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BLOG Achives

Les Émotions

*ENFANT INTÉRIEUR*


Émotion Message transmis le 6 février 2005 :

Chers amis,

Je suis ravi d'être parmi vous à nouveau et de communiquer avec vous de cette façon. Je dois dire que cela signifie beaucoup aussi pour moi. Je chéris ces réunions, car de cette manière je peux venir plus près de vous que dans mon propre plan de réalité.

Cependant je vis toujours à l'intérieur de vos coeurs et j'attends les moments de votre temps où vous êtes ouverts et sensibles à mon énergie. Mon énergie, l'énergie christique qui est née à nouveau à cette époque, n'est pas uniquement mon énergie. Ce n'est pas simplement l'énergie d'un être humain qui a vécu une fois sur la terre : c'est un champ d'énergie collectif auquel vous prenez part d’une façon plus profonde que vous ne le réalisez.

Vous tous avez fait un voeu autrefois, vous avez tous établi votre intention de faire entrer cette énergie dans la réalité de la terre, de l'ancrer dans la terre. Pendant de nombreuses vies et de nombreux siècles, vous avez travaillé sur cette mission. Vous êtes tous dans le processus de donner naissance à la graine de Christ en vous et je vous aide. J'ai été un précurseur, mais les semailles de la graine de Christ ont été un effort collectif. Même mon arrivée sur terre n’a été possible que parce qu’un champ d'énergie était présent ici, tissé par vous. Nous collaborons, nous sommes une unité.

Donc, je suis accessible à chacun. Je ne suis pas exclusivement disponible pour une personne. Je suis au service de chacun.

Aujourd'hui je veux parler d'un problème qui vous touche profondément et fréquemment dans votre vie quotidienne. Cela concerne les émotions.

La dernière fois j'ai parlé des énergies masculines et féminines qui parcourent votre champ d'énergie et vos chakras. J'ai mis l’accent sur l'importance de guérir les trois chakras du bas, comme faisant partie du processus pour devenir entier et complet. J'ai pensé qu'il était important de mettre l’accent là-dessus, étant donné que certains ont grand besoin de spirituel et ont tendance à se retirer, tant au niveau de la pensée que du sentiment, dans les chakras du haut.

Le coeur, le troisième oeil et le chakra de la couronne sont attirants pour vous, parce que ces centres d'énergie vous mettent en contact avec les royaumes supérieurs qui sont si naturels pour vous. Mais les découvertes intérieures réelles doivent maintenant se produire sur un niveau plus bas, dans la région des chakras inférieurs, plus près de la terre.

La région des émotions est une région essentielle dans le processus de croissance vers la liberté et l'intégralité. Vous êtes des êtres spirituels. Vous venez d'un plan de réalité, où la densité de la réalité de terre vous était inconnue. Y faire face a été difficile.

Tout au long de nombreuses vies, vous avez essayé d'exprimer votre énergie cosmique ici sur la terre. Et dans cette expression, dans la canalisation de votre énergie vers la terre, beaucoup de trauma profond s’est accumulé. Le corps émotionnel que vous avez tous, a des blessures et des traumas en abondance. Je veux parler de cela aujourd'hui.

Quiconque marche sur le sentier de la croissance intérieure, connaît l'importance des émotions : que vous ne devriez pas les réprimer, que vous devez les assumer d'une certaine façon, que vous devez les libérer finalement, mais la façon dont tout cela fonctionne vraiment n'est pas toujours si claire.

Je veux d'abord faire une distinction entre les émotions et les sentiments.

Je ne suis pas concerné ici par les termes spécifiques ou les étiquettes et vous pouvez utiliser différents noms, mais je veux faire une distinction entre les émotions – dans le sens d’énergies qui sont essentiellement l’expression de quelque chose de mal compris – et les sentiments ou énergies qui sont une forme de compréhension plus élevée. Les sentiments sont vos enseignants, tandis que les émotions sont vos enfants.

