le monde autour de vous. C’est le vrai bonheur, mes amis, que de vivre dans l’instant – libre de vivre, d’aimer, et de rire sans regret, sans crainte, sans sentiments d’indignité. La seule réalité est au présent ainsi que la façon dont vous en faites l’expérience. Vous n’aurez plus jamais l'occasion unique de faire l’expérience du maintenant sur votre planète natale; saisissez donc l'instant et faites votre possible pour que ces moments soient les plus passionnants, aimants, et remplis de joie – cela se passe maintenant !

    7 mars 2012

    Le mérite

    Ce dont nous pouvons remarqué sans difficulté, c'est que beaucoup d’hommes et de femmes n'évaluent pas correctement leurs capacités, leur mérite.

    Trop d’hommes et de femmes ne se sentent pas suffisamment dignes d'être des enfants de Dieu. Trop se considèrent en quelque sorte de deuxième ordre, et – que cela soit exprimé ou pas, même à soi-même – ces sentiments sont causés par l’éducation, le mode de vie, et l’environnement.

    Très peu d'hommes et de femmes ont un sentiment exagéré de leur propre mérite. Parfois, alors qu’un sentiment de supériorité est exprimé, c’est clairement le contraire qui peut être noté, car les sentiments de manque de valeur sont cachés avec soin ou en pleine vue. En gros, les êtres humains de la Terre ne pensent pas en général être suffisamment bons. C’est tellement typique à ce monde que de constamment voir les gagneurs comme étant ‘meilleurs que soi’ dans tous les sens du terme et, ce faisant, de faussement minimiser leur propre mérite.

    Toutefois, il y a de bons côtés dans de telles pensées, voire de grands avantages dans ces émotions inappropriées, car elles incitent peut-être à se donner un peu plus de mal et poussent vers une vie un peu plus spirituelle que celle qui serait menée. Bon nombre d’hommes et de femmes qui n’obtiennent probablement pas les meilleurs résultats dans les affaires banales et quotidiennes de la vie terrestre, peuvent trouver la paix, le bonheur et le progrès dans une vie plus spirituelle.

    Et bien qu’il y en ait beaucoup qui sabotent inconsciemment leurs succès mondains, c’est pour nos efforts que nous serons toujours récompensés spirituellement.

    6 mars 2012

    La Pensée d’Un

    Les frères et soeurs humains de l’espace et du temps de la Terre diffèrent encore dans leurs opinions quant à savoir si nous sommes le produit de la création ou de l'évolution.

    Nous voyons deux camps opposés. Remarquable ! Une pensée persistante et une contemplation diligente devraient certainement amener à conclure que la création initiale est toujours suivie d'évolution, là où nous sommes et, oui, même au Paradis.

    " La Pensée d’Un " est la pensée occasionnelle d’un seul être humain de notre monde – jamais pensée auparavant – qui peut être validée pour être donnée à notre monde. Cette règle de l’univers relève de l’évolution de l'esprit mental, et éventuellement la contribution occasionnelle de l'un de nous profite à tous et représente une étape minuscule dans notre évolution vers la perfection.

    Au cours de notre vie sur Terre et dans les réalités futures, ainsi qu’ailleurs dans notre carrière éternelle, il est important que nous devenions de plus en plus brillants intellectuellement. Mais oui, il en est ainsi, bien entendu ! Toutefois, à ce stade de notre existence, il est beaucoup plus important que nous devenions réels en termes de l'univers plutôt qu’érudits, que nous acquérions de la foi plutôt que de grandes connaissances, que nous cultivions l'amour envers tous plutôt que de démarquer dans la foule comme un phare de prouesses intellectuelles.

    5 mars 2012

    Être occupé à...

    Quand les gens sont préoccupés par un certain état des choses, cela nous montre qu’ils commencent à s’éveiller à une réalité plus grande.

    La préoccupation commence souvent par de petites questions qui engendreront, avec un peu de chance, des choses plus grandes.

    Dieu seul le sait, il y a suffisamment de sources d’inquiétude sur cette planète, et il vous faut enlever vos oeillères pour voir la réalité telle qu’elle l’est vraiment. En ce qui concerne les dangers des poisons chimiques ? Ne vous laissez pas abêtir au point de devenir totalement inconscients – comme des zombies – et de tomber sous la coupe d’individus qui s’en serviront à leur avantage.

    Vous êtes supposés être une race de penseurs indépendants; prenez donc note de ce qui se passe autour de vous. Votre industrie des médias et du divertissement, avec toutes leurs publicités, vous dicte pratiquement quoi acheter et ce qu'il faut voir. Il n'y a manifestement aucune raison pour personne de copier leurs voisins. La vie est trop importante pour imiter les autres ou se découvrir un besoin pour ce que possède autrui.

    Vraiment, où est le bon sens dans tout ça ? Je vous supplie de vous réveiller et de ‘faire quelque chose d'indépendant’, comme par exemple prendre la responsabilité de votre santé personnelle, en prenant conscience que vous devez ingérer de la nourriture de qualité et surtout être imbibé d’eau potable pure. Si leurs qualités sont moins que saines, vos systèmes immunitaires en pâtiront et vous serez vulnérables à toutes sortes de maladies et de faiblesses.

    Le sujet des substances chimiques – notamment dans les campagnes de vaccinations – suffit pour hérisser vos amis célestes à la pensée de ce que vous mettez dans vos délicats systèmes électro/chimiques. Réalisez que c'est une responsabilité individuelle que de commencer à réfléchir par soi-même sur ce dont on a besoin dans son précieux corps. Ne permettez pas à des mortels bien intentionnés ou malavisés – empoisonnés par la cupidité – de vous dicter ce qu’il faut boire ou manger au risque que votre cerveau perde sa précieuse capacité de penser clairement.

    Pensez à comment vous pouvez renverser la situation actuelle. C'est tout en votre pouvoir, et chacun porte sa part de responsabilité à se préoccuper de l'état de la planète. Faites partie de la solution, non pas du problème. L'univers entier est prêt à aider, mais seulement si et quand vous le demandez.

    4 mars 2012

    J’ai perdu mon travail

    Ils étaient appréciés et efficaces. Ils se sont fait virer par leur entreprise. Cela représente un traumatisme

    « J’étais fière de faire partie d’une entreprise quasiment inscrite au patrimoine national. A l’annonce du licenciement, j’étais stupéfait, incrédule. D’ailleurs, je n’arrive toujours pas à y croire, à comprendre. On sortait d’un audit, les échos étaient positifs, les chiffres bons. Comment peut-on détruire la vie de tant de famille sans autre raison que la recherche incessante du profit ? Nous avons construit nos vies autour du travail. On élève nos enfants en leur disant de s’appliquer à l’école pour avoir un bon métier, et on est censé accepter qu’au final ils seront quand même licenciés ? Ça n’a pas de sens. C’est l’avenir de nos enfants qui est en jeu, notre système de valeurs. Quand je pense que mon entreprise organisait tous les trois mois des formations sur les lignes de conduite et l’éthique de l’entreprise : c’est d’un ironique ! J’ai découvert brutalement que je n’étais qu’un pion, éjectable à l’envi. Si je dois trouver un nouvel emploi, je pense ne plus pouvoir avoir la même confiance en mon employeur. Paradoxalement, j’ai découvert une solidarité réconfortante : des messages de soutien de connaissances, des collègues qu’on tutoie soudainement. »

    « Une centaine de licenciements sont annoncés. L’ambiance est tendue. Est-ce que secrètement j’espérais y passer afin de retrouver une certaine liberté ? Reste que, sur le moment, c’est un sacré coup de poing. On se demande : pourquoi moi ? Est-ce la qualité du travail ? Une manière un peu trop franche de dire les choses ? J’espère que c’est mon côté grande gueule qui a pesé, et pas mon travail. Mais, bon, je ne saurai jamais. J’en rigole, pour dédramatiser. Mais c’est vrai qu’on s’en pose, des questions. Alors très vite, galvanisé par de nombreux soutiens, je me dit : Rebondis, vas-y, ça te fera du bien ! Finalement, je crois que je suis plus heureux. Même si j’ai passé douze années merveilleuses dans cet entreprise. Pourtant, il y a cette grosse épée de Damoclès sur ma tête. Les mandats sont irréguliers. Pour l’instant, le chômage comble ce qui manque. Mais après ? J’ai deux mômes et je ne sais pas si demain j’ai du boulot. Parfois le téléphone ne sonne pas pendant quatre jours. Et puis j’ai trois appels en vingt minutes. Je galère un peu. Mais, quand je vois certaines situations, je me dis que je n’ai pas le droit de me plaindre. Et si je me retrouvais à devoir tourner avec beaucoup moins par mois ? On verra. Peut-être que je serai obligé de travailler dans le domaine manuel. J’ai un peu d’expérience. Mais ça date. Et, là aussi, il y a du chômage. »

    « Mon contrat de travail date de 35 ans. C’est pour cela que ça m’a fait si mal. Je pense avoir été licencié parce que je coûtais trop cher. Mais ce n’est même pas vrai. C’était ma deuxième maison. Lorsque j’apprends que je fais partie des 50 licenciés, je me mets à pleurer dans le bureau des chefs. Depuis, je pleure beaucoup. Lorsque je vois mes anciens collègues aller à la pizzéria. Lorsque je vois les lumières des ateliers, la nuit. En tant que travailleur acharné, je ne m’en remet pas. J’adorais mon travail. Je faisais des remplacements au pied levé. Je n’ai jamais rechigné à travailler les week-ends. Je ne suis jamais resté au lit, même avec 39 de fièvre. Mon mari me taquinait : Tu veux un monument ? Aujourd’hui, il me dit : Alors, ton monument, il est où ? En avril, je ne toucherais plus le chômage. Qu’est-ce qu’on va devenir ? Il me manque encore un ans pour la retraite. Pourquoi on ne m’a pas laissé prendre une retraite tranquille ? Car je le sais, j’ai beau courir la région, qui m’engagerait à mon âge ? Pourtant, je me sens encore agile. C’est comme si on m’avait mise dans une poubelle. Tout ce qui me reste, c’est mon certificat de travail. On y lit : Nous espérons qu’elle va trouver un emploi qui lui satisfait et lui plaît beaucoup. »

    « L’ambiance devenait épouvantable. Ma banque a été fortement touchée. Des mesures ont été prises. Certains collègues révèlent soudain un visage inconnu. Il y avait déjà eu plusieurs licenciements en mai. Pour moi, c’est arrivé en juillet. Chaque détail de cette journée est fortement imprimé : à 17 h 30, on est venu me chercher. Ils étaient deux. Avec une lettre posée sur le bureau. Je dois prendre mes affaires illico. Pour ne pas plomber l’atmosphère. Le soir même, je fais comme prévu : je suis allé manger avec un ami qui travaille dans une entreprise qui va aussi liciencié 300 personnes ! Quelle époque ! J’ai beau savoir que je n’y suis pour rien, être un être humain rationnel, peu enclin à dramatiser, les questions arrivent très vite. Est-ce mon âge ? Qui va vouloir m’employer ? Aurais-je dû mieux me placer auprès des chefs ? Mais je n’ai pas de regret. J’ai toujours voulu rester moi-même, c’est important. S’ajoute la question financière, puisque les indemnités du chômage ne suffisent pas. C’est vite vu, après déduction des frais incompressibles, il ne me reste presque rien pour manger, les sorties, les extras. Comme je ne suis pas du genre à me laisser abattre, je cherche mon plan B. Je décide alors de louer deux chambres de mon appartement à des étudiants. Les choses n’avaient pas été prévues ainsi, mais bon : on s’adapte ! Et en attendant de retrouver un poste, j’en profite pour voir grandir mon petit-fils. »

    « Je fais partie des sacrifiés. Ces 401 personnes prises dans les remous d’un plan de restructuration qui a conduit à cinq semaines de grève dans les ateliers et à des manifestations en ville. Sur le moment, c’est un choc. On n’y croit pas. Surtout que les mêmes personnes étaient venues nous dire quelque temps auparavant que le centre clientèle resterait dans la ville. C’était la déprime. On se ruait sur le chocolat. Pour moi qui travaillais depuis vingt et un ans dans l’entreprise, c’est le ciel qui me tombe sur la tête. C’était une grosse remise en question. On me proposait un poste dans une autre ville, soit presque cinq heures de trajet par jour avec départ au petit matin et retour dans la soirée. Quand vous avez une famille et que vous venez d’agrandir la maison… Pour moi, c’était exclu. Alors, je fais comme tout le monde : je commence à lire les petites annonces. A ce moment, on se pose beaucoup de questions. Est-ce que j’intéresse encore quelqu’un ? Qu’est-ce que je peux faire ? Ces interrogations ne sont pas faciles à vivre. Soutenu par mes proches, j’effectue finalement pendant six mois les trajets avant de trouver un nouvel emploi. J’ai eu beaucoup de chance, notamment que d’autres croient en moi : si j’avais vu le cahier des charges de mon poste actuel, jamais je n’aurais postulé. Pour moi, l’expérience aura presque été un mal pour un bien. J’y ai même gagné en qualité de vie. Mon passé dans cette entreprise ne me manquent pas du tout ! »

    « Ma vie n’a plus de sens. Je ne dors pas et je me lève le matin sans savoir pourquoi. Je cherche des offres d’emploi, il n’y en a pas. J’envoie des demandes, les réponses sont toujours négatives. Le chômage, c’est la honte : une situation précaire, une vie sans but. J’ai travaillé pendant dix-neuf ans, toujours été indépendant financièrement. Aujourd’hui, je devrais demander de l’argent à ma femme qui est handicapée pour sortir ? Impossible ! Pendant quatre ans, j’ai travaillé dans une ambiance d’équipe qui me plaisait, la qualité et la réputation de l’entreprise aussi. Puis ils ont commencé à licencier. Pendant 2 ans, près de 300 personnes. L’angoisse montait. Il n’y avait pas de tensions entre les employés, mais chacun se sentait menacé. Les mois passaient et le climat est devenu insoutenable. Psychologiquement, c’était très dur. Je me surprenais à espérer être viré vite. Pour, au moins, savoir. Le jour où j’ai perdu mon travail, ce fut un sentiment d’impuissance absolu. On élit des dirigeants pour qu’ils nous offrent une vie meilleure. On s’inscrit dans un syndicat pour être défendu. On travaille du mieux qu’on peut. Au final, patrons et actionnaires vous virent avec le sourire et personne ne peut rien pour vous. Si je hurle, qui va m’entendre ? Je suis désespéré, je ne me vois plus d’avenir. Je pense que tout cela va très mal finir. Je voudrais travailler, mais retrouver un emploi, avec cette conjoncture et mon nom à consonance étrangère, ce serait un miracle. »

    « J’ai eu de la chance. L’annonce tombe comme un couperet. La boîte ferme, tout le monde dehors. Alors que les 50 employés se mobilisent pour faire valoir leurs droits et obtenir un plan social, je retrouve très vite un emploi. Quelques mois plus tard, rebelote. Heureusement, je suis d’un naturel positif, sinon... Car je les ai vus, ceux qui se sont donnés à fond au travail, qui ont aligné les heures supplémentaires. Ça doit être vraiment dur pour eux. Tout à coup, ils découvrent qu’ils ne sont qu’un numéro. Aujourd’hui, après plus d’une année de chômage, j’ai retrouvé un emploi. J’y suis très bien, même s’il faut travailler de nuit. C’est stimulant, avec une bonne équipe. Malgré tout, je constate que quelque chose ne tourne pas rond. Toute cette peur aujourd’hui, est-ce que c’est vraiment bon pour l’économie ? Et pour nos gamins ? Je ne comprends pas ces grandes usines : elles ont une responsabilité, non ? Et, là, elles se permettent de licencier alors qu’elles font des bénéfices. C’est dangereux. Très dangereux. Ça peut mener à la guerre. J’ai trouvé mon équilibre, je me diversifie, j’assure des entraînements sportifs. C’est très intéressant, vraiment. Mais, on n’est que des numéros, en fin de compte. Voilà pourquoi il faut absolument se valoriser dans d’autres domaines. »

    3 mars 2012

    Héritage durable

    Le travail que vous faites à présent (le travail spirituel) prendra un jour fin sur cette planète.

    Vous terminerez votre travail sur Terre, lorsque vous serez diplômés et que vous quitterez votre tabernacle de chair pour rejoindre les rangs de votre nouvelle famille sur les mondes intermédiaires, les Mondes des Maisons.

    Le travail spirituel, les graines que vous avez plantées vont devoir grandir sans que vous soyez là pour les arroser et les désherber. Un nouveau jardinier prendra la suite, et continuera le travail important que vous avez commencé. Il est important de savoir comment vous vous préparez pour le jour où vous serez appelés à continuer votre chemin, et dans quel ordre vous aurez laissé les choses pour qu’elles continuent de fonctionner dans la transition d’une phase vers une autre.

    C’est ainsi que nous construisons un héritage durable qui continuera de croître et de fleurir de génération en génération. Les institutions les plus grandes sont celles qui ont survécu pendant des générations, grâce à une planification soigneuse de leurs fondateurs. Une fois qu’ils ont réalisé combien leur cause était importante, et combien il est important de continuer ce travail au bénéfice de l’humanité, ces sages fondateurs ont commencé à mettre en place le travail de base, et créer les fondations pour que les générations futures continuent ce travail.

    Les fondateurs de ces institutions ont mis au point leurs systèmes avec une grande clairvoyance, afin qu’ils soient flexibles et adaptables aux conditions changeantes, aux valeurs sociétales changeantes, car sans cette flexibilité, les idées pour le futur disparaîtraient rapidement au détriment des nouvelles générations, et l’idée originelle disparaîtrait de la mémoire des êtres humains.

    Peu importe l’importance ou le peu d’importance de votre contribution à l’humanité, à la société, à vos enfants, à vos amis, à ceux que vous ne connaissez même pas et qui ont été touchés par vos idées. Mais posez-vous la question de comment vous les préparerez pour qu’ils puissent continuer avec cette idée que vous avez fait naître, et sera-t-elle suffisamment pure pour résister à l’épreuve du temps au-delà de votre courte vie ? Nous devons être attentifs à ces choses, car c’est la seule façon dont nous pouvons changer la vie et la faire évoluer sur cette planète, et la faire se rapprocher davantage d’un monde où la paix et l’harmonie deviennent les piliers de la société.

    Mettez en place aujourd’hui un plan pour la continuation de votre travail afin qu’il croisse au-delà de vos années. Soyez sans crainte pour lâcher prise lorsque c’est le moment d’aller de l’avant. Assurez-vous que tout est prêt pour la transition, et que vous puissiez quitter ce monde en paix, en sachant que vous avez laissé un héritage grandissant et durable. Lorsque vous arriverez sur les Mondes des Maisons, vous aurez de temps à autre l’occasion de voir ce que sont devenues ces graines que vous avez plantées, les édifices qui ont été construits sur les fondations stables que vous avez établies, et ce sera pour vous une grande bénédiction, dont vous tirerez une grande joie, en sachant que votre vie a été importante et que vous avez vraiment changé la vie sur votre planète natale d’une façon modeste ou importante, et qui continuera d’évoluer et croître de génération en génération.

    2 mars 2012

    Trois voies vers la destinée de notre planète

    Je crois que les trois voies que je décris ci-dessous incorporent des éléments clés des défis spirituels qui inspireront l’humanité tout au cours du nouveau millénaire et même du millénaire suivant.

    La recherche active de n’importe laquelles de ces trois voies, ou de l’ensemble des trois, est ouverte et doit être ouverte à chaque être humain sincère et de bonne volonté.

  • 1) La voie philosophique
  • La philosophie est une technique du mental qui nous aide à combler l’abime existant entre la matière et l’esprit. L’être humain est destiné à synthétiser les sciences de la nature et la théologie religieuse, apparemment divergentes, en une philosophie de l’univers cohérente et logique, en une explication coordonnée et sans hiatus aussi bien de la science que de la religion, apportant ainsi l’harmonie au mental et la satisfaction à l’esprit. Elle répond, dans l’expérience humaine, aux interrogations du mental avide de savoir comment l’Infini met sa volonté à exécution et fait ses plans dans la matière, avec le mental et par l’esprit. Au cours des quelques siècles à venir, les êtres humains s’efforceront de construire une nouvelle et attrayante philosophie de vie émanant des concepts modernes de vérité cosmique, de beauté de l’univers et de bonté divine, amplifiés et intégrés avec charme.

    Donc, ces pèlerins qui seront sur la voie de la philosophie chercheront à promouvoir :
  • une compréhension de l’unité de la matière, du mental et de l’esprit, et par implication une large acceptation de l’intention créative du Père ;
  • une fin de l’antagonisme qui a souvent écarté la religion de la science et la science de la religion ;
  • un adoucissement substantiel des accents émotionnels abrasifs qui opposent le séculier au sacré ;
  • un rejet du matérialisme et du laïcisme comme influences culturelles dominantes dans la société contemporaine.

  • La voie de la philosophie sera une recherche de la vérité informelle non structurée qui opère entièrement par attirance et persuasion. Comprenant que la personnalité (l’identité personnelle) est permanente et que les relations personnelles ne sont jamais des échafaudages, les pèlerins sur le voie de la philosophie auront d’amples occasions d’aller vers leurs compagnons avec bienveillance, gentillesse et amitié.

  • 2) La voie de la fraternité spirituelle
  • Au temps d’Abraham, Melchizédek de Salem fit tout ce qu’il put pour expliquer la religion personnelle – la religion de l’esprit. Lorsque notre souverain Fils Créateur vécut sa vie d’effusion en tant que Jésus de Nazareth, il illumina la religion d’expérience spirituelle personnelle et nous appela tous à nous aimer les uns les autres comme Dieu notre Père aime chacun d’entre nous. Ceux qui suivent la voie de la fraternité spirituelle continueront la même campagne spirituelle. Cet engagement fournira des occasions profondément inspirantes. L’avenir de la Terre sera indubitablement caractérisé par l’apparition d’instructeurs de la vérité religieuse : la paternité de Dieu et la fraternité de toutes les créatures. Mais il faut espérer que les ardents et sincères efforts de ces futurs prophètes seront moins dirigés vers le renforcement des barrières entre religions, et davantage vers l’accroissement d’une fraternité religieuse d’adoration spirituelle parmi les nombreux fidèles des théologies intellectuelles différentes, si caractéristiques de la planète Terre.

    L’heure a sonné de présenter au judaïsme bouddhisme, au christianisme, à l’hindouisme et même aux peuples de toutes les religions, non pas l’évangile à propos de Jésus, mais la réalité vivante et spirituelle de l’évangile de Jésus.

    Donc, la voie de la fraternité spirituelle conduit l’humanité vers:
  • la rénovation spirituelle et le renouveau de toute l’humanité qui, au travers de toutes les religions, s’étend sans considération d’autorité doctrinale ou de discipline ;
  • un ministère des besoins spirituels et des problèmes de tous les êtres humains indépendamment de leurs convictions et de leurs croyances ;
  • une recherche toujours plus active de la religion personnelle et de la relation de l’individu à Dieu ;
  • le développement de notre caractère par des actes de services altruistes qui se manifestent au travers de notre nature morale et de nos relations aimantes avec nos semblables ;
  • une adoption généralisée de la religion de Jésus, de sorte que les hommes et les femmes consacrent de plus en plus leur vie à la recherche de la compréhension de la volonté du Père qui est aux cieux et vouent les énergies de la vie au service désintéressé de la fraternité des êtres humains.

  • 3) La voie du service idéaliste
  • Tout comme Dieu apporte son ministère à chaque individu, encourageant la croissance personnelle et la réalisation de soi, il montre aussi son amour du monde en général en promouvant activement et sans cesse la croissance progressive de la société humaine. De manière similaire, la voie du service idéaliste est non seulement un cadre de coopération entre les êtres humains mais aussi un partenariat avec Dieu et ses anges.

    Il nous faut lier les efforts idéalistes des hommes et des femmes aux plans de Dieu et aux buts de notre planète :
  • Fraternité sociale. Multiplication des contacts sociaux internationaux et interraciaux, et des associations fraternelles par les voyages, le commerce et les jeux de compétition. Développement d'un langage commun et prolifération des multilinguistes. Échanges nationaux et raciaux d'étudiants, de professeurs, d'industriels et de philosophes religieux.
  • Fécondation croisée de la pensée. La fraternité est impossible sur un monde dont les habitants sont trop primitifs pour reconnaître la folie d'un égoïsme que rien ne vient adoucir. Il faut un échange de littérature internationale et raciale. Chaque race doit se familiariser avec la pensée de toutes les races; chaque nation doit connaître les sentiments de toutes les nations. L'ignorance engendre la suspicion, et la suspicion est incompatible avec l'attitude essentielle de sympathie et d'amour.
  • Réveil éthique. Seule la conscience éthique peut démasquer l'immoralité de l'intolérance humaine et le péché des luttes fratricides. Seule une conscience morale peut condamner les maux de l'envie nationale et de la jalousie raciale. Seuls des êtres moraux rechercheront toujours la clairvoyance spirituelle qui est essentielle pour vivre la règle d'or.
  • Sagesse politique. La maturité émotive est indispensable pour la maitrise de soi. Seule, la maturité émotive garantit que les techniques internationales de jugement civilisé se substitueront à l'arbitrage barbare de la guerre. Les êtres humains d'état avisés travailleront un jour pour le bien-être de l'humanité, même quand ils s'efforceront de promouvoir l'intérêt de leurs groupes nationaux ou raciaux. La sagacité politique égoïste aboutit au suicide – à la destruction de toutes les qualités durables qui assurent la survie des groupes planétaires.
  • Clairvoyance spirituelle. Après tout, la fraternité des êtres humains est basée sur la reconnaissance de la paternité de Dieu. La manière la plus rapide de réaliser la fraternité des êtres humains sur Terre est d'effectuer la transformation spirituelle de l'humanité d'aujourd'hui. La seule technique pour accélérer la tendance naturelle de l'évolution sociale consiste à exercer une pression spirituelle par en haut, ce qui augmente la clairvoyance morale tout en rehaussant la capacité de l'âme de tous les êtres humains à comprendre et à aimer tous leurs semblables. La compréhension mutuelle et l'amour fraternel sont des civilisateurs transcendants et de puissants facteurs pour la réalisation mondiale de la fraternité des êtres humains.

  • Les pèlerins qui sont sur la voie du service idéaliste chercheront à faire avancer la société humaine vers ces accomplissements et ces circonstances qui caractérisent un monde normal. Par exemple :
  • le caractère humain subit des transformations énormes de sorte que la règle d’or peut être mise en application pratique ;
  • un véritable gouvernement autonome commence à fonctionner, de moins en moins de lois restrictives sont nécessaires ;
  • les problèmes de maladie et de délinquance sont pratiquement résolus ;
  • l’âge de vie moyen s’élève bien au-dessus de trois cents ans ;
  • la pénétration de la réalité cosmique et la communion avec la réalité spirituelle deviennent la passion des mortels.

  • Ces trois voies sont ouvertes, fluides et flexibles. Elles incorporent des horizons et des idéaux qui peuvent inspirer chaque personne de notre planète. Par conséquent, alors que nous nous efforçons de comprendre les aspirations d’innombrables personnes de bonne volonté, ces trois voies peuvent fournir un cadre général propre à aider les hommes et les femmes de bonne volonté à partager avec le monde entier, car c’est ensemble que nous recherchons la destinée de notre planète d’accueil, dans un esprit de coopération et de dévouement.

    Rien dans ces trois voies ne donnent de raison de penser que les hommes et les femmes devraient se focaliser uniquement sur eux-mêmes; les 3 voies ne montrent pas la moindre trace de cette erreur qui provoque des discordes persistantes, l’illusion du peuple élu. Tout comme la vie et les enseignements de Jésus doivent devenir l’héritage commun de toutes les religions et de tous les peuples, de même, les idéaux, les perspectives et les espoirs que nous proclamons deviendront l’héritage commun de l’humanité.

    La voie de la philosophie se construit sur la curiosité : l’esprit d’investigation, le besoin de découvrir, l’impulsion de l’exploration. Ces impulsions naturelles ne nous ont pas été données simplement pour être frustrées et refoulées. Le rythme accéléré de l’adaptation sociale et des ajustements sociaux du nouveau millénaire signifie que l’art de vivre doit être réappris encore plus rapidement et plus fréquemment que ce n’était le cas dans les âges précédents, que la pensée réfléchie, qui est une caractéristique clé de la voie philosophique, contribuera de façon majeure pour répondre à cette nouvelle réalité.

    La voie de la fraternité spirituelle encouragera la confiance et la joie, elle soutiendra la croissance personnelle et le développement en tirant parti de la compréhension du fait que l’amour et la miséricorde de Dieu ne dépendent ni de doctrines, ni de croyances ni de cérémonies, mais qu’ils sont libéralement octroyés en abondance à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté et au mental normal. Comme notre souverain Fils Créateur en a donné l’assurance aux croyants, alors qu’il était incarné sous la forme de Jésus de Nazareth : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. »

    La poursuite de la deuxième voie stimule et encourage. Car, la plus passionnante et inspirante de toutes les expériences humaines possibles est la recherche personnelle de la vérité, la joie grisante d’affronter les périls de la découverte intellectuelle, la résolution d’explorer les réalités de l’expérience religieuse personnelle, la satisfaction suprême de faire l’expérience du triomphe personnel dans la réalisation effective de la victoire de la foi spirituelle.

    Quant à la voie du service idéaliste, elle permet aux êtres humains de coopérer les uns avec les autres et, avec Dieu et ses anges, de construire une civilisation plus avancée et plus durable. Le rôle de la religion est de créer, de soutenir et d’inspirer chez chaque citoyen la loyauté cosmique qui l’orientera vers la réussite dans le progrès de tous ces services sociaux difficiles, mais souhaitables.

    L’amour de Dieu pour l’individu fait naître la famille divine de tous les individus, la fraternité universelle des enfants du Père Paradisiaque doués de libre arbitre. La fraternité constitue une relation de fait entre toutes les personnalités dans l’existence universelle. Nulle personne ne saurait échapper aux bénéfices ni aux sanctions qui peuvent survenir comme résultat de relations avec d’autres personnes. La partie profite ou souffre en proportion du tout. Le bon effort de chaque être humain profite à tous les êtres humains; l’erreur ou le mal commis par chaque être humain accroit les tribulations de tous les êtres humains.

    Bien que les habitants de la Terre soient vraiment les enfants bien-aimés du Père, d’un point de vue pratique nous demeurons sérieusement désavantagés par les tribulations collectives qui ont affligé l’humanité. Mais en tant que seule planète évolutionnaire de notre univers local sur laquelle notre Fils Créateur bien-aimé soit apparu (ou apparaitra) en tant que mortel du royaume, il semble probable que la Terre devienne un haut lieu de sa septième effusion en même temps qu’un mémorial des étapes finales qui lui ont permis de gagner la souveraineté suprême et en ont fait un Maitre Fils. Nous devons à Jésus-Christ Michael de faire nos plus sérieux efforts en vue d’effacer les stigmates persistants des échecs des époques précédentes sur Terre, tout en accomplissant la destinée de notre planète. Bien qu’ensemble, avec nos successeurs et nos héritiers, nous ayons devant nous une ascension rude et escarpée, un véritable défi, je crois qu’une vigoureuse poursuite des trois voies que j’ai décrites peut apporter une contribution décisive au cours des quelques générations et siècles à venir.

    1er mars 2012

    Le fidèle locataire

    Il y avait un fidèle locataire qui louait une vieille maison à son propriétaire.

    Chaque mois, ce locataire réglait fidèlement son loyer, jusqu’à ce qu’un revers de fortune le laisse sans argent. Le loyer du mois vint à échéance et le locataire ne pouvait pas payer.

    Il se rendit chez son propriétaire et dit : « Je n’ai pas d’argent pour vous payer mais j’ai encore besoin d’un lieu où vivre. » Le propriétaire lui dit : « Vous avez été un fidèle locataire, alors au lieu de me payer un loyer vous réparerez cette maison en paiement de ce que vous me devez. »

    Le locataire remplit loyalement sa part de l’accord. Il répara les fuites du toit, les fenêtres cassées, peignit les murs et fit que la maison était en meilleur état que jamais. Trois mois passèrent au cours desquels le locataire s’affaira sur le logis et quand le propriétaire fut de retour, il fut satisfait de ce qu’il était advenu de sa vieille maison.

    Mais le locataire était toujours désargenté et il dit au propriétaire : « J’ai été un fidèle locataire, j’ai pris soin de votre maison comme si c’était la mienne, mais je n’ai toujours pas d’argent et je crains de devoir quitter cette habitation. »

    Mais le propriétaire protesta en disant : « En vérité, vous avez pris soin de cette maison comme si c’était la vôtre. Vous avez été un intendant fidèle. Vous avez prouvé que vous êtes digne de vous occuper de mes biens. Mais j’ai besoin de votre service. Je vous emploierai dans un plus grand domaine où j’ai besoin d’intendants loyaux et ce futur foyer est digne de vos soins.

    29 février 2012

    La science et l'univers

    Le vingtième siècle fut un siècle décisif pour la Terre. Au cours des dix dernières années, les sciences naturelles et les sciences exactes ont connu un saut gigantesque dans leur développement.

    Cette avancée scientifique a provoqué un très grand progrès de la technique moderne. Cent ans, c’est un laps de temps très court, c’est pratiquement la durée d’une vie humaine, mais dans cette brève durée la science et la technologie ont énormément progressé.

    Il y a cent ans, l’électricité entrait à peine dans notre vie, c’était l’époque des débuts de l’automobile, de l’aviation, du téléphone, etc. mais à la fin du vingtième siècle, non seulement l’aviation mais aussi les vols spatiaux s’étaient développés ainsi que les communications par satellites, la chirurgie des transplantations d’organes et l’étude du génome humain. Grâce à la technologie moderne le niveau de vie des êtres humains des pays développés a augmenté de façon significative.

    Avec chaque découverte scientifique, nous avons fait un pas en avant dans la compréhension du fonctionnement de la matière, mais nous devons être conscients que quelle que soit la quantité de choses que nous apprendrons, il nous en restera beaucoup plus à découvrir.

    La science ne suit pas un chemin droit. Ce qui nous semble aujourd’hui très clair et mathématiquement justifié, pourra demain être remplacé par une autre idée plus audacieuse et plus réelle. Les réussites scientifiques et les avancées technologiques ont placé la science terrestre sur un piédestal sans précédent. Dans le mental des humains du vingt-et-unième siècle domine l’idée que ce qui n’est pas approuvé par la science et les calculs mathématiques n’est pas vrai. La majorité des scientifiques contemporains sont très dogmatiques, ils ne se rendent pas compte que les sciences exactes ne peuvent décrire que les processus matériels de notre planète.

    Dans le nouvel accélérateur de particules élémentaires qui a commencé de fonctionner en Suisse, les physiciens essaient de confirmer expérimentalement les calculs de la théorie du Big Bang, ignorant apparemment que nulle expérience ni les calculs mathématiques les plus avancés ne peuvent décrire l’apparition de l’univers, car l’univers n’est pas mécanique ni fait seulement de la matière que nous connaissons. L’univers est composé d’énergies et de substances qui ne sont pas encore connues sur notre planète.

    L’univers n’est ni machinal ni magique; il est une création du mental et un mécanisme de lois construit par le mental et administré par le mental. Mais le mécanisme divin de l’univers des univers est beaucoup trop parfait pour que les méthodes scientifiques du mental humain fini puissent discerner même une trace de la domination du mental infini. Car ce mental créateur, contrôlant et sustentateur n’est ni un mental matériel ni un mental de créature; il est le mental-esprit fonctionnant sur et depuis les niveaux créateurs de la réalité divine.

    L’univers des univers n’est ni un plan infini, ni un cube illimité, ni un cercle sans frontières; il a certainement des dimensions. Les lois de l’organisation physique et de l’administration prouvent d’une manière concluante que tout ce vaste agrégat d’énergie-force et de pouvoir-matière fonctionne ultimement comme une unité spatiale, comme un tout organisé et coordonné. La preuve décisive que l’univers est à la fois circulaire et délimité est apportée par le fait que toutes les formes d’énergie fondamentale tournent sur la trajectoire courbe des niveaux d’espace du maitre univers en obéissant à l’attraction incessante et absolue de la gravité du Paradis.

    La création des univers de l’espace est si complexe qu’on ne peut la calculer par les méthodes de la mathématique moderne. La physique contemporaine ne peut pas non plus expliquer l’apparition de corps cosmiques comme les soleils, les planètes, les trous noirs etc., parce qu’elle ne connait pas les énergies universelles par lesquelles se matérialisent les premières particules élémentaires qui conduisent à la formation de la matière et des corps célestes.

    28 février 2012

    Face aux déceptions

    La conscience intellectuelle de soi permet de découvrir la beauté de la vérité et sa qualité spirituelle, non seulement par la cohérence philosophique de ses concepts, mais plus certainement et plus sûrement par la réponse infaillible de l'Esprit de Vérité toujours présent.

    Le bonheur résulte de la récognition de la vérité, parce qu'elle peut être mise en pratique; elle peut être vécue. La déception et la tristesse accompagnent l'erreur parce qu'elle n'est pas une réalité et ne peut donc être réalisée en expérience. C'est par sa saveur spirituelle que l'on reconnaît le mieux la vérité divine.

    Les mortels ont un noyau d'esprit. Le mental est un système d'énergie personnelle existant autour d'un noyau divin d'esprit et fonctionnant dans un environnement matériel. Cette relation vivante entre le mental personnel et l'esprit constitue le potentiel universel de personnalité éternelle. Des difficultés réelles, des déceptions durables, des défaites sérieuses ou la mort inéluctable ne peuvent survenir que si des concepts égocentriques prétendent évincer complètement le pouvoir gouvernant du noyau spirituel central, ce qui disloque le plan cosmique d'identité de la personnalité.