Les émotions sont des énergies qui ont une manifestation claire dans le corps physique. Les émotions sont des réactions aux choses que vous ne comprenez pas vraiment. Considérez ce qui arrive quand vous êtes envahis par une crise de rage. Par exemple, quelqu'un blesse vos sentiments de façon inattendue et vous sentez que vous devenez furieux. Vous pouvez le sentir très clairement dans votre corps : dans certains endroits vous sentez que l'énergie se contracte . Cette tension physique ou ce raidissement, qui suivent le choc énergétique, montre qu’il y a quelque chose que vous ne comprenez pas. Il y a une énergie qui vient vers vous et que vous sentez ne pas être justifiée. Le sentiment d'être traité injustement, en bref l’incompréhension, est déchargé par l'émotion. L'émotion est l'expression de quelque chose de mal compris, c'est une explosion énergétique et une libération.

Quand ceci se produit, vous êtes mis en présence du choix suivant : que vais-je faire de cette émotion ? Est-ce que mon comportement réel va se baser sur cette émotion ? Est-ce que je vais l'utiliser comme carburant pour mes réactions vis-à-vis d'autres gens ou bien est-ce que je laisse l’émotion exister, et je base mes actions sur quelque chose d’autre ?

Avant de répondre à cette question, je veux expliquer la nature des sentiments.

Les émotions sont essentiellement des explosions de quelque chose de mal compris que vous pouvez clairement percevoir dans le corps. Les sentiments, d'autre part, sont d'une nature différente et sont aussi perçus différemment. Les sentiments sont plus silencieux que les émotions. Ils sont les chuchotements de l'âme, qui vous atteignent par des frôlements légers, une connaissance intérieure ou une action intuitive soudaine qui plus tard apparaît comme ayant été très sage.

Les émotions ont toujours quelque chose de très intense et dramatique. Considérez des attaques d'anxiété, de panique, de rage ou de tristesse profonde. Les émotions se saisissent complètement de vous et vous éloignent de votre centre spirituel. Au moment où vous êtes dans une émotion extrême, vous êtes pleins d'une sorte d'énergie qui vous éloigne de votre centre, de votre clarté intérieure. Dans ce sens, les émotions ressemblent aux nuages passant devant le soleil.

En disant cela, je ne veux pas dire quoi que ce soit contre les émotions. Les émotions ne devraient pas être réprimées; elles sont très précieuses et sont un moyen pour vous amener à vous connaître plus intimement. Mais je veux vraiment exposer ce qu’est la nature de l'énergie émotionnelle : c'est une explosion de quelque chose qui est mal compris. Essentiellement, les émotions vous font sortir de votre centre.

Les sentiments, d'autre part, vous amènent au plus profond de vous, dans votre centre. Les sentiments sont étroitement associés à ce que vous appelez l'intuition. Les sentiments expriment une compréhension plus élevée, une sorte de compréhension qui transcende à la fois les émotions et le mental.

Les sentiments naissent dans un royaume non-physique, à l'extérieur du corps. C'est pourquoi ils ne sont pas si clairement localisés dans un secteur du corps physique. Considérez ce qui arrive quand vous avez l’intuition de quelque chose, d’une atmosphère ou d’une humeur, ou quand vous avez des pressentiments à propos d'une situation. Il y a alors une sorte de connaissance en vous, qui semble venir de l'extérieur et qui n'est pas une réaction à quelque chose d'externe. Vous le faites entrer depuis l'extérieur et cela vient « sans prévenir » (« à l’improviste » comme vous l’exprimez si bien). Dans un tel moment, vous pouvez avoir l'impression que quelque chose s’ouvre dans le chakra du coeur.

Il y a beaucoup de moments dans lesquels une telle certitude intérieure vient à vous. Par exemple, vous pouvez « savoir » quelque chose au sujet de quelqu'un sans avoir beaucoup parlé avec lui ou elle. Vous pouvez avoir l’intuition de quelque chose vous concernant tous les deux, qui plus tard jouera un rôle important dans votre relation, mais qui n'est pas facile à saisir avec les mots – « simplement un sentiment» – et certainement pas facilement compris par le mental. (Ce sont des moments où le mental devient critique et vous dit que vous imaginez des choses ou que vous devenez fous).