    La curiosité – l'esprit d'investigation, le besoin de découvrir, l'impulsion de l'exploration – font partie des dons innés et divins des créatures évolutionnaires de l'espace. Ces impulsions naturelles ne nous ont pas été données simplement pour être frustrées et refoulées. Il est vrai qu'il faut fréquemment restreindre ces impulsions ambitieuses durant notre courte vie terrestre et subir de nombreuses déceptions, mais nos espérances sont destinées à être pleinement réalisées et glorieusement satisfaites au cours des longs âges à venir.

    Lorsque, grâce au ministère de toutes les armées d'aides du plan universel de survie, nous sommes finalement déposé sur le monde récepteur du Paradis, nous y arrivons avec une seule sorte de perfection – la perfection de dessein. Notre dessein a été complètement démontré, notre foi a été éprouvée. Nous sommes connus pour être résistant à la déception. Même un échec pour discerner le Père Universel ne peut ni ébranler la foi ni troubler sérieusement la confiance d'un mortel ascendant qui a passé par l'expérience que chacun doit traverser pour atteindre les sphères parfaites du Paradis.

    Au Paradis, une déception n'est jamais considérée comme une défaite, une remise à plus tard n'est jamais regardée comme une disgrâce et les échecs apparents du temps ne sont jamais confondus avec les délais significatifs de l'éternité.

    Le plan de nos supérieurs célestes consiste à nous faire avancer en accroissant nos charges de confiance dans la mesure où le développement de notre caractère est suffisant pour nous permettre d'endosser élégamment ces responsabilités additionnelles, car, si l'on surcharge un individu, on ne fait que courir à un échec et aller au-devant d'une déception. On peut éviter l'erreur de placer prématurément des responsabilités sur un être humain ou sur un ange en utilisant les infaillibles estimateurs de la confiance que peuvent mériter des individus du temps et de l'espace. Ces aides célestes supérieurs ne font jamais d'affectations avant que leurs candidats aient été pesés dans les balances spirituelles et déclarés “ faisant le poids. ”

    A l'instar des mortels, les anges ont engendré de nombreuses déceptions, et ils nous montreront que nos déceptions les plus décourageantes sont parfois devenues nos plus grandes bénédictions. Il arrive que la plantation d'une graine nécessite sa mort, la mort de nos plus chères espérances, avant que la graine puisse renaître pour porter les fruits d'une vie nouvelle et d'occasions renouvelées. Les esprits tutélaires nous apprendront à éprouver moins de tristesse et de déceptions, premièrement en faisant moins de plans personnels concernant d'autres personnalités, et ensuite en acceptant notre sort lorsque nous avons fidèlement accompli notre devoir.

    Il faut abandonner l'anxiété. Les déceptions les plus difficiles à supporter sont celles qui n'arrivent jamais.

    L'univers des univers, y compris notre petit monde, n'est pas administré simplement pour s'adapter à nos convenances ou recevoir notre approbation, et encore moins pour répondre à nos caprices ou pour satisfaire notre curiosité. Sans aucun doute, les êtres sages et tout-puissants qui sont responsables de la gestion de l'univers savent exactement ce qu'ils font; il convient donc et importe aux penseurs mortels de participer, dans une attente patiente et une coopération sincère, à la règle de la sagesse, au règne de la puissance et à la marche du progrès.

    On a dit à juste titre de Jésus qu'il avait confiance en Dieu. En tant qu'être humain parmi les êtres humains, il manifesta la plus sublime confiance envers le Père qui est aux cieux. Il avait confiance en son Père comme un petit enfant a confiance en ses parents terrestres. Sa foi était parfaite, mais jamais présomptueuse. Il importait peu combien la nature pouvait paraître cruelle ou indifférente au bien-être des êtres humains sur Terre, Jésus ne trébucha jamais dans sa foi. Il était immunisé contre les déceptions et insensible aux persécutions. Les échecs apparents ne le touchaient pas.

    L'un des signes les plus remarquables de la vie religieuse est une paix dynamique et sublime, cette paix qui dépasse toute compréhension humaine, cet équilibre cosmique qui dénote l'absence de tout doute et de toute agitation. Ces niveaux de stabilité spirituelle sont immunisés contre les déceptions. De telles personnes religieuses ressemblent à l'apôtre Paul qui disait : " Je suis persuadé que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les principautés, ni les pouvoirs, ni les choses présentes, ni les choses à venir, ni hauteur, ni profondeur, ni rien d'autre ne pourra jamais nous séparer de l'amour de Dieu. "

    Par la foi religieuse, l'âme de l'être humain se révèle et démontre la divinité potentielle de sa nature émergente par la manière caractéristique dont elle incite la personnalité mortelle à réagir à certaines situations intellectuellement et socialement éprouvantes. La foi spirituelle authentique (la vraie conscience morale) se révèle en ceci qu’elle produit une sublime confiance dans la bonté de Dieu, même en face de déceptions amères et de défaites écrasantes.

    Les individus qui connaissent Dieu ne se laissent ni décourager par les malheurs ni abattre par les déceptions. Les croyants sont immunisés contre la dépression qui suit les bouleversements purement matériels; quiconque mène une vie spirituelle n'est pas troublé par les épisodes du monde matériel. Les candidats à la vie éternelle pratiquent une technique vivifiante et constructive pour faire face à toutes les vicissitudes et tracas de la vie physique. Jour après jour, le croyant sincère éprouve plus de facilité à faire la chose juste.

    Mais la vie deviendra un fardeau si vous n'apprenez pas à échouer élégamment. Il y a, dans la défaite, un art que les âmes nobles acquièrent toujours; il faut savoir perdre gaiement et ne pas craindre les déceptions. N'hésitez jamais à admettre un échec. Ne cherchez pas à le cacher sous des sourires trompeurs et un optimisme radieux. Il est de bon ton de toujours prétendre avoir réussi, mais cela se termine par des résultats déplorables. Cette technique aboutit directement à la création d'un monde irréel et à l'effondrement inévitable dans une ultime désillusion.

    Tout simplement, les hommes et les femmes égoïstes ne veulent pas payer ce prix, même en échange du plus grand trésor spirituel qui ait jamais été offert aux mortels. Il faut attendre que l'être humain ait été suffisamment désillusionné par les tristes déceptions accompagnant la poursuite insensée et trompeuse de l'égoïsme, et qu'il ait découvert la stérilité de la religion formaliste. C'est alors seulement qu'il sera disposé à se tourner de tout coeur vers l'évangile du royaume, la religion de Jésus de Nazareth.

    La théologie peut fixer, formuler, définir et dogmatiser la foi, mais, dans la vie humaine de Jésus, la foi était personnelle, vivante, originale, spontanée et purement spirituelle. Cette foi n'était ni un respect pour la tradition, ni une simple croyance intellectuelle tenue pour un credo sacré, mais plutôt une expérience sublime et une profonde conviction qui le tenaient en sécurité. Sa foi était si réelle et si totalement inclusive qu'elle balaya absolument tous les doutes spirituels et détruisit efficacement tout désir conflictuel. Rien n'était capable d'arracher Jésus de l'ancrage spirituel dans cette foi fervente, sublime et intrépide. Même en face d'une défaite apparente, ou dans l'angoisse des déceptions et d'un désespoir menaçant, il se tenait calmement dans la présence divine, libéré de toute peur et pleinement conscient d'être spirituellement invincible. Jésus bénéficiait de l'assurance tonifiante de posséder une foi stoïque; dans chaque situation éprouvante de la vie, il fit infailliblement preuve d'une fidélité totale à la volonté du Père. Et cette foi superbe ne fut pas ébranlée, même par la menace cruelle et écrasante d'une mort ignominieuse.

    La vie terrestre de Jésus fut consacrée à un seul grand dessein – faire la volonté du Père, vivre la vie humaine religieusement et par la foi. La foi de Jésus était confiante comme celle d'un enfant, mais sans la moindre présomption. Il prit des décisions fermes et viriles, affronta courageusement de multiples déceptions, surmonta résolument d'extraordinaires difficultés et fit face sans défaillance aux rudes exigences du devoir. Il fallait une forte volonté et une confiance indéfectible pour croire ce que Jésus croyait et comme il le croyait.

    27 février 2012

    Faire attention

    « Merci de prêter attention à mes incitations. Je suis toujours présent là ou sont ton coeur et ton esprit. Je suis au courant de toutes tes intentions, tes pensées, tes actions, car je vis et je travaille en ton sein – tu peux donc me prêter d’avantage d’attention. »

    Je ne suis jamais très loin; peu importe combien tu t’acharnes à avoir l’esprit préoccupé par d’autres choses, je suis avec toi. Par conséquent, je désire que tu me prêtes plus d'attention et me donnes plus de ton esprit, pour que je puisse te guider de plus en plus vers la volonté et les chemins de Dieu.

    Toutefois, je ne peux le faire qu’avec ta permission. Tu sais et en as fait l’expérience personnelle combien il est difficile d'obtenir l’attention d’un enfant récalcitrant dans sa réticence. Tu te rends compte qu’il est bien préférable d’élever un enfant avec amour pour qu’il te prête esprit et attention.

    C’est tellement plus facile de diriger un enfant qui fait attention au parent, car il sait que cela vaut bien mieux qu’un comportement irréfléchi et obstiné qui a toujours des conséquences.

    Même les petits enfants ont besoin d'apprendre qu’un comportement indiscipliné mène à des conséquences. C’est ainsi qu’ils apprennent comment devenir plus réfléchis et deviennent des penseurs indépendants, car ils auront appris à un très jeune âge à voir le résultat de leur comportement sous un bon jour et à réfléchir avant d'agir.

    Cette leçon difficile est apprise sous la direction d'aînés bien aimants, qui, eux-mêmes, ont appris cette leçon extrêmement difficile de prêter attention aux instructions de leurs parents et autres adultes bien intentionnés.

    La moralité entre en jeu ici, avec l’honnêteté et la sincérité, car ‘le monde extérieur’ est comparable à une jungle emplie de penseurs peu profonds et de divertissements insensés.

    Il est donc important qu’un enfant, à un âge précoce, apprenne à prêter attention et soit également informé qu'un Guide très sage et aimant vit en son sein. Ce serait tellement merveilleux si les parents pouvaient apprendre à leurs petits qu’un Guide très sage sous la forme d’une Voix Calme vit en leur sein et qu’ils peuvent apprendre à prêter attention à cette Voix Calme. Ils peuvent toujours se tourner vers l’intérieur et rester silencieux pendant un certain temps pour être enseignés par Ce Guide des plus merveilleux, ou Le consulter et se lier d’amitié avec Lui et Lui faire appel chaque fois que l’enfant le souhaite.

    Dites aux enfants qu'une Étincelle de Dieu vit en leur sein comme un ami invisible pour aider à les guider tout au long de leur vie, tant qu'ils font attention à ce qui est dit.

    Tu sais à quel point je t’ai aidé et guidé, même lorsque tu ne savais pas que c'était moi qui t’incitais et te poussais à tout moment à prendre certaines décisions conformément à ton intention et ton but les plus hauts.

    26 février 2012

    La douce brise de la foi

    Il n’y a pas longtemps, un ami m’a demandé si je voudrais bien écrire quelque chose à propos de la foi.

    J’y ai pensé un moment, et puis je me suis décidé : Qu’y a-t-il à en écrire ? La foi est la foi ! Bien sûr, j’ai été obligé de penser à la foi encore plus. Mais qu’est-ce que je pourrais vraiment dire ? Vais-je dire comment la foi a changé ma vie, jusqu’au point où la peur, la nervosité, et tout le reste, ne sont rien de plus que des souvenirs ? Ou peut-être que je vais commencer par mes expériences premières avec la foi et raconter comment je n’étais pas très accoutumé à elle ?

    Je me souviens que c’était comme une lumière stroboscopique terne, s’allumant et s’éteignant. J’étais comme le temps, le doute étant le nuageux et les jours pluvieux, et la foi les jours ensoleillés. La marée monte, puis descend; d’abord la foi, puis le doute. Etais-je le scientifique cherchant le tangible, ou un être humain qui pendant une panne de courant recherche une bougie ?

    Cela a continué pendant quelque temps, jusqu’à une soirée pendant laquelle je regardais un documentaire à la télévision à propos des éléphants. Je me couchais, en prenant un livre avant de m’endormir. Et savez-vous ! Je suis tombé sur une partie traitant des éléphants et des chevaux. Je me suis dis : « Demain, je vais au zoo ».

    Le lendemain était un jour merveilleux – clair, chaud et ensoleillé. J’avais un plan du zoo, un grand machin qui se plie et se replie. J’étais en train d’essayer de repérer où se trouvaient les éléphants, lorsque un fort coup de vent venu je ne sais d’où, arracha le plan de mes mains. Je riais et courais pour rattraper le plan. Pendant que je courrais, je me demandais : « Où diable suis-je ? » Je regardais à ma droite et aperçu de l’herbe haute et des fleurs qui s’agitaient sous l’effet d’une gentille brise, mais je ne sentais pas de vent. Je me tournais alors vers ma gauche et aperçu une jeune femme qui prenait des photos et mettait au point sa caméra. Je regardais alors droit devant moi et aperçu un énorme éléphant qui me regardais droit dans les yeux; il levait sa trompe comme pour me saluer. Je sentis comme une larme couler le long de mon oeil droit.

    C’est alors que j’ai commencé à mettre ma foi au point. Plus tard dans la soirée, ressentant comme si j’étais dans une lune de miel spirituelle, je me souvins ce que Jésus de Nazareth dit à propos du vent. Lorsque le vent souffle, vous entendez le bruissement des feuilles, mais vous ne voyez pas le vent – ni d’où il vient, ni où il va – et il en est de même avec tous ceux qui sont nés de l’esprit. Avec les yeux de la chair, on peut apercevoir les manifestations de l'esprit, mais on ne peut effectivement discerner l'esprit.

    Il en est aussi de même avec la foi. Je pensais : « Tu ne peux voir la Foi, mais tu peux voir ses effets. » « Oh, quelle joie ! » Le chien du voisin et ses aboiements incessants ont perdu le pouvoir de m’ennuyer. Ces longues queux à faire devant l’épicerie, devinrent des moments de patience, et souvent, des instants de réflexion paisibles. Tant de choses évoluèrent positivement, à mesure que la foi et moi devinrent Un.

    C’est ce qui se passa durant les premières années et me permis de devenir un croyant. Comme une petite graine qui se fend, qui germe et pousse, je sais que lorsque la foi est incorporée dans votre être, c’est comme si on fait un captage d’une source d’énergie, qui est, à défaut de mots plus adaptés, perpétuel dans ses bienfaits et facilement reconnaissable par l’Amour. Et pour moi, ressentir l’amour, c’est éprouver la présence de Dieu.

    Je pense rester dans mes limites si je dis que la plupart d’entre nous, sinon la majorité, ont dit : « Je suis amoureux ». Il en est de même avec la foi. Je suis amoureux de la foi et la foi est en moi. L’Amour-Foi devient une partie inséparable de la personnalité. La douce brise de la foi emplie à jamais les voiles que vous avez façonnés à partir de l’amour.

    25 février 2012

    Écouter sa prière

    Le monde d’aujourd’hui a grand besoin de prière sérieuse alors que beaucoup de gens traversent déjà des moments difficiles et, en désespoir de cause, cherchent une solution.

    La plupart des solutions sont vraiment faciles à trouver, car il suffit de se tourner en son for intérieur pour y trouver son Étincelle Divine en attente. Une fois trouvée, la vie devient tellement plus facile à assumer, car cette Étincelle intérieure adore nous guider et nous encourager à faire un autre pas. Ce sont les décisions prises d'un moment à l’autre qui comptent.

    Ce qui est attristant, c’est qu’il n’y a pas beaucoup de gens qui pensent profondément, étant englués dans la banalité. Ils doivent être secoués vers une réalité plus élevée que, oui, il y a une meilleure façon de vivre. C'est par une vie vécue avec courage et des décisions prises de manière réfléchie que beaucoup de misère peut être évitée, la vie étant un choix et un processus de prise de décisions continuels. Cependant, la plupart des décisions sont prises au dépourvu et regrettées rétrospectivement, car les choses auraient pu être faites différemment si d’avantage de prévoyance avait été investie dans le processus. Chaque décision apporte ses propres conséquences, comme les décisions apportent des causes et des effets qui peuvent ‘cascader’ vers le bas de la ligne pendant de longues années.

    Le coeur de la solution, c'est quand un mortel apprend à prendre des décisions basées sur la prière et à inclure l'Étincelle de Dieu, qui est toujours le Témoin silencieux de toutes nos décisions. Ce serait tellement merveilleux si les parents enseignaient aux enfants qu'ils ont, eux aussi, un partenaire à bord – une Étincelle du Dieu vivant – et s’ils apprenaient aux petits à converser avec ce Moniteur de Mystère et, après lui avoir parlé, à apprendre à l’écouter. C'est la partie la plus importante et celle que même les adultes oublient de faire.

    Il est donc de la plus grande importance qu'après une prière sincère à Dieu, un moment de silence soit régulièrement observé. Cela donne alors à Dieu l'occasion d’y répondre, pas forcement en paroles, mais souvent par un sentiment d'être entouré d'amour et un sentiment d'être accepté tels que nous sommes. Cela vous sécurise, vous donne de l’espoir, vous encourage, et vous fortifie pour la journée ou même le moment devant vous, sachant que vous n’êtes pas seuls dans la lutte et que vous êtes aimés tellement inconditionnellement. Ce sont là les moments de croissance les plus merveilleux pour une âme naissante.

    Ce qui vous attend est alors sans importance, car vous avez la pleine assurance que Dieu écoute et est toujours là pour vous inspirer, et il est vivant dans et avec l'esprit sans lequel rien n'existe. Malheureusement, les gens ont perdu de vue ce grand secours intérieur ou ils ne savent même pas qu'il est possible d'avoir une relation personnelle avec le Dieu qui les a créés. Essayez donc d’écouter Dieu et vous ne serez plus en manque de la subsistance spirituelle qui nourrit l'âme et aide à vous guider à travers la vie, mais uniquement lorsque vous êtes prêts à écouter. C'est un exercice de foi.

    24 février 2012

    Le grand fossé

    Comme un gouffre entre deux chaînes de montagnes, le fossé est vaste et il sépare les peuples de la Terre en deux catégories : ‘ Ceux qui connaissent Dieu et ceux qui ne Le connaissent pas ’.

    Quand il s'agit de la survie de la personnalité, le côté auquel vous appartenez importe grandement. Ces deux catégories peuvent également être identifiées comme ‘ ceux qui survivront et ceux que ne survivront pas ’. Cela n’est pas dit pour mettre de la crainte dans le coeur du lecteur mais c'est une déclaration de fait; et pourtant tout n'est pas ‘noir ou blanc’ quand nous tenons compte de la miséricorde et du pardon.

    Dieu honore même le moindre scintillement de la foi en un être humain ou une femme, et c'est son désir suprême qu'aucun ne périsse et que tous parviennent à la lumière. Même ceux qui connaissent Dieu et ont mené une vie rebelle auront droit à une période probatoire après la mort pour faire leurs preuves et progresser des royaumes du crépuscule aux royaumes de la lumière. Ceux qui repoussent la miséricorde de Dieu et qui ont fait le choix conscient de nier la souveraineté de Dieu, deviendront irréels et ingéreront les graines d'anéantissement. D’autres encore, possédant ce scintillement de la foi, opteront volontairement après la mort de ne pas participer à la Grande Aventure et de ne pas rechercher la perfection dans l'éternité. Dieu honore ce choix et cette âme sera ensuite absorbée dans l'unicité de l'infini et n’aura plus d’identité ou de personnalité.

    Il y a tellement de gens aujourd'hui qui vivent à la surface de la vie – de bonnes personnes qui servent leurs communautés, inculquent le respect à leurs enfants, paient leurs impôts, sans pourtant rechercher activement une relation avec Dieu ou désirer avoir un caractère spirituel. C’est extrêmement regrettable et pour beaucoup, cet aveuglement est dû à une erreur générationnelle qui a débuté il y a très longtemps.

    Et c'est pourquoi il est tellement important de nos jours que ces habitants de la surface attisent ce scintillement de la foi pour qu’ils puissent recevoir de la miséricorde le jour où ils seront appelés à l'éternité. C'est à cette urgence que je vous demande de remédier, mes amis, pour qu'il puisse vous être offert une chance supplémentaire de connaître le Seul Vrai Dieu avant la ‘séparation’. Toutes les lacunes et les manques d’opportunités seront compensés; cependant l’étincelle de la foi est toujours requise pour continuer le voyage. L’affiliation religieuse n'est pas une exigence, mais seulement le moindre désir de connaître Dieu et d’accepter sa miséricorde. Toutefois, les récompenses d’une vie vécue en connaissance de Dieu, en service aimant de Dieu et de l'être humain, récolteront une joie au-delà de la compréhension humaine, et pour vous, mes élèves sur le chemin, beaucoup de gloire vous attend dans les royaumes de la lumière. Je vous exhorte de mener vos frères et soeurs au delà du grand fossé pour qu’eux aussi puissent prendre part aux gloires de la vie éternelle.

    23 février 2012

    Dogmes empruntés

    L’être humain est une race de moutons dociles, et il y a vraiment très peu de penseurs indépendants parmi vous.

    Vous rentrez dans le rang lorsqu’on vous fait vous sentir petits, insignifiants ou coupables. Vraiment, alors que la majorité d’entre vous passe tellement de temps à se divertir, êtes-vous conscients de ce que votre gouvernement réalise, de ce que votre confrérie bancaire réalise, ce que vos grosses corporations manigancent ? Je suppose que non.

    Réveillez-vous avant que vous ne vous trouviez de plus en plus près d’être les demi-esclaves de l’élite minoritaire, avec davantage de vos jeunes impliqués dans le vol de ce qui appartient aux autres, dans la guerre.

    Quelques-uns parmi les premiers enseignants du christianisme, ont réussi à faire adopter ce dogme de la culpabilité éternelle, de faire le bien, du sacrifice et de la rédemption, pour stimuler la propagation des croyances chrétiennes, et non pour proclamer les vrais enseignements du Maître.

    Même maintenant, après 2000 ans de pensée qui s’est enrichie de grands penseurs humains possédant un extraordinaire raisonnement, il y a toujours ceux qui vont se retourner contre nous, et affirmer que ces dogmes sont les exigences du Créateur.

    Dans les religions organisées, il y a beaucoup de prise de contrôle, et pas la moindre approche vers une pensée logique. Une grande partie des dogmes s’occupe de ce qui a été transmis il y a longtemps à des esprits médiocres, et non du ressenti de l’âme qui vit avec son Créateur.

    Ne mâchez pas vos mots. Parlez franchement en utilisant les mots de votre Esprit qui vit en vous. Vous êtes en train de faire la différence.

    22 février 2012

    Les âges de ténèbres en Europe

    Auxiliaire de la société et alliée de la politique, l'Église chrétienne était condamnée à partager le déclin intellectuel et spirituel de ce qu'on appelle les “ âges de ténèbres ” européens.

    Durant cette époque, la religion prit un caractère de plus en plus monastique, ascétique et réglementaire. Au sens spirituel, le christianisme était en hibernation. À côté de cette religion sommeillante et sécularisée, il exista, durant toute cette période un courant continu de mysticisme, une expérience spirituelle fantastique frisant l'irréel et philosophiquement parente du panthéisme.

    Durant ces sombres siècles de désespoir, la religion redevint pratiquement de seconde main. Les individus étaient à peu près perdus devant l'autorité, la tradition et la mainmise de l'Église qui s'étendait sur tout. Une nouvelle menace spirituelle s'éleva par la création d'une galaxie de “ saints ” censés avoir une influence spéciale auprès des tribunaux divins; en conséquence, si l'on savait faire efficacement appel à eux, ils devaient pouvoir intercéder en faveur des êtres humains auprès des Dieux.

    Tout en restant impuissant à barrer la route aux âges des ténèbres qui arrivaient, le christianisme était suffisamment socialisé et paganisé pour survivre d'autant mieux à une période prolongée de ténèbres morales et de stagnation spirituelle. Il subsista durant la longue nuit de la civilisation occidentale et agissait encore en tant qu'influence morale dans le monde à l'aurore de la Renaissance. Après l'écoulement des âges de ténèbres, la réhabilitation du christianisme eut pour résultat de faire naître de nombreuses sectes d'enseignement chrétien dont les croyances étaient adaptées à des types spéciaux – intellectuels, émotifs et spirituels – de personnalités humaines. Beaucoup de ces collectivités chrétiennes spéciales, ou familles religieuses, subsistent encore aujourd’hui.

    L'histoire montre que le christianisme est né de la transformation involontaire de la religion de Jésus en une religion à propos de Jésus. Elle montre aussi que le christianisme a subi l'hellénisation, la paganisation, la sécularisation, l'institutionnalisme, la dépravation intellectuelle, la décadence spirituelle, l'hibernation morale, les menaces d'extinction, la régénérescence ultérieure, la fragmentation et, plus récemment, une réhabilitation relative. Ce curriculum dénote une vitalité qui lui est inhérente et la possession d'immenses facultés de récupération. Et ce même christianisme est actuellement présent dans le monde civilisé des peuples occidentaux, faisant face à une lutte pour la vie encore plus inquiétante que les mémorables crises caractéristiques de ses anciennes batailles pour la domination.

    La religion est aujourd'hui confrontée au défi d'un nouvel âge de mentalité scientifique et de tendances matérialistes. Dans ce gigantesque conflit entre le temporel et le spirituel, la religion de Jésus finira par triompher.

    21 février 2012

    L'empire romain

    Les Romains étaient un grand peuple. Ils purent gouverner l'Occident parce qu'ils se gouvernaient eux-mêmes. Une telle honnêteté sans précédent, une telle consécration et une telle maitrise résolue de soi formaient un terrain idéal pour la réception et la croissance du christianisme.

    Après la consolidation de la souveraineté politique romaine et la propagation du christianisme, les chrétiens se trouvèrent avec un seul Dieu, un grand concept religieux, mais sans empire. Les Gréco-Romains se trouvèrent avec un grand empire, mais sans un Dieu qui puisse de manière satisfaisante servir de concept religieux pour le culte d'un empire et pour son unification spirituelle. Les chrétiens acceptèrent l'empire, et l'empire adopta le christianisme. Les Romains fournirent une unité de gouvernement politique, les Grecs, une unité de culture et d'instruction, et le christianisme, une unité de pensée et de pratique religieuses.

    Rome triompha de la tradition du nationalisme par un universalisme impérial. Pour la première fois dans l'histoire, elle rendit possible à différentes races et nations d'accepter, au moins nominalement, une même religion. Le christianisme gagna la faveur de Rome à un moment de lutte ardente entre les vigoureux enseignements des stoïciens et les promesses de salut du culte des mystères. Le christianisme apporta une consolation reposante et un pouvoir libérateur à un peuple spirituellement affamé, dont le langage ne comportait pas de mot signifiant “ désintéressement ”.

    Le christianisme tira son plus grand pouvoir de la manière dont ses croyants vécurent une vie de service, et même de la manière dont ils moururent pour leur foi durant les premiers temps de persécutions rigoureuses. L'enseignement concernant l'amour du Christ pour les enfants mit bientôt fin à la pratique généralisée d'exposer les enfants qui n'étaient pas désirés, et particulièrement les filles. Les premières formes de culte chrétien furent largement copiées sur celles des synagogues juives, modifiées par le rituel mithriaque. Plus tard, on y ajouta beaucoup d'apparat païen. Les Grecs christianisés, prosélytes du judaïsme, formaient l'ossature de l'Église chrétienne primitive.

    Le deuxième siècle après le Christ fut le meilleur temps de toute l'histoire du monde pour qu'une bonne religion puisse progresser dans le monde occidental. Durant le premier siècle, le christianisme s'était préparé, par des luttes et des compromis, à prendre racine et à se répandre rapidement. Le christianisme adopta l'empereur, et plus tard l'empereur adopta le christianisme. C'était une grande époque pour la diffusion d'une nouvelle religion. On jouissait de la liberté religieuse, les voyages étaient universels et la pensée ne subissait pas d'entraves.

    L'élan spirituel donné par l'acceptation nominale du christianisme hellénisé atteignit Rome trop tard pour empêcher son déclin moral bien amorcé ou pour compenser sa dégénérescence raciale déjà bien établie et croissante. Cette nouvelle religion était une nécessité culturelle pour la Rome impériale, et il est extrêmement malheureux qu'elle ne soit pas devenue un moyen de salut spirituel dans un sens plus large. Même une bonne religion ne put sauver un grand empire des résultats certains du manque de participation des individus aux affaires du gouvernement, d'un excès de paternalisme, d'impôts exagérés comportant des abus grossiers dans leur recouvrement, d'un commerce déséquilibré avec le Levant qui drainait l'or, de la folie des plaisirs, de la standardisation romaine, de l'état dégradant où était tenue la femme, de la décadence raciale et de l'esclavage, des calamités physiques et d'une Église d'État qui devint à tel point une institution qu'elle frisa la stérilité spirituelle.

    Les conditions n'étaient cependant pas aussi mauvaises à Alexandrie. Les premières écoles conservèrent beaucoup d'enseignements de Jésus, libres de compromis. Pantène enseigna Clément, puis suivit l’apôtre Nathanael aux Indes en proclamant le Christ. Bien que certains idéaux de Jésus aient été sacrifiés pour bâtir le christianisme, il faut constater en toute équité que, vers la fin du deuxième siècle, la quasi-totalité des grands penseurs du monde gréco-romain était devenue chrétienne. Le triomphe approchait de son parachèvement.

    Et cet empire romain dura suffisamment longtemps pour assurer la survie du christianisme même après son propre effondrement. On peut à peine imaginer ce qui serait arrivé à Rome et dans le monde si l'évangile de Jésus avait été adopté à la place du christianisme grec.

    20 février 2012

    Toute la vérité

    Le monde est rempli de gens qui savent et pensent qu’ils détiennent la Vérité.

    En tout cas, ceci n’est pas possible. Ensemble, ils ne détiennent qu’une partie de la vérité dans leur être, alors que Dieu, le Créateur Universel détient toute la Vérité en son Être.

    Ceci étant dit, comment réalisez-vous ce qu’est la vérité pour vous ? Eh bien, ceci est un voyage de découvertes éternelles, mais le fin mot de l’histoire, est que cette partie de la Vérité Ultime réside dans votre être même, et en vous rendant régulièrement dans votre chambre de méditation intérieure, vous entrerez en contact avec cette Étincelle de la Vérité éternelle.

    Cela représente en effet un exploit de la part du mortel, et une fois qu’il a réalisé ce merveilleux contact, ce moment précis est pour toujours gravé dans l’âme humaine, tout comme l’est l’ouverture de la porte de l’immortalité, et l’augmentation de la croissance.

    Cela est réalisé par vos efforts personnels et par la grâce de Dieu, qui toujours rend cela possible en de nombreuses manières. Cependant, il appartient au mortel de faire l’effort de chercher et d’atteindre cette source intérieure de vérité.

    Etant donné que tous les humains sont un reflet individuel de la Source, ils peuvent progressivement devenir eux-mêmes plus vrais. Lorsqu’ils accomplissent un effort sincère pour rechercher la vérité, et qu’ils découvrent qu’une partie de cette Vérité habite en eux, ils vont alors s’efforcer de montrer leur vérité.

    La Vérité peut être connue dans toutes ses nombreuses facettes, car elle est un diamant rayonnant lorsque la lumière de la Vérité l’éclaire. Ainsi, les mortels sont tous une facette de cette Vérité à nombreuses facettes. Représentez-vous un instant ce que cela serait, et demandez-vous : comment ma propre facette luit-elle ? Est-ce pour la gloire du Père, ou pour mon prestige personnel ?

    Comment votre facette de vérité luit-elle aux yeux de Dieu le Créateur ? C’est tout ce à quoi vous devez penser. Ne vous préoccupez pas de la vérité de quelqu’un d’autre, car vous représentez tous votre propre facette du même diamant éternel, et par conséquent vous êtes responsables de votre luminosité personnelle.

    19 février 2012

    Le don d'être vivant

    Le don le plus précieux qui nous a été conféré, est celui d’être vivant.

    Il y a tant de raisons de vivre, et même si cela peut parfois nous paraître être assez difficile, ici sur les pépinières de l’espace et du temps, nous devons comprendre quel merveilleux cadeau c'est que d'avoir une identité et une personnalité, car ce dont nous faisons l’expérience maintenant n’est que le premier battement de coeur dans une interminable succession d'expériences d'étonnement et d’apprentissage, de beauté sublime, et d’aventures infusées d’amour – vies après vies de gloires interminables, trop fantastiques pour que notre mental humain les saisissent, si nous choisissons de continuer.

    Nos actions et expériences actuelles sont d’importance primordiale pour notre carrière éternelle, car nous sommes en train de forger les rudiments de notre personnalité éternelle et de préparer la scène pour la performance suprême des accomplissements en quête de perfection. Dans notre mental vit le Fragment Créateur qui fait l’expérience de la vie par le biais de la créature, ce qui libère le Créateur de l'état statique de l'infini et de l’omnipotence, et fait place à la réalité de la véritable expérience de vivre la vie à tous les niveaux de l'existence – de l'imperfection à la perfection. C'est le voyage qui est si important, et la façon dont nous choisissons de le faire détermine la qualité de cette vie.

    Le libre arbitre assure l'étendue de la diversité dans l'expression de la véritable aventure et des expériences en quête d’émerveillement. Quel pouvoir nous possédons quand nous pouvons choisir de recevoir n’importe quelle expérience mise à notre disposition, par les occasions créées par les différentes parties de l'ensemble – à la fois parfaites et imparfaites – qui elles-mêmes taillent leurs propres chemins de vie et de service en ascendant vers, et descendant de la Source de toute la Création ! Notre vie débute dans le chaos apparemment changeant et instable de ce qui va devenir un glorieux chemin vers le plus élevé des niveaux réalisables – être parfait comme l'est le parfait Créateur. C'est cette tension divine mise en place par le Créateur – la créature étant si éloignée et pourtant si intimement proche – qui pousse la créature à chercher l'unité avec la nature divine.

    Avoir foi en cette perfection encore à expérimenter est la clé pour vivre chaque jour et faire l'expérience de la vie avec une signification nouvelle. Lorsque nous vivons avec cette espérance enfantine de l'amour, avec confiance et dans l'assurance d'être les fils et les filles du Dieu le Plus Haut, nous pouvons parcourir la vie en tant que co-créateurs – une qualité de vie qui a le pouvoir de changer la trame du temps en se servant de la capacité certaine et super innée que nous partageons tous, et qui est le pouvoir de l'amour. Même si nous occupons une modeste position dans la hiérarchie des êtres devenus parfaits, nous avons cette super capacité de changer par amour la vie et le parcours de ceux qui nous entourent et nous pouvons choisir de donner de l’amour ou de le refuser. Quand nous choisissons de donner de l'amour, nous faisons la Volonté du Créateur, car c'est la force de vie suprême des univers qui crée et modifie dynamiquement toute chose.

    Ce précieux don de vie nous permet de faire l’expérience de cette force de vie toute puissante et de nous en servir pour embellir ce cadeau qui a été donné par amour.

    18 février 2012

    Espaces sacrés

    Les espaces sacrés sont ces zones de retraite personnelle où tu peux être seul avec Dieu et te sentir en toute sécurité, où règne le calme et où tu peux ouvrir ton coeur et vraiment vénérer le Divin.

    C’est dans cet espace que tu peux ressentir une unité d’être, parce que tu as décrété que seuls Dieu et toi, le Parent Divin et l’enfant, peuvent y accéder. Dans cet espace sacré, il ne peut y avoir d’autre but que de coexister avec Dieu de cette façon des plus intimes. Il sait tout sur toi et voit chaque cellule de ton corps; Il partage toutes les pensées de ton esprit; Il sonde chaque intention de ton coeur dans ses chambres les plus profondes. C’est cette totale intimité d’être qui fait fondre l’illusion de la séparation, et c’est dans cet espace sacré que tu crées, que s’ouvre la porte de la vérité, de la beauté et de la bonté de tout ce qui est possible lorsque la créature vénère le Créateur.

    As-tu un espace sacré où tu te retires et fermes la porte sur le monde, et où tu peux être seul avec Dieu ? Y a-t-il un tel endroit dans ta maison, ton jardin, ou dans un parc proche ? Tu peux choisir n’importe quel endroit qui t’offre la tranquillité d’esprit donnant le ton pour cet échange intime entre Dieu et toi. Tu peux avoir un ou plusieurs de ces endroits spéciaux. C’est à toi de décider. Cela peut être ta chambre à coucher, ton jardin ou un endroit spécial dans la nature où tu es entouré par la beauté du royaume. C’est ton espace et seulement toi et Dieu y ont accès.

    Que se passe-t-il dans cet espace sacré ? C’est là où tu peux donner des remerciements et rendre grâce pour toutes les bénédictions et les leçons apprises; c’est là où tu révèles tes espoirs et tes désirs les plus profonds et où tu pries pour autrui. C’est là où tu partages tout ton être et demandes même que la beauté du moment soit une expérience partagée avec Dieu – ton offrande sacrée au Suprême. Dans ce lieu, tu peux écouter les chuchotements de Dieu en t’installant dans une tranquillité d’esprit imperméable à toute autre pensée ou aux soucis quotidiens. Un renouvellement de l’esprit et du mental prend place lorsque tu accèdes à la présence du divin – c’est une paix véritable et une vraie compréhension – au-delà des mots et des langues; un repos véritable pour l’âme croissante.

    Vas-y aujourd’hui mon ami, mon amie, et débarrasse-toi de toutes les pensées négatives et de la contamination des rencontres mondaines ou des offenses que tu as faites. Pardonne à tous, aie de la compassion pour tous et purifie-toi avant d’entrer dans ton espace sacré. Il n’y a de place pour aucune pensée coupable ou désir matériel. Revêts les vêtements blancs de la droiture, assieds-toi avec humilité et avec confiance aux pieds de Dieu, car dans cet espace sacré prennent place une communion et une communication sacrées; un culte véritable. Emplis-toi de la Vibration Divine et laisse-la se mêler à ton âme jusqu’à ce que les lignes de séparation aient disparu de ton esprit. Vas maintenant et sois en paix dans ton espace sacré.

    17 février 2012

    La paix de Jésus

    “ Ne doutez d'aucune de ces vérités, même quand vous serez dispersés par les persécutions et abattus par de nombreux chagrins. Quand vous vous sentirez seuls dans le monde, je connaîtrai votre isolement. Même en ce moment, je prie pour vous. Je vous ai dit tout cela pour que vous puissiez avoir la paix et l'avoir plus abondamment. Vous aurez des tribulations ici-bas, mais ayez bon courage; j'ai triomphé dans le monde et je vous ai montré le chemin de la joie éternelle et du service perpétuel. ”

    Jésus donne la paix à ceux qui accomplissent avec lui la volonté de Dieu, mais celle-ci n'est pas semblable aux joies et satisfactions matérielles. Les matérialistes et les fatalistes incroyants ne peuvent espérer que deux sortes de paix et de consolations de l'âme : ou bien ils doivent être stoïques, déterminés à faire face, avec une résolution inébranlable, à l'inévitable et à endurer le pire, ou bien ils doivent être optimistes et s'abandonner indéfiniment à l'espoir qui jaillit éternellement dans le sein des êtres humains aspirant en vain à une paix qui ne vient jamais réellement.

    Une certaine somme de stoïcisme et d'optimisme sont utiles pour vivre une vie sur terre, mais aucun des deux ne peut se comparer à cette paix magnifique que le Fils de Dieu effuse sur ses frères incarnés. La paix que Jésus-Christ Michael donne à ses enfants terrestres est celle-là même qui a rempli sa propre âme quand il a vécu lui-même la vie mortelle dans la chair précisément sur ce monde. La paix de Jésus est la joie et la satisfaction d'une personne connaissant Dieu, et qui est parvenue au triomphe d'apprendre pleinement à faire la volonté de Dieu tout en vivant la vie d'un mortel incarné. La paix mentale de Jésus était fondée sur une foi humaine absolue en l'actualité de la diligence, pleine de sagesse et de compassion, du Père divin. Jésus rencontra des difficultés sur terre, et fut même appelé à tort " l'être humain de douleurs ", mais, dans toutes ces expériences et à travers elles, il bénéficia du réconfort de cette confiance qui lui permit toujours de poursuivre le but de sa vie avec la pleine assurance qu'il accomplissait la volonté du Père.

    Jésus était résolu, persévérant et entièrement dévoué à l'exécution de sa mission, mais il n'était pas un stoïque insensible et endurci. Il recherchait toujours les aspects encourageants de ses expériences de vie, mais n'était pas un optimiste aveugle se leurrant lui-même. Le Maitre savait tout ce qui l'attendait et ne le redoutait pas. Après avoir effusé sa paix sur chacun de ses disciples, il pouvait à juste titre leur dire : “ Que votre coeur ne se trouble pas et ne craigne pas. ”

    La paix de Jésus est donc la paix et l'assurance d'un fils ou d'une fille qui croit fermement que sa carrière dans le temps et l'éternité est entièrement en sécurité sous la garde et la surveillance d'un Père esprit infiniment sage, aimant et puissant. C'est en vérité une paix qui transcende toute compréhension d'un mental humain, mais qu'un coeur humain peut savourer pleinement.

    16 février 2012

    Contenu de Vérité

    A tous ceux qui ont appris à écouter avec un coeur ouvert et à ressentir les cloches de la Vérité résonner au plus profond d’eux, et qui de ce fait apprennent à discerner la vérité.

    Chacun de nous a en lui la capacité de discerner la vérité. C’est un Don de Dieu qui nous conduit vers toute la vérité que nous sommes capables de comprendre.

    Chacun a une partie de la Vérité dans son être. La vérité s’élargit sans cesse lorsque nous nous acceptons les uns les autres, et ainsi nous apprenons davantage de la vérité que l’autre possède dans son être.

    Ainsi nous rencontrerons des esprits amis dans les endroits les plus impossibles. Nous rencontrerons des amis et des voisins partout, parce que nous partageons la même relation, le même Esprit de Dieu qui éclaire chacun de nous. Soyons patients avec les autres, et supportons-nous les uns les autres autant qu’il nous est possible.

    Nous partageons tous la même Source de la Vérité, et comme nous avons été créés par cette Source, c’est à nous de voir individuellement comment nous voulons vivre notre vie, et faire évoluer le projet divin en nous. Ce projet nous a été confié à la conception, et il sera amené à porter des fruits au cours de notre longue aventure d’ascension, après que nous ayons posé les fondations de notre précieuse et, oh combien, glorieuse vie future, ici au cours de cette vie sur Terre, ensemble avec notre Moniteur, notre Guide intérieur provenant de Dieu, notre Père du Paradis.

    Soyez encouragés à prendre le temps et à vous lier d’amitié avec votre partenaire embarqué, en vous tournant vers l’intérieur, et en créant votre propre sanctuaire, où vous ne serez plus jamais seul, car vous ferez l’expérience de la compagnie et de la présence de votre Étincelle de Dieu en vous, qui n’appartient qu’à vous.

    15 février 2012

    Le Père et son royaume

    Jésus eut toujours beaucoup de peine à expliquer aux apôtres que, bien qu'ils aient proclamé l'établissement du royaume de Dieu, le Père qui est aux cieux n'était pas un roi.

    A l'époque où Jésus vivait et enseignait, les peuples de la Terre connaissaient surtout l'existence de rois et d'empereurs dans le gouvernement des nations, et les Juifs avaient envisagé, depuis longtemps, la venue du royaume de Dieu. Pour ces raisons et pour d'autres encore, le Maitre pensa que le meilleur terme pour désigner la fraternité spirituelle des êtres humains était le royaume des cieux, et appela Père qui est aux cieux le chef spirituel de cette fraternité. Jamais Jésus ne qualifia son Père de roi. Dans ses entretiens privés avec ses apôtres, il se présentait toujours lui-même comme le Fils de l'Homme, comme leur frère ainé. Il donnait, à tous ses disciples, les qualificatifs de “ serviteurs de l'humanité ” et de “ messagers de l'évangile du royaume ”.

    Jamais Jésus ne fit à ses apôtres une leçon systématique sur la personnalité et les attributs du Père qui est aux cieux. Jamais il ne demanda aux êtres humains de croire à son Père, car il considérait la chose comme acquise. Jésus ne s'abaissa jamais à offrir des arguments pour prouver la réalité du Père. Son enseignement concernant le Père était entièrement centré sur les déclarations suivantes : Lui et le Père ne font qu'un; quiconque a vu le Fils a vu le Père; le Père, comme le Fils, connaît toutes choses; seuls le Fils et ceux à qui le Fils le révèle connaissent réellement le Père; quiconque connaît le Fils connaît aussi le Père; le Père a envoyé le Fils dans le monde pour révéler leurs natures conjuguées et pour annoncer leur oeuvre commune. Il ne fit jamais d'autres déclarations sur son Père, sauf à la Samaritaine au puits de Jacob lorsqu'il dit : “ Dieu est esprit. ”

    C'est en observant la divinité de la vie de Jésus, et non en se basant sur ses enseignements, que l'on apprend à connaître Dieu par Jésus. Dans la vie du Maitre, chacun peut assimiler un concept de Dieu représentant la mesure de sa capacité à percevoir les réalités spirituelles et divines, les vérités réelles et éternelles. Le fini ne peut jamais espérer comprendre l'Infini, sauf quand l'Infini a été focalisé dans la personnalité d'espace-temps de l'expérience finie de la vie humaine de Jésus de Nazareth.

    Jésus savait bien que Dieu n'est connaissable que par les réalités de l'expérience; on ne peut jamais le comprendre par le seul enseignement du mental. Jésus apprit à ses apôtres qu'ils ne pourraient jamais entièrement comprendre Dieu, mais qu'ils pourraient très certainement le connaître, de même qu'ils avaient connu le Fils de l'Homme. On peut connaître Dieu, non en comprenant ce que Jésus a dit, mais en sachant ce que Jésus était. Jésus était une révélation de Dieu.

    Sauf quand il citait les Écritures hébraïques, Jésus ne se référait à la Déité que sous deux noms : Dieu et Père. Quand le Maitre se référait à son Père en tant que Dieu, il employait généralement le mot hébreu signifiant le Dieu plural (la Trinité), et non le mot Yahweh qui représentait la conception évoluante du Dieu tribal des Juifs.

    Jésus n'appela jamais le Père un roi et regrettait beaucoup que l'espoir juif d'un royaume rétabli, et la proclamation de Jean d'un royaume à venir, l'ait obligé d'appeler “ royaume des cieux ” la fraternité spirituelle qu'il se proposait d'établir. Sauf une seule exception – la déclaration que “ Dieu est esprit ” – Jésus ne fit aucune référence à la Déité autrement qu'en termes décrivant ses propres relations personnelles avec la Source-Centre Première du Paradis.

    Jésus employait le mot Dieu pour désigner l'idée de la Déité, et le mot Père pour désigner l'expérience de connaître Dieu. Quand le mot Père est employé pour désigner Dieu, il faut l'interpréter dans sa signification la plus large. Le mot Dieu ne peut être défini; il représente donc le concept infini du Père, tandis que le mot Père, étant susceptible d'une définition partielle, peut être employé pour représenter le concept humain du Père divin tel qu'il est associé à l'être humain au cours de l'existence mortelle.

    Pour les Juifs, Élohim était le Dieu des dieux, tandis que Yahweh était le Dieu d'Israël. Jésus accepta le concept des Élohim et appela Dieu ce groupe d'êtres suprêmes. A la place du concept de Yahweh, déité raciale, il introduisit l'idée de la paternité de Dieu et de la fraternité mondiale des êtres humains. Il éleva le concept de Yahweh, Père racial déifié, jusqu'à l'idée d'un Père de tous les enfants des êtres humains, d'un Père divin des croyants individuels. En outre, il enseigna que ce Dieu des univers et ce Père de tous les êtres humains ne formaient qu'une seule et même Déité du Paradis.

    Jésus ne prétendit jamais être la manifestation incarnée des Élohim (Dieu). Il ne proclama jamais qu'il était une révélation des Élohim (Dieu) pour les mondes. Il n'enseigna jamais que quiconque l'avait vu avait vu les Élohim (Dieu). Mais il proclama qu'il était la révélation incarnée du Père, et il affirma que quiconque l'avait vu avait vu le Père. En tant que Fils divin, il ne prétendait représenter que le Père.

    En vérité, il était même le Fils du Dieu Élohim; mais, durant son incarnation, et pour les fils et les filles mortels de Dieu, il décida de limiter la révélation de sa vie au portrait du caractère de son Père, dans la mesure où cette révélation pourrait être comprise par l'être humain mortel. En ce qui concerne le caractère des autres personnes de la Trinité du Paradis, nous devrons nous contenter d'apprendre qu'elles ressemblent entièrement au Père, dont le portrait personnel a été révélé dans la vie de son Fils incarné, Jésus de Nazareth.

    Bien que, dans sa vie terrestre, Jésus ait révélé la vraie nature du Père céleste, il enseigna peu de choses sur lui. En fait, il en enseigna seulement deux : que Dieu en lui-même est esprit et que, dans tous les domaines concernant ses rapports avec ses créatures, il est un Père. Un soir, Jésus fit la proclamation définitive de ses relations avec Dieu lorsqu'il déclara : “ Je suis issu du Père et je suis venu dans le monde; de nouveau, je quitterai le monde et j'irai au Père. ”

    Attention ! Jésus n'a jamais dit : “ Quiconque m'a entendu a entendu Dieu. ” Mais il a dit : “ Celui qui m'a vu a vu le Père. ” Écouter l'enseignement de Jésus n'équivaut pas à connaître Dieu, mais voir Jésus est une expérience qui est en elle-même une révélation du Père à l'âme. Le Dieu des univers règne sur l'immense création, mais c'est le Père céleste qui envoie son esprit habiter notre mental.

    Jésus sous forme humaine est dans le domaine spirituel l'équivalent de la lentille en optique, il rend visible à la créature matérielle Celui qui est invisible. Jésus est notre ainé qui, en incarnation, nous fait connaître un Être aux attributs infinis, que les armées célestes elles-mêmes ne peuvent prétendre comprendre complètement. Tout ceci doit consister dans l'expérience personnelle des croyants individuels. C'est seulement en tant qu'expérience spirituelle que l'on peut connaître Dieu, qui est esprit. C'est seulement en tant que Père que le divin Fils des royaumes spirituels peut révéler Dieu aux fils et filles finis des mondes matériels. Nous pouvons connaître l'Éternel en tant que Père; nous pouvons l'adorer en tant que Dieu des univers, Créateur infini de toutes les existences.

    Et pour tout notre univers local, Jésus est notre Souverain Maitre Christ Michael, notre frère-père, et un des Fils Créateur du Père Universel et du Fils Éternel.

    14 février 2012

    Les essentiels

    Focalisons notre attention sur ce qui est essentiel pour amener les gens aux portes de la spiritualité.

    Si vous voulez attirer tous les gens vers un terrain spirituel commun, et en même temps les laisser faire leur propre course à partir de là, il est nécessaire de trouver une vérité spirituelle qui puisse satisfaire tout le monde. Vous devez commencer avec ce concept spirituel dans le cadre de l’expérience familiale, étant donné que tous les êtres humains appartiennent à une famille. Le concept de la famille est capable en effet d’éclairer les gens de tous les pays, de toutes les nations et de toutes les races, à savoir que l’humanité dans sa globalité est une grande famille sur Terre, parce que nous partageons tous la même origine, qui est Dieu le Créateur, le Père de Tout, notre Père Universel.

    L’universalité de la paternité de Dieu ouvre un côté des battants du portail spirituel. L’autre côté qui doit être ouvert est la fraternité des êtres humains. En réalisant que nous sommes tous les fils et les filles du même Créateur Père-Dieu, cela devrait immédiatement amener chacun à la conclusion que nous sommes effectivement des frères et des soeurs les uns pour les autres, et que l’amour des uns pour les autres devrait être le sang spirituel coulant à travers nos coeurs. L’embrassement graduel de la fraternité des êtres humains est ce qui en fin de compte mettra fin à toutes les guerres sur notre monde, même si ses fondations doivent être ébranlées pour que l’humanité puisse arriver à cette grande mais simple constatation.

    La paternité de Dieu et la fraternité des êtres humains sont les deux passages du portail vers la vraie spiritualité à laquelle vous devez inviter les gens. Mais vous ne pouvez pas réaliser cela sans leur montrer la voie spirituelle vers ces passages, qui n’est ni un livre, ni un système religieux, ni un leader humain, ou quoi que ce soit de tel, mais bien cette Étincelle de Dieu que tous les êtres humains normaux ont à l’intérieur d’eux, l’Esprit de Dieu intérieur, qui lui-même est toujours prêt à dire « Ceci est le chemin, suis cette voie ». C’est en écoutant et en suivant ce guide qu’est leur Lumière Intérieure que les gens vont finalement accepter la paternité universelle de Dieu, et entrer dans la fraternité globale des êtres humains.

    Ce que les hommes et les femmes feront après est laissé à l’apréciation et au libre arbitre de chaque individu, et à nul autre. Laissez-les découvrir par eux-mêmes leur propre façon de vivre leur foi dans le Père de Tout et l’amour de l’un envers l’autre. Ils ont un Guide parfait en eux, des Enseignants capables tout autour, divulguant la vérité, et un nombre croissant de frères et de soeurs réveillés qui appliquent tous une pression spirituelle puissante sur ce royaume qui, bientôt, brisera tous les préjugés, l’ignorance et la superstition, pour se diriger vers une spiritualité fondée sur les valeurs de la vérité, de l’amour et de la paix.

    Oui, cher élève, si nous faisons cela, nous réalisons l’essentiel, le fondamental, nous leur donnerons le point de départ à partir duquel ils pourront faire leur propre course. Concentrons-nous alors sur ce but à atteindre.

    13 février 2012

    Les anges

    Chérubins, Sanobins et Séraphins sont les aides célestes participant à notre ascension.

    La multitude des anges forment un ordre séparé d'êtres créés. Ils sont entièrement différents de l'ordre matériel des créatures mortelles et opèrent comme un groupe distinct d'intelligences de l'univers. Les anges n'appartiennent pas au groupe de créatures dénommé "Fils de Dieu" dans les Écritures. Ils ne sont pas non plus les esprits glorifiés des mortels qui ont poursuivi leurs progrès à travers les mondes élevés des maisons. Les anges sont une création directe, et ne se reproduisent pas. La multitude des anges n'a qu'une parenté spirituelle avec la race humaine. Tandis que l'être humain progresse sur son chemin vers le Père du Paradis, il passe, à un moment donné, par un stade analogue à l'état des anges, mais l'être humain mortel ne devient jamais un ange.

    Contrairement aux êtres humains, les anges ne meurent jamais. Ils sont immortels, à moins de se trouver impliqués dans le péché, comme certains le furent par les tromperies de Lucifer. Les anges sont les serviteurs spirituels du ciel et ne sont ni infiniment sages ni tout-puissants; mais tous les anges loyaux sont vraiment purs et saints.

    C'est par le ministère des anges qu'un monde peut être maintenu en contact avec les autres. Ces anges ne sont pas les espions du monde spirituel qui nous surveillent et vont ensuite raconter au Père les pensées de notre coeur, et lui faire un rapport sur les oeuvres de la chair. Le Père n'a pas besoin de ce genre de services, puisque son propre esprit vit en nous. Mais ces esprits angéliques servent à tenir une partie de la création céleste au courant des actes accomplis dans d'autres parties lointaines de l'univers. Un grand nombre d'anges sont affectés au service des races humaines, tout en travaillant dans le gouvernement du Père et les univers des Fils. Beaucoup des séraphins sont des esprits tutélaires. Beaucoup de ces anges travaillent à sauver des êtres humains.

    Ces anges s'occupent également beaucoup des moyens par lesquels l'esprit des êtres humains est libéré des tabernacles de la chair et leur âme escortée aux mondes célestes des maisons. Les anges sont les fidèles guides célestes de l'âme des êtres humains durant la période inexplorée et imprécise qui intervient entre la mort physique et la vie nouvelle dans les demeures de l'esprit.

    12 février 2012

    Aspects légitimes d'existence antérieure

    La Troisième Source et Centre Première, l’Esprit Infini, crée plus que seulement l'esprit mental humain.

    Tous les ordres – des Chérubins aux Séraphins, des Archanges aux Melchizédeks – ont tous des esprits mentaux différents. Il n’y a pratiquement pas une seule espèce, voire même sous-espèce, qui possède un esprit mental comparable à celui des autres. Et nous devons donc comprendre que les raisonnements de notre esprit mental logique, et les sentiments de nos âmes – le mental intermédiaire, varient énormément, car nous sommes dotés différemment par rapport à l'esprit mental de notre cerveau électrochimique.

    Nous allons à présent identifier les personnes qui trouvent un intérêt dans la spiritualité. En gros, ces personnes ont un Fragment d’esprit divin, un Pilote intérieur, qui a fonctionné dans d'autres êtres humains et sur d’autres planètes évolutives, peut-être dans un individu qui n’a pas continué – qui a décidé que la vie éternelle n'était pas pour lui – ou encore, il se peut que cet esprit intérieur ait habité un humain prédestiné à fusionner avec un don du Fils Éternel ou avec un don de l’Esprit Infini.

    Ceux d’entre nous ayant hérité d’un don du Père Universel qui a connu des vies antérieures, trouveront que certaines informations, connaissances, croissance, progrès – implantés dans l'âme – peuvent et doivent être fondés sur une expérience factuelle. Des sentiments de spiritualité sont simplement une réflexion diffuse de ce qui est ressenti par l’âme parce que, entre le mental intermédiaire et le mental appartenant au cerveau électrochimique, il y a une certaine quantité de conversation, un lien, mais pas tout ce qui est placé dans l’âme peut atteindre l’esprit mental mortel.

    Il se peut donc qu’une forme de traduction approximative existe et qu’elle nous mène à penser que l'expérience de la vie appartient à notre âme, alors qu’en fait, elle appartient au Fragment de Dieu. Tel n’en est pas le cas, mais très souvent nous trouverons que l'esprit humain interprète les informations provenant des connaissances du Fragment divin intérieur comme ayant leur source dans ce monde même. Ce qui en amènent beaucoup à penser que leur âme a eu des expériences préalables sur ce monde. L'absence de traduction appropriée entre le mental de l'âme et notre mental humain commun est la raison pour laquelle le souvenir d’une expérience réalisée varie grandement entre un humain et un autre.

    En vérité, il n’est pas possible que notre âme soit plus vieille que notre corps qui l’accueille. Par contre, il est certain que tous les esprits divins intérieurs que les êtres humains de cette planète accueillent depuis la Pentecôte, aient eu de nombreuses et riches expériences sur de nombreux mondes de l’univers et dans le mental de beaucoup d’êtres intelligents. Il y en a même parmi nous qui ont été dotés d’un Fragment divin hautement expérimenté, à tel point que celui-ci est en mesure de reproduire dans le mental de l’être humain qui l’accueille, une pleine mesure de contrôle et d’ajustement qui lui permette de manifester des dons pour le plus grand bien de la population de cette planète.

    11 février 2012

    Être un Fils Créateur

    « Mon cher enfant, laisse-moi te parler de la qualité d’être un Fils Créateur. »

    C’est ce que j’ai été envoyé accomplir à travers l’univers physique. J’ai été envoyé vers cette partie spécifique du cosmos pour planifier, entreprendre et créer. Évidemment, pour que cela se produise, il doit y avoir une sorte de plate-forme afin que ces choses aient lieu.

    Ainsi, les Centres de Pouvoir et les Contrôleurs Physiques ont été envoyés vers cette partie de l’espace afin d’initialiser mon et notre aventure spatiale. Cette aventure spatiale a été lancée dans le but de considérer le Paradis comme étant le modèle parfait. Bien sûr, il y a toujours une marge de manoeuvre impliquée, car chacun des Fils Créateurs est unique, tout comme chacun d’entre vous êtes unique.

    Un grand dessein se déroulait et s’est déroulé sur des centaines de milliards d’années. Ce grand dessein nécessite l’unification du Créateur parfait avec la créature rendue parfaite. Voilà un mélange qui fonctionne bien pour vous tous, tandis que vous sortez et créez votre propre espace d’aventures. Mais je prends de l’avance sur moi-même.

    Il m’a été donné l’opportunité par le Père du Paradis de construire ma propre petite utopie, mon propre petit paradis. J’aurais un Paradis comme le modèle parfait, sûrement, mais ce serait la réalisation de mes propres décisions, tout en restant dans le cadre des activités du Père. Il m’a été tant donné, je me sentais tellement privilégié, donc rendu si humble. Ce fut une tâche pour des milliards de siècles, une pour laquelle je me sentais prêt. Il y avait tant d’émotions et tant de joie lorsque j’ai entrepris ma propre mission spatiale personnelle. Beaucoup de mes frères et soeurs avaient déjà commencé leur aventure spatiale. Chacune de leurs aventures dans l’espace a été teintée de leur propre personnalité, tout comme mon aventure spatiale est influencée par ma propre personnalité.

    Cela dit mes enfants, que pensez-vous que je vous offre ? Je vous offre une opportunité pour les siècles. Si vous prenez ma main et que vous me laissez vous conduire au Père, un jour vous aurez votre propre aventure spatiale, une aventure de l’espace qui reflètera votre personnalité unique. Il y a une raison aux souffrances intenses et chaotiques que vous avez tous à endurer parfois. Vous pensez que ces choses ne finiront jamais, qu’il n’y a pas de fin à toutes vos souffrances et à toutes vos peines. Il y a un but à toutes ces choses, mes enfants.

    Avez-vous déjà subi quelque chose que vous pensiez que personne d’autre n’avait subi ? Vous vous êtes senti seul, isolé, mal aimé et oublié. Il n’y avait personne au ciel ou sur terre qui pouvait potentiellement comprendre ce que vous traversiez. D’une certaine manière, vous vous êtes débrouillé avec cette expérience, vous vous en êtes sorti. Puis un jour, vous rencontrez une personne qui passe par ce que vous avez vécu, et vous offrez votre sympathie et votre amour, vous offrez des mots de conseils et du réconfort, vous leur dites : « J’ai été là-dedans, fait telle chose. » Vous pouvez penser que vous ne vous en sortirez jamais, mais je peux vous assurer que vous le pouvez, parce que je l’ai fait.

    Cette expérience qui a été remplie de ténèbres, de malheur et de tristesse, construit en vous des qualités qu’autrement vous n’auriez pas. Au moment de votre séjour dans un puits sans fond, vous ne pouviez pas vous en rendre compte. Mais quand vous avez approfondi votre moyen de s’en sortir et avez vu la lumière du jour de nouveau, vous avez été réveillé. Comment pouvez-vous devenir à l’image du Père si vous ne vous sentez pas comme le Père se perçoit ? N’auriez-vous pas eu au préalable une expérience similaire ? Les qualités qui existent dans le coeur du Père, Il tente de les construire au dedans de vous. Sinon, comment peut-il construire ces qualités en vous, si vous ne faites pas l’expérience de ces choses pour vous-mêmes ? Bien sûr, vous ne pouvez pas potentiellement tout expérimenter de ce qu’il y a d’expérience sur ce petit monde, mais vous pourrez faire l’expérience au moins d’une petite partie.

    Qu’il y a-t-il dans le coeur d’un administrateur ? N’est-ce rien de plus que des faits d’une dure froideur ? Les personnes et les êtres de toutes sortes sont-ils considérés comme de simples biens ? Un vrai administrateur devrait avoir un coeur qui reflète vraiment l’amour du Père dans tous ses agissements, sinon l’ensemble de sa sagesse et de ses connaissances acquises serait vide de sens. Souvenez-vous que l’épine dorsale de la connaissance et de la sagesse est l’amour. L’amour est continuellement l’épine dorsale de ces merveilleux cadeaux, car c’est à cause de cette épine dorsale d’amour que les qualités de la connaissance et la sagesse peuvent être appliquées efficacement et avec amour.

    Vous pouvez vous demander pourquoi il se trouve que je m’adresse à vous au sujet des administrateurs. C’est parce que pour beaucoup d’entre vous cela fera partie de votre destinée éternelle. Toutes ces expériences difficiles, fouillées, construisent en vous les qualités nécessaires pour un administrateur très sage, compétent et aimant. Je sais que ces choses sont à une longue distance d’ici, pour vous tous, du moins du point de vue linéaire, mais le Père de nous tous voit chacun d’entre vous atteignant cet objectif. Il vous voit tous debout sur les rives de votre propre monde, de votre propre univers, utilisant toute la formation et tout l’amour que vous avez acquis pour devenir un administrateur très compatissant, miséricordieux et aimant.

    Mes chers enfants, c’est en effet à une longue distance de maintenant. Mais quand les sept superunivers seront dans la lumière et la vie, Dieu le Suprême sera révélé. Chacun de vous, esprits du sixième stade, embarquerez alors dans la mission afin de devenir des esprits du septième stade. Il y aura une grande unification/fusion de ces sept superunivers. Quel Jubilé grandiose, quelle célébration cela sera. Par delà des millénaires et des siècles innombrables, la finalité des éternités a été atteinte, chacun des systèmes locaux, des constellations, des univers locaux, des secteurs mineurs, des secteurs majeurs, des capitales des superunivers, auront atteint la lumière et la vie.

    Oh, mes enfants, voyez-vous l’avenir magnifique, en face de vous ? Les intentions du Père de donner vie à ce grand univers qui est Sien : cela peut prendre une éternité pour y parvenir, mais on y parviendra. Le Père ne posséderait rien de moins. Il y aura tant d’êtres peuplant le grand univers et l’univers central, que ce sera comme s’il y avait une quantité infinie d’êtres vivants et expérimentant.

    Pouvez-vous visualiser cela ? Pouvez-vous voir sur votre écran mental, un univers peuplé d’êtres inimaginables ? Pouvez-vous voir que vous serez là pour en faire une réalité ? Pouvez-vous percevoir que le Père Éternel veut travailler avec vous personnellement, pour y arriver ?

    Je sais que cette existence que vous vivez actuellement, peut être alourdie de tant de chagrin, de tant de douleur. Il semble que ces expériences ne prennent jamais fin, parfois. Courage mes enfants, ces expériences ne sont qu’un écho sur la portée du temps, elles ne seront pas toujours avec vous, ceci aussi va passer. Mais si vous reconnaissez la raison d’être de ces expériences, vous ne renoncerez pas, vous n’abandonnerez pas, car une aventure pour des siècles est devant vous. Saisirez-vous ma main, mes enfants ?

    Moi aussi, j’ai souffert de beaucoup chagrin et beaucoup de chagrin, alors que je vivais en tant que Jésus de Nazareth sur cette humble sphère. Beaucoup de gens de ma famille n’ont pas souscrit à ce que je leur enseignais. Certains d’entre eux pensaient que j’étais devenu fou. Parmi mes disciples, il y avait beaucoup de conflits internes avec lesquels je devais composer. Les chefs religieux aux temps de ma présence étaient déterminés à me détruire. En tant qu’être humain, j’ai vécu ce que c’était que de se sentir seul. Bien sûr, j’ai toujours eu beaucoup d’aide, mais je voulais vraiment vivre la vie d’un être humain, telle que vous tous la vivez aussi. Comment pouvais-je le faire et ne pas vivre toute chose que vous éprouvez ?

    Imaginez-vous tout seul et cloué sur une croix. Vous ressentez la douleur atroce du poids de votre corps vous tirant vers le bas, vous entendez les railleries de ceux qui sont assemblés tandis que vous vous tordez de douleur et luttez dans votre agonie. La plupart de vos disciples ont fui. Vous êtes tout seul.

    Je le comprends, mes enfants, je le comprends vraiment. J’ai vécu la vie d’un être humain avec tous ses pièges et tous ses caprices. Mais ce que je dois vous dire, pour toujours et à jamais ce qui m’est arrivé en tant qu’être humain doit rester avec moi. Cette expérience, cette vie, a à jamais apposée son cachet sur mon être. Je ne l’oublierai jamais, et je n’oublierai jamais les leçons qu’elle m’a apprises. Car, comment pourrais-je jamais savoir vraiment comment vous vous sentez, si je n’étais pas devenu l’un de vous ? Maintenant, je comprends mes enfants. Maintenant, je comprends.

    C’est pourquoi la sagesse du Père Éternel est portée aux nues. Parce que notre Père Éternel savait ce dont j’avais besoin pour vraiment devenir Un avec Lui. J’avais besoin de devenir comme l’un de mes enfants afin de vraiment y parvenir. C’est ce que les sept expériences d’effusion accomplissent. Je suis passé par une tristesse très intense, remplie d’expérience. Bien sûr, ce n’était pas totalement rempli que de tristesse, il y avait des moments de grande joie à mesure que je déroulais les vérités de la réalité à une race d’humains longtemps engoncés dans la rébellion de Lucifer.

    Lorsque j’ai inspiré une dernière fois et que j’ai crié à Père « C’est fini », c’était vraiment fini. Tout ce que j’avais prévu de faire avec les sept expériences d’effusion venait de se réaliser. Mais plus que cela, cet exemple serait à jamais une source d’inspiration pour des milliards et des milliards de personnalités réclamant du sens et de la compréhension.

    Pensez-vous que je me rappelle les chagrins dont j’ai souffert en étant sur Terre ? J’ai, il y a longtemps, remis cela au Père. Je sais que ces expériences ont fait de moi ce que je suis maintenant. Donc, mes enfants, pendant que vous êtes dans la chair, vous êtes appelés à souffrir, vous ferez l’expérience de la solitude et du désespoir, de la douleur et du regret, de la peur et de la terreur. Laissez ces expériences s’avérer être le cadre de votre existence ininterrompue, car quand vous mourrez et vous réveillerez sur les rives de Mansonia, vous exulterez de joie. Car cette existence brève et parfois douloureuse sur votre petit rocher dans l’espace, vous identifiera à jamais. Vous porterez pour toujours la Terre dans votre coeur, et vous regarderez toujours en arrière avec nostalgie cette époque plus propice à ce genre d’expérience.

    Vous saurez alors, mes enfants, vous saurez. Vous saurez que loin sur la sphère du Paradis est Celui qui vous a aimés inconditionnellement. Il a pris votre main et vous a minutieusement et inlassablement guidés. Il n’y avait rien de plus important pour Lui que vous. Ne le comprenez-vous pas ? Vous êtes les enfants les plus bénis de l’univers. Vos frères et soeurs du Paradis donneraient n’importe quoi pour avoir l’expérience que vous vivez. Vous ne commencez pas dans la perfection mais vous y travaillez, et y travailler et y travailler. Votre détermination est admirable, votre « capacité à vous y coller » est céleste, votre amour est sublime.

    Ne pensez-vous pas que vous avez tellement à donner ? Vous pensez que vous êtes les plus défavorisés, vous imaginez que vous êtes les plus méprisés, les plus haïs, vous pensez que vous avez subi le plus de chagrin et la plupart des maux. Vous croyez que vous n’êtes rien de plus que des animaux sur un monde de chiens se dévorant entre eux. Mais, mes chers enfants, le Père a habilement façonné en vous des qualités spirituelles et célestes sublimes qui ne s’éteindront jamais.

    Maintenant comprenez-vous, maintenant en avez-vous le sens ? Voyez-vous maintenant la raison de votre existence brève et tourmentée en tant qu’enfants mortels, finis et limités ? Il y a un grand dessein en cause : les enfants du Suprême sont réservés pour un jour, comme aucun autre jour. Lorsque toutes vos souffrances seront achevées sur ce monde et que vous serez diplômés de monde en monde, vous y parviendrez.

    Mes chers enfants, apprenez à aimer comme le Père aime. Il vous enseigne patiemment, Il a l’éternité de son côté. Allez de l’avant avec une grande joie et du bonheur. Ce que vous souffrez maintenant n’est qu’un bref épisode sur le spot de l’éternité. Où que vous alliez dans cette vie, où que vous soyez dans cette vie, je suis là aussi. Là, je fais l’expérience de votre vie avec vous, alors que vous tentez d’exprimer votre unique personnalité face au monde et au cosmos tout entier.

    Une magnifique aventure dans l’espace s’ensuivra. Une aventure spatiale grandiose qui ne finira jamais. Vous serez tous des administrateurs capables, vrais et éprouvés. Mais surtout, pendant toute l’éternité, vous refléterez l’amour du Père dans votre coeur et dans votre âme. Vous regarderez pour toujours derrière vous, avec affection, l’époque où vous étiez un si petit enfant vivant votre vie sur Terre. Car, ce que vous êtes devenus a été façonné sur le creuset du temps et de l’espace.

    Mes chers enfants, je vous aime tous si précieusement. Permettez-moi de vous prendre par la main et laissez-moi vous guider. Soyez élevés et demeurez dans ma paix. Même si ces paroles arrivent à leur terme, je suis toujours avec vous.

    10 février 2012

    La paix intérieure

    « C'est avec grand plaisir que je trouve ton esprit réceptif à recevoir quelques mots de moi. Je suis ton Père-Frère aîné, mais aussi l'un de tes amis les plus intimes. »

    Toi et moi, nous nous connaissons depuis longtemps, alors que tu n'avais aucune idée que c’était moi qui te parlais et t’inspirais.

    En raison du fait que tant de changements vont prendre place sur notre monde, je suis heureux de te clarifier quelques choses alors que tu te demandes ce qui pourrait arriver à chaque individu sur cette précieuse planète.

    Tu sais un peu ce qui se passe dans les couloirs terrestres du pouvoir et tu n’es pas impressionnée par ce que tu découvres; tu as donc commencé à croire que certaines personnes intriguent pour asservir le monde. Ma réponse à ces assomptions est que Dieu, le Créateur ultime de toutes choses, est encore responsable de Sa création et que Son bras n’est pas si court qu'Il ne puisse intervenir dans les affaires humaines si besoin est.

    Nous sommes parvenus à un tel moment, en raison de plans dans certains coeurs remplis de négativité, et qui ont perdu de vue l'amour inconditionnel que Dieu a pour tous ses enfants créés et en évolution.

    Je désire que tu pries pour ceux qui sont ‘perdus’, et dont il faut que les yeux spirituels soient ouverts pour qu'ils puissent voir et apprendre que Dieu n'est pas mis en dérision par des mortels chétifs.

    La prière la plus importante doit être pour la paix dans chaque coeur humain, en commençant par le tien, et continuant avec tous les autres, car la paix intérieure dans chaque coeur apportera à la planète des avantages incalculables, car elle aura des répercussions dans les relations des uns avec les autres.

    Travaille à cette paix, mon enfant, pour que tu puisses devenir plus tranquille dans tes allées et venues. C’est par osmose que cette paix intérieure aura une influence bénéfique sur les personnes autour de toi, qui peuvent elles-mêmes être inspirées à rechercher cette paix intérieure; c’est de cette façon que ce virus bénin de la paix intérieure mettra fin à toutes les guerres alors qu’elles se propagent autour de la planète.