Je voudrais mentionner une autre énergie qui est plus d'une nature « sentiment » qu'émotionnelle. C'est la joie. La joie peut être un phénomène qui transcende l'émotionnel. Quelquefois vous pouvez ressentir une sorte de joie à l'intérieur qui vous soulève, sans raison particulière. Vous sentez la divinité à l'intérieur de vous et votre connexion intime à tout ce qui existe. Un tel sentiment peut vous venir quand vous vous y attendez le moins. C’est comme si quelque chose de plus Grand vous touchait ou comme si vous touchiez à une réalité plus Grande. Les sentiments ne sont pas si facilement commandés et semblent venir à vous « à l’improviste ». Les émotions ont presque toujours une cause immédiate claire : un déclencheur dans le monde extérieur « qui appuie sur vos boutons ».

Les sentiments ont pour origine la dimension de votre Soi plus Elevé ou plus Grand. Vous avez besoin d’être silencieux à l'intérieur pour saisir ces chuchotements dans votre coeur. Les émotions peuvent déranger ce silence intérieur et cette paix. Il est donc indispensable de devenir émotionnellement calme, de guérir et libérer les émotions réprimées. Ce n’est qu’à partir de votre ressenti, qui vous connecte à votre âme, que vous pouvez prendre des décisions équilibrées.

En étant paisible et tranquille, vous pouvez sentir avec tout votre être ce qui est juste pour vous à un moment donné. Prendre des décisions basées sur l'émotion, c’est prendre des décisions venant d'une position non-centrée. Vous devez d'abord libérer les émotions pour entrer en contact avec votre centre intérieur, là où est la clarté.

Maintenant je voudrais regarder avec vous la façon dont vous pouvez gérer au mieux vos émotions.

J'ai dit que les sentiments sont vos enseignants et les émotions sont vos enfants. Les parallèles entre « être émotionnel » et « être comme un enfant » sont frappants. Votre « enfant intérieur » est le siège de vos émotions. Il y a aussi une ressemblance frappante entre la façon dont vous vous occupez de vos propres émotions et la façon dont vous vous occupez des enfants (réels).

Un enfant est honnête et spontané dans ses émotions et il ne les cache ni ne les réprime jusqu'à ce que les adultes l'encouragent à le faire. Le fait que les enfants expriment spontanément leurs émotions ne signifie pas cependant que l'enfant connaît ses émotions d'une façon juste. Chacun sait qu'un enfant peut être emporté par ses émotions (la rage, la peur ou la tristesse) et est souvent incapable d'y mettre un terme. Dans une telle situation, l'enfant peut presque se noyer dans ses émotions et cela le rend déséquilibré, c'est-à-dire hors de son centre.

Une des raisons de cette émotivité sans limites, est que l'enfant n’a que récemment quitté un monde dans lequel il n’y a presque pas de limites. Dans les dimensions éthérées ou astrales, il n'y avait aucune restriction ou limitation de cette sorte comme il y a dans le royaume physique, dans le corps physique. Les émotions de l'enfant sont souvent « des réactions de non-compréhension » face à cette réalité physique. L'enfant a donc besoin d'aide et de soutien quand il grandit pour gérer ses émotions. Cela fait partie du processus « d’incarnation harmonieuse » sur terre.

Ainsi comment vous occupez-vous des émotions, qu'elles soient en vous ou chez vos enfants ?

Les émotions ne devraient pas être jugées ou réprimées. Les émotions sont une partie vitale de vous en tant qu’être humain et à ce titre elles doivent être respectées et acceptées. Vous pouvez considérer vos émotions comme vos enfants, qui ont besoin de votre attention, de votre respect et de vos conseils.

Le mieux est de voir une émotion comme une énergie qui vient à vous pour la guérison. Il est donc important de ne pas être complètement emporté par l'émotion, mais de rester capable de la regarder à partir d'une position neutre. Il est important de rester conscient. On pourrait l'exprimer comme ceci : vous ne devriez pas réprimer une émotion, mais vous ne devriez pas vous y noyer non plus. Car quand vous vous y noyez, quand vous vous y identifiez complètement, l'enfant en vous devient un tyran qui va vous induire en erreur.