    On reçoit la paix intérieure lorsqu’est établie la connexion la plus importante avec Dieu. Dieu attend que tous ses enfants mortels – tellement dotés de libre arbitre – ouvrent leur lien à cette précieuse connexion, afin de pouvoir connaître les richesses de la paix intérieure, tout en sentant l’amour inconditionnel de Dieu se déverser sur eux et les nettoyer de l'intérieur.

    Ne doute pas que c'est moi, Jésus-Christ Michael, qui te parle maintenant. Sois dans ma paix.

    9 février 2012

    Le pain quotidien

    En effet, tu as tout quitté, non seulement pour me suivre, mais pour recevoir la mission d'ambassadeur de la fraternité de Dieu.

    Tu as déjà plusieurs années d'expérience et tu sais que le Père, dont tu proclames la parternité, ne t’abandonnera pas. Tu as consacré ta vie au ministère de la fraternité des êtres humains; donc n'ais ni inquiétude ni soucis à propos des choses de la vie temporelle, pour ce que tu mangeras, ni même pour ton corps et pour les vêtements que tu porteras. Le bien-être de l'âme vaut plus que la nourriture et la boisson; le progrès en esprit transcende de loin le besoin de vêtements. Si tu es tentés de mettre en doute la sécurité de ton pain quotidien, considère les corbeaux : ils ne sèment ni ne récoltent, ils n'ont ni entrepôts ni greniers, et cependant le Père procure de la nourriture à tous ceux d'entre eux qui la cherchent. Combien tu vaux plus que beaucoup d'oiseaux ! En outre, toute ton anxiété ou les doutes qui te rongent ne peuvent rien faire pour satisfaire tes besoins matériels. Qui d'entre nous, par son inquiétude, peut ajouter une largeur de main à sa stature ou un jour à sa vie ? Puisque ces questions ne dépendent pas de toi, pourquoi réfléchis-tu avec anxiété à ces problèmes ?

    Considère les lis et comment ils croissent : ils ne travaillent ni ne filent, et cependant je te dis que, dans toute sa gloire, Salomon lui-même n'a pas été vêtu comme l'un d'eux. Si Dieu revêt ainsi l'herbe des champs, qui aujourd'hui est vivante et demain sera coupée et jetée au feu, combien mieux te vêtira-t-il, toi, l’ambassadeur du royaume céleste. Homme de peu de foi ! Quand tu te consacres de tout coeur à proclamer la bonne nouvelle de la fraternité de Dieu, tu ne devrais pas avoir de pensées de doute sur la subsistance de ta personnes ou de la famille que tu as abandonnée. Si tu donnes vraiment ta vie à la bonne nouvelle de la fraternité spirituelle, tu vivras par cette bonne nouvelle.

    Si tu es simplement un disciple croyant, il te faut gagner ta propre vie et contribuer à l'entretien de tous ceux qui enseignent, prêchent et guérissent. Si tu es inquiet de ta nourriture et de ta boisson, en quoi es-tu différent des nations du monde qui recherchent ces nécessités avec tant de diligence ? Consacre-toi à ton travail avec la conviction que notre Père et son Fils, savent tous deux que tu as besoin de ces choses. Sois assuré, une fois pour toutes, que, si tu dédies ta vie à l'oeuvre de la fraternité des fils et des filles de Dieu, tous tes besoins réels seront satisfaits. Cherche la grande chose, et tu trouveras que les moindres y sont contenues; demande les choses célestes, et les choses terrestres y seront incluses. L'ombre est certaine de suivre la substance.

    Si tu as la foi, si la peur ne te fait pas trébucher, je déclare que le bon plaisir de notre Père est de te donner ce royaume de fraternité. Tu as amassé ton trésors à l'endroit où les bourses ne vieillissent pas, où nul voleur ne peut te dépouiller, où nul mite ne peut détruire. Là où est ton trésor, là sera aussi ton coeur.

    8 février 2012

    Qui est mon prochain ?

    Un être humain descendant de Jérusalem à Jéricho tomba aux mains d'une bande de cruels brigands qui le volèrent, le dépouillèrent, le rouèrent de coups et le laissèrent à moitié mort en partant.

    Par hasard, un prêtre suivait la même route et arriva, peu après, à l'endroit où gisait le blessé; voyant son état lamentable, il passa de l'autre côté de la route sans s'arrêter. Un lévite qui suivait aussi ce chemin passa également de l'autre côté de la route après avoir vu l'être humain.

    À ce moment, un Samaritain descendant à Jéricho croisa le blessé et vit qu'il avait été dévalisé et malmené. Ému de compassion, il s'approcha de lui, pansa ses blessures en y versant de l'huile et du vin, installa l'être humain sur sa propre monture, l'amena ici, à l'auberge, et prit soin de lui. Le lendemain matin, tirant quelque argent, il le donna à l'aubergiste en disant : « Soigne bien mon ami et, si les frais sont plus élevés, je te les rembourserai à mon retour. »

    Maintenant, permets-moi de te demander lequel des trois passants était le prochain de l'être humain tombé aux mains des voleurs ?

    Cette histoire a encouragé l'amour fraternel parmi tous les croyants depuis 2000 ans.

    7 février 2012

    Je veux participer

    Le Maitre ne rejette aucun être humain profondément désireux de devenir un messager de la bonne nouvelle de la paternité de Dieu et de la fraternité des êtres humains.

    “ Maitre, je voudrais être l'un de tes nouveaux messager, mais mon père est très âgé et sa fin est proche; me permettrais-tu de rentrer chez moi pour l'enterrer ? ” Le Maitre répond à cet être humain : “ Mon fils, tu es un disciple fidèle, et tu peux le rester tout en retournant chez toi soigner ceux que tu aimes, mais il n'en est pas de même pour les messagers de la bonne nouvelle. Ils ont tout abandonné pour me suivre et proclamer la fraternité spirituelle des fils et des filles du Père du Paradis. Si tu veux être envoyé comme instructeur, il faut que tu laisses les autres enterrer les morts pendant que tu vas publier la bonne nouvelle. ”

    “ Maitre, je désire être envoyé comme messager, mais je voudrais passer un peu de temps chez moi pour réconforter ma famille. ” Le Maitre répond à cet être humain : “ Si tu désires être choisi comme message de la bonne nouvelle, il faut que tu acceptes de tout abandonner. Les messagers de la fraternité des êtres humains ne peuvent diviser leur affection. Nul être humain ayant mis la main à la charrue n'est digne de devenir un messager de la fraternité de Dieu s'il revient en arrière. ”

    “ Maitre, il ne me suffit pas d'être ton disciple, je voudrais être un de tes nouveaux messagers. ” Lorsque le Maitre entendit cela, il regarda le jeune être humain avec un grand amour et dit : “ Sachant que tu as été élevé dans la croyance que la fortune est le signe de la faveur de Dieu, et que tu n’es pas encore libéré de toi-même et de l’amour de tes richesses, je t'accepterai comme l'un de mes messagers personnels si tu veux payer le prix et fournir la seule chose qui te manque. ” Le jeune être humain répondit : “ Maitre, je ferai n'importe quoi pour avoir la permission de te suivre. ” Le Maitre embrasse sur le front le jeune être humain agenouillé et lui dit : “ Si tu veux être mon messager, va vendre tout ce que tu possèdes; lorsque tu en auras donné le montant aux pauvres ou à tes frères, reviens et suis-moi, et tu auras un trésor dans le royaume de la fraternité des fils et des filles de Dieu. ”

    Presque tout être humain a une chose à laquelle il s'attache comme à un mal familier, et à laquelle il lui faut renoncer comme partie du prix d'admission à la fraternité spirituelle. Si un être humain ou une femme est appelé à se séparer de quelque chose comme le prix à payer pour entrer dans le royaume de la fraternité spirituelle, cette chose, si elle est bonne, lui sera probablement aussitôt restituée pour qu'il la gère comme une nouvelle responsablité au service de ses frères et soeurs.

    Il en a toujours été ainsi et il en sera toujours ainsi : il faut que les êtres humains prennent leurs propres décisions. Les mortels peuvent exercer librement leur choix dans un domaine d'une certaine étendue. Les forces du monde spirituel ne cherchent pas à contraindre l'être humain; elles lui permettent de suivre la voie qu'il a lui-même choisie.

    Nos ancêtres ont bien trop longtemps cru que la prospérité était le signe de l'approbation divine, et l'adversité la preuve du déplaisir de Dieu. De telles croyances sont des superstitions. Ne remarquons-nous pas que les pauvres, en bien plus grand nombre que les riches, reçoivent joyeusement la bonne nouvelle et entrent immédiatement dans la fraternité de notre Père du Paradis ? Si les richesses prouvent la faveur divine, pourquoi les riches refusent-ils si souvent de croire à cette bonne nouvelle venant du ciel ? Les richesses n'ont pas de rapports directs avec l'entrée dans la fraternité des êtres humains, mais l'amour des richesses en a. L'allégeance spirituelle envers la fraternité de Dieu est incompatible avec la servilité envers le matérialisme. Les êtres humains ne peuvent partager avec une dévotion matérielle leur fidélité suprême à un idéal spirituel. Faites attention, et gardez-vous de la convoitise; la vie d'un être humain ne consiste pas dans l'abondance des biens qu'il possède. Le pouvoir de la fortune n'apporte pas le bonheur, et la joie ne provient pas des richesses. La fortune, par elle-même, n'est pas une malédiction, mais l'amour des richesses conduit bien souvent à se consacrer tellement aux choses de ce monde que l'âme devient aveugle aux attraits magnifiques des réalités spirituelles du royaume de Dieu sur terre, et aux joies de la vie éternelle dans les cieux.

    Il n'est pas question d'exiger de renoncer à tous les biens terrestres, mais le Père exige que l'affection de ses enfants soit pure et indivise. Toute chose ou personne qui s'interpose entre vous et l'amour des vérités de la fraternité spirituelle de Dieu doit être abandonnée. Si la fortune des gens n'envahit pas le domaine de leur âme, elle est sans conséquences dans la vie spirituelle de ceux qui voudraient entrer dans le royaume de la fraternité de Dieu. Ce n'est pas un péché d'avoir une fortune honnête, mais c'est un péché de convertir une fortune de biens matériels en trésors susceptibles d'absorber votre intérêt et de détourner votre affection de la dévotion aux buts spirituels du royaume. Il n'y a pas de péché à détenir des possessions honnêtes sur terre, pourvu que votre trésor soit au ciel, car là où est votre trésor, là sera aussi votre coeur. Il existe aussi une grande différence entre la fortune conduisant à la convoitise et à l'égoïsme, et la fortune détenue et dépensée dans un esprit de gérance par ceux qui disposent en abondance des biens de ce monde et contribuent si libéralement à soutenir ceux qui consacrent toutes leurs énergies à l'oeuvre du royaume de la fraternité spirituelle des êtres humains.

    Celui qui devient riche par excès de précaution et de parcimonie reçoit la récompense que voici. Il dit : " J'ai trouvé le repos, et maintenant je pourrai manger continuellement mes biens ", mais il ne sait pas ce que le temps lui apportera, ni qu'il devra laisser toutes ces choses à d'autres quand il mourra. Ô combien il est difficile pour les riches d'entrer totalement dans la fraternité des êtres humains de Dieu! On ne peut partager l'adoration spirituelle avec les dévotions matérielles. Nul ne peut servir deux maitres. Selon un dicton juif, " il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille que pour les païens d'hériter de la vie éternelle ". En réalité, il est tout aussi facile à ce chameau de passer par le trou de l'aiguille qu'à ces riches, satisfaits d'eux-mêmes, d'entrer dans le royaume des cieux. N'oubliez pas qu'en fin de compte, la fortune n'est pas durable. L'amour des richesses obscurcit trop souvent la vision spirituelle, et même la détruit. Ne manquez pas de reconnaître le danger de voir l'argent devenir votre maitre et non votre serviteur. Les affaires matérielles et temporelles doivent être subordonnées au bien-être de l'âme et au progrès de la nature spirituelle dans le royaume des cieux. Toute personne ayant acquis une grande fortune devra répondre au moins aux trois questions suivantes :
  • Quelle fortune as-tu accumulée ?
  • Comment l'as-tu acquise ?
  • Quel emploi en as-tu fait ?

  • Quiconque aura renoncé à sa fortune, à son foyer, à sa femme, à ses frères, à ses parents ou à ses enfants, par amour pour le Fils Christ Michael et pour le royaume de la fraternité des fils et des filles de Dieu, recevra maintes fois davantage dans ce monde, peut-être accompagné de quelques persécutions; et, dans le monde à venir, il recevra la vie éternelle. Beaucoup de ceux qui sont les premiers seront les derniers, tandis que les derniers seront souvent les premiers. Le Père traite ses créatures selon leurs besoins et conformément à ses justes lois de considération aimante et miséricordieuse pour le bien-être d'un univers.

    “ Vous avez entrepris la grande oeuvre d'enseigner à l'être humain mortel qu'il est un fils et une fille de Dieu. Je vous ai montré le chemin; partez accomplir votre devoir et ne vous lassez pas de bien faire. A vous et à tous ceux qui suivront vos traces au long des âges, laissez-moi dire que je me tiens toujours auprès de vous. Mon appel est, et sera toujours : venez à moi vous tous, qui peinez et qui êtes lourdement chargés, venez à moi et je vous donnerai le repos. Acceptez mon joug et écoutez-moi, car je suis vrai et loyal, et vous trouverez auprès de moi le repos spirituel pour vos âmes. Le Père n'oblige jamais personne à entrer dans le royaume, l'invitation a toujours été et restera toujours la même : si quelqu'un veut entrer, qu'il vienne et partage librement l'eau de la vie. Voici, je me tiens à la porte du coeur des êtres humains et je frappe; si quelqu'un veut m'ouvrir, j'entrerai, je souperai avec lui et je le nourrirai du pain de vie; nous ne ferons qu'un en esprit et n'aurons qu'un dessein; ainsi, nous serons toujours frères dans la longue et féconde tâche de rechercher le Père du Paradis. Je suis la porte, je suis le chemin nouveau et vivant; quiconque le veut peut entrer et se lancer dans la recherche sans fin, par la vérité, de la vie éternelle. ”

    Un nombre incalculable de personnes ont mis à l'épreuve et prouvé la fiabilité de ces promesses, car elles sont vraies. La vérité est que le royaume des cieux est la fraternité spirituelle des êtres humains fondée sur le fait éternel de la paternité universelle de Dieu.

    6 février 2012

    Projections

    Il doit y avoir un début plutôt que d’être plongés dés le départ au milieu de situations très compliquées, se servant d’un langage peu compris par de simples débutants.

    Votre rôle consiste à mener une multitude aux portes-départ de la spiritualité sans vous concerner de leurs systèmes de croyance actuels, mais leur permettant tout simplement de courir leur propre course.

    A cette époque où la population mondiale toute entière se sent accéder à des périodes de stress plus intenses, ce n'est pas votre fonction de vous plonger dans de nouveaux mystères. Il tient à vous de refuser d’être troublés par ceux qui, dans leur confusion, prennent leurs désirs pour des réalités, ce qui se reflète dans leurs communications. Restez sur la bonne voie et ne compliquez pas les choses. Vous transmettez des renseignements de base importants à un grand nombre de frères et soeurs intéressés.

    Vous tous, les collègues de la hiérarchie céleste d’un Dieu bon et miséricordieux, bénéficiez de l’assistance de nombreuses aides célestes pour mener la tâche à bonne fin, sous tous ses aspects. Vous êtes assurés qu’en effet d’avantage peut être accompli, et que vous êtes sur la bonne voie pour y parvenir. Continuez.

    5 février 2012

    La femme surprise en adultère

    Ce fut durant une visite à Jérusalem que Jésus s'occupa du cas d'une femme de mauvaise réputation, amenée en sa présence par les accusateurs de cette femme et par des ennemis du Maitre.

    Le récit déformé que nous possédons de cet épisode laisse entendre que cette femme avait été amenée devant Jésus par les scribes et les pharisiens, et que Jésus les traita comme s'il voulait faire ressortir que ces chefs religieux des Juifs auraient pu eux-mêmes avoir été coupables d'immoralité. Or, Jésus savait bien que ces scribes et ces pharisiens étaient bien spirituellement aveugles et intellectuellement remplis de préjugés par leur fidélité à la tradition, mais qu'ils devaient être comptés parmi les êtres humains les plus complètement moraux de cette époque et de cette génération.

    Voici, en réalité, comment les choses se sont passées. De bonne heure le troisième matin de la fête des Tabernacles, tandis que Jésus approchait du temple, vint à sa rencontre un groupe de mercenaires du sanhédrin qui trainaient avec eux une femme. Lorsqu'ils croisèrent Jésus, le porte-parole du groupe dit : “ Maitre, cette femme a été surprise en adultère – en flagrant délit. Or, la loi de Moïse ordonne qu'une telle femme soit lapidée. D'après toi, que devons-nous faire d'elle ? ”

    Le plan des ennemis de Jésus était le suivant : s'il entérinait la loi de Moïse ordonnant que la pécheresse se reconnaissant coupable soit lapidée, ils impliqueraient le Maitre dans des difficultés avec les dirigeants romains, qui avaient refusé aux Juifs le droit d'infliger la peine de mort sans l'approbation d'un tribunal romain. Si Jésus interdisait de lapider la femme, ils l'accuseraient devant le sanhédrin de se placer au-dessus de Moïse et de la loi juive. S'il gardait le silence, ils l'accuseraient de lâcheté. Mais le Maitre prit la situation en mains de telle manière que le complot s'écroula sous le propre poids de sa vilenie.

    Cette femme, jadis avenante, était la femme d'un habitant de bas étage de Nazareth, qui avait causé des difficultés à Jésus durant toute sa jeunesse. Après avoir épousé cette femme, il la força honteusement à gagner la vie du ménage en faisant commerce de son corps. Il était venu à la fête des Tabernacles à Jérusalem pour que sa femme puisse y prostituer ses charmes physiques afin d'en tirer un profit financier. Il avait conclu un accord avec les mercenaires des dirigeants juifs pour trahir ainsi sa propre femme dans le commerce de son vice. Ces mercenaires venaient donc avec la femme et son complice dans l'adultère, afin de prendre Jésus au piège en lui faisant émettre une opinion qu'ils pourraient ensuite utiliser contre lui s'il était arrêté.

    Promenant son regard au-dessus de l'attroupement, Jésus vit le mari debout au dernier rang. Il savait de quel genre d'être humain il s'agissait et perçut qu'il était intéressé dans cette méprisable opération. Jésus commença par contourner l'attroupement pour s'approcher de ce mari dégénéré, puis il écrivit sur le sable quelques mots qui le firent partir précipitamment. Il revint ensuite devant la femme et écrivit de nouveau sur le sol un message destiné à ses prétendus accusateurs. Quand ils eurent lu les mots du Maitre, eux aussi s'en allèrent un par un. Quand le Maitre eut écrit une troisième fois sur le sable, le complice de la femme partit à son tour, de sorte qu'au moment où le Maitre se releva en ayant fini d'écrire, il ne vit plus que la femme debout et seule devant lui. Il lui dit : “ Femme, où sont tes accusateurs ? N'est-il resté personne pour te lapider ? ” La femme leva les yeux et répondit : “ Personne, mon Seigneur. ” Alors Jésus dit : “ Je connais ton cas, et je ne te condamne pas non plus. Va ton chemin en paix. ” Et cette femme, nommée Hildana, abandonna son mari pervers pour se joindre aux disciples du royaume fraternel des fils et des filles de Dieu.

    4 février 2012

    Le mental humain et le mental divin de Jésus

    La conscience de sa divinité se développa graduellement dans le mental de Jésus jusqu'à l'épisode de son baptême. Après avoir pleinement pris conscience de sa nature divine, de son existence préhumaine et de ses prérogatives universelles, il parut posséder le pouvoir de délimiter diversement sa conscience humaine de sa divinité.

    Il semble qu'entre son baptême et sa crucifixion, Jésus eut entièrement le choix de dépendre uniquement de son mental humain ou d'utiliser la connaissance à la fois du mental humain et du mental divin. Parfois, il paraissait se servir uniquement des informations contenues dans l'intellect humain. En d'autres occasions, il paraissait agir avec une plénitude de connaissance et de sagesse que seule l'utilisation de l'élément suprahumain de sa conscience divine pouvait lui procurer.

    Nous ne pouvons comprendre ses exploits exceptionnels qu'en acceptant la théorie qu'il pouvait, à volonté, limiter lui-même sa conscience divine. Nous savons parfaitement qu'il cachait souvent à ses associés sa prescience des évènements, et qu'il était au courant de la nature de leurs pensées et de leurs projets. Nous comprenons qu'il ne voulait pas que ses disciples connaissent trop bien son aptitude à discerner leurs pensées et à pénétrer leurs plans. Il ne désirait pas transcender trop les conceptions humaines telles qu'elles étaient conçues dans le mental de ses apôtres et de ses disciples.

    Nous sommes tout à fait incapables d'établir la différence entre la pratique de Jésus limitant lui-même sa conscience divine, et sa technique pour dissimuler à ses associés humains sa prescience des faits et sa perception des pensées. Nous sommes convaincus qu'il utilisait les deux techniques, mais nous ne sommes toujours pas capables de spécifier, dans un cas particulier, la méthode qu'il a pu employer. Nous l'avons fréquemment vu agir uniquement avec le facteur humain de sa conscience; à d'autres moments, nous l'avons vu en conférence avec les administrateurs des armées célestes de l'univers, et nous avons discerné le fonctionnement indubitable de son mental divin. Enfin, en d'innombrables occasions, nous avons vu opérer sa personnalité conjuguée d'être humain et de Dieu, animée par l'union apparemment parfaite de son mental humain et de son mental divin. Notre connaissance de ce phénomène se limite là; en réalité, nous ne savons pas toute la vérité sur ce mystère.

    3 février 2012

    Le vrai croyant

    La religion est l'expérience exclusivement spirituelle de l'immortelle âme évoluante de l'être humain qui connaît Dieu

    Le pouvoir moral et l'énergie spirituelle sont des forces puissantes que l'on peut utiliser pour traiter des questions sociales difficiles et pour résoudre des problèmes économiques complexes. Ces dons moraux et spirituels donnent plus de richesse et de sens à tous les niveaux de la vie humaine.

    Si tu apprends à n'aimer que ceux qui t’aiment, tu es destiné à vivre une vie étroite et médiocre. Effectivement, il est possible que l'amour humain soit réciproque, mais l'amour divin se répand vers l'extérieur dans toutes ses recherches de satisfaction. Moins il y a d'amour dans la nature d'une créature, plus cette créature a besoin d'être aimée et plus l'amour divin cherche à satisfaire ce besoin. L'amour n'est jamais égoïste et l'on ne peut l'effuser sur soi-même. L'amour divin ne peut être contenu en lui-même; il lui faut s'effuser généreusement.

    Les croyants à la fraternité de Dieu doivent posséder une foi implicite, croire de toute leur âme au triomphe certain de la droiture. Les bâtisseurs du royaume doivent être convaincus que l'évangile du salut éternel est vrai. Les croyants doivent apprendre à se mettre de plus en plus à l'écart de la vie fiévreuse – à échapper aux harcèlements de l'existence matérielle – tout en rafraîchissant l'âme, en inspirant le mental et en renouvelant l'esprit par la communion dans l'adoration.

    Les individus qui connaissent Dieu ne se laissent ni décourager par les malheurs ni abattre par les déceptions. Les croyants sont immunisés contre la dépression qui suit les bouleversements purement matériels; quiconque mène une vie spirituelle n'est pas troublé par les épisodes du monde matériel. Les candidats à la vie éternelle pratiquent une technique vivifiante et constructive pour faire face à toutes les vicissitudes et tracas de la vie physique. Jour après jour, le croyant sincère éprouve plus de facilité à faire la chose juste.

    La vie spirituelle accroît puissamment le véritable respect de soi, mais il ne faut pas confondre respect de soi et admiration de soi. Le respect de soi se coordonne toujours avec l'amour et le service d'autrui. Le respect de soi ne peut dépasser l'amour que l'on éprouve pour son prochain; l'un est la mesure de la capacité de l'autre.

    À mesure que les jours passent, tout vrai croyant devient plus habile à entraîner ses compagnons dans l'amour de la vérité éternelle. As-tu aujourd'hui plus de ressources qu'hier pour révéler la bonté à l'humanité ? Peux-tu mieux recommander la droiture cette année que l'année dernière ? Ta technique pour conduire les âmes affamées dans le royaume spirituel, devient-elle, de plus en plus, un art ?

    Tes idéaux sont-ils suffisamment élevés pour garantir ton salut éternel et, en même temps tes idées sont-elles assez pratiques pour faire de toi un citoyen utile dans sa fonction terrestre en association avec ses compagnons mortels ? En esprit, ta citoyenneté est dans le ciel; dans la chair, tu es encore citoyens des royaumes de la terre. Rends à César les choses qui sont matérielles et à Dieu celles qui sont spirituelles.

    La mesure de la capacité spirituelle de l'âme en évolution est ta foi dans la vérité et ton amour pour les êtres humains; mais la mesure de ta force de caractère humaine est ton aptitude à résister à l'emprise des rancunes et à ne pas broyer du noir à l'occasion d'un profond chagrin. La défaite est le véritable miroir dans lequel tu peux examiner sincèrement ton moi réel.

    À mesure que croissent les années et que tu deviens plus expérimentés dans les affaires du royaume, acquières-tu plus de tact dans tes rapports avec des mortels importuns et plus de tolérance dans ta vie avec des collaborateurs entêtés ? Le tact est le point d'appui des leviers sociaux et la tolérance est la marque d'une grande âme. Si tu possèdes ces dons rares et attachants, tu deviendras progressivement plus alertes et habiles dans tes efforts méritoires pour éviter tous les malentendus sociaux inutiles. De telles âmes sages sont capables d'échapper à bon nombre de difficultés qui seront inévitablement le lot de tous ceux qui souffrent d'un manque d'adaptation émotionnelle, ceux qui refusent de grandir et ceux qui n'acceptent pas de vieillir avec élégance.

    Evite la malhonnêteté et l'injustice dans tes efforts pour témoigner la vérité et proclamer la bonne nouvelle de la fraternité de Dieu. Ne recherche pas une reconnaissance injustifiée et ne sollicite pas une sympathie imméritée. Aime, reçois libéralement les bienfaits de source humaine et divine indépendamment de tes mérites, et aime libéralement en retour. Mais, dans toutes les autres choses qui concernent les honneurs et l'adulation, recherche seulement ce qui t’appartient en toute honnêteté.

    Le mortel conscient de Dieu est certain d'être sauvé, de survivre; il ne craint pas la vie; il est loyal et conséquent. Il sait comment supporter courageusement les souffrances inévitables et ne se plaint pas quand il doit affronter des épreuves inéluctables.

    Le vrai croyant ne se lasse pas de bien faire, simplement parce qu'il est contrecarré. Les difficultés fouettent l'ardeur des amants de la vérité et les obstacles ne font que mettre au défi les efforts des intrépides bâtisseurs du royaume.

    2 février 2012

    La parabole du charpentier

    Construis bien les fondements pour la croissance d'un noble caractère imprégné de dons spirituels.

    Pour produire les fruits de l'esprit, il faut que tu sois né de l'esprit. C'est l'esprit qui doit t’enseigner et te diriger si tu veux vivre une vie de plénitude spirituelle parmi tes compagnons. Mais ne commets pas l'erreur du stupide charpentier qui gaspille un temps précieux à équarrir, mesurer et raboter une pièce de bois rongée par les vers et intérieurement pourrie; ensuite, quand il a consacré tout son travail à cette poutre pourrie, il faut qu'il la rejette comme inutilisable pour les fondations du bâtiment qu'il voulait construire et qui doit résister aux assauts du temps et des orages.

    Chaque être humain doit s'assurer que les fondements intellectuels et moraux de son caractère sont assez solides pour soutenir la superstructure de sa nature spirituelle qui grandit et s'ennoblit, et qui est appelée à transformer le mental humain, puis, en association avec ce mental recréé, devra procéder à l'évolution de l'âme, dont la destinée est immortelle.

    Ta nature spirituelle – l'âme de création conjointe – est un germe vivant, mais le mental et la morale de l'individu sont le sol d'où doivent surgir ces manifestations supérieures du développement humain et de la destinée divine. Le sol de l'âme évoluante est humain et matériel, mais la destinée de cette créature mixte de mental et d'esprit est spirituelle et divine.

    Les êtres humains sont bien trop souvent induits en tentation par la pression de leur propre égoïsme et les impulsions de leur nature animale. Si tu es tenté de cette manière, je te recommande, tout en reconnaissant honnêtement et sincèrement la tentation pour ce qu'elle est, de réorienter intelligemment, dans des canaux supérieurs et vers des buts plus idéalistes, les énergies spirituelles, mentales et corporelles qui cherchent à s'exprimer. De cette façon, tu pourras transformer tes tentations en services vivifiants du type le plus élevé, tout en évitant à peu près complètement les conflits déprimants et inutiles entre la nature animale et la nature spirituelle. Mais je te mets en garde contre la folie de vouloir surmonter la tentation en ayant recours à la simple volonté humaine pour remplacer un désir par un autre désir considéré comme supérieur. Si tu veux véritablement triompher des tentations de la nature inférieure, il faut atteindre une position de supériorité spirituelle, caractérisée par le développement réel et sincère d'un intérêt effectif et d'un amour pour les lignes de conduite supérieures et plus idéalistes que ton mental désire substituer aux habitudes inférieures et moins idéalistes reconnues comme des tentations. De cette façon, tu seras délivré par transformation spirituelle, au lieu d'être de plus en plus surchargé par le refoulement illusoire des désirs humains. Dans l'amour de ce qui est nouveau et supérieur, tu oublieras l'ancien et l'inférieur.

    La beauté triomphe toujours de la laideur dans le coeur des êtres humains éclairés par l'amour de la vérité. Il est un puissant pouvoir d'élimination dans une affection spirituelle nouvelle et sincère. Je te le répète, ne te laisse pas vaincre par le mal, mais triomphe plutôt du mal par le bien.

    Une ambition énergique, un jugement intelligent et une sagesse mûrie sont les facteurs essentiels du succès matériel. Les qualités de chef dépendent de l'aptitude naturelle, de la discrétion, de la puissance volitive et de la détermination. La destinée spirituelle dépend de la foi, de l'amour et de la dévotion à la vérité – faim et soif de droiture – le désir profond de trouver Dieu et d'être semblable à lui.

    Ne te laisse pas décourager par la découverte que tu es humain. La nature humaine peut tendre vers le mal, mais n'est pas naturellement pécheresse. Ne sois pas abattu si tu n'arrives pas à oublier complètement certaines de tes expériences regrettables. Les fautes que tu ne parviens pas à oublier dans le temps seront oubliées dans l'éternité. Allège les fardeaux de ton âme en te faisant rapidement une conception de ta destinée à longue échéance, de l'expansion de ta carrière dans l'univers.

    Ne commets pas la faute d'estimer la valeur d'une âme d'après les imperfections du mental ou les appétits du corps. Ne juge pas une âme et n'évalue pas sa destinée sur la base d'un seul épisode humain malheureux. Ta destinée spirituelle n'est conditionnée que par tes aspirations et tes desseins spirituels.

    1er février 2012

    La famille de Jésus

    Il était à peu près huit heures du matin, ce dimanche-là, lorsque cinq membres de la famille terrestre de Jésus arrivèrent sur les lieux en réponse à la convocation urgente de la belle-soeur de Jude.

    Seule de sa famille terrestre, Ruth, la soeur cadette de Jésus, avait continuellement cru de tout coeur à la divinité de la mission de Jésus. Jude, Jacques et même Joseph, conservaient en grande partie leur foi en Jésus, mais ils avaient laissé l'orgueil fausser le meilleur de leur jugement et leurs vraies tendances spirituelles. Marie également était déchirée entre l'amour et la crainte, entre l'amour maternel et l'orgueil familial. Bien qu'elle fût assaillie de doutes, elle ne put jamais oublier complètement la visite de Gabriel avant la naissance de Jésus. Les pharisiens s'étaient efforcés de persuader Marie que Jésus ne jouissait pas de son bon sens, qu'il était fou. Ils la pressaient d'aller auprès de lui avec ses fils pour chercher à le dissuader de poursuivre ses efforts d'enseignement public. Ils affirmaient à Marie que la santé de Jésus ne résisterait pas et que, si on lui permettait de continuer, il n'en résulterait que déshonneur et opprobre pour toute la famille. Aussi, lorsque cinq des membres de la famille reçurent l'avertissement de la belle-soeur de Jude, ils partirent immédiatement pour la maison de Zébédée, car ils se trouvaient tous chez Marie, où ils avaient reçu les pharisiens la veille au soir. Ils s'étaient entretenus jusqu'à une heure tardive de la nuit avec les dirigeants de Jérusalem, et ils étaient tous plus ou moins convaincus que Jésus agissait d'une manière étrange, qu'il se conduisait bizarrement depuis quelque temps. Ruth ne pouvait expliquer tous les motifs de sa conduite, mais elle insista sur le fait que Jésus avait toujours équitablement traité sa famille, et elle refusa son adhésion au programme destiné à le dissuader de poursuivre son oeuvre.

    Sur le chemin de la maison de Zébédée, ils reparlèrent encore de ces questions et se mirent tous d'accord pour essayer de faire revenir Jésus à leur foyer, car, disait Marie, “ je sais que je pourrais influencer mon fils si seulement il voulait venir à la maison et m'écouter ”. Jacques et Jude avaient entendu des rumeurs au sujet des plans pour arrêter Jésus et l'emmener à Jérusalem pour être jugé. Ils craignaient aussi pour leur propre sécurité. Tant que Jésus avait été une figure populaire aux yeux du public, les membres de sa famille avaient laissé aller les choses, mais, maintenant que la population de Capharnaüm et les chefs de Jérusalem s'étaient soudain retournés contre lui, ils commençaient à ressentir douloureusement la prétendue disgrâce de leur situation embarrassante. Ils comptaient voir Jésus, le prendre à part et le presser de rentrer au foyer avec eux. Ils se proposaient de l'assurer qu'ils oublieraient que Jésus les avait négligés – qu'ils pardonneraient et oublieraient – si seulement il voulait renoncer à la folie de prêcher une nouvelle religion ne pouvant aboutir qu'à le mettre en difficulté et à couvrir d'opprobre sa famille. Devant tous ces raisonnements, Ruth se bornait à dire : “ Je dirai à mon frère que je crois qu'il est un être humain de Dieu et que j'espère qu'il aimerait mieux mourir que de laisser ces méchants pharisiens mettre fin à ses prédications. ” Joseph promit de faire tenir Ruth tranquille pendant que les autres essayeraient de convaincre Jésus.

    Quand les cinq arrivèrent à la maison de Zébédée, Jésus était en plein milieu de son allocution de départ aux disciples. Ils cherchèrent à entrer dans la maison, mais elle était bondée à déborder. Ils finirent par s'installer sous le porche de derrière et firent passer à Jésus, de bouche en bouche, la nouvelle de leur arrivée. Finalement, Simon Pierre l'annonça à voix basse à Jésus en interrompant le discours pour dire : “ Voici, ta mère et tes frères sont dehors et très désireux de te parler. ” Or, Marie ne se rendait pas compte de l'importance du message de séparation aux disciples; elle ne savait pas non plus que cette allocution avait des chances de prendre fin à tout moment par l'arrivée des êtres humains venant arrêter Jésus. Après une si longue séparation apparente, et vu la grâce que sa mère et ses frères lui faisaient en venant jusqu'à lui, Marie croyait réellement que Jésus s'arrêterait de parler et viendrait les saluer dès qu'il serait averti de leur présence.

    Or, ce fut simplement un nouveau cas où sa famille terrestre ne pouvait comprendre que Jésus devait s'occuper des affaires de son Père. Marie et ses frères furent donc profondément froissés lorsqu'ils virent que, malgré l'interruption de son discours pour recevoir le message, Jésus ne se précipitait pas à leur rencontre. Au lieu de cela, ils entendirent sa voix musicale élever le ton et dire : “ Dites à ma mère et à mes frères qu'ils ne craignent rien pour moi. Le Père qui m'a envoyé dans le monde ne m'abandonnera pas, et ma famille ne subira aucun dommage. Priez-la d'avoir bon courage et de se confier au Père du royaume. Mais, après tout, qui est ma mère et qui sont mes frères ? ” Puis il étendit les mains vers tous les disciples assemblés dans la salle et dit : “ Je n'ai pas de mère, je n'ai pas de frères. Voilà ma mère et voilà mes frères ! Car quiconque fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est ma mère, mon frère et ma soeur. ”

    Lorsque Marie entendit ces paroles, elle s'évanouit dans les bras de Jude. On la transporta dans le jardin pour la ranimer, tandis que Jésus achevait son message d'adieu. Il serait alors sorti pour conférer avec sa mère et ses frères, si un messager, arrivant en hâte de Tibériade, n'était venu annoncer que les officiers du sanhédrin étaient en route avec mandat d'arrêter Jésus et de l'emmener à Jérusalem. Le message fut reçu par André, qui interrompit Jésus pour le lui communiquer. André ne se rappelait pas que David avait posté deux douzaines de sentinelles autour de la maison de Zébédée, de sorte que personne ne pouvait entrer par surprise. Il demanda donc à Jésus ce qu'il fallait faire. Le Maitre se tenait là en silence pendant que, dans le jardin, sa mère se remettait du choc de l'avoir entendu dire : “ Je n'ai pas de mère. ” À ce moment précis, une femme se leva dans la salle et s'écria : “ Béni soit le ventre qui t'a porté et bénis soient les seins qui t'ont allaité. ” Jésus se détourna un instant de sa conversation avec André pour répondre à cette femme : “ Non, béni soit plutôt celui qui entend la parole de Dieu et ose lui obéir. ”

    Marie et les frères de Jésus croyaient que Jésus ne les comprenait pas et qu'il s'était désintéressé d'eux; ils ne se rendaient pas compte que c'étaient eux qui ne réussissaient pas à le comprendre. Jésus comprenait parfaitement combien il est difficile aux êtres humains de rompre avec leur passé. Il savait combien les êtres humains se laissent emporter par l'éloquence des prédicateurs et que leur conscience répond à l'appel émotionnel comme le mental répond à la logique et à la raison, mais il savait aussi combien il est beaucoup plus difficile de persuader les êtres humains de désavouer le passé. Il est éternellement vrai que quiconque se croit incompris ou mal apprécié possède en Jésus un ami compatissant et un conseiller compréhensif. Il avait averti ses apôtres qu'un être humain pouvait avoir pour ennemis les gens de sa propre maison, mais n'avait guère imaginé que cette prédiction s'appliquerait d'aussi près à sa propre expérience. Ce ne fut pas Jésus qui abandonna les membres de sa famille terrestre pour accomplir l'oeuvre de son Père – ce furent eux qui l'abandonnèrent. Plus tard, après la mort et la résurrection du Maitre, quand son frère Jacques s'attacha au mouvement chrétien primitif, il souffrit immensément de n'avoir pas profité de son association initiale avec Jésus et ses disciples.

    Au cours de ces évènements, Jésus décida de se laisser guider par les connaissances limitées de son mental humain. Il désirait subir l'expérience avec ses associés en tant que simple humain. Son idée humaine était de voir sa famille avant de partir. Il ne voulut pas s'arrêter au milieu de son discours et transformer ainsi en affaire publique cette première réunion après une si longue séparation. Il avait eu l'intention de terminer son allocution, puis de s'entretenir avec sa famille avant son départ, mais ce plan fut contrecarré par le concours de circonstances qui suivit immédiatement. La hâte de leur fuite fut accrue par l'arrivée d'un groupe de messagers de David à la porte de derrière de la maison de Zébédée. L'agitation produite par leur arrivée fit craindre aux apôtres que ces nouveaux arrivants ne soient ceux qui venaient les appréhender. De peur d'être immédiatement arrêtés, ils sortirent hâtivement par la porte de devant vers le bateau qui les attendait. Cela explique pourquoi Jésus ne vit pas sa famille qui attendait sous le porche de derrière.

    Toutefois, en montant dans le bateau au cours de cette fuite précipitée, il dit à David Zébédée : “ Dis à ma mère et à mes frères que j'apprécie leur venue et que j'avais l'intention de les voir. Recommande-leur de ne pas se froisser de ma conduite, mais plutôt de chercher à connaître la volonté de Dieu et d'avoir la grâce et le courage de faire cette volonté. ”

    31 janvier 2012

    Faire face

    Lorsque votre entourage tombe malade, soignez vos biens aimés souffrants.

    Ce n'est pas la méthode du Père ni celle du Fils de guérir instantanément et traiter les troubles et les afflictions ordinaires des enfants des êtres humains sur les mondes évolutionnaires du temps et de l'espace.

    Il faut faire face aux difficultés de l'univers et aux obstacles rencontrés sur la planète, en les considérant comme une partie de l'éducation expérimentale fournie pour la croissance et le développement (la perfection progressive) des âmes évoluantes des créatures mortelles.

    La spiritualisation de l'âme exige une expérience intime avec l'acte éducatif de trouver des solutions à un large éventail de problèmes universels réels. La nature animale et les formes inférieures de créatures volitives ne progressent pas bien dans une ambiance trop facile.

    Les situations problématiques, associées aux impulsions à l'action, font naître les activités mentales, psychiques et spirituelles qui contribuent puissamment à l'accomplissement des buts valables de la progression humaine et à l'aboutissement à des niveaux supérieurs de destinée spirituelle.

    30 janvier 2012

    Nos besoins essentiels

    La vie humaine est un combat permanent entre les impulsions matérielles et spirituelles. Cependant il n’est pas nécessaire que ces deux types d’impulsions soient en contradiction.

    Le problème, c’est que les mortels de ce monde ont créé une multitude de faux besoins les éloignant de leur but principal qui est d’atteindre un plus haut niveau de communion avec le Père Céleste, qui véritablement habite dans leur coeur.

    Les besoins essentiels de l’être humain, sans lesquels une vie normale serait impossible, peuvent être comptés sur les doigts d’une main. Jésus-Christ Michael, lors de sa vie terrestre, possédait très peu de choses et a vécu la vie la plus accomplie de toute l’histoire de ce monde. Ne vous laissez pas duper par les faux besoins, mis en avant par les médias. Vous possédez déjà toutes les choses matérielles nécessaires pour atteindre un potentiel plus élevé dans cette vie. Probablement vous n’avez besoin de rien d’autre.

    Le problème, c’est que nombre d’êtres humains en ce monde n’ont même pas de quoi satisfaire leurs besoins les plus élémentaires. Alors que certains possèdent plus que ce dont ils ont besoin, des centaines meurent tous les jours parce qu’ils ne peuvent subvenir aux besoins de base. Ainsi, pour tant de gens, à cause de la souffrance physique que cela engendre, le vrai prix de ces besoins insatisfaits est de les empêcher de penser à quoi que ce soit d’autre et de ne pouvoir envisager l’aspect spirituel de la vie. Comment un enfant, apeuré par sa vie, pourrait-il penser au progrès spirituel ? Comment une maman, voyant son enfant mourir de faim, pourrait-elle chercher la paix spirituelle ?

    Une vie sans croissance spirituelle est une occasion gaspillée. Cela s’apparente à ne pas vivre vraiment. Ceux qui prennent plus que ce dont ils ont besoin et se servent de leurs ressources pour contrôler les autres, se mettent ainsi un lourd fardeau sur le dos. Ils n’occasionnent pas seulement des dégâts aux vies matérielles de ceux qui souffrent de leurs politiques et actions, mais ils volent aussi à ceux qu’ils tiennent en marge, la possibilité d’une vie d’abondance avec des occasions de croissance spirituelle. Cela s’apparente à un meurtre.

    29 janvier 2012

    Je veux vous parler

    Combien de temps vous supporterai-je ? Êtes-vous tous lents à comprendre par l'esprit et manquez-vous de foi vivante ?

    Durant tous ces mois, je vous ai enseigné les vérités de la fraternité spirituelle des fils et des filles de Dieu, et malgré cela vous restez dominés par des mobiles matériels au lieu de l'être par des considérations spirituelles.

    Pourtant, vous devriez le savoir que nos ancêtres ont exhorté les enfants incroyants en leur disant : « Ne craignez pas, restez tranquilles et contemplez le salut de notre Père du Paradis. »

    Nous avons même des chants poétiques qui sont parvenus jusqu’à nous et qui disent : « Mettez votre foi dans notre Père céleste. » « Soyez patients, attendez notre Père Universel et ayez bon courage. Il fortifiera votre coeur. » « Remettez votre fardeau à notre Père du Paradis et il vous soutiendra. Ayez toujours confiance en lui et épanchez votre coeur en lui, car Dieu est votre refuge. » « Celui qui habite dans le lieu secret du Très-Haut demeurera à l'ombre du Tout-Puissant. » « Mieux vaut avoir foi dans notre Père à tous que de donner sa confiance à des princes humains. »

    28 janvier 2012

    La fraternité de Dieu

    La paternité de Dieu et la fraternité des êtres humains ressemblent à :

    La fraternité sprirituelle des fils et des filles de Dieu sur Terre ressemble à un être humain qui a semé du bon grain dans son champ, mais, pendant qu'il dormait, son ennemi vint semer de la mauvaise herbe au milieu du blé et s'enfuit en hâte. Quand les jeunes tiges sortirent de terre et, plus tard, quand les épis se formèrent, la mauvaise herbe apparut aussi. Alors, les employés de cet être humain vinrent lui dire : « N'as-tu pas semé du bon grain dans ton champ ? D'où vient donc cette mauvaise herbe ? » Le propriétaire répondit à ses employés : « C'est quelqu’un de mal intentionnée qui l'a fait. » Alors, les employés demandèrent à leur patron : « Voudrais-tu que nous allions arracher cette mauvaise herbe ? » Mais il leur répondit : « Non, de crainte qu'en l'arrachant vous ne déraciniez aussi le blé. Laissez plutôt les deux pousser ensemble jusqu'au temps de la moisson et je dirai aux moissonneurs : rassemblez d'abord la mauvaise herbe et mettez-là en bottes pour la bruler, puis recueillez le blé pour l'amasser dans mon grenier. »

    La fraternité sprirituelle des fils et des filles de Dieu sur Terre ressemble à un grain de moutarde qu'un être humain sema dans son champ. Or, un grain de moutarde est la plus petite des semences; mais, quand elle s'est entièrement développée, elle devient la plus grande des plantes et ressemble à un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel peuvent se reposer dans ses branches.

    La fraternité sprirituelle des fils et des filles de Dieu sur Terre ressemble aussi à du levain qu'une femme prit pour le cacher dans trois mesures de farine, et il arriva ainsi que toute la pâte leva.

    La fraternité sprirituelle des fils et des filles de Dieu sur Terre ressemble aussi à un trésor caché dans un champ et qu'un être humain a découvert. Dans sa joie, il est allé vendre tout ce qu'il possédait afin d'avoir assez d'argent pour acheter le champ.

    La fraternité sprirituelle des fils et des filles de Dieu sur Terre ressemble aussi à un marchand qui recherche de belles perles. Ayant trouvé une perle de grand prix, il alla vendre tout ce qu'il possédait pour pouvoir acheter la perle extraordinaire.

    La fraternité sprirituelle des fils et des filles de Dieu sur Terre ressemble encore à un filet que l'on aurait lancé dans la mer et qui aurait ramené toutes sortes de poissons. Quand le filet fut rempli, les pêcheurs le tirèrent sur la plage et s'assirent pour trier les poissons; ils recueillirent les bons dans des paniers et jetèrent les mauvais.

    27 janvier 2012

    Comment enseigner

    Il faut toujours différencier votre enseignement de manière à adapter votre présentation de la vérité au mental et au coeur de ceux qui vous écoutent.

    Quand vous vous trouvez devant une multitude d'intelligences et de tempéraments variés, vous ne pouvez prononcer des paroles différentes pour chaque classe d'auditeurs, mais vous pouvez conter une histoire pour transmettre votre enseignement. Chaque groupe, et même chaque individu, pourra ainsi interpréter votre parabole à sa manière, selon ses propres dons intellectuels et spirituels. Laissez briller votre lumière, mais faites-le avec sagesse et discrétion. Personne n'allume une lampe pour la couvrir d'un boisseau ou la mettre sous son lit : on met sa lampe sur un piédestal où tous peuvent voir la lumière. Dans la fraternité spirituelle de Dieu, il n'y a rien de caché qui ne doive être manifesté, point de secrets qui ne doivent finalement être connus. Toutes choses finiront par être éclairées. Ne pensez pas seulement aux foules et à la manière dont elles entendent la vérité; prêtez attention à la manière dont vous-mêmes vous entendez. A celui qui possède, on donnera davantage, tandis qu'à celui qui n'a rien, on enlèvera même ce qu'il croit avoir.

    L’emploi aussi bien de fables que d'allégories dans l'enseignement des vérités de la bonne nouvelle, est à déconseiller. Mais il est recommandable d'user librement de paraboles, particulièrement de paraboles se référant à la nature. Il y a une valeur à utiliser des analogies existant entre les mondes naturels et spirituels comme moyen d'enseigner la vérité. La nature est “ l'ombre irréelle et fugace de réalités spirituelles ”.

    La valeur des paraboles tient aux points suivants :
  • La parabole fait simultanément appel à des niveaux extrêmement différents du mental et de l'esprit. Elle stimule l'imagination, met au défi la discrimination et provoque la pensée critique; elle encourage la sympathie sans soulever d'antagonisme.
  • La parabole part des choses connues pour aboutir au discernement de l'inconnu. Elle utilise le domaine matériel et naturel comme moyen de présenter le spirituel et le supramatériel.
  • Les paraboles favorisent la prise de décisions morales impartiales; elles éludent de nombreux préjugés et introduisent avec charme de nouvelles vérités dans le mental, en soulevant un minimum de réactions défensives de ressentiment personnel.
  • Pour rejeter la vérité contenue dans les analogies d'une parabole, il faut un acte intellectuel conscient accompli directement au mépris de votre jugement droit et de votre décision équitable. La parabole permet de contraindre la pensée en mettant en jeu le sens de l'ouïe.
  • L'enseignement sous forme de paraboles permet à l'instructeur de présenter des vérités nouvelles, et même sensationnelles, tout en évitant la plupart des controverses et des conflits extérieurs avec la tradition et l'autorité établie.
  • La parabole possède également l'avantage de remettre en mémoire les vérités enseignées quand on rencontre ultérieurement les mêmes scènes familières.

  • La parabole du semeur se réfèrait à deux choses. Premièrement, c'était une récapitulation du ministère de Jésus et une prévision de ce qui l'attendait durant le reste de sa vie sur Terre. Deuxièmement, c'était également une allusion à ce que les apôtres et autres messagers du royaume pouvaient attendre de leur ministère, de génération en génération, avec l'écoulement du temps.

    Je vais encore vous raconter la fin de la parabole du semeur. Je veux vous éprouver pour savoir comment vous accepterez ceci : la fraternité de Dieu ressemble aussi à un être humain qui a semé du bon grain sur la Terre; pendant qu'il dormait la nuit et vaquait à ses affaires la jour, le grain germa et grandit, et, sans qu'il sache comment, la plante arriva à maturité. Elle fut d'abord en herbe, puis il y eut l'épi, puis la plénitude du grain dans l'épi. Et, quand le grain fut mûr, l'être humain prit sa faucille et ce fut la fin de la moisson. Que celui qui a une oreille pour entendre entende.

    26 janvier 2012

    Interprêtation d’une parabole

    Pierre et le groupe qui entourait Jésus, parvinrent à la conclusion que la parabole du semeur était une allégorie, et que chacun de ses éléments avait un sens caché.

    Ils décidèrent donc de retourner vers Jésus pour lui demander des explications. Pierre aborda le Maitre en disant : “ Nous sommes incapables de pénétrer la signification de cette parabole; nous voudrions que tu nous l'expliques, puisque tu dis qu'il nous est donné de connaître les mystères du royaume. ” En entendant cela, Jésus dit à Pierre : “ Mon fils, je ne veux rien te cacher, mais j'aimerais que tu me racontes d'abord ce dont vous avez parlé; quelle est ton interprétation de la parabole ? ”

    Après un moment de silence, Pierre dit : “ Maitre, nous avons beaucoup discuté au sujet de la parabole, et voici l'interprétation à laquelle je me suis arrêté : le semeur est le prédicateur de l'évangile; la semence est la parole de Dieu. Les grains qui sont tombés le long du chemin représentent ceux qui ne comprennent pas l'enseignement de l'évangile. Les oiseaux qui s'emparent des grains tombés sur le sol durci représentent Satan, ou le malin, qui dérobe ce qui a été semé dans le coeur de ces ignorants. Les grains tombés dans les endroits rocailleux et qui levèrent si rapidement représentent les personnes superficielles et irréfléchies qui, en entendant la bonne nouvelle, reçoivent le message avec joie; mais, la vérité n'ayant pas réellement de racines profondes dans leur compréhension, leur dévotion ne résiste ni aux tribulations ni aux persécutions. Quand les difficultés surviennent, ces croyants trébuchent; ils succombent à la tentation. Les graines tombées parmi les ronces représentent ceux qui entendent volontiers la parole, mais qui permettent aux soucis du monde et à la nature trompeuse des richesses d'étouffer la parole de vérité et de la rendre stérile. Maintenant, les grains qui sont tombés dans la bonne terre et ont levé pour donner du fruit, les uns trente, les autres soixante et d'autres cent fois, représentent les gens qui ont entendu la vérité, l'ont reçue avec divers degrés d'appréciation – par suite de la différence de leurs dons intellectuels – et ils manifestent donc ces divers degrés d'expérience religieuse. ”

    Après avoir écouté comment Pierre interprétait la parabole, Jésus demanda aux autres apôtres s'ils n'avaient pas aussi des suggestions à offrir. Seul Nathanael répondit à cette invite en disant : “ Maitre, je reconnais qu'il y a de bonnes choses dans l'interprétation de la parabole par Pierre, mais je ne suis pas entièrement d'accord avec lui. Mon idée serait la suivante : le grain représente l'évangile du royaume et le semeur, les messagers du royaume. Les grains qui sont tombés le long du chemin sur le sol durci représentent ceux qui ont entendu peu de choses du royaume, ceux qui sont indifférents au message et ceux qui ont endurci leur coeur. Les oiseaux du ciel qui s'emparent des graines tombées le long du chemin représentent les habitudes de vie, la tentation du mal et les désirs de la chair. Les grains tombés parmi les rochers représentent les âmes émotives, aussi rapides à recevoir le nouvel enseignement qu'à renoncer à la vérité quand elles sont confrontées aux difficultés et aux réalités d'une vie conforme à cette vérité; elles manquent de perception spirituelle. Les grains qui sont tombés dans les ronces représentent ceux qui sont attirés vers les vérités de l'évangile et sont désireux de suivre son enseignement, mais en sont empêchés par l'orgueil, l'envie et les anxiétés de l'existence humaine. Les grains tombés dans la bonne terre et qui ont germé pour porter du fruit, les uns trente, les autres soixante et d'autres cent fois, représentent les degrés naturels et variés d'aptitude à comprendre la vérité et à répondre à ses enseignements spirituels chez les hommes et les femmes qui possèdent des dons divers d'illumination spirituelle. ”

    Lorsque Nathanael eut fini de parler, les apôtres et leurs compagnons s'engagèrent dans des débats sérieux et des discussions approfondies, les uns soutenant que l'interprétation de Pierre était correcte, tandis que les autres, en nombre à peu près égal, cherchaient à défendre l'explication de la parabole par Nathanael. Entretemps, Pierre et Nathanael s'étaient retirés dans la maison et faisaient résolument de grands efforts pour se convaincre mutuellement et changer réciproquement leur manière de penser.

    Le Maitre permit à cette confusion d'atteindre un maximum d'intensité d'expression, après quoi il frappa dans ses mains pour réunir tout le groupe autour de lui. Lorsqu'ils se furent tous une fois de plus assemblés autour de lui, il dit : “ Avant que je ne vous parle de cette parabole, l'un de vous a-t-il quelque chose à dire ? ” Après un moment de silence, Thomas prit la parole : “ Oui, Maitre, je voudrais dire quelques mots. Je me rappelle que tu nous as jadis dit de prendre garde à cette chose même. Tu nous as recommandé, lorsque nous citons des exemples dans nos sermons, d'employer des histoires vraies et non des fables. Nous devons choisir l'histoire qui illustre le mieux la seule vérité centrale et essentielle que nous voulons enseigner au peuple; ensuite, après avoir ainsi utilisé cette histoire, nous ne devons pas essayer de faire une application spirituelle de tous les détails mineurs qu'elle comporte. J'estime que Pierre et Nathanael ont tous deux tort de s'efforcer d'interpréter cette parabole. J'admire leur habileté à le faire, mais je suis également certain que toutes ces tentatives, pour tirer d'une parabole naturelle des analogies spirituelles dans chacun de ses traits, ne peuvent aboutir qu'à la confusion et à de sérieuses méprises sur le vrai but de la parabole. La preuve que j'ai raison résulte pleinement du fait que nous étions tous en communion de pensée il y a une heure, et que, maintenant, nous sommes séparés en deux groupes qui soutiennent des opinions différentes. Et ils s'accrochent tellement à leurs opinions qu'à mon avis, ils réduisent notre aptitude à saisir pleinement la grande vérité que tu avais dans ta pensée, lorsque tu as présenté cette parabole à la foule et que tu nous as ensuite demandé de la commenter. ”

    Les paroles de Thomas eurent un effet calmant sur tous les auditeurs et leur remirent en mémoire ce que Jésus leur avait enseigné en de précédentes occasions. Avant que le Maitre ne reprit la parole, André se leva et dit : “ Je suis persuadé que Thomas a raison et je voudrais qu'il nous dise la signification qu'il attache à la parabole du semeur. ” Jésus donna donc la parole à Thomas, qui dit : “ Mes frères, je ne désirais pas prolonger cette discussion, mais, puisque vous le souhaitez, je dirai que je crois que la parabole a été racontée pour nous enseigner une seule grande vérité, qui est la suivante : si fidèlement et si efficacement que nous exécutions nos missions divines, la réussite de notre enseignement de l'évangile du royaume ne sera pas uniforme, et toutes ces différences de résultats proviendront directement des conditions inhérentes aux circonstances de notre ministère, conditions sur lesquelles nous n'avons que peu ou pas de contrôle. ”

    Après l'exposé de Thomas, la majorité de ses compagnons prédicateurs était prête à l'approuver, et même Pierre et Nathanael se préparaient à lui parler, lorsque Jésus se leva et dit : “ Bravo Thomas, tu as discerné la vraie signification des paraboles; mais Pierre et Nathanael vous ont fait autant de bien, en ce sens qu'ils ont pleinement montré le danger de transformer mes paraboles en allégories. Dans votre propre coeur, il est souvent profitable que vous ayez de telles envolées d'imagination spéculative, mais vous faites une erreur quand vous cherchez à incorporer de telles conclusions dans votre enseignement public. ”

    Maintenant que l'atmosphère était détendue, Pierre et Nathanael se félicitèrent mutuellement de leurs interprétations et, à l'exception des jumeaux Alphée, chacun des apôtres s'aventura à interpréter la parabole du semeur avant que tous n'aillent se reposer pour la nuit. Même Judas Iscariot offrit une explication fort plausible. Les douze essayèrent souvent entre eux de déchiffrer les paraboles du Maitre comme ils l'auraient fait d'une allégorie, mais jamais plus ils ne prirent ces spéculations au sérieux. Ce fut une session très profitable pour les apôtres et leurs associés, d'autant plus qu'à partir de ce moment-là, Jésus introduisit de plus en plus de paraboles dans son enseignement public.

    25 janvier 2012

    La parabole du semeur

    Alors que le Maitre médita sur les prochaines dispositions à prendre pour développer le royaume, des habitants de Capharnaüm et des villages voisins ne tardèrent pas à arriver et, vers dix heures du matin, près d'un millier d'entre eux étaient rassemblés sur le rivage près du bateau de Jésus, réclamant à grands cris son attention.

    Et il commença le récit de la parabole du semeur, l'une des premières d'une longue série de paraboles analogues qu'il enseigna aux foules qui le suivaient. Le bateau avait un siège surélevé sur lequel Jésus s'assit pour parler à la foule assemblée sur la rive, car la coutume voulait que l'on soit assis pour enseigner. Pierre prononça quelques paroles, puis Jésus dit :

    “ Un semeur sortit pour semer et, tandis qu'il semait, quelques grains tombèrent le long du chemin, où ils furent foulés aux pieds et dévorés par les oiseaux du ciel. D'autres tombèrent sur des endroits rocailleux où il y avait peu de terre et levèrent immédiatement, parce que la terre n'avait pas de profondeur; mais, aussitôt que le soleil brilla, ils séchèrent parce qu'ils n'avaient pas de racines pour recueillir l'humidité. D'autres grains tombèrent parmi les ronces et, quand les ronces poussèrent, ils furent étouffés et ne donnèrent rien. D'autres grains encore tombèrent dans de la bonne terre, se développèrent et produisirent les uns trente, d'autres soixante et d'autres cent grains. ” Après avoir conté cette parabole, Jésus dit à la foule : “ Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende. ”

    Quand ils entendirent Jésus enseigner le peuple de cette manière, les apôtres et leurs compagnons furent très perplexes et en parlèrent longuement entre eux. Le soir, dans le jardin de Zébédée, Matthieu dit à Jésus : “ Maitre, que signifient les paroles obscures que tu offres à la foule ? Pourquoi parles-tu en paraboles à ceux qui recherchent la vérité ? ” Et Jésus répondit :

    “ Je vous ai enseignés tout ce temps avec patience. À vous, il est donné de connaître les mystères du royaume des cieux, mais, aux multitudes sans discernement et à ceux qui cherchent à nous détruire, les mystères du royaume seront désormais présentés en paraboles. Nous agirons ainsi afin que ceux qui désirent réellement entrer dans le royaume puissent discerner la signification de l'enseignement et trouver ainsi le salut, tandis que ceux qui nous écoutent uniquement pour nous prendre au piège soient d'autant plus confondus, en ce sens qu'ils verront sans voir et entendront sans entendre. Mes enfants, ne percevez-vous pas la loi de l'esprit ordonnant que l'on donnera à quiconque possède, afin qu'il possède en abondance; mais, à celui qui n'a rien, on enlèvera même ce qu'il a ? C'est pourquoi, je parlerai désormais beaucoup au peuple en paraboles, afin que nos amis et ceux qui désirent connaître la vérité puissent trouver ce qu'ils recherchent, tandis que nos ennemis et ceux qui n'aiment pas la vérité entendront sans comprendre. Nombre de ces gens ne suivent pas le chemin de la vérité. En vérité, le prophète a bien décrit ces âmes sans discernement lorsqu'il a dit : « Car le coeur de ces gens est devenu grossier, et ils ont l'oreille dure et ils ont fermé les yeux de crainte de discerner la vérité et de comprendre dans leur coeur. » ”

    Les apôtres ne saisirent pas complètement la signification des paroles du Maitre. André et Thomas parlèrent plus longuement avec Jésus, tandis que Pierre et les autres apôtres se retirèrent ailleurs dans le jardin et se lancèrent dans une discussion longue et sérieuse.

    24 janvier 2012

    Le rejet par sa famille

    Le temps était magnifique en ce jour de sabbat, et tout Nazareth, amis et ennemis, sortit pour écouter cet ancien citoyen de leur ville discourir dans la synagogue.

    Alors qu'il était jeune être humain, Jésus avait souvent pris la parole dans ce lieu de culte. Ce matin-là, tandis que le chef de la synagogue lui passait le rouleau des écrits sacrés d'où il allait lire la leçon des Écritures, aucun des auditeurs ne parut se rappeler que c'était précisément le manuscrit que Jésus avait jadis offert à cette synagogue.

    Après que Jésus eut parlé au peuple pendant un quart d'heure sur les Fils et les Filles de Dieu, Jésus se trouva entouré dans la synagogue par une multitude d'ennemis, avec, çà et là, quelques-uns de ses disciples. En réponse aux questions grossières et aux sinistres railleries, il répondit avec une pointe d'humour : “ Oui, je suis le fils de Joseph; je suis le charpentier, et je ne suis pas surpris que vous me rappeliez le proverbe : « Médecin, guéris-toi toi-même » ni que vous me mettiez au défi de faire à Nazareth ce que vous avez entendu dire que j'ai accompli à Capharnaüm. Mais je vous prends à témoins que les Écritures elles-mêmes déclarent « qu'un prophète est honoré, sauf dans sa patrie et parmi les siens. » ”

    Mais ils le bousculèrent, tendirent vers lui un doigt accusateur et dirent : “ Tu te crois meilleur que les gens de Nazareth; tu nous as quittés, mais ton frère est un ouvrier ordinaire et tes soeurs vivent encore parmi nous. Nous connaissons Marie, ta mère. Où sont-ils tous aujourd'hui ? Nous entendons de grandes choses à ton sujet, mais nous remarquons qu'à ton retour tu n'accomplis pas de prodiges. ” Jésus répondit : “ J'aime les habitants de la ville où j'ai grandi, et je me réjouirais de vous voir tous entrer dans la fraternité de Dieu, mais il ne m'appartient pas de décider l'accomplissement des oeuvres de Dieu. Les transformations de la grâce s'opèrent en réponse à la foi vivante de ceux qui en bénéficient. ”

    Jésus aurait manié la foule avec bonhomie et désarmé effectivement ses ennemis même les plus violents, si l'un de ses apôtres, Simon Zélotès, n'avait pas commis une bévue tactique. Avec l'aide de Nahor, l'un des jeunes évangélistes, Simon avait réuni, entretemps, un groupe d'amis de Jésus parmi la foule, pris une attitude belliqueuse et signifié aux ennemis du Maitre l'ordre de s'en aller. Jésus avait depuis longtemps appris aux apôtres qu'une réponse douce détourne la fureur, mais ses disciples n'étaient pas habitués à voir leur instructeur bien-aimé, qu'ils appelaient si volontiers Maitre, traité avec tant d'impolitesse et de dédain. C'en était trop pour eux, et ils donnèrent libre cours à leur ressentiment passionné et véhément, ce qui ne fit qu'exciter l'esprit d'émeute dans cette assemblée impie et grossière. Alors, sous la direction de mercenaires, les ruffians se saisirent de Jésus et l'entrainèrent hors de la synagogue, vers le bord d'un précipice, sur une colline voisine, avec l'intention de le pousser dans le vide pour provoquer une chute mortelle sur les rochers en contrebas. Mais, juste au moment où ils allaient passer à l'acte, Jésus fit soudain volte-face et se tourna vers ses ravisseurs en croisant paisiblement les bras. Il ne dit rien, mais ses amis furent plus qu'étonnés de le voir avancer, tandis que la racaille s'écartait et le laissait passer sans le molester.

    Suivi de ses disciples, Jésus se rendit à leur camp où tout l'épisode fut raconté. Le soir même, ils se préparèrent à repartir le lendemain matin de bonne heure pour Capharnaüm, comme Jésus le leur avait ordonné. Cette fin tumultueuse de la troisième tournée de prédication eut un effet dégrisant sur tous les disciples de Jésus. Ils commencèrent à comprendre la signification de certains enseignements du Maitre. Ils s'éveillèrent à la notion que La bonne nouvelle de la paternité de Dieu et de la fraternité des êtres humains ne s'établirait qu'à travers beaucoup de chagrins et d'amères déceptions.

    Le lendemain, les apôtres de Jésus et de Jean, ainsi que les 73 évangélistes et les 12 femmes évangélistes, quittèrent Nazareth. Ils se réunirent comme un groupe assagi, sérieux et désabusé de prédicateurs de l'évangile de vérité, et non comme une troupe enthousiaste de croisés triomphants prêts à tout conquérir. Le soir le Maitre parla pendant plus d'une heure aux groupes assemblés du rôle de l'adversité et de la valeur spirituelle des déceptions. Ce fut une occasion mémorable, et les auditeurs n'oublièrent jamais cette leçon. Jésus ne s'était pas encore complètement remis du chagrin d'avoir été récemment rejeté par Nazareth ; les apôtres remarquèrent qu'une tristesse particulière se mêlait à son enjouement habituel. Jacques et Jean restèrent avec lui une grande partie du temps, car Pierre était surchargé par les nombreuses responsabilités concernant le bien-être et la direction du nouveau corps d'évangélistes. Ce temps d'attente, avant de partir fêter la Pâque à Jérusalem, les femmes l'employèrent à aller de maison en maison, enseignant l'évangile et soignant les malades à Capharnaüm et dans les villes et villages environnants.

    C’est à cette époque que Jésus se mit à utiliser, pour la première fois, la méthode des paraboles pour enseigner les multitudes qui se rassemblaient si souvent autour de lui. Et la première parabole fut celle du semeur.

    23 janvier 2012

    Les femmes annoncent la bonne nouvelle

    Parmi tous les actes audacieux accomplis par Jésus en liaison avec sa carrière terrestre, le plus stupéfiant fut son annonce soudaine : « Demain matin, nous sélectionnerons dix femmes pour travailler au ministère du royaume. »

    Jésus pria David Zébédée d'envoyer des messagers convoquant, à Bethsaïde, dix femmes dévouées qui avaient précédemment servi dans l'administration du camp et à l'infirmerie dans les tentes.

    Ces femmes avaient toutes écouté les leçons données aux jeunes évangélistes, mais jamais ni elles ni leurs instructeurs n'avaient imaginé que Jésus oserait charger des femmes d'enseigner la bonne nouvelle de la paternité de Dieu et de la fraternité des êtres humains, et de soigner les malades.

    Voici les noms de ces dix femmes choisies et mandatées par Jésus : Suzanne, la fille de l'ancien chazan de la synagogue de Nazareth; Jeanne, la femme de Chuza l'intendant d'Hérode Antipas; Élisabeth, la fille d'un riche juif de Tibériade et de Sepphoris; Marthe, la soeur ainée d'André et de Pierre; Rachel, la belle-soeur de Jude, frère de sang de Jésus; Nasanta, la fille d'Elman, le médecin syrien; Milcha, une cousine de l'apôtre Thomas; Ruth, la fille ainée de Matthieu Lévi; Celta, la fille d'un centurion romain; et Agaman, une veuve de Damas. Ultérieurement, Jésus ajouta deux autres femmes à ce groupe : Marie-Madeleine et Rébecca, la fille de Joseph d'Arimathie.

    Jésus autorisa ces femmes à établir leur propre organisation et chargea Judas Iscariot de leur procurer des fonds pour s'équiper et acheter des bêtes de somme. Les dix élurent Suzanne comme chef et Jeanne comme trésorière. A partir de ce moment-là, elles pourvurent à leurs propres besoins et n'eurent plus jamais recours à l'aide de Judas.

    A cette époque, il n'était même pas permis aux femmes de se tenir dans l'enceinte principale de la synagogue; elles étaient confinées dans la galerie des femmes. Ce fut un évènement des plus étonnants de les voir admises comme éducatrices autorisées du nouvel évangile du royaume.

    La mission que Jésus confia à ces dix femmes, en les sélectionnant pour l'enseignement et pour le ministère de l'évangile, fut la proclamation d'émancipation qui libérait toutes les femmes pour toujours; les êtres humains devaient cesser de considérer les femmes comme spirituellement inférieures à eux. Ce fut nettement un choc, même pour les douze apôtres. Ils avaient maintes fois entendu le Maitre dire que “ dans le royaume des cieux, il n'y a ni riche ni pauvre, ni être humain libre ni esclave, ni être humain ni femme, mais tous sont également les fils et les filles de Dieu ”. Malgré cela, les apôtres furent littéralement frappés de stupeur lorsque Jésus proposa officiellement de nommer ces dix femmes comme éducatrices religieuses, et même de leur permettre de voyager avec eux.

    Tout le pays fut mis en émoi par cette façon d'agir, et les ennemis de Jésus tirèrent grand parti de cette décision. Mais, partout, les femmes qui croyaient à la bonne nouvelle soutinrent résolument leurs soeurs choisies et approuvèrent partout, sans hésitation, cette reconnaissance tardive de la place des femmes dans l'oeuvre religieuse. Immédiatement après le départ du Maitre, les apôtres mirent en pratique cette libération des femmes en leur accordant la place qui convenait, mais les générations suivantes retournèrent aux anciennes coutumes. Durant toute l'époque primitive de l'Église chrétienne, les femmes éducatrices et ministres furent appelées diaconesses (proclamation de l’évangile, aide aux pauvres et aux malades, assistance aux femmes, etc.), et on leur accorda une récognition générale. Quant à Paul, il accepta bien la chose en théorie, mais ne l'incorpora jamais réellement dans son comportement et trouva personnellement difficile de la mettre en pratique.

    Ce fut à Magdala que les femmes démontrèrent, pour la première fois, leur utilité et justifièrent la sagesse qui les avait fait choisir. André avait imposé à ses associés des règles plutôt strictes pour la coopération personnelle avec des femmes, surtout avec celles de réputation douteuse. Lorsque le groupe arriva à Magdala, les dix femmes évangélistes furent libres d'entrer dans les mauvais lieux et de prêcher directement la bonne nouvelle à toutes les pensionnaires. Et, quand elles visitèrent les malades, il leur était possible, dans leur ministère, d'entrer dans l'intimité de leurs soeurs éprouvées.

    A la suite des efforts de ces dix femmes (ultérieurement connues comme les douze femmes) dans cette ville, Marie la Magdaléenne fut gagnée au royaume. Par une succession de malheurs, et comme conséquence de l'attitude de la bonne société envers les femmes qui commettent de semblables erreurs de jugement, cette femme avait échoué dans l'un des mauvais lieux de Magdala. Ce furent Marthe et Rachel qui lui expliquèrent que les portes du royaume étaient ouvertes même à ses pareilles. Marie crut la bonne nouvelle et fut baptisée le lendemain par Pierre.

    Marie-Madeleine devint l'éducatrice la plus efficace de l'évangile au groupe de ces douze femmes évangélistes. Elle fut choisie pour ce service à Jotapata, avec Rébecca, environ quatre semaines après sa conversion. Durant tout le reste de la vie terrestre de Jésus, Marie, Rébecca et leurs compagnes continuèrent à travailler fidèlement et efficacement pour éclairer et relever leurs soeurs opprimées. Quand la dernière et tragique scène du drame de la vie de Jésus se jouait, et bien que tous les apôtres, sauf un, se fussent enfuis, ces femmes restèrent toutes à leur poste et aucune d'entre elles ne le renia ni ne le trahit.

    22 janvier 2012

    La crainte du Seigneur

    Au commencement, c'est seulement par la peur que l'être humain pouvait apprendre le respect; mais Jésus est venu révéler l'amour du Père afin que vous soyez incités à adorer l'Éternel par l'attrait de la reconnaissance affectueuse d'un Fils et la réciprocité de l'amour parfait et profond du Père.