La chose la plus importante que vous puissiez faire avec une émotion est de la laisser venir, d’en sentir tous les aspects, tout en ne perdant pas votre conscience. Prenez par exemple la colère. Vous pouvez inviter la colère à être complètement présente, l’expérimenter dans votre corps à plusieurs endroits, et l’observer en même temps de façon neutre. Un tel type de conscience guérit. Ce qui arrive dans ce cas, c’est que vous embrassez l'émotion, qui est essentiellement une forme de malentendu, avec la compréhension. C'est l'alchimie spirituelle.

S'il vous plaît, laissez-moi expliquer ceci à l'aide d'un exemple. Votre enfant s’est cogné le genou contre la table et cela fait vraiment mal. Il est très affecté, il crie de douleur et il donne un coup de pied à la table car il est furieux contre elle. Il considère la table comme la source de sa douleur.

A cet instant, guider émotionnellement signifie que le parent aide d'abord l'enfant à nommer son expérience. “ Tu es en colère, n’est-ce pas – tu as mal, n'est-ce pas ? ”. Il est essentiel de nommer. Vous transférez la racine du problème de la table à l'enfant lui-même. Ce n'est pas la table, c’est toi qui as mal, c’est toi qui es en colère. Et oui, je comprends ton émotion !

Le parent accueille l'émotion de l'enfant avec compréhension, avec amour. A partir du moment où l'enfant se sent compris et reconnu, sa colère va progressivement s’évanouir. La douleur physique peut être encore présente, mais sa résistance à la douleur, la colère à propos de cette douleur, peuvent se dissoudre. L'enfant lit la compassion et la compréhension dans vos yeux, et cela détend et calme ses émotions. La table, la cause des émotions, n'est plus en cause.

En accueillant une émotion avec compréhension et compassion, vous déplacez le centre d'attention de l'enfant de l'extérieur à l'intérieur, et vous lui apprenez à prendre la responsabilité de l'émotion. Vous lui montrez que sa réaction à un élément déclencheur extérieur n'est pas une donnée, mais que c'est une question de choix. Vous pouvez choisir le malentendu ou la compréhension. Vous pouvez choisir de lutter ou d’accepter. Vous pouvez choisir.

Cela s'applique aussi à la relation à vos émotions personnelles, votre propre enfant intérieur. Laisser les émotions venir, les nommer et faire l’effort pour les comprendre, signifie que vous respectez et chérissez vraiment votre enfant intérieur. Effectuer le changement « de l'extérieur » vers « l’intérieur », prendre la responsabilité, aide à créer un enfant intérieur qui ne veut pas faire mal à un autre, qui ne se sent pas victimisé. Les émotions fortes – que ce soit la colère, le chagrin ou la peur – ont toujours une composante d'impuissance, c'est-à-dire le sentiment que vous êtes la victime de quelque chose qui est à l'extérieur de vous. En mettant votre attention non sur les circonstances à l'extérieur de vous, mais au lieu de cela, sur votre réaction et votre douleur, vous « écartez » le monde extérieur comme étant la cause de vos émotions. Vous ne vous souciez pas tellement de ce qui a causé l'émotion. Vous vous tournez complètement vers l’intérieur et vous vous dites : ok, cela a été ma réaction et je comprends pourquoi. Je comprends pourquoi je me sens comme cela, je vais m’accorder mon soutien.

Le fait de vous tourner vers vos émotions d’une façon si aimante, est libérateur. Cela exige vraiment une sorte de maîtrise de soi. Libérer la réalité extérieure comme « source du mal » et prendre l’entière responsabilité de soi-même, signifie que vous reconnaissez que vous choisissez de réagir d’une certaine façon. Vous cessez d’argumenter sur qui a raison et qui se trompe, qui est à blâmer, et vous libérez simplement la chaîne entière des évènements qui sont arrivés hors de votre contrôle. Je fais maintenant l’expérience de cette émotion dans l’entière conscience à laquelle je choisis d’adhérer. Cela c’est prendre la responsabilité. C'est du courage !