    Jésus veut vous délivrer de l'esclavage consistant à vous soumettre, par peur servile, au service fastidieux d'un Dieu-Roi jaloux et courroucé. Il veut vous apprendre les relations de Père à fils et fille, et entre Dieu et les êtres humains, de manière à vous conduire joyeusement à la libre adoration sublime et céleste d'un Dieu-Père affectueux, juste et miséricordieux.

    La "crainte du Seigneur" a eu différentes significations dans les âges successifs; elle a commencé par la peur, continué par l'angoisse et la frayeur, et fini par la crainte et le respect. Partant du respect, Jésus veut vous élever à l'amour en vous le faisant reconnaître, réaliser et apprécier. Quand l'être humain ne reconnaît que les oeuvres de Dieu, il est conduit à avoir peur du Suprême; quand il commence à comprendre et à connaître par expérience la personnalité et le caractère du Dieu vivant, il est conduit à aimer de plus en plus ce bon et parfait Père universel et éternel. C'est précisément ce changement de relation entre l'être humain et Dieu qu’a constitué la mission du Fils de l'Homme sur Terre.

    Des enfants intelligents ne cherchent pas à obtenir de larges dons de leur père par des manifestations de crainte. L'affection du père pour ses fils et ses filles lui a déjà dicté de leur donner une abondance de bonnes choses. Les ayant reçues d'avance, ces enfants bien-aimés sont conduits à aimer leur père en faisant montre de gratitude et d'appréciation pour cette générosité bienfaisante. La bonté de Dieu conduit à la repentance; la bienfaisance de Dieu conduit à servir; la miséricorde de Dieu conduit au salut; alors que l'amour de Dieu conduit à l'adorer intelligemment de tout coeur.

    Nos ancêtres craignaient Dieu parce qu'il était puissant et mystérieux. Nous l'adorerons parce qu'il est magnifique en amour, généreux en miséricorde et glorieux en vérité. La puissance de Dieu fait naître la peur dans le coeur humain, mais la noblesse et la droiture de sa personnalité engendrent le respect, l'amour et l'adoration spontanée. Un fils ou une fille affectueux et déférent ne craint ni ne redoute un père, même puissant et noble. Jésus est venu dans le monde pour remplacer la peur par l'amour, le chagrin par la joie, la crainte par la confiance, l'esclavage servile et les cérémonies dépourvues de sens par le service affectueux et le culte appréciateur. Il reste cependant vrai, pour ceux qui siègent dans les ténèbres, que « la crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse. » Quand la lumière brillera plus pleinement, les fils et les filles de Dieu seront amenés à louer l'Infini pour ce qu'il est, plutôt qu'à le craindre pour ce qu'il fait.

    Quand les enfants sont jeunes et étourdis, il faut bien qu'ils soient réprimandés pour respecter leurs parents; mais, quand ils grandissent et commencent à mieux apprécier les bienfaits du ministère et de la protection de leurs parents, un respect compréhensif et une affection croissante les élèvent à un niveau d'expérience où ils aiment effectivement leurs parents pour ce qu'ils sont, plus que pour ce qu'ils ont fait. Le père aime naturellement son enfant, mais l'enfant doit développer son amour pour son père en commençant par la peur de ce que le père peut faire, puis en continuant par la crainte, la frayeur, la dépendance et le respect, jusqu'à la considération et l'appréciation affectueuse de l'amour.

    On vous a enseigné qu'il faut « craindre Dieu et observer ses commandements car, c'est là tout le devoir de l'être humain ». Or, Jésus est venu vous donner un commandement nouveau et supérieur. Il veut vous enseigner à « aimer Dieu et à apprendre à faire sa volonté, car c'est le plus grand privilège des fils et des filles de Dieu libérés. » On a appris à vos pères à craindre " Dieu – le Roi Tout-Puissant ". Jésus enseigne : « Aimez Dieu – le Père infiniment miséricordieux. »

    Dans la fraternité de Dieu, que Jésus est venu proclamer, il n'y a pas de roi élevé et puissant; ce royaume est une famille divine. Le centre et le chef, universellement reconnu et adoré sans réserve, de cette vaste fraternité d'êtres intelligents est son Père et votre Père. Jésus est son Fils, et vous êtes également ses fils et ses filles. Il est donc éternellement vrai que lui et vous, vous êtes frères dans l'état céleste, et cela d'autant plus que vous êtes devenus frères incarnés dans la vie terrestre. Cessez donc de craindre Dieu comme un roi ou de le servir comme un maitre; apprenez à le respecter comme le Créateur; honorez-le comme Père de votre jeunesse spirituelle; aimez-le comme un défenseur miséricordieux; et, finalement, adorez-le comme le Père aimant et infiniment sage de votre épanouissement dans la maturité et l'appréciation spirituelles.

    Vos fausses conceptions du Père céleste donnent naissance à vos idées erronées sur l'humilité et à une grande partie de votre hypocrisie. L'être humain est peut-être un ver de terre par sa nature et son origine, mais, lorsqu'il est habité par l'esprit de votre Père, cet être humain devient divin par sa destinée. L'esprit effusé par votre Père retournera sûrement à sa source divine et au niveau universel de son origine. Et l'âme humaine de l'être humain mortel qui sera devenue l'enfant né à nouveau de cet esprit intérieur s'élèvera certainement avec l'esprit divin jusqu'à la présence même du Père éternel.

    Certes, l'humilité sied aux mortels qui reçoivent tous ces dons du Père qui est aux cieux, bien qu'une dignité divine soit attachée à tous les candidats par la foi à l'ascension éternelle du royaume de Dieu. Les pratiques serviles et dépourvues de sens d'une fausse humilité ostentatoire sont incompatibles avec l'appréciation de la source de votre salut et la récognition de la destinée de vos âmes nées d'esprit. Il sied parfaitement d'être humble devant Dieu dans le fond de votre coeur; la modestie devant les êtres humains est louable; mais l'hypocrisie d'une humilité consciente de soi et cherchant à attirer l'attention est infantile et indigne des fils et des filles éclairés de la fraternité de la famille de Dieu.

    Vous faites bien d'être modestes devant Dieu et de vous contrôler devant les êtres humains, mais il faut que votre modestie ait une origine spirituelle et ne soit pas l'étalage illusoire d'un sens autoconscient de supériorité satisfaite d'elle-même. Le prophète a sagement parlé en disant : « Marchez humblement avec Dieu », car, bien que le Père céleste soit l'Infini et l'Éternel, il habite aussi « chez celui qui a la pensée repentante et un esprit humble ». Votre Père dédaigne l'orgueil, exècre l'hypocrisie et abhorre l'iniquité. C'est pour faire ressortir la valeur de la sincérité et de la parfaite confiance dans le soutien affectueux et les fidèles directives du Père céleste que Jésus a si souvent fait allusion aux petits enfants, pour illustrer l'attitude mentale et la réaction spirituelle qui sont si essentielles pour permettre aux mortels d'entrer dans les réalités spirituelles de la fraternité spirituelle de Dieu.

    Le prophète Jérémie a bien décrit beaucoup de mortels en disant : « Vous êtes proches de Dieu par la bouche, mais loin de lui dans votre coeur. » N'avez-vous pas également lu le lugubre avertissement du prophète qui a dit : « Les prêtres de ce monde enseignent pour un salaire, et les prophètes prédisent pour de l'argent. En même temps, ils font profession de piété et proclament que le Seigneur est avec eux » ? N'avez-vous pas été bien mis en garde contre ceux « qui parlent de paix à leurs voisins quand la malice est dans leur coeur », contre ceux « qui flattent des lèvres alors que leur coeur joue double jeu » ? Parmi tous les chagrins pour un être humain confiant, il n'y en a pas de plus terrible que d'être « blessé dans la maison d'un ami en qui il avait confiance ».

    21 janvier 2012

    L'hostilité des chefs religieux

    Malgré l'accueil favorable de Jésus et de ses enseignements par le commun du peuple, les chefs religieux de Jérusalem étaient de plus en plus alarmés et hostiles.

    Les pharisiens avaient élaboré une théologie systématique et dogmatique. Jésus enseignait selon les besoins du moment ; il n'était pas un éducateur systématique ; il enseignait par parabole, moins à partir de la loi que de la vie. (Quand il employait une parabole pour illustrer son message, il projetait de n'utiliser qu'un seul trait de l'histoire à cet effet. Beaucoup d'idées fausses sur l'enseignement de Jésus peuvent résulter de tentatives pour transformer ses paraboles en allégories.)

    Les chefs religieux de Jérusalem devenaient presque fous de rage à la suite de la récente conversion du jeune Abraham et de la désertion des trois espions, qui avaient été baptisés par Pierre et accompagnaient maintenant les évangélistes dans la seconde tournée de prédication en Galilée. Les dirigeants juifs étaient de plus en plus aveuglés par la peur et les préjugés, en même temps que leur coeur se durcissait par le rejet continuel des attrayantes vérités de l'évangile du royaume. Quand les êtres humains se refusent à faire appel à l'esprit qui habite en eux, on ne peut presque rien faire pour modifier leur attitude.

    Lors de sa première rencontre avec les évangélistes au camp de Bethsaïde, Jésus leur avait dit en terminant son allocution : “ N'oubliez pas que, corporellement et mentalement – c'est-à-dire émotivement – la réaction des êtres humains est individuelle. Leur seule uniformité est d'être habités par un esprit intérieur. Bien que ces esprits divins puissent varier quelque peu par la nature et l'étendue de leur expérience, ils réagissent uniformément à tous les appels spirituels. L'humanité ne pourra jamais parvenir à l'unité et à la fraternité autrement que par cet esprit et en faisant appel à lui. ” Mais beaucoup de dirigeants juifs avaient fermé les portes de leur coeur à l'appel spirituel du royaume. A partir de ce jour, ils ne cessèrent plus de faire des plans et de comploter pour détruire le Maitre. Ils étaient convaincus qu'il fallait arrêter, condamner et exécuter Jésus en tant que criminel religieux, violateur des enseignements capitaux de la loi sacrée juive.

    La colère est une manifestation matérielle qui représente, d'une manière générale, la mesure dans laquelle la nature spirituelle n'a pas réussi à dominer les natures intellectuelle et physique conjuguées. La colère indique votre manque d'amour fraternel tolérant, plus votre manque de respect de soi et de maitrise de soi. La colère épuise la santé, avilit le mental et handicape l'instructeur spirituel de l'âme de l'être humain. La colère tue l'être humain stupide et l'être humain se déchire lui-même dans sa colère. Celui qui est lent à la colère possède une grande compréhension, tandis que quiconque s'irrite rapidement exalte la folie ? Une réponse douce détourne la colère et des paroles dures excitent la colère. La retenue ajourne la colère, et celui qui ne se contrôle pas lui-même ressemble à une ville sans défense et sans remparts. La colère est cruelle et outrageante. Les êtres humains irrités fomentent la dispute, tandis que les furieux multiplient leurs transgressions.

    Que votre coeur soit dominé par l'amour, afin que votre guide spirituel n'ait pas trop de peine à vous délivrer de la tendance à laisser éclater des accès de colère animale incompatibles avec le statut de filiation divine.

    20 janvier 2012

    La religion de Jésus

    Jésus comprenait le mental des êtres humains; il connaissait le fond de leur coeur.

    Si ses enseignements avaient été transmis tels qu'il les présenta, avec pour seul commentaire l'interprétation inspirée de sa vie terrestre, toutes les nations et toutes les religions du monde auraient rapidement embrassé la bonne nouvelle à propos de la paternité de Dieu et de la fraternité des êtres humains. Les efforts bien intentionnés des premiers disciples de Jésus pour reformuler ses enseignements, afin de les rendre plus acceptables pour certaines nations, races et religions, eurent simplement pour effet de rendre ces enseignements moins acceptables pour toutes les autres nations, races et religions.

    Dans ses efforts pour attirer l'attention favorable de certains groupes de son époque sur les enseignements de Jésus, l'apôtre Paul écrivit de nombreuses lettres d'instructions et de recommandations. D'autres éducateurs de l'évangile de Jésus en firent autant, mais aucun d'eux n'imagina que ces écrits seraient ultérieurement réunis par ceux qui voudraient les présenter comme constituant les enseignements de Jésus. En conséquence, bien que ce qu'on appelle le christianisme contienne plus d'éléments de la bonne nouvelle du Maitre que toute autre religion, il contient aussi beaucoup de données que Jésus n'enseigna pas. Outre l'incorporation, dans le christianisme primitif, de nombreux enseignements des mystères persans et de beaucoup d'éléments de la philosophie grecque, deux grandes fautes furent commises :
  • 1. L'effort pour relier directement l'enseignement de l'évangile à la théologie juive, tel qu'illustré par les doctrines chrétiennes de l'expiation, enseignant que Jésus était le Fils dont le sacrifice satisferait la sévère justice du Père et apaiserait le courroux divin. Ces enseignements naquirent de tentatives louables pour rendre l'évangile du royaume plus acceptable aux Juifs incrédules. Si ces efforts manquèrent leur but en ce qui concerne le ralliement des Juifs, ils ne manquèrent pas d'embrouiller et d'aliéner de nombreuses âmes sincères de toutes les générations ultérieures.
  • 2. La seconde grande bévue des premiers disciples du Maitre, une erreur que toutes les générations ultérieures ont persisté à perpétuer, fut d'organiser la doctrine chrétienne aussi complètement autour de la personne de Jésus. Cet accent excessif mis sur la personnalité de Jésus, dans la théologie du christianisme, a contribué à obscurcir ses enseignements. Tout cela a rendu de plus en plus difficile aux Juifs, aux Mahométans, aux Hindous et aux autres membres des religions orientales d'accepter les enseignements de Jésus. Nous ne voudrions pas minimiser la place de sa personne dans une religion qui peut porter son nom, mais nous ne voudrions pas non plus permettre à cette considération d'éclipser sa vie inspirante ou de supplanter son message de salut : la paternité de Dieu et la fraternité des êtres humains.

    Ceux qui enseignent la religion de Jésus devraient approcher les autres religions en reconnaissant les vérités qu'elles détiennent en commun (et dont beaucoup proviennent directement ou indirectement du message de Jésus) tout en s'abstenant d'insister pareillement sur les différences.

    Pendant que le Créateur lui-même était sur Terre, incarné dans la similitude de la chair mortelle, il était inévitable que des choses extraordinaires se produisent. Cependant, on ne devrait jamais approcher Jésus au travers de ces évènements dits miraculeux. Apprenez à approcher les miracles par Jésus, mais ne commettez pas la faute d'approcher Jésus par les miracles. Cette recommandation est légitime, bien que Jésus de Nazareth soit l'unique fondateur de religion qui ait accompli sur Terre des actes supramatériels.

    Le trait le plus étonnant et le plus révolutionnaire de la mission terrestre de Jésus-Christ Michael fut son attitude envers les femmes. À une époque et dans une génération où il était malséant pour un être humain de saluer en public même sa propre femme, Jésus osa emmener des femmes pour enseigner l'évangile en liaison avec sa troisième tournée de prédication en Galilée. Et il eut le courage suprême de le faire en dépit de l'enseignement rabbinique qui proclamait : “ Mieux vaut bruler les paroles de la loi que de les remettre à des femmes. ”

    En une seule génération, Jésus fit sortir les femmes d'un oubli irrespectueux et les libéra des corvées serviles des âges primitifs. C'est à la honte de la religion qui osa se qualifier du nom de Jésus, de n'avoir pas eu le courage moral de suivre ce noble exemple dans son attitude ultérieure envers les femmes.

    Les gens auxquels Jésus se mêlait le trouvaient entièrement dégagé des superstitions de l'époque. Il était libre de préjugés religieux et n'était jamais intolérant. Rien dans son coeur ne ressemblait à un antagonisme social. Il se conformait à ce qui était bon dans la religion de ses ancêtres, mais n'hésitait pas à négliger les traditions humaines de superstition et de servitude. Il osa enseigner que les catastrophes de la nature, les accidents du temps et d'autres évènements calamiteux ne sont ni des châtiments du jugement divin ni des décrets mystérieux de la Providence. Il condamna la dévotion servile à des cérémonies dépourvues de sens, et dénonça le sophisme du culte matérialiste. Il proclama hardiment la liberté spirituelle des êtres humains et osa enseigner que les mortels incarnés sont, en fait et en vérité, des fils et des filles du Dieu vivant.

    Jésus transcenda tous les enseignements de ses ancêtres lorsqu'il substitua audacieusement des coeurs sans souillure à des mains sans souillure, comme signes de la vraie religion. Il remplaça la tradition par la réalité et balaya toutes les prétentions de la vanité et de l'hypocrisie. Et, cependant, cet intrépide être humain de Dieu ne donna pas libre cours à des critiques destructives, et ne manifesta pas un complet dédain pour les usages religieux, sociaux, économiques et politiques de son temps. Il n'était pas un révolutionnaire militant ; il était un évolutionniste progressiste. Il ne se lança dans la destruction de ce qui était qu'en offrant simultanément à ses compagnons la chose supérieure qui devrait être.

    Jésus obtint l'obéissance de ses disciples sans l'exiger. Parmi tous les êtres humains qui reçurent son appel personnel, trois seulement refusèrent cette invitation à devenir ses disciples. Il exerçait un pouvoir d'attraction particulier sur les êtres humains, mais n'était pas dictatorial. Il commandait la confiance, et jamais personne ne fut froissé de recevoir un ordre de lui. Il assumait une autorité absolue sur ses disciples, mais nul n'y fit jamais d'objection. Il permettait à ses disciples de l'appeler Maitre.

    Le Maitre était admiré par tous ceux qu'il rencontrait, sauf par ceux qui entretenaient des préjugés religieux bien enracinés et par ceux qui croyaient discerner un danger politique dans ses enseignements. Ses auditeurs étaient étonnés de l'originalité et de l'autorité de son enseignement. Ils s'émerveillaient de sa patience envers les arriérés et les importuns qui l'interrogeaient. Il inspirait de l'espoir et de la confiance au coeur de tous ceux qui bénéficiaient de son ministère. Seuls le craignaient ceux qui ne l'avaient jamais rencontré, et seuls le haïssaient ceux qui le considéraient comme le champion d'une vérité destinée à détruire le mal et l'erreur qu'ils avaient décidé de maintenir à tout prix dans leur coeur.

    Sur ses amis comme sur ses ennemis, il exerçait une forte et particulière influence de fascination. Des multitudes le suivaient pendant des semaines, rien que pour entendre ses paroles bienveillantes et observer la simplicité de sa vie. Des hommes et des femmes dévoués aimaient Jésus d'une affection presque surhumaine, et mieux ils le connaissaient, plus ils l'aimaient, et tout ceci est resté vrai. Même aujourd'hui et dans tous les âges futurs, mieux un être humain connaîtra cet être humain-Dieu, plus il l'aimera et voudra le suivre.

    19 janvier 2012

    Une femme reconnaissante

    Bien que Simon ne fut pas membre du sanhédrin juif, il était un pharisien influent de Jérusalem. Il croyait avec tiédeur à l'évangile. Au risque d'en être sévèrement critiqué, il osa inviter chez lui Jésus et ses associés personnels, Pierre, Jacques et Jean, pour un banquet. Simon avait observé le Maitre depuis longtemps; il était très impressionné par ses enseignements, et encore plus par sa personnalité.

    Les riches pharisiens pratiquaient l'aumône et ne fuyaient pas la publicité au sujet de leur philanthropie. Ils annonçaient même parfois, à son de trompette, la charité qu'ils se proposaient de faire à un mendiant. Quand ces pharisiens offraient un banquet à des hôtes distingués, ils avaient l'habitude de laisser ouvertes les portes de leur maison, de sorte que même les mendiants des rues pouvaient entrer ; ces mendiants se tenaient debout le long des murs de la salle, derrière les divans des dineurs, de manière à être en bonne place pour attraper les morceaux de nourriture que les participants au banquet pourraient leur lancer.

    En cette occasion particulière, dans la maison de Simon, et parmi les gens qui venaient de la rue, il se trouva une femme de réputation douteuse qui s'était récemment mise à croire à la bonne nouvelle de l'évangile du royaume. Elle était bien connue dans tout Jérusalem comme l'ancienne tenancière d'une maison de prostitution, dite de grande classe, attenante à la cour des Gentils du temple. En acceptant l'enseignement de Jésus, elle avait fermé la maison où elle exerçait son vil métier et incité la majorité de ses pensionnaires à accepter l'évangile et à changer leur mode de vie. Malgré cela, elle était fort méprisée des pharisiens et obligée de porter ses cheveux flottants – le signe distinctif de la prostitution. Cette femme non dénommée avait apporté avec elle un grand flacon de lotion parfumée. Elle se tint derrière Jésus, allongé pour son repas, et commença à oindre ses pieds en les mouillant aussi de ses larmes de reconnaissance et en les essuyant avec ses cheveux. Lorsqu'elle eut terminé l'onction, elle continua à pleurer et à lui embrasser les pieds.

    Voyant tout cela, Simon se dit en lui-même : “ Si cet être humain était un prophète, il saurait qui le touche ainsi et de quel genre de femme il s'agit, une pécheresse notoire. ” Sachant ce qui se passait dans la pensée de Simon, Jésus prit la parole et dit : “ Simon, il y a quelque chose que j'aimerais te dire. ” Simon répondit : “ Maitre, dis-le. ” Alors, Jésus répondit : “ Un riche prêteur d'argent avait deux débiteurs. L'un lui devait cinq-cents deniers, l'autre cinquante. Aucun des deux n'ayant de quoi le payer, il remit leur dette à tous deux. À ton avis, Simon, lequel des deux l'aimera le plus ? ” Simon répondit : “ Je suppose que c'est celui à qui il a remis le plus. ” Et Jésus dit : “ Tu as bien jugé. ” Puis, montrant du doigt la femme, il poursuivit : “ Simon, regarde bien cette femme. Je suis entré dans ta maison comme invité, et, cependant, tu ne m'as pas donné d'eau pour mes pieds. Cette femme reconnaissante m'a lavé les pieds avec des larmes et les a essuyés avec ses cheveux. Tu ne m'as pas donné de baiser d'accueil amical, mais cette femme, depuis qu'elle est entrée, n'a pas cessé de m'embrasser les pieds. Tu as négligé d'oindre d'huile ma tête, mais elle a oint mes pieds avec des lotions précieuses. Que signifie tout ceci ? Simplement que ses nombreux péchés lui ont été pardonnés, ce qui l'a conduite à beaucoup aimer. Ceux qui n'ont reçu qu'un peu de pardon n'aiment parfois qu'un peu. ” Puis Jésus se retourna vers la femme, la prit par la main, la fit lever et dit : “ En vérité, tu t'es repentie de tes péchés, et ils sont pardonnés. Ne te laisse pas décourager par l'attitude irréfléchie et inamicale de tes semblables; va ton chemin dans la joie et la liberté du royaume des cieux. ”

    A l'audition de ces paroles, Simon et ses convives furent encore plus étonnés et commencèrent à chuchoter entre eux : “ Qui est cet être humain qui ose même pardonner les péchés ? ” En les entendant murmurer ainsi, Jésus se retourna pour congédier la femme en disant : “ Femme, va en paix, ta foi t'a sauvée. ”

    Lorsque Jésus se leva avec ses amis pour prendre congé, il se tourna vers Simon et dit : “ Je connais ton coeur, Simon. Je sais combien tu es déchiré entre la foi et le doute, combien tu es bouleversé par la peur et troublé par l'orgueil, mais je prie pour toi, pour que tu t'abandonnes à la lumière et que, dans ta situation, tu subisses de puissantes transformations de mental et d'esprit, comparables aux prodigieux changements que la bonne nouvelle de la fraternité de Dieu a déjà opérés dans le coeur de la convive qui n'était ni invitée ni bienvenue. Je vous déclare à tous que le Père a ouvert les portes du royaume céleste à tous ceux qui ont assez de foi pour y entrer. Nul être humain et nulle association d'êtres humains ne peuvent fermer ces portes, même à l'âme la plus humble ou au pécheur supposé le plus flagrant de la Terre, s'ils désirent sincèrement y entrer. ” Puis Jésus, Pierre, Jacques et Jean prirent congé de leur hôte et allèrent rejoindre les autres apôtres au camp, dans le jardin de Gethsémani.

    Le même soir, Jésus fit, aux apôtres, le mémorable discours sur la valeur relative du statut auprès de Dieu et du progrès dans l'ascension éternelle du Paradis. Jésus dit : “ Mes enfants, s'il existe un véritable lien vivant entre l'enfant et le Père, l'enfant est certain de progresser continuellement vers les idéaux du Père. Il est vrai que les progrès de l'enfant peuvent d'abord être lents, mais ils n'en sont pas moins sûrs. La chose importante n'est pas tant la rapidité de vos progrès que leur certitude. Vos accomplissements actuels sont moins importants que le fait que la direction de vos progrès soit orientée vers Dieu. Ce que vous devenez, jour après jour, a infiniment plus d'importance que ce que vous êtes aujourd'hui. Cette femme convertie, que certains d'entre vous ont vue aujourd'hui chez Simon, vit actuellement sur un niveau très inférieur à celui de Simon et de ses associés bien intentionnés. Mais ces pharisiens sont occupés par le faux problème de l'illusion de franchir des cercles trompeurs par la pratique de services cérémoniels dépourvus de signification, tandis que cette femme est partie résolument sur la route longue et mouvementée de la recherche de Dieu; son sentier vers le ciel n'est bloqué ni par l'orgueil spirituel ni par l'autosatisfaction morale. Humainement parlant, cette femme est beaucoup plus éloignée de Dieu que Simon, mais son âme suit un mouvement progressif; elle est en route vers un but éternel. Cette femme porte en elle de prodigieuses possibilités spirituelles pour l'avenir. Certains d'entre vous peuvent ne pas se trouver à des niveaux réellement élevés d'âme et d'esprit, mais vous faites des progrès quotidiens vers Dieu sur le chemin vivant que votre foi a ouvert. Il y a, en chacun de vous, de prodigieuses possibilités pour l'avenir. Mieux vaut avoir une foi restreinte, mais vivante et croissante, que de posséder un puissant intellect avec ses réserves mortes de sagesse temporelle et d'incrédulité spirituelle. ”

    Jésus mit ses apôtres sérieusement en garde contre la folie de l'enfant de Dieu qui abuse de l'amour du Père. Il déclara que le Père céleste n'est pas un père négligent, relâché ou sottement indulgent, toujours prêt à excuser le péché et à pardonner l'insouciance. Il recommanda à ses auditeurs de ne pas appliquer, de façon erronée, son illustration du père et du fils ou de la fille de façon qu'elle fasse apparaître Dieu comme semblable à certains parents trop indulgents et dépourvus de sagesse qui conspirent, avec la folie de la Terre, pour consommer la ruine morale de leur progéniture écervelée, et qui contribuent ainsi, certainement et directement, à démoraliser de bonne heure leurs propres enfants et à en faire des délinquants. Jésus dit : “ Mon Père n'excuse pas avec indulgence les pratiques de ses enfants quand elles mènent à la destruction automatique de toute croissance morale et à la ruine de tout progrès spirituel. Ces pratiques coupables sont une abomination aux yeux de Dieu. ”

    18 janvier 2012

    Suis la route de la vérité

    La vérité est le fondement de toute réalité. C’est le fait ultime et inéluctable qui sous-tend tout ce qui existe, et on ne peut donc trouver qu’auprès de Dieu la vérité originale et ultime.

    A nous, ses créatures, ont été révélés plusieurs niveaux de vérité – tous selon notre capacité individuelle de perception spirituelle. Les créatures finies ne peuvent jamais pénétrer la vérité absolue, car leur réception de nouveaux concepts dépend nécessairement de leur "proximité" avec les concepts déjà présents dans leur esprit. Tu ne peux pas recevoir une révélation de la vérité, sauf si elle est liée à quelque chose que tu connaissais déjà. C'est pourquoi la révélation de la vérité est toujours graduelle et progressive dans les mondes évolutionnaires de l'espace et du temps.

    Puisque la compréhension de la vérité est un processus évolutif, dépendant d’une acquisition intellectuelle antérieure, la perception de la vérité est souvent mélangée, pervertie, corrompue et même falsifiée par les hypothèses intellectuelles erronées existant dans l’esprit de l’individu. La compréhension de la vérité est donc aussi unique que la personnalité individuelle, et il est donc impossible pour deux esprits humains d’avoir la même compréhension de la vérité sur le même sujet.

    Cette relativité de la vérité nous apprend qu’elle ne peut jamais être complète et définitive chez aucune créature humaine. Sachant ce fait devrait aider les humains à être tolérants et coopératifs les uns envers les autres, car une telle attitude favorise en effet l'augmentation constante de la compréhension de la vérité sur la planète, à la fois en quantité et en qualité.

    Notre Fils Créateur, Jésus-Christ Michael, a dit : « Je suis la vérité ». Comme un Fils unique engendré de Dieu, il est pour nous, ses fils et filles de son univers, la révélation de la vérité la plus haute. Il incarne la manifestation maximale de vérité pour nous et a déjà mis la vérité à notre disposition par l’envoi sur Terre de son Esprit de Vérité, qui favorise constamment une meilleure compréhension de la vérité sous toutes les facettes de la vie.

    Ne t’inquiète pas, mon élève, du fait que la vérité, telle que tu la connais maintenant, soit encore limitée. Suis la vérité d'aujourd'hui autant que possible, et, ce faisant, sa compréhension s’élargira et s’approfondira – même à la frontière de l'absolu du jour encore lointain où tu atteindras la perfection de la créature.

    Une certitude intérieure véritable et authentique ne craint nullement une analyse extérieure, pas plus que la vérité n'est froissée par une critique honnête. N'oublie jamais que l'intolérance est le masque couvrant des doutes entretenus dans le secret sur la véracité de ce que l'on croit. Nul n'est jamais dérangé par l'attitude de ses voisins s'il a parfaitement confiance dans la vérité de ce qu'il croit de tout coeur. Le courage est la confiance des gens d'une honnêteté à toute épreuve au sujet des choses qu'ils professent de croire. Les êtres humains sincères ne craignent pas l'examen critique de leurs convictions profondes et de leurs nobles idéaux.

    L'assurance que tu es entré dans la famille de la fraternité spirituelle du Père du Paradis, et que tu survivras éternellement avec les enfants du royaume céleste, est entièrement une affaire d'expérience personnelle – de foi dans la parole de vérité. L'assurance spirituelle est l'équivalent de ton expérience religieuse personnelle dans les réalités éternelles de la vérité divine; en d'autres termes, elle est égale à ta compréhension intelligente des réalités de la vérité, augmentée de ta foi spirituelle et diminuée de tes doutes honnêtes.

    Le Fils possède par nature la vie du Père. Nous avons été dotés de l'esprit vivant du Père; nous sommes donc Fils et Filles de Dieu. Nous survivrons à la vie incarnée du monde matériel parce que nous sommes identifiés à l'esprit vivant du Père, le don de la vie éternelle.

    Tu ne peux observer l'esprit divin à l'oeuvre dans ton mental, mais il existe une méthode pratique pour découvrir le degré auquel tu as abandonné le contrôle des pouvoirs de ton âme à l'enseignement et aux directives de l'esprit intérieur venu du Père qui est aux cieux : c'est le degré de ton amour pour tes semblables. Cet esprit du Père participe de l'amour du Père; quand il domine l'être humain, il le conduit infailliblement dans la direction de l'adoration divine et de la considération affectueuse pour son prochain. Au début, tu crois que tu es Fils ou Fille de Dieu parce que cet enseignement t'a rendus plus conscient des directives intérieures de la présence de notre Père en toi; mais l'Esprit de Vérité est répandu sur toute chair : il vit parmi les êtres humains et les enseigne tous. Cet Esprit de Vérité, parlant pour les dons spirituels de ton âme, t'aidera à savoir que tu es le Fils ou la Fille de Dieu. Il témoignera infailliblement avec la présence intérieure du Père, ton esprit, qui habite tous les êtres humains, et te dira que tu es en réalité le Fils ou la Fille de Dieu.

    Tout enfant terrestre qui suit les directives de cet esprit finira par connaître la volonté de Dieu, et quiconque s'abandonne à la volonté de notre Père vivra éternellement. Il y a un chemin, un chemin qui a toujours existé, et quiconque entre dans la fraternité des êtres humains a déjà la vie éternelle – il ne périra jamais.

    La vérité est un long chemin qu’il faut suivre patiemment et prudemment, plutôt qu’un état mystique auquel on aboutit soudainement. Ton esprit divin intérieur te guide sur cette route, répétant constamment « C’est le chemin, suis-le. » – Va là !

    17 janvier 2012

    Les fonctions de la providence

    La providence ne signifie pas que Dieu ait décidé toutes choses pour nous et d'avance.

    Dieu nous aime trop pour faire cela, car ce ne serait rien de moins qu'une tyrannie cosmique. L'être humain a, en vérité, des pouvoirs relatifs de choix. L'amour divin n'est pas non plus cette sorte d'affection à courte vue qui dorloterait et gâterait les enfants des êtres humains.

    Dieu aime chaque créature comme un enfant, et son amour couvre de son ombre chaque créature dans le temps et dans l'éternité. La providence fonctionne en considération du total et s'occupe de la fonction de chaque créature dans la mesure où cette fonction est reliée au total. Quand la providence intervient auprès d'un être, cela dénote l'importance de la fonction de cet être en ce qui concerne la croissance évolutionnaire d'un ensemble donné. Cet ensemble peut être la race totale, la nation totale, la planète totale ou même un total plus élevé. C'est l'importance de la fonction de la créature qui occasionne une intervention providentielle, et non l'importance de la créature en tant que personne.

    Néanmoins, le Père, en tant que personne, peut à tout moment interposer une main paternelle dans le courant des évènements cosmiques qui se déroulent selon la volonté de Dieu, en harmonie avec la sagesse de Dieu, et qui sont motivés par l'amour de Dieu.

    Toutefois ce que l'être humain appelle la providence est trop souvent le produit de sa propre imagination, la juxtaposition fortuite de circonstances dues au hasard. La plupart des évènements que les mortels appellent providentiels ne le sont pas; le jugement humain en ces matières est fortement handicapé par un manque de vision pénétrant les vraies significations des circonstances de la vie. Bien des circonstances qu'un être humain appellerait bonnes chances peuvent en réalité être des malchances. Le sourire de la fortune, qui donne des loisirs non gagnés et des richesses imméritées, peut se révéler la plus grande des afflictions humaines. La cruauté apparente d'un destin pervers, qui accumule les tribulations sur quelque malheureux mortel, peut en réalité être le feu qui, lors de la trempe, transmue le fer doux de la personnalité immature en l'acier trempé d'un vrai caractère.

    Il existe une providence dans les univers en évolution, et les créatures peuvent la découvrir exactement dans la mesure où elles ont atteint la capacité de percevoir le dessein de ces univers en évolution. La capacité complète de discerner les buts de l'univers équivaut au parachèvement évolutionnaire de la créature; en d'autres termes, on peut dire qu'elle a, alors, atteint le Suprême dans les limites du présent état des univers incomplets.

    Au commencement, sur un monde évolutionnaire, les évènements naturels d'ordre matériel et les désirs personnels des êtres humains paraissent souvent contradictoires. Bien des faits qui se passent sur un monde en évolution sont plutôt difficiles à comprendre pour les mortels – la loi de la nature paraît si souvent cruelle, impitoyable et indifférente à tout ce qui est vrai, beau et bon pour la compréhension humaine. Mais, à mesure que l'humanité poursuit son développement planétaire, nous constatons que ce point de vue est modifié par les facteurs suivants :
  • L'élargissement de la vision de l'être humain – sa meilleure compréhension du monde dans lequel il vit, sa capacité accrue à comprendre les faits matériels du temps, les idées significatives de la pensée et les idéaux valables de la clairvoyance spirituelle. Tant que les êtres humains ne prennent, pour étalon de mesure, que des objets de nature physique, ils n'ont aucune chance de trouver l'unité dans le temps et l'espace.
  • L'accroissement de la maitrise de l'être humain – l'accumulation graduelle de la connaissance des lois du monde matériel, des buts de l'existence spirituelle et des possibilités de coordonner ces deux réalités par la philosophie. L'être humain sauvage était impuissant devant les massacres causés par les forces naturelles, servile devant la domination cruelle de ses propres peurs intérieures. L'être humain à demi civilisé commence à ouvrir les réserves de secrets des royaumes naturels, et sa science détruit, lentement mais sûrement, ses superstitions, tout en lui procurant une nouvelle base factuelle élargie pour comprendre les significations de la philosophie et les valeurs de la véritable expérience spirituelle. L'être humain civilisé atteindra, un jour, la maitrise relative des forces physiques de sa planète; l'amour de Dieu qu'il porte dans son coeur se répandra effectivement comme amour du prochain, tandis que les valeurs de l'existence humaine s'approcheront de la limite des capacités des mortels.
  • L'intégration de l'être humain dans l'univers – l'accroissement de la perspicacité de l'être humain et de ses accomplissements expérientiels l'amène à une harmonie plus étroite avec les présences unifiantes de la Suprématie – la Trinité du Paradis et l'Être Suprême. Et c'est cela qui établit la souveraineté du Suprême sur les mondes ancrés depuis longtemps dans la lumière et la vie. Ces planètes évoluées sont, en vérité, des poèmes d'harmonie, des images de beauté et de bonté accomplie atteinte par la poursuite de la vérité cosmique. Et si ces choses peuvent arriver à une planète, alors de plus grandes peuvent advenir à un système et aux plus vastes unités du grand univers à mesure qu'elles aussi parviennent à une stabilité dénotant que leur potentiel de croissance finie est épuisé.

  • Sur une planète de cet ordre avancé, la providence est devenue une actualité. Les circonstances de la vie y sont harmonisées, non seulement parce que l'être humain a réussi à dominer les problèmes matériels de son monde, mais aussi parce qu'il a commencé à vivre conformément à la tendance des univers. Il suit le sentier de Suprématie qui aboutit au Père Universel.

    Le royaume de Dieu est dans le coeur des êtres humains, et, quand ce royaume devient actuel dans le coeur de chaque individu d'un monde, alors la loi de Dieu est devenue actuelle sur cette planète; et ceci est l'accès de l'Être Suprême à la souveraineté.

    Pour réaliser l'action de la providence dans le temps, il faut que l'être humain accomplisse sa tâche, qui est d'atteindre la perfection. Mais l'être humain peut déjà avoir l'avant-gout de cette providence dans ses significations éternelles en méditant sur le fait universel que toutes choses, bonnes ou mauvaises, concourent à faire progresser les humains connaissant Dieu dans leur recherche du Père de tous.

    La providence se discerne de mieux en mieux à mesure que les êtres humains s'élèvent du matériel au spirituel. L'acquisition d'une clairvoyance spirituelle parachevée permet à la personnalité ascendante de détecter l'harmonie dans ce qui était auparavant un chaos.

    Quand les êtres humains prient pour que la providence interviennent dans les circonstances de leur vie, la réponse à leurs prières est bien souvent leur propre changement d'attitude envers la vie. Mais la providence n'est pas capricieuse; elle n'est pas non plus fantastique ni magique. Elle représente l'émergence lente et sûre du puissant souverain des univers finis, dont les créatures évoluantes détectent occasionnellement la majestueuse présence au cours de leurs progrès dans l'univers. La providence est la marche sûre et certaine des galaxies de l'espace et des personnalités du temps vers les buts de l'éternité, d'abord dans le Suprême, ensuite dans l'Ultime et peut-être dans l'Absolu. Nous croyons que la même providence existe dans l'infinité et qu'elle est la volonté, les actions et le dessein de la Trinité du Paradis, qui motive ainsi l'apparition de myriades d'univers dans le panorama cosmique.

    16 janvier 2012

    Contrôle et supercontrôle

    Dans les créations de l'espace-temps, le libre arbitre est enserré dans des restrictions et des limitations.

    L'évolution de la vie matérielle est d'abord machinale, puis activée par le mental; enfin, après avoir été douée de la personnalité, elle peut se laisser gouverner par l'esprit. L'évolution organique sur les mondes habités est physiquement limitée par le potentiel des implantations originelles de vie physique faites par les Porteurs de Vie.

    L'être humain mortel est une machine, un mécanisme vivant; ses racines se trouvent vraiment dans le monde physique d'énergie. Bien des réactions humaines sont de nature machinale; une grande partie de la vie ressemble à une mécanique. Mais l'être humain, qui est un mécanisme, est beaucoup plus qu'une machine; il est doué d'un mental et habité par l'esprit; et, bien qu'au cours de sa vie matérielle il ne puisse jamais échapper au mécanisme électrochimique de son existence, il peut apprendre à subordonner de plus en plus ce mécanisme de vie physique à la sagesse directrice de l'expérience par le processus consistant à consacrer le mental humain à exécuter les incitations spirituelles du Fragment du Père intérieur.

    L'esprit libère le fonctionnement de la volonté; le mécanisme le limite. Le choix imparfait, non contrôlé par le mécanisme et non identifié à l'esprit, est dangereux et instable. La domination mécanique assure la stabilité aux dépens du progrès. L'alliance avec l'esprit dégage le choix du niveau physique, et, en même temps, assure la stabilité divine résultant d'une clairvoyance universelle accrue et d'une compréhension cosmique plus vaste.

    Le grand danger qui menace la créature quand elle parvient à se libérer des entraves du mécanisme vital est qu'elle ne réussisse pas à compenser cette perte de stabilité en effectuant une liaison fonctionnelle harmonieuse avec l'esprit. Le choix de la créature, quand elle est relativement dégagée de la stabilité mécanique, pourrait tendre à la libérer elle-même davantage, indépendamment d'une plus grande identification avec l'esprit.

    Tout le principe de l'évolution biologique rend impossible l'apparition, sur les mondes habités, d'êtres humains primitifs doués d'une grande maitrise d'eux-mêmes. C'est pourquoi le même plan créatif, qui traduit le dessein de l'évolution, fournit également les restrictions extérieures de temps et d'espace, de faim et de peur, qui circonscrivent efficacement le champ des choix subspirituels de ces créatures non cultivées. À mesure que le mental de l'être humain réussit à traverser des barrières de plus en plus difficiles à franchir, le même plan créatif contient aussi des dispositions pour que l'héritage racial de sagesse expérientielle péniblement acquis s'accumule lentement – en d'autre termes, ce plan prévoit un équilibre entre les contraintes extérieures en régression et les contraintes intérieures croissantes.

    La lenteur de l'évolution, du progrès culturel humain, témoigne de l'efficacité de ce frein – l'inertie matérielle – qui agit si puissamment pour ralentir les vitesses dangereuses du progrès. C'est ainsi que le temps lui-même amortit et répartit les conséquences (qui autrement seraient mortelles) du fait d'échapper prématurément aux barrières successives qui limitent l'activité humaine. Car, lorsque la culture progresse trop rapidement, lorsque les accomplissements matériels dépassent l'évolution de la sagesse adoratrice, alors, la civilisation contient en elle-même des germes de récession. A moins que cette civilisation ne soit étayée par un accroissement rapide de sagesse expérientielle, de telles sociétés humaines redescendront des niveaux élevés, mais prématurés, qu'elles ont atteints, et les " âges de ténèbres " de l'interrègne de la sagesse témoigneront, alors, de la résurgence inexorable du déséquilibre entre la liberté du moi et le contrôle du moi.

    Le mental qui peut abréger partiellement le temps et l'espace prouve, par cet acte même, qu'il possède en lui-même les germes de sagesse qui peuvent efficacement remplacer le mur de contrainte qu'il a transcendé.

    À mesure que l'être humain s'affranchit des entraves de la peur, qu'il relie les continents et les océans avec ses machines, et les générations et les siècles avec sa documentation, il doit substituer à chaque contrainte transcendée une contrainte nouvelle et volontaire assumée en accord avec les impératifs moraux de la sagesse humaine en expansion. Ces restrictions que l'on s'impose volontairement sont à la fois les plus puissants et les plus subtils de tous les facteurs de la civilisation humaine : les concepts de justice et les idéaux de fraternité. L'être humain se qualifie même pour supporter les restrictions de la miséricorde quand il ose aimer ses semblables, quand il réussit à débuter dans la fraternité spirituelle, quand il décide de traiter ses compagnons de la manière dont il voudrait être traité, et même de leur accorder le traitement qu'il suppose que Dieu leur accorderait.

    Une réaction automatique de l'univers est stable et se poursuit sous une certaine forme dans le cosmos. Une personnalité qui connaît Dieu et désire faire sa volonté, qui a de la clairvoyance spirituelle, est divinement stable et éternellement existante. La grande aventure de l'être humain consiste dans le transit de son mental mortel de la stabilité de la statique mécanique à la divinité de la dynamique spirituelle, et il réalise cette transformation par la force et la persévérance de ses propres décisions de personnalité, dans chaque situation de la vie, en déclarant : " C'est ma volonté que ta volonté soit faite. "

    15 janvier 2012

    Omniscience et prédestination

    Dans le grand univers, la fonction de la volonté du Créateur et la fonction de la volonté de la créature s'exercent dans les limites et selon les possibilités établies par les Maitres Architectes.

    Toutefois, la prédétermination de ces limites maxima n'abroge pas, le moins du monde, la souveraineté de la volonté de la créature à l'intérieur de ces frontières. La préconnaissance ultime – la pleine tolérance de tous les choix finis – ne constitue pas non plus une abrogation de la volition finie. Un être humain mûr et perspicace peut parfois prévoir fort exactement la décision d'un associé plus jeune, mais cette préconnaissance n'enlève rien à la liberté ni à l'authenticité de la décision même. Les Dieux ont sagement limité le champ d'action de la volonté immature mais, à l'intérieur de ces limites définies, elle n'en reste pas moins une véritable volonté.

    Même la corrélation suprême de tous les choix passés, présents et futurs n'invalide pas l'authenticité de ces choix. Elle dénote plutôt la tendance préordonnée du cosmos et suggère la préconnaissance de ces êtres volitifs qui peuvent choisir ou refuser de devenir des parties contributives de l'actualisation expérientielle de toute la réalité.

    L'erreur dans le choix fini est liée au temps et limitée par lui. Elle ne peut exister que dans le temps et à l'intérieur de la présence évoluante de l'Être Suprême. Ce choix erroné est possible dans le temps et dénote (en dehors de l'inachèvement du Suprême) un certain domaine de choix dont les créatures immatures doivent être dotées pour bénéficier de la progression dans l'univers en établissant par leur libre arbitre le contact avec la réalité.

    Le péché, dans l'espace conditionné par le temps, prouve clairement la liberté temporelle – et même la licence – de la volonté finie. Le péché dépeint l'immaturité, d'une part éblouie par la liberté volitive relativement souveraine de la personnalité, et d'autre part manquant de percevoir les obligations et devoirs suprêmes de la citoyenneté cosmique.

    L'iniquité, dans les domaines finis, révèle la réalité transitoire de toute individualité non identifiée à Dieu. Une créature ne devient véritablement réelle dans les univers que si elle s'identifie à Dieu. La personnalité finie ne se crée pas elle-même, mais, dans le cadre superuniversel du choix, elle détermine elle-même sa destinée.

    Le don de la vie rend les systèmes matériels-énergétiques capables de se perpétuer, de se propager et de s'adapter eux-mêmes. Le don de la personnalité communique, aux organismes vivants, des prérogatives additionnelles de disposer d'eux- mêmes, d'évoluer eux-mêmes et de s'identifier eux-mêmes avec un esprit de la Déité susceptible de fusionner avec eux.

    Le don de la personnalité vient du Père et communique, au système vivant, d'uniques prérogatives de choix. Or, si la personnalité a la prérogative d'exercer le choix volitif de s'identifier à la réalité, et si ce choix est sincère et libre, alors il faut que la personnalité évoluante ait aussi le choix possible de se désorienter, de se disloquer et de se détruire elle-même. La possibilité cosmique de se détruire ne peut être évitée si l'on veut que la personnalité évoluante soit vraiment libre dans l'exercice de sa volonté finie.

    C'est pourquoi la sécurité est accrue si l'on rétrécit les limites du choix personnel sur tous les niveaux inférieurs d'existence. Le choix se dégage de plus en plus à mesure que l'on s'élève dans les univers. A la fin, il devient très proche de la liberté divine quand la personnalité ascendante atteint le statut de divinité, la suprématie de consécration aux desseins universels, le parachèvement de la sagesse cosmique et l'identification finale de la créature avec la volonté et les voies de Dieu.

    14 janvier 2012

    Omnipotence et omnificense

    L'omnipotence de la Déité n'implique pas le pouvoir de faire ce qui est infaisable.

    Dans le cadre espace-temps, et en se plaçant au point de vue intellectuel de la compréhension humaine, même le Dieu infini ne peut créer des cercles carrés ni produire du mal qui soit naturellement bon. Dieu ne peut faire de choses non divines. Cette contradiction de termes philosophiques équivaut au non-être et implique que rien n'a été ainsi créé. Un trait de caractère d'une personnalité ne peut être à la fois divin et non divin. La compossibilité est innée dans le pouvoir divin. Tout ceci dérive du fait que l'omnipotence ne se borne pas à créer des choses ayant une nature, mais qu'elle donne aussi naissance à la nature de toutes les choses et de tous les êtres.

    Au commencement, le Père fait tout; mais, à mesure que le panorama de l'éternité se déroule en réponse à la volonté et aux commandements de l'Infini, il ressort de plus en plus que les créatures, même les êtres humains, doivent devenir des partenaires de Dieu pour réaliser la finalité de la destinée. Ceci est vrai même dans la vie dans la chair; quand l'être humain et Dieu entrent en association, on ne peut assigner aucune limite aux possibilités futures de cette association. Quand l'être humain se rend compte que le Père Universel est son partenaire dans la progression éternelle, quand il fusionne avec la présence intérieure du Père, il a rompu, en esprit, les entraves du temps et il est déjà entré dans les progressions de l'éternité, à la recherche du Père Universel.

    La conscience du mortel passe des faits aux significations, et ensuite aux valeurs. La conscience du Créateur part de la valeur de l'idée, passe par la signification des mots et arrive au fait de l'action. Pour sortir de l'impasse de l'unité non qualifiée inhérente à l'infinité existentielle, il faut toujours que Dieu agisse. La Déité doit toujours fournir l'univers archétypal, les personnalités parfaites, la vérité, la beauté et la bonté originelles que toutes les créations subdivines s'efforcent d'atteindre. Il faut toujours que Dieu trouve d'abord l'être humain pour que l'être humain puisse ensuite trouver Dieu. Un Père Universel est toujours nécessaire avant que puissent exister une filiation universelle et la fraternité universelle qui s'ensuit.

    Dieu est vraiment omnipotent, mais non omnificent – il ne fait pas personnellement tout ce qui se fait. L'omnipotence englobe le potentiel de pouvoir du Tout-Puissant Suprême et de l'Être Suprême, mais les actes volitifs de Dieu le Suprême ne sont pas des agissements personnels de Dieu l'Infini.

    Soutenir l'omnificence de la Déité primordiale équivaudrait à priver de leurs droits près d'un million de Fils Paradisiaques Créateurs, sans mentionner les innombrables armées des divers autres ordres d'aides qui apportent leur concours créatif. Dans tout l'univers, il n'y a qu'une seule Cause sans cause. Toutes les autres causes sont dérivées de cette unique Grande Source-Centre Première, et rien, dans cette philosophie, ne fait violence au libre arbitre des myriades d'enfants de la Déité disséminées dans un immense univers.

    Dans un cadre local, la volition peut paraître fonctionner comme une cause sans cause, mais elle présente infailliblement des facteurs héréditaires qui établissent des relations avec la Première Cause unique, originelle et absolue.

    Toute volition est relative. Au sens initial, seul le Père-JE SUIS possède la finalité volitive. Au sens absolu, seuls le Père, le Fils et l'Esprit exercent les prérogatives d'une volonté non conditionnée par le temps et non limitée par l'espace. L'être humain mortel est doué de libre arbitre, du pouvoir de choisir; bien que ce choix ne soit pas absolu, il est néanmoins relativement final sur le niveau fini et en ce qui concerne la destinée de la personnalité qui choisit.

    Sur un niveau quelconque n'atteignant pas l'absolu, la volition rencontre des limitations inhérentes à la personnalité même qui exerce le pouvoir de choix. L'être humain ne peut choisir au delà du domaine de ce qui est choisissable. Par exemple, il ne peut choisir d'être autre chose qu'un humain, sauf qu'il peut décider de devenir plus qu'un être humain. Il peut choisir d'entreprendre l'ascension de l'univers, mais cela tient, en l'espèce, à une coïncidence spéciale entre le choix humain et la volonté divine. Ce qu'un fils ou une fille désire et que le Père veut arrivera en toute certitude.

    Dans la vie humaine, des lignes de conduite optionnelles s'ouvrent et se ferment continuellement. Durant les périodes où le choix est possible, la personnalité humaine décide constamment entre de nombreuses lignes d'action. La volition temporelle est reliée au temps et doit attendre l'écoulement du temps pour trouver l'occasion de s'exprimer. La volition spirituelle a commencé à gouter la liberté hors des entraves du temps, car elle a réussi à échapper partiellement à la séquence du temps; cela est parce que la volition spirituelle s'identifie avec la volonté de Dieu.

    La volition, l'acte de choisir, doit fonctionner dans le cadre universel qui s'est actualisé en réponse à des choix supérieurs et antérieurs. Tout le champ de la volonté humaine est strictement limité au fini, sauf sur un point particulier : quand l'être humain choisit de trouver Dieu et d'être semblable à lui, ce choix est superfini.

    Reconnaître l'omnipotence de la Déité, c'est jouir de la sécurité dans votre expérience de citoyenneté cosmique, c'est posséder l'assurance de la sureté dans le long voyage au Paradis. Par contre, accepter le sophisme de l'omnificence, c'est embrasser la colossale erreur du panthéisme.

    13 janvier 2012

    Temps et Éternité

    Il est utile à l'être humain, pour son orientation cosmique, d'arriver à comprendre aussi bien que possible les rapports de la Déité avec le cosmos.

    La Déité absolue est éternelle par nature, mais les Dieux sont reliés au temps, en tant qu'expérience dans l'éternité. Dans les univers évolutionnaires, l'éternité est la perpétuité temporelle – l'éternel maintenant.

    La personnalité de la créature mortelle peut devenir éternelle en s'identifiant avec l'Esprit intérieur par la technique consistant à choisir de faire la volonté du Père. Cette consécration de la volonté équivaut à la réalisation d'un dessein de réalité éternelle. Cela signifie que le dessein de la créature est devenu invariant par rapport à la succession des instants; ou, en d'autres termes, que les moments qui se succèdent ne verront aucun changement dans le dessein de la créature. Un million ou un milliard de moments n'y changeront rien. Les nombres ont cessé d'avoir une signification concernant le dessein de la créature. C'est ainsi que le choix de la créature s'ajoutant au choix de Dieu se traduit par les réalités éternelles de l'union sans fin entre l'esprit de Dieu et la nature de l'être humain, au service perpétuel des enfants de Dieu et de leur Père du Paradis.

    Il existe, dans tout intellect donné, une relation directe entre la maturité et la conscience d'une unité de temps. Cette unité de temps peut être un jour, une année ou une période plus longue, mais elle est inévitablement le critère par lequel le moi conscient apprécie les circonstances de la vie et par lequel l'intellect qui conçoit mesure et évalue les faits de l'existence temporelle.

    L'expérience, la sagesse et le jugement coïncident avec l'allongement de l'unité de temps dans l'expérience des mortels. Quand le mental humain remonte dans le passé, il évalue l'expérience antérieure avec le dessein d'influencer une situation présente. Quand le mental s'étend dans l'avenir, il essaye d'évaluer la signification future d'une action possible. Ayant ainsi tenu compte à la fois de l'expérience et de la sagesse, la volonté humaine prend une décision-jugement dans le présent, et le plan d'action ainsi né du passé et de l'avenir vient à l'existence.

    Dans la maturité du moi qui se développe, le passé et l'avenir sont réunis pour éclairer la vraie signification du présent. À mesure que le moi mûrit, il recourt pour son expérience à un passé de plus en plus lointain, tandis que ses prévisions de sagesse cherchent à pénétrer de plus en plus profondément dans l'avenir inconnu. Et, à mesure que le moi qui conçoit étend davantage sa portée dans le passé et le futur, son jugement dépend de moins en moins du présent momentané. La décision-action commence ainsi à échapper aux liens du présent en mouvement, tandis qu'elle revêt progressivement les aspects de la signification passé-futur.

    La patience est pratiquée par les mortels dont les unités de temps sont courtes. La vraie maturité transcende la patience par une longanimité née d'une réelle compréhension. Murir, c'est vivre plus intensément dans le présent et en même temps échapper aux limitations du présent. Les plans de maturité, fondés sur l'expérience passée, se réalisent dans le présent de manière à rehausser les valeurs de l'avenir.

    L'unité de temps chez les personnes non mûres concentre les significations-valeurs dans le moment présent de telle manière que le présent est dissocié de sa vraie relation avec le non-présent – le passé-futur. L'unité de temps de la maturité a des proportions qui révèlent les relations coordonnées du passé-présent-futur de telle manière que le moi commence à pénétrer le sens de l'ensemble des évènements, il commence à apercevoir le paysage du temps sous la perspective panoramique des horizons élargis, et peut-être à soupçonner le continuum éternel, sans commencement ni fin, dont les fragments s'appellent le temps.

    Sur les niveaux de l'infini et de l'absolu, le moment présent contient tout le passé aussi bien que tout le futur. JE SUIS signifie également J'AI ÉTÉ et JE SERAI, et ceci représente notre meilleur concept de l'éternité et de l'éternel.

    Sur le niveau absolu et éternel, la réalité potentielle a tout autant de signification que la réalité actuelle. C'est seulement sur les niveaux finis et pour les créatures liées par le temps que la différence paraît si vaste. Pour Dieu en tant qu'absolu, un ascendeur mortel qui a pris la décision éternelle est déjà un finalitaire du Paradis. Mais, grâce aux Fragments divins intérieurs, le Père Universel n'est pas limité ainsi dans sa perception, mais il peut aussi être au fait de – et participer à – toutes les luttes temporelles concernant les problèmes de l'ascension des créatures, depuis les niveaux d'existence où celles-ci ressemblent à des animaux jusqu'à ceux où elles ressemblent à Dieu.

    12 janvier 2012

    Temp et Espace

    La croissance créative est sans fin, mais toujours satisfaisante.

    Elle est sans fin en étendue, mais toujours ponctuée par les moments satisfaisants pour la personnalité, où le but provisoire est atteint, et qui servent si efficacement de prélude à la mobilisation pour de nouvelles aventures de croissance cosmique, d'exploration de l'univers et d'aboutissement à la Déité.

    Bien que le domaine des mathématiques soit cerné de limitations qualitatives, il procure cependant au mental fini une base conceptuelle pour contempler l'infinité. Les nombres n'ont pas de limitation quantitative, même dans la compréhension d'un mental fini. Si grand que soit le nombre conçu, vous pouvez toujours envisager d'y ajouter une unité. Vous pouvez également comprendre que vous restez en deçà de l'infini, car quel que soit le nombre de fois que vous répétez cette addition, vous pouvez toujours la répéter une fois de plus.

    En même temps, les séries infinies peuvent être totalisées à un point donné quelconque, et ce total (ou plus exactement ce total partiel) procure à une personne donnée, ayant à un moment donné un statut donné, la plénitude de la douceur d'avoir atteint un but. Mais, tôt ou tard, la même personne recommence à languir après des buts nouveaux et supérieurs; et ces aventures de croissances se renouvelleront éternellement dans la plénitude des temps et dans les cycles de l'éternité.

    Chaque âge successif de l'univers est le prélude de l'ère suivante de croissance cosmique, et chaque époque de l'univers fournit une destinée immédiate à tous les stades précédents.

    11 janvier 2012

    Tout pour l'expérience

    Les êtres humains oublient bien trop souvent que Dieu est la plus grande expérience dans l'existence humaine.

    Les autres expériences sont limitées dans leur nature et leur contenu, mais l'expérience de Dieu n'a pas d'autres limites que la capacité des créatures à comprendre, et cette expérience par elle-même accroit cette capacité. Quand les êtres humains sont à la recherche de Dieu, ils recherchent tout. Quand ils trouvent Dieu, ils ont tout trouvé. La recherche de Dieu est une effusion illimitée d'amour accompagnée de la découverte surprenante d'un nouvel amour plus grand à effuser.

    Tout véritable amour vient de Dieu, et l'être humain reçoit l'affection divine dans la mesure où lui-même effuse cet amour sur ses compagnons. L'amour est dynamique. On ne peut jamais le capturer; il est vivant, libre, passionnant et toujours en mouvement. L'être humain ne peut jamais saisir l'amour du Père pour l'emprisonner dans son coeur. L'amour du Père ne peut devenir réel pour l'être humain mortel qu'en passant par sa personnalité, alors qu'à son tour lui-même effuse cet amour sur ses compagnons. Le grand circuit d'amour part du Père, se diffuse par les fils et les filles vers les frères et soeurs et, de là, se dirige vers le Suprême. L'amour du Père apparaît dans la personnalité du mortel par le ministère du Fragment du Père, le don de Dieu intérieur. Ce fils ou cette fille qui connaît Dieu révèle cet amour à ses frères de l'univers, et cette affection fraternelle est l'essence de l'amour du Suprême.

    Bien qu'au cours du présent âge de l'univers, nous ne puissions trouver personnellement le Suprême comme nous pouvons trouver et trouverons effectivement le Père, le Fils et l'Esprit, néanmoins, l'ascension vers le Paradis et la carrière universelle subséquente créeront graduellement, dans notre conscience, la récognition de la présence universelle et l'action cosmique du Dieu de toute expérience. Les fruits de l'esprit sont la substance du Suprême tel qu'il est réalisable dans l'expérience humaine. (Les fruits de l'esprit sont : service expression de l'amour, dévouement désintéressé, fidélité courageuse, équité sincère, honnêteté éclairée, espoir vivace, confiance sans soupçons, ministère miséricordieux, bonté inaltérable, tolérance indulgente et paix durable.)

    Un ascendeur humain peut trouver le Père; Dieu est existentiel, donc réel, indépendamment du statut d'expérience dans l'univers total. Mais nul ascendeur isolé ne trouvera le Suprême avant que tous les ascendeurs aient atteint la maturité universelle maximum qui les qualifiera pour participer simultanément à cette découverte.

    Le Père ne fait pas acception de personnes; il traite chacun de ses fils et ses filles ascendants comme des individus cosmiques. De même, le Suprême ne fait pas acception de personnes; il traite ses enfants expérientiels comme un seul total cosmique. L'être humain peut découvrir le Père dans son coeur, mais il lui faudra rechercher le Suprême dans le coeur de tous les autres êtres humains, et, quand toutes les créatures révèleront parfaitement son amour, le Suprême deviendra alors pour elles une actualité de l'univers. Et ceci est simplement une autre manière de dire que les univers seront ancrés dans la lumière et la vie.

    Les êtres humains ne trouvent pas le Suprême d'une façon soudaine et spectaculaire, comme un tremblement de terre ouvre des abimes dans les roches ; mais ils le trouvent lentement et patiemment, comme une rivière qui érode doucement le sol où elle coule. Quand nous trouverons le Père, nous découvrirons la grande cause de notre ascension spirituelle dans les univers. Quand nous trouverons le Suprême, nous découvrirons le grand résultat de notre carrière de progression vers le Paradis. Mais nul mortel connaissant Dieu ne peut jamais être solitaire dans son voyage à travers le cosmos, car il sait que le Père fait à ses côtés chaque pas du chemin, tandis que la route même qu'il poursuit est la présence du Suprême.

    Quand le grand univers sera rendu parfait dans des temps futurs très éloignés, celui-ci sera immensément différent de ce qu'il est à présent. Adieu les aventures passionnantes de l'organisation des galaxies de l'espace, l'implantation de la vie sur les mondes incertains du temps et l'harmonie émergeant par évolution du chaos, la beauté des potentiels, la vérité des significations et la bonté des valeurs. Les univers du temps auront achevé l'accomplissement de leur destinée finie ! Peut-être y aura-t-il un intervalle de repos, de détente, à la fin de la lutte multimillénaire pour la perfection évolutionnaire, mais pas pour longtemps ! Certainement, sûrement et inexorablement, l'énigme de la Déité émergente de Dieu l'Ultime mettra au défi les citoyens devenus parfaits des univers établis, exactement comme leurs ancêtres évolutionnaires, qui se débattaient, furent jadis mis au défi par la recherche de Dieu le Suprême. Le rideau de la destinée cosmique s'écartera pour dévoiler la grandeur transcendante de l'attirante recherche absonite du Père Universel sur les niveaux supérieurs et nouveaux, révélés dans l'aspect ultime de l'expérience des créatures.

    10 janvier 2012

    A la recherche du Suprême

    Nous cherchons le Suprême dans les univers, mais nous ne le trouvons pas. Il est le dedans et le dehors de toutes les choses et de tous les êtres, en mouvement et au repos. Méconnaissable dans son mystère, il est proche quoique lointain.

    Le Tout-Puissant Suprême est la forme de ce qui est encore informe, le modèle de ce qui est encore incréé. Le Suprême est notre demeure universelle; quand nous le trouverons, cela ressemblera à un retour au foyer. Il est l'auteur expérientiel de nos jours et, d'une manière homologue à celle des parents humains, il a grandi dans l'expérience de la parenté divine. Il nous connaît parce qu'il ressemble à une créature aussi bien qu'à un créateur.

    Si vous désirez vraiment trouver Dieu, vous ne pouvez éviter de voir naître dans votre mental la conscience du Suprême. De même que Dieu est votre Père divin, de même le Suprême est votre Mère divine, en qui vous êtes nourri pendant toute votre vie de créature de l'univers. Combien le Suprême est universel – on le trouve de tous côtés ! Les choses de la création illimitée dépendent de sa présence pour vivre, et nul ne se la voit refuser.

    Ce que notre Fils Créateur Christ Michael est pour notre univers local, le Suprême l'est pour le cosmos fini. Sa Déité est le large canal par lequel l'amour du Père s'écoule extérieurement vers toute la création, et il est la grande voie par laquelle les créatures finies passent vers l'intérieur à la recherche du Père, qui est amour. Même les Fragments de Dieu sont reliés au Suprême; en nature et en divinité originelles, ils sont semblables au Père, mais, quand ils font l'expérience des opérations du temps dans les univers de l'espace, ils deviennent semblables au Suprême.

    L'acte d'une créature choisissant de faire la volonté du Créateur est une valeur cosmique et possède une signification universelle à laquelle réagit immédiatement une force de coordination non révélée, mais omniprésente, probablement le fonctionnement de l'action toujours plus étendue de l'Être Suprême.

    L'âme morontielle d'un mortel évoluant est réellement la fille de l'action du Père Universel par le Fragment intérieur, et l'enfant de la réaction de l'Être Suprême, la Mère Universelle. L'influence maternelle domine la personnalité humaine pendant toute l'enfance de l'âme croissant dans l'univers local. L'influence des parents divins devient plus égale après la fusion avec le Fragment du Père et durant la carrière superuniverselle, mais, quand les créatures du temps commencent la traversée de l'univers central d'éternité, la nature paternelle devient de plus en plus manifeste, atteignant son apogée de manifestation finie lors de la récognition du Père Universel et de l'admission au Corps de la Finalité.

    Dans et par l'expérience d'accession au statut finalitaire, les qualités expérientielles maternelles du moi ascendant sont prodigieusement influencées par le contact et l'imprégnation de la présence spirituelle du Fils Éternel et de la présence mentale de l'Esprit Infini. Ensuite, dans tous les domaines d'activités finalitaires du grand univers, apparaît un nouvel éveil du potentiel maternel latent du Suprême, une nouvelle réalisation des significations expérientielles, et une nouvelle synthèse des valeurs expérientielles de toute la carrière d'ascension. Il semble que cette réalisation du moi doive se poursuivre dans la carrière universelle des finalitaires du sixième stade jusqu'à ce que l'hérédité maternelle du Suprême parvienne à un synchronisme fini avec l'hérédité paternelle du Fragment divin intérieur. Cette mystérieuse période de fonctionnement dans le grand univers représente la suite de la carrière adulte de l'ascendeur mortel parvenu à la perfection.

    Le parachèvement du sixième stade d'existence et l'entrée dans le stade septième et final de statut spirituel préluderont probablement aux âges progressifs d'expérience enrichissante, de sagesse murissante et de réalisation de la divinité. Dans la nature de finalitaire, cela équivaudra vraisemblablement à l'aboutissement complet de la lutte mentale pour la réalisation de soi en tant qu'esprit, au parachèvement de la coordination de la nature humaine ascendante avec la divine nature d'Ajusteur dans les limites des possibilités du fini. Un magnifique moi universel de cette espèce devient ainsi le fils ou la fille finalitaire éternel du Père du Paradis aussi bien que l'enfant universel éternel de la Mère Suprême, un moi universel qualifié pour représenter à la fois le Père et la Mère des univers et des personnalités dans toute activité ou entreprise concernant l'administration finie des choses et des êtres créés, créateurs ou évoluants.

    Tous les humains dont l'âme évolue sont littéralement les fils et les filles évolutionnaires de Dieu le Père du Paradis et de Dieu la Mère Suprême. Mais, jusqu'au moment où l'être humain mortel devient conscient dans son âme de son héritage divin, cette assurance d'apparentement à la Déité doit être réalisée par la foi. L'expérience de la vie humaine est le cocon cosmique dans lequel les dons universels de l'Être Suprême et la présence dans l'univers du Père Universel (ces dons et cette présence n'étant pas des personnalités) préparent, par évolution, l'âme morontielle temporelle et le caractère finalitaire humain-divin de destinée universelle et de service éternel.

    9 janvier 2012

    La Surâme de la création

    Le grand Suprême est la surâme cosmique du grand univers. En lui, les qualités et quantités du cosmos trouvent vraiment leur réflexion de déité.

    Sa nature de déité est la mosaïque composée du total immense de la nature de tous les Créateurs et de toutes les créatures dans l'ensemble des univers en évolution. Et le Suprême est également une Déité en voie d'actualisation et incorporant une volonté créative qui embrasse un dessein universel en évolution.

    Les " moi " intellectuels, potentiellement personnels, du domaine fini émergent de la Source-Centre Troisième – l’Esprit Infini – et accomplissent, dans le Suprême, la synthèse de Déité de l'espace-temps fini. Quand la créature se soumet à la volonté du Créateur, elle ne submerge ni n'abandonne sa personnalité. Les individus qui participent, en tant que personnalités, à l'actualisation du Dieu fini ne perdent pas leur individualité volitive en fonctionnant ainsi. De telles personnalités croissent au contraire progressivement en prenant part à cette grande aventure de la Déité. En s'unissant ainsi à la divinité, l'être humain exalte, enrichit, spiritualise et unifie son moi en évolution, et atteint le seuil même de la suprématie.

    L'être humain ne s'unit pas avec le Suprême et ne fond pas en lui son identité personnelle, mais les répercussions universelles de l'expérience de tous les êtres humains forment bel et bien une partie de l'expérimentation du Suprême. L'acte est à nous, les conséquences sont à Dieu.

    La personnalité en progrès laisse une trainée de réalité actualisée lors de son passage par les niveaux ascendants de l'univers. Qu'elles soient mentales, spirituelles ou énergétiques, les créations croissantes du temps et de l'espace sont modifiées par la progression des personnalités à travers leurs domaines. Quand l'être humain agit, le Suprême réagit, et cette opération constitue le fait de la progression.

    Ce que l'être humain emporte avec lui comme possession de personnalité, ce sont les conséquences sur son caractère de l'expérience acquise en employant les circuits mentaux et spirituels du grand univers au cours de son ascension au Paradis. Quand un être humain décide et quand il consomme sa décision dans une action, il fait une expérience; les significations et valeurs de cette expérience font pour toujours partie de son caractère éternel sur tous les niveaux, depuis le fini jusqu'au final. Un caractère cosmiquement moral et divinement spirituel représente le capital accumulé des décisions personnelles de la créature qui furent éclairées par une adoration sincère, glorifiées par un amour intelligent et consommées dans un service fraternel.

    Le Suprême en évolution compensera, en fin de compte, les créatures finies pour leur inaptitude à établir autre chose qu'un contact expérientiel limité avec l'univers des univers. Les créatures peuvent atteindre le Père du Paradis, mais leur mental évolutionnaire est fini, donc incapable de réellement comprendre le Père infini et absolu. Mais, puisque tout ce qu'expérimente la créature s'enregistre dans le Suprême et en fait partie, quand toutes les créatures auront atteint le niveau final de l'expérience finie et que le développement total de l'univers leur aura permis d'atteindre Dieu le Suprême en tant que présence actuelle de divinité, alors, du fait même de ce contact, elles auront contact avec la totalité de l'expérience. Le domaine fini du temps contient en lui-même les germes de l'éternité. On nous enseigne qu'à l'époque où la plénitude de l'évolution verra l'épuisement de la capacité cosmique de croissance, l'ensemble du domaine fini entrera dans les phases absonites de la carrière éternelle en recherchant le Père en tant qu'Ultime.

    8 janvier 2012

    Le choix de la survie

    Dieu est si confiant, si aimant, qu'il remet une fraction de sa divine nature aux mains des êtres humains eux-mêmes pour qu'ils la garde en sureté et réalisent leur moi.

    La personnalité humaine peut véritablement détruire l'individualité du statut de créature. Tout ce qui était valable dans la vie de cette suicidée cosmique subsistera, mais ces qualités ne persisteront pas en tant que créature individuelle. Le Dieu Suprême trouvera de nouvelles expressions dans les créatures des univers, mais plus jamais sous la forme de cette personne particulière; la personnalité unique d'un non-ascendeur retourne au Suprême comme une goutte d'eau retourne à la mer.

    Toute action isolée des fractions personnelles du fini a relativement peu d'importance pour l'apparition finale du Tout-Suprême, mais le tout ne dépend pas moins de la totalité des actes de ses multiples parties. La personnalité du mortel individuel est insignifiante en face du total de la Suprématie, mais la personnalité de chaque être humain représente une valeur significative irremplaçable dans le fini. Une fois que la personnalité a été exprimée, elle ne trouve plus jamais à s'exprimer identiquement, sauf dans la continuité d'existence de cette même personnalité vivante.

    L'humanité ne procède pas sans efforts à son ascension dans l'univers. Les créatures n'atteignent pas la perfection par simple passivité. Le grand défi présenté à l'être humain mortel est le suivant : Déciderez-vous de personnaliser, dans votre propre individualité évoluante, les significations du cosmos ayant une valeur expérimentale ? Ou bien, en rejetant la survie, permettrez-vous à ces secrets de la Suprématie de reposer endormis en attendant qu'une autre créature, à un autre moment, essaye à sa manière d'apporter une contribution de créature à l'évolution du Dieu fini ? En ce cas, ce sera sa contribution au Suprême, et non la vôtre.