La maîtrise de soi dans ceci c’est que vous renoncez à être le vertueux et à être la victime impuissante. Vous renoncez à vous sentir en colère, mal compris et toutes les autres expressions de l’état de victime qui peuvent être ressenties comme vraiment gratifiantes parfois. (C’est vrai que souvent, vous chérissez les émotions qui vous bloquent le plus). Prendre sa responsabilité est un acte d’humilité. Cela veut dire être honnête avec vous-même, même au moment le plus faible.

C'est la maîtrise de soi qui vous est demandée. En même temps, cette sorte de mouvement vers l’intérieur exige la plus haute compassion. L'émotion à laquelle vous êtes honnêtement disposés à faire face comme votre propre création, est aussi considérée avec douceur et compréhension. « Tu as choisi la colère cette fois, n'est-ce pas ? » c’est peut-être la chose que vous découvrez sur vous-mêmes. La compassion vous dit : « Ok, je peux voir pourquoi et je te pardonne ». « Peut-être que si tu ressens mon amour et mon aide plus clairement, tu ne seras pas enclin à utiliser cette réponse la prochaine fois ».

C’est le vrai rôle de la conscience dans l’auto-guérison. C'est ce que signifie l’alchimie spirituelle. La conscience ne lutte pas ou ne rejette rien; elle encercle l'obscurité avec la conscience. Elle encercle les énergies d’incompréhension avec la compréhension et transforme ainsi le métal en or. La conscience et l'amour sont essentiellement la même chose. Être conscient signifie permettre à quelque chose d'être et l'entourer d’amour et de compassion.

Souvent vous croyez que « la conscience seule » n'est pas suffisante pour surmonter vos problèmes émotionnels. Vous dites : je sais que j'ai réprimé des émotions, j'en connais la cause, je suis conscient, mais cela ne part pas. Dans ce cas, il y a une résistance subtile en vous à cette émotion. Vous gardez l'émotion à distance, par peur d'être submergé par elle. Mais vous n'êtes jamais submergés par une émotion, quand vous choisissez consciemment de la permettre.

Aussi longtemps que vous gardez l'émotion à distance, vous êtes en guerre avec elle. Vous luttez contre l'émotion et elle va se retourner contre vous de plusieurs façons. Vous ne pouvez pas la garder à l’extérieur pour finir. Elle va se manifester dans votre corps comme une douleur ou une tension, ou comme des sensations de dépression. Se sentir déprimé ou las est souvent un signe évident que vous réprimez certaines émotions.

En fait vous devez permettre aux émotions d'entrer complètement dans votre conscience. Si vous ne savez pas exactement quelles émotions sont là, vous pouvez très bien commencer en ressentant les tensions dans votre corps. C'est une passerelle vers les émotions. Dans votre corps tout est conservé. Par exemple, si vous sentez une douleur ou une tension dans la région de votre estomac, vous pouvez aller là avec votre conscience et demander de quoi il est question. Permettez aux cellules de votre corps de vous parler. Ou imaginez que, directement là, un enfant est présent. Demandez à l'enfant de vous montrer quelle émotion est prédominante en lui.

Il y a plusieurs façons de contacter les émotions à l’intérieur de vous. Il est indispensable de réaliser que l'énergie qui est coincée dans l'émotion veut bouger. Cette énergie veut être libérée et donc elle frappe à votre porte à travers une plainte physique ou une sensation de tension ou de dépression. Pour vous, il s’agit vraiment de vous ouvrir et d’être prêts à ressentir l'émotion.

Les émotions font partie de votre réalité terrestre – mais elles ne devraient pas avoir prise sur vous. Les émotions sont comme des nuages par rapport au soleil. C’est pourquoi il est si important d'être conscient de vos émotions et de vous occuper d’elles consciemment. A partir d’un corps émotionnel clair et équilibré, il est beaucoup plus facile de contacter votre âme ou votre centre intérieur, grâce à votre intuition.

Dans votre société, il y a beaucoup de confusion concernant les émotions. C'est évident, entre autres choses, vu la quantité de discussions et de confusion à propos de comment élever vos enfants. Les enfants sont clairement beaucoup plus spontanés émotionnellement que vous les adultes. Cela crée des difficultés. Que se passe-t-il si certaines de vos limites morales sont franchies ? Et si la situation vous échappe et que le chaos survient ? Doit-on discipliner les enfants ou leur permettre de s'exprimer librement ? Leurs émotions doivent-elles être contrôlées ou non ?