    La grande lutte du présent âge de l'univers se déroule entre le potentiel et l'actuel – tout ce qui est encore inexprimé cherchant à s'actualiser. Si un mortel poursuit l'aventure du Paradis, il suit les mouvements du temps qui s'écoulent comme des courants dans le fleuve de l'éternité. Si un mortel rejette la carrière éternelle, il va à contrecourant des évènements dans les univers finis. La création mécanique se meut inexorablement selon le développement du dessein du Père du Paradis, mais la création volitive a le choix d'accepter ou de rejeter le rôle de la participation de la personnalité dans l'aventure de l'éternité. Un mortel ne peut détruire les valeurs suprêmes de l'existence humaine, mais il peut très nettement empêcher l'évolution de ces valeurs dans sa propre expérience personnelle. Dans la mesure où le moi humain refuse ainsi de prendre part à l'ascension du Paradis, le Suprême est retardé exactement d'autant pour atteindre l'expression de sa divinité dans le grand univers.

    L'être humain a reçu en garde non seulement la présence du Fragment du Père Paradisiaque, mais aussi le contrôle sur la destinée d'une fraction infinitésimale de l'avenir du Suprême. Chacun de vous doit donc se décider : Ferez-vous défaut au Dieu du temps, qui dépend tellement des décisions du mental fini ? Ferez-vous défaut à la personnalité Suprême des univers en vous adonnant paresseusement à une régression animale ? Ferez-vous défaut au grand frère de toutes les créatures, qui dépend tellement de chaque créature ? Pouvez-vous vous permettre de passer dans le royaume de l'irréalisé, alors que s'étend devant vous la vue enchanteresse de la carrière universelle – la divine découverte du Père du Paradis et la divine participation à la recherche et à l'évolution du Dieu de Suprématie ?

    Les dons de Dieu – ses effusions de réalité – ne lui enlèvent rien; il n'aliène pas sa création, mais il a établi des tensions dans les créations circulant autour du Paradis. Dieu commence par aimer l'être humain et lui confère le potentiel d'immortalité – la réalité éternelle. Et, dans la mesure où il aime Dieu, l'être humain devient éternel en actualité. Et voici un mystère : Plus un être humain approche Dieu de près par l'amour, plus la réalité – l'actualité – de cet être humain est grande. Plus un être humain se retire de Dieu, plus il approche de près la non-réalité – la cessation d'existence. Quand un être humain consacre sa volonté à faire la volonté du Père, quand un être humain donne à Dieu tout ce qu'il a, alors Dieu fait de cet être humain plus qu'il n'est.

    7 janvier 2012

    La croissance évolutionnaire

    Pour les mortels, exister équivaut à croitre. Il semblerait qu'il en soit ainsi même au sens plus large de l'univers, car l'existence dirigée par l'esprit paraît aboutir à une croissance expérientielle – à une élévation de statut.

    Jésus a dit : " Je suis le chemin vivant ", et il est en effet le chemin vivant conduisant du niveau matériel de conscience de soi au niveau spirituel de la conscience de Dieu. Il est le chemin vivant d'ascension menant du moi à Dieu.

    Notre Fils Créateur peut effectivement être ce canal vivant entre l'humanité et la divinité, car il a expérimenté personnellement dans sa totalité le parcours de ce sentier universel de progression, depuis la véritable humanité de Joshua ben Joseph, le Fils de l'Homme, jusqu'à la divinité paradisiaque de Jésus-Christ Michael, le Fils du Dieu infini.

    C'est plus que figurativement que l'être humain mortel est créé à l'image de Dieu. Du point de vue physique, cette affirmation n'est guère vraie, mais, en se référant à certains potentiels universels, elle est un fait réel. Dans la race humaine, se déroule un drame d'accomplissement évolutionnnaire quelque peu homologue à celui qui prend place, sur une échelle infiniment plus vaste, dans l'univers des univers. L'être humain, personnalité volitive, devient créatif en liaison avec un Fragment divin intérieur, entité impersonnelle, en présence des potentialités finies du Dieu de l’expérience, et il en résulte l'épanouissement d'une âme immortelle.

    L'être humain grandit consciemment du matériel vers le spirituel par la force, le pouvoir et la persistance de ses propres décisions; il grandit aussi à mesure que son Fragment de Dieu développe de nouvelles techniques pour descendre des niveaux spirituels vers les niveaux morontiels de l'âme; et, dès que l'âme vient à l'existence, elle commence à croitre en elle-même et par elle-même.

    La Déité est unité; elle est existentielle dans la Trinité, expérientielle dans le Suprême, et réalisée chez les créatures mortelles par la fusion avec le Fragment du Père. La présence des Fragments divins intérieurs chez les êtres humains mortels révèle l'unité essentielle de l'univers puisque l'être humain, le type de personnalité le plus infime de l'univers, contient en lui-même un fragment effectif de la plus haute réalité éternelle, le Père originel lui-même, Père de toutes les personnalités.

    6 janvier 2012

    Dieu le Suprême

    Le Suprême est la beauté de l'harmonie physique, la vérité de la signification intellectuelle et la bonté de la valeur spirituelle.

    Il est la douceur du véritable succès et la joie de l'accomplissement perpétuel. Il est la surâme du grand univers, la conscience du cosmos fini, le parachèvement de la réalité finie et la personnification de l'expérience Créateur-créature. Dans toute l'éternité future, Dieu le Suprême exprimera la réalité de l'expérience volitive dans les relations trinitaires de la Déité.

    En les personnes des Créateurs Suprêmes, les Dieux sont descendus du Paradis dans les domaines du temps et de l'espace pour y créer et y faire évoluer des créatures douées de la capacité d'atteindre le Paradis et capables d'y monter en quête du Père. Cette procession universelle des Créateurs descendants qui révèlent Dieu, et des créatures ascendantes qui le recherchent, révèle l'évolution de Déité du Suprême en qui les descendeurs et les ascendeurs parviennent à se comprendre mutuellement, à découvrir la fraternité éternelle et universelle. L'Être Suprême devient ainsi la synthèse finie de l'expérience de la cause du Créateur parfait et de la réponse de la créature en voie de perfectionnement.

    La volonté du Créateur et la volonté de la créature sont qualitativement différentes, mais aussi expérientiellement apparentées, car le Créateur et la créature peuvent collaborer à l'aboutissement de la perfection universelle. L'être humain peut travailler en liaison avec Dieu et ainsi cocréer un finalitaire éternel. Dieu peut oeuvrer humainement par les incarnations de ses Fils, qui aboutissent ainsi à la suprématie de l'expérience des créatures.

    La divine nature évoluante du Suprême devient un fidèle portrait de l'incomparable expérience de toutes les créatures et de tous les Créateurs dans le grand univers. Chez le Suprême, la nature créative et l'état de créature ne font qu'un; ils sont unis pour toujours par l'expérience née des vicissitudes impliquées dans la solution des multiples problèmes qui assaillent toute création finie le long du sentier éternel, où elle cherche à se perfectionner et à se libérer des entraves de l'inachèvement.

    Jésus-Christ Michael, qui est un créateur, révéla l'amour divin du Père Créateur pour ses enfants terrestres. Et, ayant découvert et reçu cette divine affection, les êtres humains peuvent aspirer à révéler cet amour à leurs frères dans la chair. Une telle affection des créatures reflète véritablement l'amour du Suprême.

    5 janvier 2012

    L’organisme vivant du Grand Univers

    Le grand univers n'est pas seulement une création matérielle physiquement splendide, spirituellement sublime et intellectuellement grandiose, mais aussi un organisme vivant magnifique et sensible.

    Une vie réelle envoie ses pulsations dans tout le mécanisme de l'immense création du vibrant cosmos. La réalité physique des univers symbolise la réalité perceptible du Tout-Puissant Suprême. Cet organisme matériel et vivant est pénétré par des circuits d'intelligence, de même que le corps humain est traversé par un réseau de conduits nerveux sensitifs. L'univers physique est traversé par des canaux d'énergie qui activent efficacement la création matérielle, de même que le corps humain est nourri et animé par le système circulatoire qui distribue les produits énergétiques assimilables de la nourriture. L'immense univers n'est pas dépourvu de centres coordonnateurs effectuant un magnifique supercontrôle comparable au délicat système de contrôle chimique du mécanisme humain.

    De même que les mortels comptent sur l'énergie solaire pour maintenir la vie, de même le grand univers dépend des énergies inépuisables émanant du Bas- Paradis pour entretenir les activités matérielles et les mouvements cosmiques de l'espace.

    Le mental a été donné aux êtres humains pour leur permettre de devenir conscients de leur propre identité et de leur personnalité; et un mental – même un Mental Suprême – a été attribué à la totalité du fini pour que l'esprit de la personnalité émergente du cosmos s'efforce toujours de dominer l'énergie-matière.

    L'être humain mortel est sensible à la gouverne de l'esprit, de même que le grand univers est sensible à la vaste emprise de la gravité d'esprit du Fils Éternel, à la cohésion supramatérielle universelle des valeurs spirituelles éternelles de toutes les créations contenues dans le cosmos fini du temps et de l'espace.

    Les êtres humains sont capables de s'identifier pour toujours avec la réalité totale et indestructible de l'univers – par fusion avec le Fragment divin intérieur. De même, le Suprême dépend perpétuellement de la stabilité absolue de la Déité Originelle, la Trinité du Paradis.

    L'aspiration à la perfection du Paradis que l'être humain éprouve, son effort pour atteindre Dieu, créent dans le cosmos vivant une tension de divinité authentique qui ne peut se résoudre que par l'évolution d'une âme immortelle. C'est ce qui arrive dans l'expérience d'une créature humaine à titre individuel, mais, quand toutes les créatures et tous les Créateurs du grand univers s'efforcent d'atteindre Dieu et la perfection divine, il s'établit une profonde tension cosmique qui ne trouve sa résolution que dans la synthèse sublime du pouvoir tout-puissant avec la personne spirituelle du Dieu évoluant de toutes les créatures, l'Être Suprême.

    4 janvier 2012

    Relativité des cadres conceptuels

    Avec Dieu le Père, la grande relation est la filiation. Avec Dieu le Suprême, l'accomplissement est la condition préalable au statut – il faut faire quelque chose aussi bien qu'être quelque chose.

    Des intellects partiels, incomplets et évoluants seraient impuissants dans le maitre univers, incapables de former le moindre modèle rationnel de pensée, si tout mental, supérieur ou inférieur, n'avait pas l'aptitude innée à former un cadre universel dans lequel il peut penser. Si le mental ne peut aboutir aux véritables conclusions et pénétrer jusqu'aux véritables origines, il sera infailliblement amené à imaginer des conclusions et à inventer des origines, afin d'avoir un moyen de penser logiquement dans le cadre de ces hypothèses mentalement créées. De tels cadres universels pour la pensée des créatures sont indispensables aux opérations intellectuelles rationnelles, mais, sans aucune exception, ils sont erronés à un plus ou moins haut degré.

    Les cadres conceptuels de l'univers ne sont que relativement vrais. Ils sont d'utiles échafaudages qui doivent finalement céder la place devant l'expansion de la compréhension cosmique croissante. Les manières de comprendre la vérité, la beauté et la bonté, la moralité, l'éthique, le devoir, l'amour, la divinité, l'origine, l'existence, le dessein, la destinée, le temps, l'espace et même la Déité, ne sont que relativement justes. Dieu est beaucoup, beaucoup plus qu'un Père, mais le Père est la plus haute conception humaine de Dieu. Néanmoins, la description sous forme Père-Fils des relations entre le Créateur et la créature sera accrue par les conceptions suprahumaines de la Déité que l'on atteint dans le Superunivers, dans le Grand Univers et au Paradis. L'être humain est obligé de penser dans un cadre universel de mortel, mais cela ne signifie pas qu'il ne puisse imaginer d'autres cadres plus élevés, à l'intérieur desquels la pensée peut prendre place.

    Les domaines du fini existent en vertu du dessein éternel de Dieu. Les créatures finies, supérieures et inférieures, peuvent proposer des théories, et elles l'ont fait, sur la nécessité du fini dans l'économie cosmique, mais, en dernière analyse, le fini existe parce que Dieu l'a ainsi voulu. On ne peut expliquer l'univers, et une créature finie ne peut offrir un motif rationnel pour sa propre existence individuelle, sans faire appel aux actes antérieurs et à la volonté préexistante d'êtres ancestraux, Créateurs ou procréateurs.

    Le cosmos absolu est conceptuellement sans limites. Définir l'étendue et la nature de cette réalité primordiale équivaut à donner des qualifications à l'infinité et à affaiblir le pur concept d'éternité. L'idée de l'infini-éternel, de l'éternel-infini, est non qualifiée en étendue et absolue en fait. Nul langage de la Terre, passé, présent ou futur, n'est adéquat pour exprimer la réalité de l'infinité ou l'infinité de la réalité. L'être humain, créature finie dans un cosmos infini, doit se contenter d'images déformées et de conceptions étriquées de cette existence sans limites, sans bornes, sans commencement et sans fin, qui dépasse réellement ses facultés de compréhension.

    Le mental ne peut jamais espérer saisir le concept d'un Absolu sans essayer d'abord de fractionner l'unité de cette réalité. Le mental unifie toutes les divergences, mais, en l'absence totale de divergences, le mental ne trouve aucune base pour tenter de formuler des concepts compréhensibles.

    L'état statique primordial de l'infinité exige une segmentation avant toute tentative humaine pour le comprendre. L'infinité comporte une unité dont l'expression est le JE SUIS – le premier postulat du mental des créatures. Mais une créature ne pourra jamais comprendre comment il se fait que cette unité devienne une dualité, une triunité et une diversité tout en restant une unité non qualifiée. L'être humain rencontre un problème similaire quand il s'arrête pour contempler la Déité indivise de la Trinité à côté de la personnalisation multiple de Dieu.

    L'être humain est loin de l'infinité, et c'est uniquement cette distance qui fait exprimer ce concept en un seul mot. D'une part l'infinité est UNITÉ, et d'autre part elle est DIVERSITÉ sans fin ni limites. Observée par des intelligences finies, l'infinité est le plus grand paradoxe de la philosophie des créatures et de la métaphysique finie. Bien que, dans l'expérience de l'adoration, la nature spirituelle de l'être humain s'étende jusqu'au Père qui est infini, son maximum de capacité intellectuelle à comprendre ne dépasse pas la conception de l'Être Suprême.

    L’Être Suprême est le total de la réalité du fini en voie de croissance dynamique entre les potentiels de l'espace extérieur et les actuels au centre de toutes choses. L'Être Suprême est la personnification de l'ombre finie projetée à travers le grand univers par l'unité infinie de la nature insondable du Père du Paradis, la Source-Centre Première. Le Tout-Puissant Suprême est une Déité vivante et évoluante de pouvoir et de personnalité. Son domaine présent, le grand univers, est aussi un royaume croissant de pouvoir et de personnalité. La destinée du Tout-Puissant Suprême est la perfection, mais son expérience présente englobe les éléments de croissance et de statut incomplet. L'Être Suprême est le Dieu de l'expérience

    Tout ceci doit être conforme au plan du Père, qui a basé le progrès fini sur l'effort, l'accomplissement de la créature sur la persévérance, et le développement de la personnalité sur la foi. En ordonnant ainsi l'évolution-expérience du Suprême, le Père a rendu possible, aux créatures finies, d'exister dans les univers et d'atteindre un jour, par progression expérientielle, la divinité de la Suprématie.

    Au delà du Suprême, les concepts sont de plus en plus des noms et de moins en moins de véritables désignations de la réalité; ils deviennent de plus en plus la projection vers le superfini de la compréhension finie de la créature.

    3 janvier 2012

    Le corps de réserve de la destinée

    Le corps de réserve de la destinée se compose de vivants, hommes et femmes, qui ont été admis au service spécial de l'administration suprahumaine des affaires du monde.

    Ce corps comprend les hommes et les femmes de chaque génération choisis par les directeurs spirituels du royaume pour contribuer au ministère de miséricorde et de sagesse auprès des enfants du temps sur les mondes évolutionnaires. Dans l'exécution des plans concernant l'ascension, la règle générale est de commencer à utiliser cette liaison de créatures volitives humaines dès qu'elles sont compétentes et dignes d'assumer ces responsabilités. En conséquence, dès que des hommes et des femmes apparaissent sur la scène de l'action temporelle avec une capacité mentale suffisante, un statut moral adéquat et la spiritualité requise, ils sont rapidement affectés au groupe céleste approprié de personnalités planétaires à titre d'agents humains de liaison, d'assistants mortels.

    Quand des êtres humains sont choisis comme protecteurs de la destinée planétaire et deviennent des individus pivots dans les plans poursuivis par les administrateurs du monde, alors le chef des Séraphins planétaires confirme leur attachement temporel au corps séraphique et désigne des gardiens personnels de la destinée pour servir auprès de ces mortels. Tous ces réservistes ont des Fragments divins conscients d'eux-mêmes, et la plupart d'entre eux opèrent dans les cercles cosmiques supérieurs d'accomplissement intellectuel et d'aboutissement spirituel.

    Les mortels du royaume sont choisis, pour servir dans le corps de réserve de la destinée sur les mondes habités, pour les raisons suivantes :
  • Capacité spéciale à être secrètement entrainés pour de nombreuses missions d'urgence possibles dans la conduite de diverses activités des affaires du monde.
  • Consécration sincère à une cause sociale, économique, politique, spirituelle ou autre, doublée d'une bonne volonté pour servir sans récompenses ni marques de reconnaissance humaines.
  • Possession d'un Fragment divin doué d'une extraordinaire variété de talents et ayant probablement eu, avant de venir sur Terre, l'expérience d'avoir affronté des difficultés planétaires et lutté dans des situations critiques où un monde était menacé.

  • Chaque division de service céleste planétaire a droit à un corps de liaison composé de ces mortels ayant statut de réservistes de la destinée. Un monde habité emploie en moyenne 70 corps de la destinée séparés qui sont en relation intime avec la conduite suprahumaine courante des affaires de ce monde. Sur Terre, il y a 12 corps de réserve de la destinée, un pour chacun des groupes planétaires de supervision séraphique.

    Les 12 groupes terrestres de réservistes de la destinée se composent d'habitants mortels de la sphère, qui ont été formés pour occuper de nombreuses positions clés sur Terre et sont maintenus prêts à agir en cas d'urgence planétaire. L'ensemble de ces corps comprend présentement 962 personnes. Le corps le plus restreint en compte 41 et le plus nombreux 172. A l'exception de moins d'une vingtaine de personnalités de contact, les membres de ce groupe unique n'ont aucunement conscience d'avoir été préparés pour agir éventuellement dans certaines crises planétaires. Ces réservistes mortels sont choisis par les corps auxquels ils sont respectivement attachés; ils sont également entrainés et préparés dans leur mental profond par la technique conjuguée du ministère du Fragment divin et du gardien séraphique. Bien souvent, de nombreuses autres personnalités célestes participent à cet entrainement inconscient; dans toute cette préparation spéciale, les médians rendent des services précieux et indispensables.

    Sur beaucoup de mondes, les médians secondaires les mieux adaptés sont capables d'établir, à des degrés variables, le contact avec les Fragments divins de certains mortels favorablement constitués, en pénétrant habilement le mental où habite le Fragment intérieur. De tels mortels des mondes évolutionnaires offrant des possibilités de contact, sont mobilisés dans les nombreux corps de réserve. Dans une certaine mesure, c'est grâce à ces petits groupes de personnalités ayant des vues d'avenir que la civilisation spirituelle progresse et que les Très Hauts peuvent régner dans les royaumes des êtres humains. Les hommes et les femmes de ces corps de réserve de la destinée ont ainsi divers degrés de contact avec leurs Ajusteurs par le ministère intermédiaire des créatures médianes; mais ces humains-là sont peu connus de leurs compagnons, sauf dans les rares crises sociales et situations spirituelles critiques où ces personnalités de réserve agissent pour empêcher l'effondrement de la culture évolutionnaire ou l'extinction de la lumière de la vérité vivante. Sur Terre, ces réservistes de la destinée n'ont été que rarement mis en vedette dans les pages de l'histoire humaine.

    Les réservistes opèrent inconsciemment comme conservateurs des connaissances planétaires essentielles. Bien des fois, à la mort d'un réserviste, certaines données vitales du mental sont transférées du réserviste mourant à un successeur plus jeune au moyen d'une liaison entre leurs deux Fragments divins. Il ne fait pas de doute que les Fragments intérieurs opèrent aussi, avec ce corps de réserve, de bien des manières qui nous sont inconnues.

    Sur Terre, le corps de réserve de la destinée n'a pas de chef permanent, mais il a ses propres conseils permanents qui constituent son organisation gouvernementale. Ceux-ci comprennent le conseil judiciaire, le conseil d'authenticité historique, le conseil sur la souveraineté politique et beaucoup d'autres. De temps en temps, et conformément à l'organisation du corps de réserve, ces conseils permanents ont nommé des chefs (mortels) titulaires de l'ensemble du corps de réserve pour une fonction spécifique. Le mandat de tels chefs réservistes est généralement une affaire de quelques heures et se limite à l'exécution d'une tâche précise et immédiate.

    Le corps de réserve cosmique des citoyens de la Terre ayant conscience de l'univers comprend présentement plus de mille mortels ayant, au sujet de la citoyenneté cosmique, une clairvoyance qui transcende de loin la sphère de leur demeure terrestre, mais il m'est interdit de révéler la vraie nature de la fonction de ce groupe exceptionnel d'êtres humains vivants.

    Les terriens, qui subissent un isolement spirituel relatif de leur monde par rapport à certains circuits de l'univers local, ne devraient pas se laisser aller à éprouver un sentiment d'abandon cosmique ou d'orphelinage planétaire. Il existe, sur la planète, une supervision suprahumaine très précise et efficace des affaires du monde et des destinées humaines.

    Notre monde isolé n'est pas oublié dans les conseils de l'univers. La Terre n'est pas une orpheline cosmique stigmatisée par le péché et coupée, par la rébellion, de la vigilante protection divine. Depuis le Superunivers jusqu'à notre Univers local, et ainsi de suite en descendant jusqu'à notre Système planétaires, et même en montant vers le Paradis, tout le monde sait que nous sommes ici. Nous autres mortels habitant présentement la Terre, nous sommes tout aussi affectueusement chéris et fidèlement gardés, et même davantage, que si notre sphère n'avait jamais été trahie par un Prince Planétaire sans foi. Il reste éternellement vrai que " le Père lui-même vous aime. "

    2 janvier 2012

    Les Gardiens Séraphiques de la Destinée

    Les Séraphins sont consacrés au ministère auprès des mortels individuels pour l'élévation et la perfection desquels tout l'immense plan de survie et de progression spirituelle a été préparé.

    Sur Terre, dans les âges passés, ces gardiens de la destinée étaient à peu près le seul groupe d'anges reconnu. Les séraphins planétaires sont, en effet, les esprits tutélaires envoyés pour rendre service à ceux qui survivront. Ces séraphins accompagnateurs ont fonctionné comme aides spirituels des êtres humains mortels dans tous les grands évènements du passé et du présent. Lors de bien des révélations, la parole fut prononcée par des anges, et de nombreuses directives du ciel ont été reçues par le ministère des anges.

    Les Séraphins sont les traditionnels anges célestes, les esprits tutélaires qui vivent si près de nous et font tant pour nous. Ils ont servi sur Terre depuis les tout premiers temps de l'intelligence humaine.

    L'enseignement au sujet des anges gardiens n'est pas un mythe; certains groupes d'êtres humains ont effectivement des anges personnels. C'est en récognition de cela que Jésus a dit, en parlant des enfants du royaume des cieux : " Prenez garde de ne pas mépriser un de ces petits, car je vous dis que leurs anges voient continuellement la présence de l'esprit de mon Père. "

    Les Séraphins ne sont pas appelés gardiens de la destinée avant le moment où ils ont été désignés pour s'associer à une âme humaine qui a réalisé un ou plusieurs des trois accomplissements suivants : elle a pris la décision suprême de devenir semblable à Dieu, ou elle est entrée dans le troisième niveau cosmique, ou elle a été enrôlée dans l'un des corps de réserve de la destinée. Seuls les Séraphins ayant longtemps servi, ceux des types les plus expérimentés et les mieux éprouvés, reçoivent une affectation de gardien de la destinée.

    Les anges développent une affection durable pour leur associés humains, et une chaude amitié pour eux naîtrait aussi en vous si seulement vous pouviez vous faire une image d'eux. Dépouillés de nos corps matériels et nantis de formes spirituelles, nous serions très proches des anges par beaucoup d'attributs de la personnalité. Ils partagent la plupart de nos émotions et en éprouvent quelques-unes en supplément. La seule émotion qui nous fasse agir et qui leur soit quelque peu difficile à comprendre est l'héritage de peur animale qui occupe une place si importante dans la vie mentale de l'habitant moyen de la Terre. Les anges trouvent réellement difficile de comprendre pourquoi nous permettons, avec tant de persistance, à nos pouvoirs intellectuels supérieurs, et même à notre foi religieuse, d'être pareillement dominés par la peur et d'être si complètement démoralisés par des paniques irréfléchies dues à la crainte et à l'anxiété.

    Tous les Séraphins ont des noms individuels, mais, dans les listes d'affectation au service des mondes, on les désigne fréquemment par leur numéro planétaire. Au siège de l'univers, ils sont enregistrés avec leur nom et leur numéro. Le gardien de la destinée du sujet humain employé pour la présente communication par contact est le numéro x du groupe xx de la compagnie xxx du bataillon x de l'unité xxx de la légion x du corps xx de la xx.xxxè armée séraphique de notre univers local. C'est sous le numéro planétaire x.xxx.xxx que ce Séraphin est actuellement affecté à ce sujet sur Terre. Dans le ministère de tutelle personnelle, dans l'affectation des anges comme gardiens de la destinée, les Séraphins offrent toujours volontairement leurs services. Quand un couple séraphique accepte une affectation de gardien, il sert ainsi pour le reste de la vie de l'être humain intéressé.

    L'une des choses les plus importantes qu'un gardien de la destinée fasse pour son sujet humain, consiste à effectuer une coordination personnelle des nombreuses influences spirituelles impersonnelles qui habitent, entourent et affectent le mental et l'âme de la créature mortelle en évolution. L'être humain est une personnalité, et il est extrêmement difficile aux esprits non personnels et aux entités prépersonnelles d'établir un contact direct avec un mental aussi complètement matériel et personnellement distinct. Le ministère de l'ange gardien unifie plus ou moins toutes ces influences et leur permet d'être mieux appréciées par la nature morale en expansion de la personnalité humaine évoluante.

    Ce gardien séraphique relie plus spécialement entre eux les multiples agents et influences de l'Esprit Infini, depuis les domaines des contrôleurs physiques et des esprits-mentaux adjuvats jusqu'au Saint-Esprit de la Divine Ministre et à la présence de l'Esprit Omniprésent de la Troisième Source-Centre du Paradis. Après avoir ainsi unifié et rendu plus personnels ces vastes ministères de l'Esprit Infini, le séraphin entreprend de relier cette influence intégrée de l'Acteur Conjoint aux présences spirituelles du Père et du Fils.

    Le Fragment divin intérieur est la présence du Père; l'Esprit de Vérité est la présence des Fils. Ces dons divins sont unifiés et coordonnés sur les niveaux inférieurs d'expérience spirituelle humaine par le ministère des gardiens séraphiques. Les serviteurs angéliques ont le don de conjuguer l'amour du Père et la miséricorde du Fils dans leur ministère auprès des êtres humains.

    C'est là que se révèle la raison pour laquelle le gardien séraphique devient finalement le conservateur personnel des modèles mentaux, des formules mnémotechniques et des réalités de l'âme du survivant humain pendant l'intervalle entre sa mort physique et sa résurrection morontielle. En dehors des enfants tutélaires de l'Esprit Infini, nul ne pourrait agir ainsi pour le compte des créatures humaines durant cette phase de transition d'un niveau de l'univers à un autre niveau plus élevé. Même quand nous entrons dans le sommeil de transition terminal, au moment où nous passons du temps à l'éternité, un haut Supernaphin participe similairement à notre transit pour conserver notre identité de créature et assurer l'intégrité de notre personne.

    Sur le niveau spirituel, les Séraphins rendent personnels beaucoup de ministères universels qui, autrement, resteraient impersonnels et prépersonnels; ils sont des coordonnateurs. Sur le niveau mental, ils mettent en corrélation le mental et la morontia; ils sont des interprètes. Sur le niveau physique, ils manipulent le milieu terrestre par leur liaison avec les Maitres Contrôleurs Physiques et par le ministère coopératif des créatures médianes.

    Ceci est un exposé des fonctions multiples et compliquées d'un Séraphin assistant; mais comment une telle personnalité angélique subordonnée, créée sur un niveau qui, dans l'univers, est à peine supérieur à celui de l'humanité, peut-elle accomplir des choses aussi difficiles et complexes ? Nous ne le savons pas réellement, mais nous supposons que ce ministère extraordinaire est facilité de quelque manière mystérieuse par l'action non reconnue et non révélée de l'Être Suprême, la Déité en voie d'actualisation des univers évoluants du temps et de l'espace. Dans tout le royaume de la survie progressive, en l'Être Suprême et par l'Être Suprême, les Séraphins sont une part essentielle de la continuité de la progression humaine.

    Les Séraphins sont des stimulateurs du mental; ils cherchent continuellement à provoquer, dans le mental humain, des décisions propices à l'atteinte des cercles. Ils ne le font pas comme les Fragments divins intérieurs, qui opèrent de l'intérieur et par l'âme; ils agissent plutôt de l'extérieur vers l'intérieur en travaillant par l'environnement social, éthique et moral des êtres humains. Les Séraphins n'exercent pas l'attrait divin des Fragments du Père Universel, mais ils opèrent comme agents personnels du ministère de l'Esprit Infini.

    Le mortel soumis aux directives du l’Esprit intérieur est également réceptif à la gouverne séraphique. Le Fragment divin est l'essence de la nature éternelle de l'être humain; le Séraphin est l'éducateur de la nature évoluante de l'être humain – le mental humain dans cette vie et l'âme morontielle dans la suivante. Sur les Mondes des Maisons, vous aurez conscience et connaissance des instructeurs séraphiques, mais, dans leur première vie, les êtres humains n'en sont généralement pas conscients.

    Les Séraphins opèrent comme éducateurs en guidant les pas de la personnalité humaine dans des sentiers d'expériences nouvelles et progressives. L'acceptation de la gouverne d'un Séraphin conduit rarement à une vie de facilité. En suivant ces directives, vous êtes sûr de rencontrer et, si vous en avez le courage, de traverser les escarpements du choix moral et du progrès spirituel.

    L'impulsion à l'adoration a largement son origine dans les suggestions spirituelles des adjuvats mentaux supérieurs, renforcées par les directives du Fragment du Père. Mais la tendance à prier, que les mortels conscients de Dieu éprouvent si fréquemment, prend souvent naissance à la suite d'une influence séraphique. Le gardien séraphique manoeuvre constamment l'environnement humain en vue d'augmenter la perspicacité cosmique de l'ascendeur humain afin qu'un tel candidat à la survie réalise, de meilleure façon, la présence du Fragment intérieur et apporte, ainsi, une coopération accrue à la mission spirituelle de la divine présence.

    Bien qu'il n'existe apparemment aucune communication entre le Fragment intérieur et le Séraphin qui l'entoure, les deux semblent travailler toujours en parfaite harmonie et en charmant accord. Les gardiens s'activent le plus au moment où les Ajusteurs s'activent le moins, mais il existe une étrange corrélation entre leurs ministères. Il n'est guère possible que cette magnifique coopération soit accidentelle ou fortuite.

    La personnalité tutélaire du gardien séraphique, la présence de Dieu par le Fragment intérieur, l'action encircuité du Saint-Esprit et la conscience du Fils par l'Esprit de Vérité, sont toutes divinement reliées en une unité significative de ministère spirituel dans une personnalité humaine et auprès d'elle. Bien que ces influences célestes proviennent de différentes sources et de différents niveaux, elles sont toutes intégrées dans la présence enveloppante et évoluante de l'Être Suprême.

    Les anges ne forcent pas le sanctuaire du mental humain. Ils ne manipulent pas la volonté des mortels et n'entrent pas non plus en contact direct avec les Fragments divins intérieurs. Le gardien de votre destinée vous influence de toutes les manières compatibles avec la dignité de votre personnalité. En aucun cas, ces anges n'interfèrent avec le libre arbitre humain. Ni les anges ni aucun autre ordre de personnalité de l'univers n'ont pouvoir ou autorité pour réduire ou restreindre les prérogatives du choix humain.

    Les anges sont si proches de nous et veillent sur nous d'une manière si touchante qu'au figuré ils pleurent à cause de votre intolérance et de votre entêtement volontaires. Les Séraphins ne versent pas de pleurs physiques; ils n' ont pas de corps physiques et ne possèdent pas non plus d'ailes. Par contre, ils ont des émotions spirituelles et ils éprouvent des sensations et des sentiments de nature spirituelle comparables, sous certains rapports, aux émotions humaines.

    Les Séraphins agissent pour votre compte tout à fait indépendamment de vos appels directs. Ils exécutent les ordres de leurs supérieurs et fonctionnent ainsi sans se soucier de vos caprices passagers ni de votre humeur changeante. Cela n'implique pas que vous ne puissiez rendre leurs tâches plus aisées ou plus difficiles, mais plutôt que les anges ne s'occupent pas directement de vos appels ou de vos prières.

    Pendant que les êtres humains mortels vivent dans la chair, l'intelligence des anges ne leur est pas directement accessible. Les Séraphins ne sont ni des suzerains ni des directeurs, mais simplement des gardiens. Les Séraphins vous gardent et ne cherchent pas à vous influencer directement. Il vous faut dresser la carte de votre propre parcours, mais ensuite les anges agissent pour faire le meilleur usage possible de la route que vous avez choisie. Sauf exception, ils n'interviennent pas arbitrairement dans les affaires courantes de la vie humaine, mais, quand ils reçoivent de leurs supérieurs des instructions pour accomplir un exploit inhabituel, vous pouvez être sûrs qu'ils trouveront quelques moyens d'exécuter ces ordres. Les gardiens n'imposent donc pas leur présence dans les tableaux du drame humain, sauf en cas d'urgence, et alors c'est généralement sur l'ordre direct de leurs supérieurs. Ce sont ces êtres qui vont vous suivre pendant de nombreux âges, et ils reçoivent ainsi une préparation à leur travail futur et à leur association de personnalité.

    Dans certaines circonstances, les Séraphins peuvent agir comme ministres sous forme matérielle auprès des êtres humains, mais les cas où cela se produit sont fort rares. Avec l'assistance des créatures médianes et des contrôleurs physiques, les Séraphins peuvent exercer une vaste gamme d'activités au profit des êtres humains, allant jusqu'au contact effectif avec l'humanité, mais de tels cas sont très inhabituels. Dans la plupart des cas, les évènements du royaume physique se poursuivent sans être modifiés par l'action séraphique. Toutefois, il s'est produit des circonstances où des chainons vitaux dans la chaine de l'évolution humaine étaient en danger et où les gardiens séraphiques ont alors agi, et, à juste titre, de leur propre chef.

    1er janvier 2012

    Idées de l'éternité et de l'infinité

    Ces idées ne clarifieront peut-être pas les paradoxes de l'éternité et de l'infinité dans le mental humain, mais elles devraient au moins inciter les intellects finis à s'attaquer de nouveau à ces problèmes sans fin.

    Ces problèmes continueront à nous intriguer, et, plus tard, quand nous serons des finalitaires, et encore tout au long de l'avenir illimité de nos carrières éternelles dans les univers en large expansion.

    Tôt ou tard, toutes les personnalités de l'univers commencent à se rendre compte que la recherche finale de l'éternité est l'exploration sans fin de l'infinité, le voyage de découverte qui n'aura jamais de fin dans l'absoluité de la Source-Centre Première. Tôt ou tard, nous nous rendons tous compte que la croissance des créatures est proportionnelle à leur identification avec le Père. Nous en venons à comprendre que le fait de vivre la volonté de Dieu est le passeport éternel pour les possibilités sans fin de l'infinité elle-même. Les mortels comprendront, un jour, que la réussite dans la recherche de l'Infini est directement proportionnelle au degré atteint de ressemblance avec le Père, et, qu'au cours du présent âge de l'univers, les réalités du Père sont révélées dans les qualités de divinité. Et ces qualités de divinité sont acquises personnellement par les créatures universelles qui font l'expérience de vivre divinement, et vivre divinement signifie vivre effectivement la volonté de Dieu.

    Pour les créatures finies, matérielles et évolutionnaires, une vie basée sur le fait de vivre la volonté du Père conduit directement à la suprématie de l'esprit dans le cadre de la personnalité et rapproche un peu plus ces créatures de la compréhension du Père-Infini. La vie ainsi centrée sur le Père est fondée sur la vérité, sensible à la beauté et dominée par la bonté. La personne qui connaît ainsi Dieu est intérieurement éclairée par l'adoration et extérieurement dévouée au service sincère de la fraternité universelle de toutes les personnalités, un ministère de service rempli de miséricorde et motivé par l'amour. En même temps, toutes ces qualités de vie sont unifiées dans la personnalité évoluante sur des niveaux toujours ascendants de sagesse cosmique, de réalisation de soi, de découverte de Dieu et d'adoration du Père.

    L'identification à l'esprit constitue le secret de la survie personnelle et détermine la destinée de l'ascension spirituelle. DanielFondateur
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