L’important dans l'éducation d'un enfant est qu'il apprenne à comprendre ses émotions. Comprendre d’où elles viennent et d’en prendre la responsabilité. Avec votre aide, l'enfant peut apprendre à voir ses émotions comme « des explosions exprimant une mauvaise compréhension ». Cette compréhension l'empêche de se « noyer » dans ses émotions et devenir incontrôlable. La compréhension libère et vous ramène à votre propre centre, sans réprimer les émotions. Le parent apprend à son enfant à gérer ses émotions de cette façon en étant un exemple vivant de cette façon d’agir.

Toutes vos questions concernant la façon de vous y prendre avec vos enfants s’appliquent à vous aussi. Comment vous occupez-vous de vos propres émotions ? Etes-vous dur avec vous-mêmes ? Quand vous vous sentez furieux ou triste pendant un long moment, est-ce que vous vous disciplinez en disant : « Allons, bouge et ne t’appesantis pas ». Réprimez-vous l'émotion ? Avez-vous l’impression que le fait de vous discipliner est bon et nécessaire ?

Qui vous a appris cela ? Est-ce que c'était un parent ?

Ou allez-vous de l'autre côté ? Est-ce que vous vous « complaisez » dans votre émotion, refusant de la laisser partir. C'est aussi souvent le cas. Vous pouvez avoir ressenti pendant longtemps que vous étiez la victime de quelque situation à l'extérieur de vous, par exemple votre éducation, votre partenaire ou votre environnement de travail. À un moment donné, cela peut avoir été très libérateur d’entrer en contact avec la colère à l'intérieur de vous, à propos des choses négatives qui vous ont influencées. La colère peut vous permettre de vous libérer de ces influences et d’aller votre propre chemin. Pourtant, vous pouvez devenir si amoureux de votre colère, que vous ne voulez plus y renoncer. Au lieu d’être une porte, cela devient une « façon de vivre ». Une forme d’état de victime naît alors, qui est tout sauf une guérison. Cela vous empêche d’investir vraiment votre pouvoir personnel. Il est très important de prendre la responsabilité de vos émotions et de ne pas en faire « des vérités absolues ». Si vous leur donnez le statut de vérités, au lieu de les considérer comme des « explosions d’incompréhension », vous allez fonder vos actions sur elles, et cela mènera à des décisions non centrées.

La même chose arrive avec les enfants à qui on permet trop de liberté émotionnelle. Ils deviennent « déchaînés » et incontrôlables; ils deviennent des petits tyrans et ce n'est pas juste. Le chaos émotionnel est aussi désagréable pour l'enfant qu'il est pour le parent.

En bref, vous pouvez être soit trop stricts soit trop indulgents en traitant vos émotions (et, par analogie, avec vos enfants). Je veux approfondir un peu plus la voie « indulgente », car cela semble être davantage le problème de nos jours. Depuis les années soixante il y a eu une prise de conscience collective que réprimer vos émotions n’est pas bon, car alors vous étouffez votre spontanéité et votre créativité, votre âme elle-même en fait. La société produira des enfants disciplinés et dociles qui se soucient plus des règles que des chuchotements du coeur et c'est une tragédie – pour la société aussi bien que pour l'individu.

Mais que dire de cet autre extrême : justifier les émotions d'une façon telle qu'elles commandent et gouvernent votre vie ?

Vous pouvez très bien observer en vous s'il y a des émotions que vous chérissez tellement que vous les considérez réellement comme la vérité (au lieu de ce qu’elles sont vraiment: des explosions de quelque chose qui est mal compris). Ces émotions auxquelles vous êtes identifiés. Le paradoxe consiste en ce qu'assez souvent, ce sont ces émotions qui vous causent beaucoup de souffrance. Par exemple : l’état de victime (« je ne peux pas faire ceci », « je ne peux pas empêcher cela »), le pouvoir (« je vais m’occuper de ceci », « je vais arranger cela »), la tristesse, la peur, l'anxiété etc. Ce sont toutes des émotions qui sont pénibles mais, à un autre niveau, elles vous donnent quelque chose de spécial à quoi vous vous accrochez.

Prenez le « sentiment de victime ». Il peut y avoir des avantages à ce modèle de ressenti. Cela peut vous donner une sensation de sécurité. Cela vous libère de certaines obligations ou responsabilités. « Je ne peux pas m’en empêcher, n'est-ce pas ? » : c'est un coin sombre dans lequel vous vous asseyez, mais ce coin semble être un endroit sûr.

Le danger de vous identifier ou « de fusionner » pendant longtemps avec un modèle de ressenti, est que vous perdez le contact avec votre propre vraie liberté, avec votre centre divin intime.

Des choses ont pu advenir dans votre vie qui ont provoqué à juste raison des émotions de colère et de ressentiment en vous. Cela s’est peut-être passé dans votre jeunesse, plus tard, ou même dans des vies passées. Il est très important que vous contactiez ces émotions en conscience et que vous deveniez conscients de la colère, de la tristesse ou tout autre énergie extrêmement chargée en vous. Mais à un certain point, vous devez prendre la responsabilité de vos émotions, car elles constituent vos réactions à un évènement extérieur.

Être centré, clair, puissant et équilibré sur le plan spirituel, signifie que vous prenez la responsabilité complète de toutes les émotions qui sont en vous. Vous pouvez alors reconnaître l'émotion de colère (par exemple) en vous et dire en même temps : c'était ma réaction à certains évènements. J'entoure cette réaction avec compréhension, mais en même temps j'émets l'intention de la libérer.

La vie, finalement, ce n’est pas d’avoir raison; il s'agit d'être libre et entier. Il est très libérateur de laisser partir les vieilles réponses émotionnelles, qui sont devenues « un style de vie ».

On pourrait dire que tout cela, c’est la route subtile du juste milieu entre supprimer les émotions et s’y noyer. Des deux côtés, vous avez été élevés avec des opinions et des idéaux qui ne sont pas en accord avec la nature de l'alchimie spirituelle. L'essence de la croissance spirituelle est que vous ne réprimiez rien, mais en même temps que vous en preniez la responsabilité complète.

Je ressens ceci, je choisis cette réaction, donc je peux la guérir. Réclamer votre maîtrise, en vérité c'est ce que dit mon message.

Peut-être n’est-ce pas vraiment la route du milieu, mais une route différente.

Tout cela concerne la maîtrise spirituelle. En acceptant tout ce qui est en vous, vous vous élevez au-dessus de cela et vous devenez votre maître. La maîtrise est à la fois force et douceur. Elle permet beaucoup et cependant demande une grande discipline : la discipline du courage et de l'honnêteté.

Réclamez votre maîtrise, devenez le maître des parties et des morceaux émotionnels qui vous torturent, souvent dans votre dos. Mettez-vous en contact avec eux, prenez votre responsabilité. Ne vous laissez pas mener par les blessures émotionnelles inconscientes qui vous dévient et bloquent votre route vers la liberté intérieure. C'est votre conscience qui guérit. Personne d'autre ne peut restaurer le pouvoir sur vos émotions pour vous. Il n'y a aucun instrument ou moyen externe pour emporter au loin ces émotions. C'est en devenant conscient d’elles, avec force, détermination et compassion, qu’elles sont libérées dans la Lumière.

Devenir entier et libre au niveau émotionnel est un des aspects les plus importants de la croissance spirituelle. Je veux finir en disant : ne rendez pas cela plus difficile que cela ne l’est. Le sentier spirituel est un sentier simple. Il s’agit d'amour pour vous-mêmes et de clarté intérieure. Il n'exige pas de connaissance spécifique ou de rites, de règles ou de méthodes spécifiques. Toutes les choses dont vous avez besoin pour votre croissance spirituelle sont en vous.

Lors d’un moment de silence, allez du côté de votre ressenti. Laissez ce ressenti qui est en vous vous dire ce qui a besoin d’être clarifié et nettoyé en vous. Fiez-vous à votre intuition. Travaillez là-dessus. Croyez en vous. Vous êtes le maître de votre vie, le maître de votre chemin unique vers l’amour et la liberté.

Je vous aime.


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